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Siwel : Agence kabyle d'information

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    TOULOUSE (SIWEL) — Un représentant du consulat algérien de Toulouse a été invité à une cérémonie de Yennayer par le maire de la ville, M. Jean-Luc Moudenc. Le représentant de l'Algérie, hué par le public, s'est éclipsé de la tribune.

    Yennayer : le représentant de l'Algérie à Toulouse hué par la communauté kabyle
    Les membres de l'association organisatrice, Afrika 31, et les quelques 500 personnes présentes, ne savaient pas que c'était un représentant de l'Algérie jusqu'au moment où le maire de la ville le présente, nous a rapporté le responsable de la section MAK-Anavad de Toulouse, Mas Malek Benhamouche.

    Des indépendantistes kabyles, menés du drapeau de la Kabylie, ont crié leur indignation et beaucoup de voix se sont jointes à eux.
    Le représentant du consulat algérien s'est alors retiré de la salle, devant un maire qui ne comprenait pas tout à la situation.

    A la fin de la cérémonie, le maire a été voir les personnes qui ont hué, dont Malek, qui lui ont expliqué leur incompréhension de voir, à l'occasion d'une cérémonie de Yennayer, un représentant d'un Etat qui réprime des militants indépendantistes kabyles et envoie des défenseurs pour droits des Mozabites en prison.
    Le maire, qui s'est montré à l'écoute, leur a assuré qu'il n'était pas au courant de toute la situation.

    nbb
    SIWEL 141254 JAN 17


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    YENNAYER (SIWEL) — Wagi d yiwen weḍris i tura Kahina, yiwet n tmeɣnast tilemzit. Terra tajmilt i Racida Ider, i wid yelḥan, wid ṭṭfen imessulta, d wid iqeddcen deg unavad aqvayli uɛḍil.

    Yennayer : Awal n tasa n yiwet n tmeɣnast i wid d tid yelḥan di tmurt taqvaylit
    Ulama qqaren tamettut taqbaylit rqiqet tasa-s,ḥninet, wessiɛ wul-is maca tameṭṭut taqbaylit deg tegnitt n ddiq tettadded am wargaz.

    Ihi imi tamurt taqbaylit d tin yettwajerḥen d iseggasen-aya, ǧǧlent tyemmatin-nneɣ, uzzlen idammen n watmaten-nneɣ. Lzayer tamesbaṭlit teswaɣ qeḍran d lḥentit maca s yisem n uselway d iɛeggalen n unavad i yefkan laman i Massa Rachida ider. Ih!F kan-as laman nettat ur tesruḥ deg waman. Tbedded am Lalla Fadma n Summer. Win i s-yeslan ad yeccarew. Ad s-nini tanemmirt-im tameqrant; awal-im yesɛa lmaɛna, yesɛa sser.

    Ma d aɣref Aqbayli akken nuɣ tanumi, urǧin yebra i ṭbel deg waman. Tanemmirt i yal Aqbayli i d-yeffɣen ar tikli-agi, tikli n tidett, Tikli yettnadin lḥeqq. Tanemmirt i yimeɣnasen d tmeɣnasin, teccurem-d iberdan, tessawalem i tidett, tessawalem i lehna tessawalem i timunent.

    Akken nuɣ tannumi, adabu n lzayer amesbatli dima yenwa ad ɣ-d-yili d ugur imi tasebḥit n wass n tikliwin aṭas imeɣnasen d tmeɣnasin i yettwahebsen. Ad as nini ur ttarat s ulawen nwen. Neqqar annerez wala ad neknu. Ihi ttwaḥebsen 100 iɛeda walef, tagi i d taruzi wala kennu.

    Ma d wid yebḍan ɣef sin, ljetta-s da ul-is din, ad asen nini d kunwi i ɣ-yeslemden taqbaylit. D kunwi i ɣ-d-yeldin allen yedreɣlen. Teksem-aɣ-d si ṭlam ɣer tafat. Ɣas di lɣerba ulawen ḥebken ɣef tmurt taqbaylit. Tanemmirt i mass Ferhat Mhenni, Hmed Haddag... i yal Aqbayli yesɛan taqbaylit deg ul.

    Abrid i d-newwi yessawaḍ,
    Ɣurwat win yettaysen,
    Ad neddut d unavaḍ,
    D win i ɣ-yeldin Allen.

    Kahina Y.


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    CULTURE (SIWEL) — Après avoir rôdé son monologue dans différents espaces culturels et salles, cette fois, c'est au théâtre MPAA Broussais que Noufel va planter son décor et délivrera une nouvelle prestation, le 5 février à 16h. Le chanteur et musicien Issad Bouzekri agrémentera ce spectacle de chants et de musiques qui vont de bonne harmonie avec les thèmes traités dans ce monologue.

    Le monologue « Akka i d Nekkni » de Noufel continue sa tournée
    Voici ce qu'en dit Nassima Chillaoui : «  Tour à tour drôle, touchant ou encore mordant, Noufel nous donne rendez-vous dans la cour de récréation de l'école où il fut élève afin de retracer devant nous son enfance mouvementée, rigolote et perturbée. Il nous parle de son parcours scolaire, particulièrement kabyle, nous raconte ses amours lorsque "un bisou était/est un projet de société", nous fait part de ses frustrations et celles de ses amis, ou encore des 40 coups en classe, dans la cour où au village.

    Il nous raconte ses camarades, ses enseignants, aimés ou pas. Il raconte la peur, les angoisses de la jeunesse, la volonