Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Channel Catalog


Channel Description:

Siwel : Agence kabyle d'information

(Page 1) | 2 | 3 | .... | 120 | newer

    0 0

    KABYLIE (SIWEL) — L'arabisation que d'aucuns appellent "arabêtisation" de la Kabylie bat son plein, concomitamment à sa salafisation, le pouvoir algérien a sorti les grands moyens dans sa criminelle entreprise de vouloir effacer jusqu'à l'identité de tout un peuple, le peuple kabyle qui lui résiste farouchement.

    Campagne d'arabisation de la Kabylie par l'état algérien arabo-islamiste
    Que ne fut l'étonnement des habitants de la commune de Tibane, de la confédération des At Waghlis, en découvrant le chef-lieu décoré de dizaines de fanions multicolores et bariolés en langue arabe !

    Ceci pourrait être l'une des actions concrètes qu'attendent les Kabyles pour améliorer leur vie... et que leur réserve le micro-parti UDS de Karim Tabbou (ex-premier secrétaire général du FFS), dont le maire de Tibane, Zahir Attouche, est militant.

    wbw
    SIWEL 280047 AOU 15

    Campagne d'arabisation de la Kabylie par l'état algérien arabo-islamiste

    Campagne d'arabisation de la Kabylie par l'état algérien arabo-islamiste


    0 0

    DIASPORA (SIWEL) - Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le président du Gouvernement provisoire kabyle .(Anavad), Ferhat Mehenni, dénonce les « bavures » des forces de l'ordre » algériennes qui se répètent contre les citoyens Kabyles et alerte l’opinion internationale quant « au génocide que se prépare à perpétrer l’Etat algérien contre le peuple kabyle ». Siwel publie, ci-après, le communiqué dans son intégralité.

    Communiqué du président de l'Anavad : Fausses bavures et vrai complot
    COMMUNIQUE

    DU PRESIDENT DE L’ANAVAD

    Fausses bavures et vrai complot


    La multiplication ces derniers jours de « bavures » des corps constitués de l’Etat colonial algérien en Kabylie font craindre une provocation orchestrée depuis le sommet du pouvoir. (une jeune fille abattue le 07/08/2015 aux Issers par un gendarme pour un soi-disant refus de l’épouser, avant-hier, le 25/08/2015, deux jeunes ont été carbonisés dans leur voiture près de Makouda après avoir été pris pour cibles par des militaires embusqués qui, pour les achever, avaient jeté trois grenades à l’intérieur de leur véhicule. Aujourd’hui c’est un commerçant ayant refusé de se faire racketter par un policier qui a été abattu par ce dernier…). Si c’était l’armée israélienne qui avait commis un tel crime, partis politiques et médias algériens, toutes tendances confondues, en auraient fait leurs choux gras des mois durant et auraient organisé d’interminables manifestations de rue.

    Ces fausses bavures qui révèlent un vrai complot antikabyle, auraient au moins deux objectifs : 1) Légitimer dans un proche avenir une répression à grande échelle dans les milieux indépendantistes kabyles. 2) créer une diversion durable à travers des troubles en Kabylie pour régler d’insolubles problèmes de succession au président moribond.

    Le président de l’Anavad exprime sa solidarité aux familles des victimes et condamne violemment ces « bavures » qui ne seraient que des actes d’une provocation programmée.

    Il met en garde la mafia coloniale sur les conséquences que ce genre d’agissement pourrait engendrer et dont elle porterait seule la responsabilité.

    Il alerte l’opinion internationale sur un génocide que se prépare à perpétrer l’Etat algérien contre le peuple kabyle. Par voie de conséquence, le secrétaire général de l’ONU est interpellé pour prendre acte de la gravité de la situation et agir.

    Devant ces agissements criminels qui augurent d’une déstabilisation de la Kabylie à long terme, le président de l’Anavad convoque un Conseil des Ministres pour prendre les mesures qu’impose la situation.

    Il rappelle que seul un Etat kabyle souverain est en mesure d’assurer la sécurité et la stabilité aussi bien pour la Kabylie que pour son environnement méditerranéen et nord-africain.

    Exil, le 27/08/2015

    M. Ferhat Mehenni
    Président du Gouvernement provisoire kabyle


    0 0

    AT ZELLAL (SIWEL) - Le village historique d’Ait Zellal a vécu en fin d’après midi un moment de communion qui incarne la Kabylie authentique. Ce lever de drapeau est dédié au pionnier de la cause identitaire, Laimeche Ali, décédé le 6 août 1946 à Ait Zellal des suites d’une longue maladie contracté durant sa période de clandestinité sous le colonialisme français. Cet hommage conforte la renaissance de la jeunesse kabyle qui prône la libération totale de sa patrie : la Kabylie. « Aucune terreur, petite ou grande, ne peut terroriser le peuple kabyle » clament les organisateurs de cette manifestation politique. Abnégation et détermination ont été les maîtres mots des intervenants.

    At Zellal sous Laɛnaya du drapeau kabyle
    Sous l’hymne national kabyle, les ovations de l’assistance, deux petits enfants Amazigh et Tiziri , augurant un avenir de liberté pour la Kabylie, ont hissé fièrement les couleurs kabyles. Le moment est historique. L’émotion est au zénith.

    Ce rendez-vous a été marqué par la présence d’une forte délégation du MAK composée de son président Bouaziz Ait Chebib, de trois secrétaires nationaux : Hocine Azem, Djamal Ait Amra, Kamel Chetti, et Arezki Guissi membre du conseil national.

    Le président du MAK , dans son allocution est revenu sur la définition du drapeau kabyle : » Se doter d’un drapeau est un acte de souveraineté et d’un importance historique dans la marche d’un peuple vers sa liberté.
    Le drapeau kabyle est formé des deux couleurs nationales : l’azur (le bleu de la liberté) et le jaune de la Kabylie. L’appartenance de la Kabylie à la grande famille amazighe est représentée par l’Aza ( le rouge de la vie et du désir de servir sa patrie). L’Aza rouge est soutenu tout le long de sa taille, à partir de sa base, par deux rameaux d’oliviers qui se croisent représentant les olives pour marquer l’attachement des Kabyles à l’olivier, arbre nourricier.

    Notre drapeau est passé à la symbolique de la liberté (le bleu) et de la Kabylie (le jaune). Les rameaux dont les feuilles sont stylisées en losanges réaffirment notre ancrage civilisationnel amazigh au même titre que l’Aza. En devenant jaune dans la partie bleue, le rameau d’olivier réaffirme que la liberté protège la Kabylie et Inversement, en devenant bleu dans la partie jaune, il insiste sur le fait que la Kabylie protège la liberté. C’est à la fois un mariage d’amour et de raison entre le bleu et le jaune, entre la Kabylie et la liberté. »

    Saisissant l’opportunité de cet événement politique de haute importance, le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib et Hocine Azem , secrétaire national aux relations extérieures, ont dénoncé avec force l’atteinte au droit à la vie qui est reprouvée par la conscience universelle. Les animateurs du MAK ont condamné avec la plus grande énergie l’assassinat de deux jeunes kabyles de Tawerga. Pour les orateurs, il ne s’agit pas d’une bavure mais d’un complot contre la Kabylie. Ils ont réitéré l’appel de leur mouvement à la vigilance : « Au delà de cet acte inqualifiable, le MAK qui ne cesse de réclamer le retrait des forces militaires algériennes de la Kabylie, réitère son appel en direction des comités de village et l’ensemble des organisations de la société civile afin de constituer un front kabyle contre la terreur érigée par l’État algérien en ultime perspective politique en Kabylie. »

    Il y a lieu de noter que la jeunesse d’Ait Zellal a été à la hauteur de l’événement du jour. La veille, ils ont procédé à l’installation de leur section. Le bureau exécutif a été démocratiquement élu et est composé des membres suivants :

    Fitas Boualem: président
    Maghraoui Hamid: chargé de l’organique
    Saada Ferhat : trésorier
    Bousnadji Ramdane: chargé de l’information

    At Zellal sous Laɛnaya du drapeau kabyle

    At Zellal sous Laɛnaya du drapeau kabyle

    At Zellal sous Laɛnaya du drapeau kabyle

    At Zellal sous Laɛnaya du drapeau kabyle

    At Zellal sous Laɛnaya du drapeau kabyle


    0 0

    KABYLIE (SIWEL) - Hier, une télévision islamiste a invité des citoyens pour s’exprimer sur l'actualité brûlante prévalant en Kabylie après l'assassinat de deux jeunes kabyles de Tawarga. Le MAK porte à la connaissance de l'opinion publique qu'il n'a mandaté personne pour le représenter à l'émission en question. Pour rappel, le MAK s'est donné pour éthique dès le départ de ne pas répondre aux invitations des chaines de TV anti-kabyles qui sont par définition des tribunes de propagande entravant la marche de la Kabylie vers sa pleine liberté.

    Précision  : Le MAK n'a participé à aucune émission télévisée


    0 0

    TAMAZGHA (SIWEL) - Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Congrès Mondial Amazigh dénonce les intimidations que subissent ses membres de la part de l'Etat algérien. Siwel publie ci-après l'intégralité du communiqué.

    Algérie : les intimidations à l’encontre du CMA ne sont pas la solution
    Algérie : les intimidations à l’encontre du CMA ne sont pas la solution

    Dans une lettre ouverte adressée le 30 juillet dernier au Premier Ministre algérien, le CMA souhaitait l’alerter sur le caractère arbitraire de l’incarcération de 25 citoyens Mozabites dont Kamel-Eddine Fekhar, défenseur des droits humains, sur les mauvais traitements que certains détenus déclarent avoir subis et surtout, sur le danger de mort imminente des détenus qui étaient à leur 15ème jour de grève de la faim.

    Quelques jours plus tard, une campagne médiatique calomnieuse a été lancée contre le CMA et plus grave, le ministre algérien de la justice, M. Tayeb Louh, au lieu de répondre à la lettre du CMA, menace indirectement ce dernier de poursuites judiciaires pour « critiques de décisions de justice » tout en prétendant que « la justice algérienne est libre ».

    En réalité, ce que le CMA met en cause et qui était mentionné dans la lettre au premier ministre, c’est plutôt la répression et le comportement raciste et discriminatoire de l’Etat algérien contre le peuple Ait-Mzab connu notamment pour son pacifisme, sa tolérance et sa discrétion légendaires.

    En effet, ce que le CMA dénonce, c’est :

    - Les agressions criminelles répétées commises depuis plusieurs décennies et en toute impunité par des membres de la communauté arabe Chaamba contre les populations Ait-Mzab et le parti pris des autorités de police et de gendarmerie en faveur de la communauté Chaamba contre les citoyens Mozabites. Cela est prouvé par des rapports, des témoignages, des photos et des vidéos. Youcef Ould Dada, citoyen du Mzab, a même été condamné à 2 ans de prison ferme pour avoir filmé en novembre 2013 des policiers entrain de piller les biens dans un magasin appartenant à un commerçant Mozabite à Taghardayt (Ghardaya),
    - Le rejet du rite musulman Ibadite des Mozabites (minoritaire) par le gouvernement, par la voix du ministre algérien des affaires religieuses, en 2013, au profit exclusif du rite sunnite malékite « officiel » en Algérie,
    - L’appel des Imams dans les mosquées contre le rite Ibadite relayé par des islamistes dans la rue, criant « Ibadi aadou Allah » (Ibadite ennemi d’Allah), en toute impunité,
    - Les chaines de TV araboislamistes des Etats arabes du Moyen-Orient (en particulier la chaine saoudienne Iqra) qui traitent les Ibadites Algériens « d’ennemis de l’islam qu’il faut tuer, persécuter et piller leur biens », sans aucune réaction du gouvernement algérien,
    - La confiscation des terres ancestrales des Mozabites par les autorités algériennes et leur attribution à des membres de la communauté arabe Chaamba,
    - L’arrestation brutale et illégale, sur ordre du premier ministre algérien, de Kamel-Eddine Fekhar, défenseur des droits de l’homme et de ses 24 compagnons le 9 juillet dernier à Taghardayt (Ghardaya),
    - La désignation par M. Sellal, premier ministre algérien, de Kamel-Eddine Fekhar comme le principal responsable des évènements sanglants de la vallée du Mzab et l’accusation de « criminel » portée par M. Ouyahya, directeur du cabinet du chef de l’Etat, à l’encontre de M. Fekhar bien avant l’ouverture de l’instruction judiciaire, ce qui constitue une grave atteinte à la présomption d’innocence,
    - Les mauvais traitements subis par les prisonniers politiques Mozabites, en particulier la privation de sucre pour les grévistes de la faim,
    - La criminalisation des organisations et des défenseurs des droits de l’homme,
    - Le fait que tous les détenus d’opinion qui croupissent actuellement dans les prisons de Taghardayt (Ghardaya), Grara et El-Menéa, sont des Mozabites,
    - L’impunité dont bénéficient les assassins des citoyens Mozabites tués dans les différentes localités de la vallée du Mzab,
    - Les lourds mais fantaisistes chefs d’inculpation retenus contre M. Fekhar et ses codétenus, tels que « tentative de meurtre, incitation à la violence, atteinte à la sûreté et la souveraineté de l’État ». Ces allégations qui n’ont aucun fondement crédible, cachent mal les vrais motifs des poursuites judiciaires engagées contre M. Fekhar : le faire taire durablement et le punir sévèrement pour avoir dénoncé à maintes reprises "la politique d'extermination du peuple amazigh du M’zab » et pour avoir lancé un appel à l’ONU à en assurer la protection. En tant que défenseur des droits humains et de son peuple, M. Fekhar n’a jamais appelé à la haine et encore moins au meurtre. Il n’a fait qu’exercer sa liberté d’expression en appelant les secours au niveau national et international pour faire stopper le nombre de victimes qui tombaient sous ses yeux particulièrement depuis l’année 2013. M. Fekhar est un infatigable lanceur d’alertes qui a mis à nu le racisme d’Etat anti-Mzab et anti-Amazigh et les abus de pouvoir des autorités algériennes. C’est cela que le gouvernement algérien ne lui pardonne pas.

    De fait, avec les violentes attaques qui ont sévèrement frappé les Ait-Mzab, particulièrement au cours des dernières années, nous assistons à une tentative programmée de destruction d’une civilisation plurimillénaire, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Pourquoi l’Algérie s’attaque ainsi à un des peuples les plus paisibles de la planète ?

    Quant à l’indépendance de la justice algérienne, si le principe de la séparation des pouvoirs est bien inscrit dans la Constitution, dans la pratique, les magistrats sont sous la coupe du pouvoir exécutif. Cela est une évidence bien réelle. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme écrit sur son site internet : « Le pouvoir exorbitant au regard des lois, que s’arroge l’administration, devient ainsi sans limites et constitue une menace existentielle pour les organisations de la société civile ». Sur la chaine de télévision publique Canal-Algérie, à l’issue d’un micro-trottoir qui a duré toute une journée en 2013 sur le sujet de la justice algérienne, aucun citoyen interrogé n’a déclaré avoir confiance en la justice de son pays. Même si ce sondage n’est pas fait dans les règles scientifiques, son résultat est incontestablement significatif et il faut bien plus que les incantations du ministre de tutelle pour rendre un peu de crédibilité à la justice de son pays.

    Concernant la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales, l’Algérie est régulièrement épinglée pour ses manquements à ses engagements et à ses obligations internationales. En 2007, le Comité des droits de l’homme de l’ONU « s’inquiète que de nombreuses organisations et défenseurs des droits de l’homme ne peuvent exercer librement leurs activités, y compris leur droit de manifester pacifiquement, et sont souvent victimes de harcèlements ». Le Comité avait fixé au 1er novembre 2011 la date de soumission du rapport périodique suivant de l’Algérie. En 2015 le gouvernement algérien n’a toujours pas rendu son rapport, soit 4 ans de retard déjà. Est-ce parce que le gouvernement algérien a honte de son bilan qu’il tarde à rendre son rapport ?

    A l’occasion du conseil d’association UE-Algérie en mai 2014, l’Union Européenne a exprimé ses « préoccupations concernant le respect des droits fondamentaux et des libertés civiles » et le Parlement Européen a expressément demandé au gouvernement algérien « d'assurer et de garantir le droit à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique et de prendre les mesures voulues pour assurer la sûreté et la sécurité des militants de la société civile et des défenseurs des droits de l'homme ainsi que leur liberté à poursuivre leurs activités pacifiques légitimes ».

    Tous ces constats accablants et les injonctions internationales témoignent que l’Algérie continue de bafouer les droits et les libertés des citoyens, sans possibilité de recours. Le gouvernement algérien se vante souvent d’avoir adopté pratiquement tous les pactes, conventions, chartes, déclarations et autres accords internationaux mais c’est pour mieux les ignorer et en violer les dispositions dans la pratique. Faut-il alors que l’ONU envoit les casques bleus en Algérie pour que l’Etat respecte enfin ses obligations internationales notamment en matière de respect des droits des peuples, des droits humains et des libertés fondamentales ?

    Par ailleurs certains organes de presse ont cru bon de s’en prendre au Congrès mondial amazigh, présenté comme « une ONG inféodée au Maroc » et dont les actions seraient « dictées depuis Rabat ».

    Sur quelles bases crédibles cette presse publie ses allégations calomnieuses ? Le CMA rejette naturellement ces accusations aussi gratuites que perfides et rappelle à propos, que lors de sa visite en Algérie en 2011, le Rapporteur spécial de l’ONU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression « note avec préoccupation un manque d’indépendance de la presse écrite en général. Sur 80 quotidiens, moins de six peuvent être considérés comme indépendants ».

    Visiblement, le pouvoir algérien conforme à sa culture totalitaire, ne peut pas concevoir qu’une organisation de la société civile soit indépendante. Pour lui, elle ne peut que se soumettre ou se taire et disparaitre. Cela n’est pas notre conception des libertés ni celle des textes internationaux adoptés par l’Algérie, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
    En tout état de cause il semblerait que la lettre ouverte adressée par le CMA au chef du gouvernement algérien l’ait piqué au vif et par conséquent sa réaction via son ministre de la justice et de certains journaux, se veut menaçante à l’égard du CMA et particulièrement de ses membres en Algérie. En accusant le CMA d’être à la solde d’un gouvernement étranger, le gouvernement algérien se préparerait en cas de besoin, à accuser nos membres, « d’atteinte à la sûreté et à la souveraineté de l’Etat ». Les mêmes accusations portées à l’encontre de M. Fekhar et ses compagnons de détention et les mêmes que celles portées contre les fondateurs de la première Ligue algérienne des droits de l’homme en 1985 ! Autant dire qu’en matière de droits et de libertés, l’Algérie n’avance pas.

    Pour le CMA il s’agit d’une intimidation grossière et qui restera sans aucun effet. En tant qu’ONG, le CMA poursuivra sans faillir, ses missions de défense et de promotion des droits individuels et collectifs des Amazighs. Le CMA a déjà fait l’objet de tentatives de déstabilisation et/ou d’instrumentalisation mais qui ont toutes échoué grâce au caractère transnational de notre ONG, à la conviction que nous avons de défendre une cause juste, des valeurs et des droits humains universels et du fait que la cohésion de notre organisation est sans cesse confortée par le comportement anti-amazigh de tous les Etats du nord de l’Afrique squattés par des gouvernements islamopanarabistes qui ont pour objectif d’éradiquer l’amazighité dans nos pays de Tamazgha.

    Le CMA rappelle que sa conception nationale et territoriale est aux antipodes de celles des Etats hérités du colonialisme européen. Pour le CMA, tous les pays du nord de l’Afrique sont des pays amazighs qui forment le territoire ancestral de Tamazgha qui s’étend de Siwa à l’Archipel Canarien. Quelle que soit sa nationalité administrative, un Amazigh est donc chez lui dans tous les pays de Tamazgha. Lorsque le CMA se réunit à Tafira, à Agadir ou à Djerba, c’est en terre amazighe que ses membres se réunissent. Il n’y a que les interdits arbitraires et l’usage de la force policière qui font obstacle à notre vocation et à notre nature d’être des Amazighs, c’est-à-dire des femmes et des hommes libres.

    Parmi les nombreux exemples d’interdits abusifs, il y a l’aberrante et illégitime fermeture de la frontière terrestre algéro-marocaine qui dure depuis plus de 20 ans. Nous réclamons instamment sa réouverture immédiate. Aucun différend entre les gouvernements des deux pays ne saurait justifier cette inqualifiable atteinte à la liberté de circulation et d’échanges entre les « peuples frères » de cette région.

    De même, au moment où certains milieux proches du pouvoir algérien font semblant de nous reprocher de nous réunir trop souvent au Maroc, nous rappelons que depuis des années, toute tentative de réunion du CMA en Algérie s’est vue opposer un interdit ou un empêchement par des interventions policières musclées suivies d’arrestations illégales de nos membres. Ce fut le cas en 2008, lorsque le 5ème congrès du CMA a été interdit en Kabylie, ce qui a amené les responsables du CMA à déposer plainte contre le Wali de Tizi-Wezzu. Le 1er août 2009, dix membres du Conseil Fédéral du CMA (dont des représentants des Amazighs de Libye et du Maroc) furent arrêtés après leur réunion à Tigzirt en Kabylie. Le 28 juillet 2010, un séminaire de formation sur le système des droits de l’homme de l’ONU prévu dans la salle d’un restaurant à Tizi-Wezzu (les salles adaptées à cette activité ayant été refusées au CMA), s’est terminé avant de commencer au commissariat central, avec saisie des documents de travail fournis par le Haut Commissariat aux droits de l’homme. Le 20 avril 2013, Khalid Zerrari, vice-président du CMA pour le Maroc, venu en Kabylie pour participer à une réunion, a été arrêté puis expulsé d’Algérie après 48 heures de détention dans les commissariats de la police algérienne. Les membres du CMA-Algérie sont étroitement surveillés et subissent en permanence les harcèlements policiers et judiciaires.

    Comment dans ces conditions feindre de s’étonner que le CMA se réunisse ailleurs qu’en Algérie ? D’ailleurs c’est l’occasion pour nous de déclarer de nouveau notre volonté de réunir nos membres dans ce pays. Nous ne sollicitons aucune forme d’aide de la part des autorités algériennes mais nous leur demandons seulement de ne pas nous empêcher de nous réunir et de permettre à nos collègues des autres pays d’entrer en Algérie sans la crainte d’être expulsés et d’accorder les visas à nos amis étrangers. Nous mettons au défi le gouvernement algérien de ne pas faire obstacle à une réunion du CMA en Algérie !

    Comme l’ont fait d’autres pays plus développés, l’Algérie doit faire l’effort d’évoluer dans le sens du respect effectif des droits humains et des libertés fondamentales et progrès humain. Le CMA a la prétention et la volonté de l’y aider.

    Le Bureau du CMA


    0 0

    ALGERIE (Siwel avec Tamurt) – Rien ne trouve grâce en Kabylie pour certains titres de la presse arabophone algérienne. Après Enahar et Echourouk un autre titre vient de verser son venin sur les Kabyles. Il s’agit d’un certain journal El bilad.

    Le journal El Bilad traite les habitants de Mira de « Barbares » !
    Ce journal a consacré l’une de ses Unes, cette semaine, sur une rixe qui a eu lieu au village de Mira, dans la région d’Aghriv. « Première guerre de l’âge primaire à Tizi Wezzu », c’est ainsi que le journaliste a titré son article sur cette affaire.

    Pour le contenu, ce n’est guère la peine de revenir sur les détails. Il a qualifié les habitants de ce village de terroristes et de barbares.

    Les riverains qui se disputent une parcelle de terrain ont procédé à des actes de violence et de saccage, ce qui a causé des dégâts matériels et quelques blessés légers, mais le journal a qualifié cette rixe de « première guerre à Tizi Wezzu » comme si il souhaiterait d’autres à l’avenir.

    Les qualificatifs de ce journal ne sont autres qu’un mépris total pour tous les habitants de Tizi Wezzu. Ce journal ne qualifie jamais de cette manière les vrais actes terroristes qui se produisent au quotidien un peu partout en Algérie. Les terroristes islamistes, les vrais barbares, sont juste cités comme des « individus armés ».

    Le racisme de la presse algérienne envers les Kabyles s’amplifie ces derniers temps. Certaines voix s’élèvent même pour interdire la vente des journaux El Bilad, Enahar et Echourouk en Kabylie pour incitation à la violence et au racisme.



    Lounès B


    0 0

    Contribution de Azwaw Aqvayli (SIWEL) – La Kabylie s’est dotée de son propre drapeau national. C’est un pas en avant dans sa marche vers l’exercice de son droit à disposer d’elle-même.

    Anay Aqvali : une autre étape qui consolide le nationalisme kabyle
    Malgré les campagnes de diffamations qui ont entouré son annonce officiel, le peuple kabyle a accueilli avec liesse et adopté avec honneur et fierté son emblème qui incarne à la fois son attachement à son identité et son espérance à un avenir de dignité et de liberté.

    En su des levers officiels effectués un peu partout dans les villages de Kabylie après les marches historiques du 20 avril, le drapeau kabyle a dépassé les frontières naturelles de notre pays (Kabylie évidemment) pour être hissé un peu partout dans le monde par la diaspora kabyle.

    Nous constatons sur le terrain une dynamique de généralisation de l’usage des couleurs nationales kabyles par des particuliers :
    – Anay aqvayli est présent dans des cortèges de fête de mariage notamment dans le décoration de la voiture de la mariée.
    – Des commerçants à l’instar de Ramadan Simoud ont arboré le drapeau kabyle à l’intérieur de leur magasin.
    – Des citoyens l’ont hissé sur le toit de leur maison et d’autres sur leur véhicule sous forme d’autocollants.
    – Il est présent dans des festivals comme ce fut le cas lors du festival de la robe kabyle organisé par le village Ihemziyen dans la commune D’Illulen Imula où le drapeau kabyle a accompagné la banderole principale à l’entrée de la localité,
    – Le monde du football n’est pas resté à la marge à l’exemple d’une équipe de Raffour qui a exprimé son engagement pour l’indépendance de la Kabylie en assumant ce symbole de souveraineté,
    – plusieurs village ont peint sur les murs des places publiques les couleurs nationales kabyles.

    Aujourd’hui, beaucoup de citoyennes et citoyens kabyles affirment leur fierté d’être ce qu’ils sont en exhibant le drapeau national kabyle tout comme plusieurs artistes kabyles entre autres : Zedak Mouloud, Oulahlou, Kheloui Lwennas, Boudjemâa Agraw, Said Kessas, Mazigh, Akli D, Tenna, Malik Bellili, Djura, la chorale du conservatoire de Musique kabyle à Paris qui a chanté l’hymne national kabyle, chorale dirigée par Abder Halit et Kamila Adli, Azal Belkadi, Rezki Rabia, Mhena Tigrini, Amirouche Amwanes, Kamel Iflis…

    Désormais, le processus de libération de la Kabylie est irréversible. N’en déplaise aux ennemis de la liberté, le peuple kabyle recouvrera tôt ou tard sa souveraineté et le drapeau kabyle constitue incontestablement une étape importante dans l'épanouissement du nationalisme kabyle.

    Azwaw Aqvayli


    0 0

    TIZI-WEZZU (SIWEL) – Le 10 avril 1957, le Préfet de l'un des départements kabyles a soumis au Ministre résidant en Algérie, l'équivalent du titre de Gouverneur général de l'Algérie, une proposition pour abolir le caractère obligatoire de la traduction des actes en arabe pour les populations kabyles. Siwel publie ce document confidentiel qui vient d'être déclassifié :

    Page 1/2
    1957 : Abolition de l'obligation pour les Kabyles de traduire les grosses de jugement en arabe
    Insistant sur le fait que cette obligation était faite au détriment de l'intérêt des Kabyles vue qu'ils ne lisent pas l'arabe... et que cette disposition ne servait que les intérêts particuliers des interprètes du français vers l'arabe des fameux "Bureaux arabes" installés par la France pour faciliter (sic) les rapports de la population avec l'administration coloniale... le Préfet reconnaissait que cette disposition constituait une brimade pour les plaideurs...

    Ainsi l'on a la démonstration que l'arabisation de la Kabylie était aussi une question de gros sous...

    Rappelons que la "grosse" est le nom donné à la copie d'une décision de justice ou d'un acte notarié comportant la formule exécutoire. Elle est apposée par le Greffier de la juridiction qui a rendu la décision.

    Le nom de "grosse" proviendrait de ce qu'à l'époque où les documents de justice étaient rédigés avec une plume d'oie, les commis étaient payés au rôle, de sorte que leur rémunération étaient d'autant plus élevée que la copie était longue. Ils avaient tout intérêt à écrire en grosses lettres. On parlait alors d'"écritures grossoyées".

    wbw
    SIWEL 292057 AOU 15

    Page 2/2
    1957 : Abolition de l'obligation pour les Kabyles de traduire les grosses de jugement en arabe


    0 0

    CONTRIBUTION (SIWEL) - Emboitant le pas aux sinistres KDS Sellal et Ouyehya, le ministre de l’intérieur algérien s’est attaqué au MAK dans des propos menaçants et injurieux. D’emblée, toute menace émanant des dirigeants de l’Etat algérien est le résultat de la peur, ce qui dénote clairement que le MAK fait trembler le régime colonial d’Alger. Et toute insanité venant des islamo-baâthistes qui gouvernent en « Algérie » et leur relais ne feront que crédibiliser d’avantage le mouvement souverainiste kabyle.

    Pris de panique, le régime colonial  algérien menace une fois de plus le MAK
    « Nous sommes confrontés à de grands défis liés à la sécurité de notre pays face aux tentatives de groupes extrémistes obscurantistes d’infiltrer nos rangs et semer la division et la haine avec la collaboration d’agents qui ont renoncé à leur algérianité, à leur patriotisme et au serment fait aux chouhada .» a déclaré le sinistre algérien de l’intérieur lors d’une rencontre de travail avec les walis Algériens.

    Rien de plus classique comme démarche. Les régimes coloniaux de par le monde, adoptent la même attitude : accuser ceux et celles qui ouvrent la voie de la libération à leurs peuples opprimés d’intelligence avec l’étranger.
    L'Etat algérien qui assume pleinement dans les actes sa dimension coloniale est étranger à la Kabylie et tôt ou tard, il connaîtra le même sort que son géniteur : la France.

    L’intelligence avec un état étranger trouve justement son origine chez les gouvernants algériens qui obéissent dans tout ce qu’ils entreprennent comme démarche à la volonté de la ligue arabe. Il est de notoriété publique que l’Algérie est traitée par les saoudiens et consorts comme une province du golfe.

    La référence aux martyrs de 1954 n’a aucune signification quand elle émane d’une Algérie arabe qui s’est substituée à l’Algérie française et dont les pouvoirs successifs ont travaillé sans répit à éradiquer tout ce qui a rapport à l’identité réelle de l’Afrique du nord, à la liberté, à la démocratie et aux droits des peuples autochtones.


    Quant au MAK, il est dans son droit légitime, voire son devoir patriotique, de défendre son peuple, le peuple kabyle et lutter pour sa libération. Les kabyles qui se sont sacrifiés pour la décolonisation ne l’ont pas fait pour voir l’Algérie dite indépendante nier l’existence de la Kabylie qui les a enfanté, ni pour que cette entité politique créée de toute pièce par la France tue les survivants de la guerre d’Algérie en 1963, ni pour qu’elle assassine leurs enfants au printemps noir de 2001 ; Ils se sont sacrifiés pour un idéal de liberté, le même idéal que poursuit le MAK en luttant pour rendre au peuple kabyle la souveraineté qu’il a perdu en 1857.

    Les kabyles ont fait le choix d'être eux-mêmes et Taqvaylit est leur seule identité. Ils sont désormais conscients que leur avenir sera kabyle ou ne sera pas.

    Ni la répression, ni les campagnes de dénigrement, ni les menaces, ni les pseudo-solutions ne pourront altérer la détermination du MAK et ses militants jusqu’au bout : la libération totale de la Kabylie.


    Azwaw Aqvayli


    0 0

    TIZI-WEZZU (SIWEL) – Suite à l’assassinat par 241 balles et 3 grenades de deux de nos compatriotes kabyles, le 21 Août 2015 sur la route de Makuda, des jeunes nationalistes kabyles ont réagi par une formidable action militante. Ces jeunes ont réalisé aujourd’hui, dimanche 30 Août, une action qui est à elle seule tout un symbole, celle d’une jeunesse qui refuse la fatalité et le désespoir dans lesquels l’Algérie veut enfermer la Kabylie.

    En effet, ce matin, sur le pont surplombant la Tour à Tizi Wezzu, une large banderole signée MAK et FRK, sur laquelle on pouvait lire : « Assassinats par l’armée algérienne : seule la Kabylie indépendante pourra protéger ses citoyens » flottait et répandait un air de mise en garde à l’encontre de ceux qui ont encore une fois osé faire couler le sang de nos frères.

    Une vidéo de cette mémorable action, qui en dit long sur l’amertume et la détermination qui habitent la jeunesse kabyle, a été diffusée sur les réseaux sociaux. Siwel a aussi pu contacter quelques-uns des militants qui ont déclaré que : « Même si notre combat est pacifiste, il y a tout de même le mot "combat". Tous les jours, nous devons faire vivre notre cause et montrer aux Kabyles que seule la Kabylie indépendante les protégera et leur assurera la sécurité nécessaire. » La Kabylie ne subit pas, elle résiste et cette jeunesse est exemplaire de combativité et d’espoir pour l’avenir.

    Pour rappel, le FRK est un sigle utilisé par des militants kabyles indépendantistes en signe de résistance contre le colonialisme algérien.

    el/wbw
    SIWEL 302111 AOU 15javascript:void(0)


    0 0

    AQVU (SIWEL) – Le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) a transmis à SIWEL un communiqué dans lequel il émet un appel à la population kabyle pour une marche populaire samedi 12 septembre 2015 à 10h30 pour dénoncer la multiplication ces derniers jours de « bavures » des corps constitués de l’Etat colonial algérien en stationnement en Kabylie. Ci-dessous le communiqué :

    Le MAK appelle à une marche populaire pour dénoncer les exactions algériennes en Kabylie
    AFRANIMAN I TMURT N YIQVAYLIYEN
    MOUVEMENT POUR L’AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE

    Coordination d'AKBOU


    Appel

    La multiplication ces derniers jours de « bavures » des corps constitués de l’Etat colonial algérien en Kabylie font craindre une provocation orchestrée depuis le sommet du régime raciste d’Alger.

    - Le 07/08/2015, une jeune fille kabyle a été égorgée aux Issers par un gendarme algérien

    - Le 21/08/2015, deux jeunes kabyles ont été tués par 241 balles et carbonisés par 3 grenades dans leur voiture près de Makouda par des militaires algériens

    - Le 27/08/2015, un policier algérien tue un commerçant kabyle à Iwadiyen

    Au delà de ces actes inqualifiables, le MAK qui ne cesse de réclamer le retrait des forces militaires algériennes de la Kabylie, appelle par le biais de sa coordination d’akbou à une :

    Marche populaire à Akbou , le Samedi 12 septembre à 10h30,

    Pour :
    - Dénoncer la terreur et le regain de violence sciemment organisé en Kabylie
    - Une Kabylie libre et unie
    - Libération du Dr Fekhar et ses codétenus.

    Itinéraire : Lycée Muhend u Harun – Place des martyrs

    PS : La marche sera suivie du lever du drapeau national kabyle


    0 0

    EXIL (SIWEL) – Pour Nafa Kireche, ministre chargé des Institutions et les Organisations en France au sein du Gouvernement Provisoire Kabyle (Anavad) : « Cela peut paraître cynique mais c'est une réalité : la dislocation de l'Algérie est une chance pour la Kabylie. J'ai toujours affirmé que l'Algérie est mortelle pour la Kabylie. C'est une chance à saisir. L'Histoire a décidé de redonner une chance à la Kabylie. A nous de la saisir ! »

    Entretien avec le ministre Nafa Kireche :  « L'après Bouteflika va constituer un tournant »
    Monsieur le Ministre, pour commencer, que pensez-vous de la sortie du Ministre de l’intérieur algérien qui annonce déclarer la guerre au MAK et à Ferhat Mehenni, président du Gouvernement Provisoire Kabyle ?

    M. Nafa Kireche : La première idée qui me vient est qu’il est en manque d’inspiration. Il cherche à plaire à ceux qui l’ont fraichement promu. Après avoir arrêté le Dr Fekhar au Mzab sur ordre de ses supérieurs, ces derniers veulent le griller en le mettant sur le volcan kabyle. S’il s’y aventure il se cassera les dents à coup sûr. L’insoumission de la Kabylie ne date même pas de 1963 quand elle avait pris les armes contre Alger. Elle remonte à son refus d’être annexée par la France à l’Algérie coloniale en 1857. Ses révoltes de 1871 puis 1945 et enfin 1954 avaient fini par avoir raison de l’ordre colonial français de l’époque. L’Algérie arabo-islamiste qui a pris son relais subira un jour ou l’autre le même sort. Alors, sur les incantations de ce pseudo ministre de l’intérieur algérien disons-lui qu’il n’intimide personne. Les instances internationales sont saisies de ses propos et tôt ou tard il répondra de toute action répressive qu’il entreprendrait contre des démocrates kabyles. Être partisan du droit des peuples à leur autodétermination n’est pas un crime mais une vertu. C’est tout ce dont il peut accuser les indépendantistes kabyles. Au moment où le monde se mobilise contre la violence, lui il va la susciter et la développer.

    Quel bilan tirez-vous de l'année écoulée pour votre mouvance en Kabylie ?

    M. Nafa Kireche : C’est une année riche, qui a vu le mouvement indépendantiste kabyle commencer à récolter les fruits du travail effectué depuis plusieurs années. Une avancée décisive, matérialisée par une marche historique le 20 avril 2015 en faveur de l'autodétermination de la Kabylie et avec pour point d'orgue l'avènement du drapeau kabyle, qui a provoqué l'enthousiasme des kabyles, enfin consacrés et visibles en tant que peuple.

    Nous sommes déterminés à poursuivre notre combat jusqu'à son terme, que nous sentons proche.

    Proche ? Quels sont les éléments sur lesquels vous vous basez pour dire cela ?

    M. Nafa Kireche : La déliquescence de l'Etat algérien est une réalité. Pour beaucoup d'experts et d'analystes sérieux, auxquels se sont joints des membres du personnel diplomatique affecté en Algérie, il y a unanimité sur l'effondrement de l'Etat-nation algérien. 

    Plusieurs raisons expliquent cette situation :
    - une crise politique entamée dès 1962, voire avant. 
    - manque de reconnaissance mutuelle des peuples qui composent l'Algérie. L'exemple des peuples kabyle, touarègue, chawi et mozabite illustrent concrètement ce manque.
    - la non reconnaissance d’une dimension fondamentale de l’identité des peuples d'Algérie : l'amazighité.
    - les clivages au sommet du pouvoir en Algérie ne sont pas politiques mais mafieux et ce, depuis toujours.
    - l'école algérienne mise au service non pas du savoir scolaire mais de l’idéologie fasciste et colonialiste de l’arabo-islamisme.
    - l'absence d'une élite ouvrant sur l’avenir des perspectives rassurantes et crédibles.
    - la fin de la supposée légitimité historique du régime qu’il a usurpé à la fin de la guerre d’indépendance. Un groupe mafieux, venu d'Oujda, a fait main basse sur le nouvel Etat algérien, remplaçant ainsi l'Etat colonial français par un Etat tout aussi colonial algérien, « un Etat colonial des arriérés » pour paraphraser Ferhat.

    Tout cela ne tiendra plus pour un certain nombre de raisons dont la chute brutale du cours du pétrole qui va bientôt priver ce régime de la manne financière qui lui permettait jusqu’ici d'acheter la paix sociale et de corrompre des élites. Sa clientèle traditionnelle, composée d'opportunistes et de mercenaires, ne pourra plus constituer un relais efficace auprès des populations. Et je ne parle pas des "kabyles de service" qui n'auront plus personne au service de qui se mettre. Ils se retrouvent avec leur seule kabylité qu’ils devront désormais assumer pour tourner le dos à leur passé. Il savent maintenant que le meilleur avenir qu’ils puissent avoir au sein du régime algérien est celui auquel est promis le général Hassan, hier héros de la lutte antiterroriste livrée aux islamistes et aujourd’hui emprisonné. C’est la récompense qui les attend auprès des criminels au pouvoir qu’ils ont servi.

    L'après Bouteflika va constituer un tournant dans l'histoire de la Kabylie et de l'Algérie. Il ne faudra pas rater le train de l'Histoire. Ferhat, Bouaziz et toute la mouvance indépendantiste travaillent d'arrache-pied pour permettre à la Kabylie de renaître sur les cendres de l’Algérie qui, à l'image de son président, est maintenue artificiellement en vie.

    Pourtant, l'exemple libyen montre que l'effondrement d'un état, même autoritaire, entraîne l'anarchie et la guerre civile. En quoi un tel scénario en Algérie pourrait épargner la Kabylie ?

    M. Nafa Kireche : Je ne suis pas un prophète et je ne suis pas là pour vous faire des affirmations en lisant dans une boule de cristal. Mais le rôle d'un homme politique est d'analyser, de décrypter des situations et d'anticiper les conséquences. Les éléments que je viens d’exposer sont déjà des signaux qui nous orientent vers cette issue, sans doute à court terme, compte-tenu des enjeux présidentiels qui vont arriver.

    Pour les patriotes kabyles, l'enjeu est d'amoindrir au maximum les effets de cet effondrement en Kabylie. La situation qui prévaudra dans le reste de l'Algérie sera gérée en solidarité avec nos amis Chawis, Mozabites et autres éléments acquis au respect du droit des peuples à leur indépendance.

    Il y a quelques jours, j'ai participé à une réunion avec tous les cadres du MAK, à leur tête Bouaziz Ait-Chebib, pour évoquer cette situation d'urgence. Je viens également de sortir d'une réunion avec Ferhat pour mettre au point des mesures d'urgence qui nous permettront de parer à toutes les éventualités.

    Nous avons décidé de constituer un "service d'ordre" sous la direction du président de l'anavad et du MAK, tout en s'appuyant sur les comités de village. Il sera chargé d'empêcher que l'anarchie s'installe dans nos montagnes. Nous communiquerons de manière plus approfondie sur cette question prochainement.

    N'êtes-vous pas trop alarmiste ? 

    M. Nafa Kireche : Au contraire, je pense même que nous sous-estimons la situation. Le choc de l'effondrement de l'Algérie sera terrible si nous ne nous y préparons pas. La situation économique est désastreuse. Le dinar ne cesse de se déprécier, la chute continue du prix du pétrole, qui va se poursuivre pour des raisons géopolitiques et géostratégiques, avec notamment le retour de l'Iran sur le marché international des hydrocarbures, vont entraîner un changement brutal dans les habitudes de gouvernants aussi incompétents qu’égoïstes. Nous conseillons d'ailleurs fortement aux Kabyles de retirer leurs économies des banques algériennes et de les placer à l’étranger ou de les convertir en devises.

    Concrètement, que vont faire le MAK et le GPK ?

    M. Nafa Kireche : Le Président Ferhat Mehenni continue son travail diplomatique. Il se rendra aux Etats-Unis courant du mois d'octobre afin de lever le drapeau kabyle devant le siège de l'ONU. Il y sera également reçu par des officiels. Le rôle de la France dans le maintien du régime algérien est contreproductif à terme et certains officiels français commencent à s'en rendre compte. Je négocie actuellement afin d'être reçu au quai d'Orsay afin de convaincre la France de son intérêt à soutenir la création d'un Etat kabyle ou, tout du moins, ne pas y faire obstacle.

    La France a su faire preuve de fermeté envers le chef du gouvernement algérien en exigeant le départ immédiat d’un ministre qui tentait de court-circuiter la société française "Aigle Azur", dirigée par un actionnaire majoritaire kabyle. C'est un pas dans la bonne direction.

    Par ailleurs, le congrès du MAK, prévu au début de l'année prochaine, sera particulièrement important compte tenu du contexte. Mais je ne souhaite pas trop m'avancer sur son contenu.

    Le mot de la fin ?

    M. Nafa Kireche : Cela peut paraître cynique mais c'est une réalité : la dislocation de l'Algérie est une chance pour la Kabylie. J'ai toujours affirmé que l'Algérie est mortelle pour la Kabylie. C'est une chance à saisir. L'Histoire a décidé de redonner une chance à la Kabylie. A nous de la saisir !

    Propos recueillis par Siwel

    wbw
    SIWEL 310042 AOU 15


    0 0

    ANCHORAGE (SIWEL) – Le président américain Barack Obama restaurera le nom d'origine du mont McKinley en Denali, lors de son voyage en Alaska prévu pour ce lundi

    Alaska : Le mont McKinley retrouvera son nom d'origine : Denali
    Culminant à 6 194 mètres au-dessus du niveau de la mer, la plus haute montagne d'Amérique du Nord, située au centre de l'Alaska, aux États-Unis, "Denali" signifie « celui qui est haut » en langue athapascane parlée par les autochtones de l'Alaska.

    C'est en 1896 que la montagne fut officiellement renommée "mont McKinley", d'après l'ancien gouverneur de l'Ohio et futur président des États-Unis William McKinley.

    Avant la vente de l'Alaska aux Etats-Unis, le sommet s'appelait "Bolshaya Gora", signifiant « grosse montagne », en russe.

    La Kabylie libre doit, elle aussi, se réapproprier sa propre oronymie (étude des noms de montagnes) et plus généralement sa propre toponymie (étude des noms de lieux) car en lieu et place de LALA KHADIDJA, le plus haut sommet du Djurdjura qui culmine à 2 308 mètres, les Kabyles l'avaient toujours désigné par TAMGUT.

    Les Kabyles n'avaient tout simplement pas attendu l'envahisseur arabo-islamiste et la femme du prophète de l'Islam pour nommer ce qui les entoure depuis la nuit des temps...

    Il en est de même pour la France coloniale qui avait renommé, par antisémitisme, le nom originel de TALETTAT par "MAIN DU JUIF", le sommet kabyle qui culmine à 1 638 mètres...

    wbw
    SIWEL 310133 AOU 15

    Alaska : Le mont McKinley retrouvera son nom d'origine : Denali


    0 0

    SAINT-DENIS- DIASPORA (SIWEL) — « Après le succès remporté sur la scène magique du Casino de Paris en 2010 ou lors de la 6ème édition des Folles Nuits Berbères au Cabaret Sauvage, après avoir écumé les routes de France et d’Allemagne en enchaînant les tournées et en conquérant un public toujours plus large, Malik Belili fait escale à Saint-Denis le 26 septembre 2015 (Salle Ligne 13).

    Malik Belili fait escale à Saint-Denis le 26 septembre 2015
    Malik Belili y présentera son nouvel album intitulé Mazel Mazel. Dans cet Album, Malik nous livre son univers chaleureux, empreint d’une profonde sensibilité, mêlant les rythmiques des percussions berbères, au Jazz ou au Blues. L'un des titres de cet album est interprété en duo avec Yannick Noah. Dans "Le monde est fou", les deux interprètes chantent ensemble la liberté, en mémoire des grands poètes persécutés dans le monde.

    Phénomène de scène, Malik sait briser les frontières et emporter le public très loin dans son univers. Venez nombreux vous laissez bercer par ses mélodies toutes en nuances ou vous défoulez sur des rythmes envoûtants.»

    cm,
    SIWEL 311702 AOÛT 15


    0 0

    PARIS (SIWEL) — Un avion de la compagnie aérienne algérienne Air Algérie s'est retrouvé, dimanche soir vers 21h, bloqué sur un des taxiways de l'aéroport international Orly de Paris (France) suite à une rupture de piston de frein occasionnant une fuite hydraulique sur les disques de freins.

    Orly : Rupture de piston de frein d'un avion d'Air Algérie
    L'avion d'Air Algérie, immatriculé CS-TQW, vol AH1006, est un Airbus A330-200 âgé de 16 ans et loué depuis le 20 juin 2015 à la compagnie aérienne portugaise HI FLY Portugal.

    Il venait d'effectuer avec 3 heures de retard la liaison entre l'aéroport international de Alger et l'aéroport international Orly de Paris avec 327 passagers à bord,

    En se posant, vers 21h00, heure locale, il a été dégagé sur un taxiway après le constat d'un gros dégagement de fumée au niveau du train d'atterrissage gauche de l'appareil.

    Un des pistons de frein venait de se rompre, provoquant un écoulement de fluide hydraulique sur les disques de freins chauds.

    Les passagers n'ont pu être débarqués qu'une fois les services d'intervention, arrivés sur place aussitôt, avaient arrosé le train pendant une demi-heure afin de faire refroidir l'ensemble.

    Cet incident a occasionné l'annulation du vol AH1007, dans le sens Paris-Orly vers Alger, puisque ce dernier devait être assuré par le même appareil.

    Le 24 juillet 2014, un avion affrété par Air Algérie auprès de la compagnie espagnole Swiftair s’était écrasé au nord du Mali causant la mort de 116 passagers. #AH5017

    Le 12 août 2014, un avion d'Air Algérie à destination d'Alger s'était enlisé juste avant son décollage de l'aéroport de Lille-Lesquin. L'appareil avait mordu sur le gazon au moment de faire demi-tour pour se positionner dans l'axe de la piste et son train d'atterrissage s'est enlisé, causant la fermeture des pistes pendant plus de deux heures.

    En mai 2013, l'éclatement de deux pneus d'un avion d'Air Algérie lors de son atterrissage sur la piste de l’aéroport Marseille Provence, à Marignane, avait causé des dégâts à l’appareil, aux soutes à bagages et les passagers en panique, étaient bloqués pendant près de trois heures dans l’avion.

    wbw avec crash-aerien.aero
    SIWEL 011439 SEP 15


    0 0

    PARIS (SIWEL) — Un Conseil des Ministres, convoqué en urgence par le président du Gouvernement Provisoire Kabyle s’est tenu le 30/08/2015 pour examiner la situation alarmante en Kabylie et envisager les mesures qui s’imposent. Siwel publie le communiqué sanctionnant ce dernier Conseil des ministres de l'Anavad :

    L'Anavad décrète un jour de deuil national à la mémoire des victimes kabyles de l'Algérie coloniale
    ANAVAḌ AQVAYLI UΣḌIL
    GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
    PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA


    CONSEIL DES MINISTRES
    30/08/2015

    Un Conseil des Ministres, convoqué en urgence par le président du Gouvernement Provisoire Kabyle s’est tenu le 30/08/2015 pour examiner la situation alarmante en Kabylie et envisager les mesures qui s’imposent.

    Après avoir salué les dernières actions menées en Kabylie et à l’étranger, levers de drapeaux, université d’été, participation à la séance de travail de la commission des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève… le Conseil des Ministres a fait le constat suivant :

    L’Algérie coloniale, par le biais de son ministre de l’intérieur, vient de « déclarer la guerre » à la Kabylie. Toutefois, ses actes ont précédé sa déclaration. Pas moins de trois actes criminels en peu de temps ont été perpétrés par les forces d’occupation de la Kabylie contre des citoyens dont quatre ont trouvé la mort.

    Devant les menaces ainsi proférées par des officiels algériens, le peuple kabyle est appelé à se préparer à une période de violence durable. Les informations dont dispose l’Anavad font état d’un plan de diversion criminel concocté par le Clan de Said Bouteflika qui, pour se donner les moyens par la force de succéder à son frère, va allumer le feu en Kabylie.

    L’Anavad alerte les instances internationales sur ce plan génocidaire et demande au Conseil de Sécurité de l’ONU de mettre la Kabylie sous protection internationale.

    La jeunesse kabyle qui risque de ne pas se laisser faire comme au Printemps Noir de 2001, est appelée à la prudence et à la retenue. La Kabylie devra répondre par la rue et non par le armes.

    En attendant, le Gouvernement Provisoire Kabyle suggère qu’un monument soit élevé à la mémoire des jeunes de Tawerga sur les lieux de l’embuscade qui leur a coûté la vie. Un deuil national est à observer le 12/09/2015, à la mémoire de toutes les victimes kabyles, non pas en mettant nos drapeaux en berne mais en les brandissant partout. Il demande à tous les citoyens de se rendre à Aqvu pour la marche qu’organise le MAK (Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie) afin de dénoncer ces crimes, exiger le départ des forces d’occupation de la Kabylie et réaffirmer le droit du peuple kabyle à son autodétermination. Un service d’ordre veillera sur la sécurité des manifestants.

    En prévision de ce déferlement de violence qu’orchestrent les forces d’occupation de la Kabylie l’Anavad a décidé de sécuriser les centres de décision kabyles.

    Les villageois sont invités à organiser leur propre sécurité en observant une vigilance quotidienne. En cas d’insécurité manifeste, mettre sur pied des comités d’autodéfense comme au début du terrorisme islamiste des années 90.

    Il est temps que tous les citoyens soient sensibilisés sur les dangers que font peser les forces coloniales sur leur vie et la nécessité de s’impliquer pour les éviter.

    Enfin, une organisation kabyle des Droits Humains déjà en gestation depuis quelques temps verra bientôt le jour pour dénoncer toutes les atteintes aux personnes et aux biens.

    Tout en se préparant au pire, l’Anavad et le MAK continueront leurs réalisations.

    P/ l’Anavad, M. Ferhat At Said (MEHENNI), Président

    wbw
    SIWEL 011610 SEP 15


    0 0

    AT WAGHLIS (SIWEL) — L’administration coloniale algérienne ne lésine pas sur les moyens pour concrétiser son projet de dépersonnalisation de la Kabylie. Même si certaines APC y sont complices, les populations à l’instar des habitants de Tiban, s’y opposent avec détermination et abnégation.

    TIBAN: Rassemblement contre l'arabisation de l'environnement
    Pour contrecarrer cette entreprise diabolique mise en œuvre par leur APC qui a décoré le chef-lieu de dizaines de fanions multicolores et bariolés en langue arabe ; les habitants de la commune de Tiban dans le Arch des At Waghlis ont organisé hier matin un rassemblement devant le siège de la mairie pour dénoncer l’arabisation de leur environnement.

    Ainsi, l’esprit de résistance se généralise et le peuple Kabyle est déterminé à préserver son identité et aller dans le sens de sa libération.

    Halte à la pollution linguistique et culturelle!!


    cdb/wbw
    SIWEL 030856 SEP 15


    0 0

    ILYITEN (SIWEL) - C’est dans un moment très convivial et de retrouvailles que « la fête du village » a eu lieu. Cet événement organisé par le collectif de jeunes du village « Ilyiten » à tuvirett, rentre dans le cadre de la remise des prix aux lauréats de différents niveaux scolaires ( 5 ème, Bem, Bac ) et de rendre hommage aux femmes du village. Cette fête est également une occasion pour les jeunes talentueux du village de présenter leur travail artistique. Le public a bien apprécié leur talent qui augure de meilleurs lendemains pour la culture kabyle.

    Une journée de joie et de communion à  « Ilyiten, Tuvirett »
    La fête s’est déroulée a l’école primaire du village, sous l’emblème Amazigh, accueilli chaleureusement par les habitant du village qui ont ovationné les filles qui l’ont arboré avec fierté pour donner le coup d’envoie de la cérémonie.

    « Nous tenons a remercier toute personne ayant participé de près ou de loin à la réussite de cet événement qui est devenu la grande fête habituelle qui se tient tous les ans. Nous sommes déterminés à perpétuer cette fête qui a pour but d’honorer les lauréats, d’encourager les prochains candidats à faire des efforts pour réussir, et surtout, de réunir et de maintenir la cohésion du village conformément à la tradition kabyle qui incarne la fraternité et la solidarité.», nous a déclaré un des organisateurs.

    Pour rappel, les jeunes du village d’Ilyiten dans la commune de Saharij se sont opposés à la construction d’une école coranique qui n’a d’autre objectif que d’arabiser, de salafiser et donc dékabyliser leur localité.

    cdb,
    SIWEL 030900 SEP 15


    0 0

    KABYLIE (SIWEL) - Dans le cadre de la préparation de son 3 ème congrès, le MAK multiplie les réunions et les contacts en vue de réussir ce rendez-vous historique qui aura lieu la fin de l'année en cours. A cet effet, la direction du mouvement souverainiste Kabyle s'est réunie le 22 août dernier avec les ministres de l'Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle) pour analyser et évaluer les préparatifs en vue du III Congrès du MAK, notamment l’actualisation et la redéfinition des missions et des objectifs du Mouvement conformément aux idéaux de liberté du Peuple kabyle.

    La direction politique du MAK se réunit avec les ministres de l'Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle)
    Le 22 août 2015 en Kabylie, sous la direction de Bouaziz Ait Chebib, président du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie (MAK), des ministres de l'Anavad en exil, des membres du MAK en Amérique du Nord et au Canada ainsi que des membres de la Direction politique du Mouvement, se sont réunis pour analyser et évaluer les préparatifs en vue du III Congrès du MAK, notamment l’actualisation et la redéfinition des missions et des objectifs du Mouvement conformément aux idéaux de liberté du Peuple kabyle.

    Les participants ont exposé et échangé divers points de vue concernant les questions géopolitiques et géostratégiques susceptibles d’avoir un impact sur l’avenir proche de la Kabylie de même que l’importance du rôle de la Diaspora.

    Les présents ont réaffirmé leur détermination à tout mettre en œuvre afin d’optimiser la coordination entre la Kabylie et sa diaspora. Qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur, les kabyles sont appelés à s’investir et à apporter chacun sa pierre pour enfin concrétiser le rêve de liberté du peuple kabyle.


    Les participants n’ont pas manqué de saluer le succès de la 6ème université d’été du MAK et d’exprimer leurs remerciements au Village d’ At Wavane et au Réseau Anavad qui ont apporté leur précieux concours et réuni toutes les conditions pour réaliser cet événement politique important, en particulier pour la jeunesse militante du MAK.

    Étaient présents à cette rencontre : Nafa Kirèche, Ministre chargé des Institutions et les Organisations en France, Ahmed Haddag : Ministre des Institutions, Amar Nessah, Représentant du MAK en Amérique du Nord et Canada, Bouaziz Ait Chebib, Président du MAK, Hocine Azem, Secrétaire national aux Relations extérieures, Muh Taheccat, Chargé de mission auprès du Président du MAK.


    cdb,
    SIWEL 031115 SEP 15


    0 0

    DIASPORA (SIWEL) - La situation dans laquelle se trouvent toujours le Dr Kamel Eddin Fekhar et ses compagnons est des plus alarmantes. Depuis près de deux mois, ces détenus Mozabites, incarcérés sans charges à leur encontre , à la prison de Mnea par l’Etat algérien, subissent quotidiennement des atteintes à leurs intégrités physiques et morales. Le comité de soutien constitué en France suite à leur arrestation se tient informé chaque jour de l’évolution du dossier. Le comité a maintes fois interpellé l’opinion publique sur cette injustice flagrante en publiant des communiqués. Cette fois-ci, un courrier a été adressé à plusieurs Etats,ambassades, à des Organisations non Gouvernementales (ONG), à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à l’UNESCO, Amnesty ....

    Le comité de soutien au Dr Fekhar saisit  la communauté internationale  - MZAB : Violation des droits fondamentaux, risque sanitaire et destruction civilisationnelle.
    COMITE DE SOUTIEN AU Dr FEKHAR ET SES CODETENUS

    Comitesoutien2015@gmail.com


    MZAB : Violation des droits fondamentaux, risque sanitaire et destruction civilisationnelle.



    Le MZAB vit depuis quelques années un épisode dramatique où les Arabes Chaambas, appuyés par les forces algériennes, saccagent des mausolées, volent les biens des Mozabites et tuent.

    • Le 2 juillet 2015 Le Dr Kamel Eddin Fekhar, militant politique moderniste Mozabite, écrit à BanKi-moon pour lui demander la protection de l'ONU, en raison des exactions commises par la population Arabe Chaâmbas, soutenue et protégée par les forces de sécurité algériennes.

    • Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2015, un massacre est perpétré contre le peuple Mozabite à Legrara où plus de 30 Mozabites ont été assassinés.

    • Dans la soirée du 9 juillet 2015, le Dr Fekhar et trente de ses compagnons ont été arrêtés illégalement et durant plusieurs jours aucune information n’a été communiquée sur le lieu de leur détention.

    • Quelques jours avant leur arrestation, le premier ministre algérien Mr Abdelmalek Sellal, lors d’un déplacement de travail dans la ville de Ghardaïa déclara : « Nous avons identifié les responsables du mal " (...) " C'est Kamel Eddine Fekhar le responsable et il sera arrêté... »

    Il s’agit ici d’une violation du principe de la séparation des pouvoirs pourtant garantie par la constitution algérienne. En effet, l’arrestation des militants modernistes Mozabites est l’œuvre d’une décision politique et non pas suite à une démarche juridictionnelle conforme aux codes de procédures pénales algérien et dans le strict respect du principe de la présomption d’innocence

    Les Amazighs (Berbères) sont le peuple originel en Afrique du Nord. Il est constitué de plusieurs groupes distincts. Parmi eux le peuple Mozabite. Il habite le territoire algérien, dans ce qu'on appelle la vallée du Mzab.

    La ville de Ghardaïa, capitale du Mzab, est en proie à une répression étouffant tout élan démocratique dans cette région. Les libertés d’expression et d’opinion sont muselées. En effet, l’État Algérien persiste à vouloir éradiquer toute revendication identitaire. La population berbère du Mzab est éreintée par des siècles de domination arabo-islamique.

    L’indépendance confisquée a libéré les instincts de répression et d’éradication des peuples Amazighs : un bon Amazigh est un Amazigh arabisé, islamisé, se croyant lui-même Arabe de souche. Toute parole et tout acte allant contre cette doctrine sont automatiquement et ostensiblement combattus par le régime algérien, quitte à faire couler le sang.

    C’est dans ce contexte que le docteur Kamel EddineFekhar ainsi que trente de ses compagnons d’opinion sont incarcérés depuis le 09 juillet 2015, de façon arbitraire, avec une succession d’atteintes à leur dignité humaine et de simulacres de procès.

    Le tort de ces détenus politiques est de mener un combat pacifique pour leur peuple : les Mozabites. Ils revendiquent leur droit à vivre dignement et libres, en conformité avec leur particularisme régional, confessionnel et culturel. La constitution de la république algérienne garantit la liberté de culte et d’expression, notamment dans son article 36 qui stipule : « la liberté de conscience et la liberté d'opinion sont inviolables». Or dans l’affaire du Mzab, ces fondamentaux ont été bafoués.

    Nous rappelons que le docteur FEKHAR et ses compagnons ont été arrêtés sans mandat d’arrêt, avec violation de domicile, or, selon l’article 40 de ladite Constitution : « l’État garantit l’inviolabilité du domicile ».

    Leur arrestation a été arbitraire et brutale. Leur détention se fait dans des conditions qui ne respectent pas les droits des justiciables. Ce sont des atteintes aux fondamentaux de la dignité de la personne humaine et du prisonnier. Notamment en privant les grévistes de la faim, de leur seule source vitale, le sucre.

    Pour rappel, l’Algérie fait partie des pays ayant signé et ratifié :
    • la Déclaration universelle des droits de l’Homme,
    • de la Charte africaine des droits de l'Homme et des Peuples,
    • du Pacte international relatif aux Droits civils et politiques.

    Le détenu FEKHAR et ses compagnons sont des prisonniers politiques d’opinion, ils n’ont mené aucune action violente, et ils n’ont participé à aucune émeute. Leur voix est pacifique et démocratique.

    Le déroulé judiciaire transgresse tous les protocoles précités. La preuve qu'aucune enquête fiable n’a été menée. Les charges retenues contre les détenus ont été inventées de toutes pièces. Nous avons, à ce jour, réuni toutes les preuves de l’innocence du Dr FEKHAR et de ses compagnons ; nous avons à disposition : images, vidéos, actes, témoignages écrits et sonores. Ce qui nous permet d’affirmer qu’ils ont été accusés du crime qu’ils ont subi en tant que peuple Amazigh du Mzab.

    Il y a lieu également, de porter à la connaissance de la communauté internationale : États, ONU, ONG des droits de l’Homme, l’OMS et L’UNESCO, d’autres drames qui sont aussi inquiétants et condamnables que la violation des droits individuels des détenus Mozabites.

    Sur le plan sanitaire, aucun protocole d’hygiène n’est mis en place par le personnel médical de la prison. Allant jusqu’à utiliser la même aiguille pour contrôler la glycémie des 30 détenus. Avec tous les risques infectieux que cet acte irresponsable pourrait engendrer. Sachant, qu’ils sont dans une région très chaude favorisant l’apparition et la propagation de maladies infectieuses.

    Enfin sur le plan civilisationnel et historique, les sites mozabites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ont subi des dégradations sans précédent, par la population Chaâmbas. On peut citer comme exemple, la destruction d'un mausolée datant du 16° siècle et classé au patrimoine de l'UNESCO.


    Mais aussi la profanation des cimetières dont l'agence presse Kabyle, Siwel, s'est faite l'écho dans sa publication du 07/02/2014 sous le titre de GHARDAIA : DESTRUCTION DU PATRIMOINE AMAZIGHE DES MOZABITES

    C'est la seconde fois que les arabes châambas s'attaquent aux cimetières et mausolées des Mozabites sans que les autorités algériennes n'interviennent pour empêcher la destruction de sites mortuaires des Mozabites.

    Nous, Comité de soutien, appelons la communauté internationale, les démocrates, toute personne éprise de liberté et de justice à soutenir notre démarche en vue de l’annulation des charges retenues contre ces personnes et de leur libération inconditionnelle, ainsi que pour la protection des sites, plusieurs fois millénaires et éviter le déclenchement d’épidémies suite à l’absence totale de mesures d’hygiène lors des rares soins prodigués aux détenus Mozabites.


    Paris le 03 septembre 2015




    1 Le cimetière ibadite de Baba Ouledjmaa a été le théâtre d'une destruction acharnée par les arabes châambas. Les forces de sécurité algériennes ne sont, à aucun moment, intervenues pour stopper les actes de vandalisme. https://www.youtube.com/watch?v=a8g2JX_YxbM

    2 L'architecture Mozabite si particulière et qui a influencé de grands architectes de ce monde comme Le Corbusier, serait menacée, au train où vont les événements.
    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/remmm_0997-1327_1994_num_73_1_1688



(Page 1) | 2 | 3 | .... | 120 | newer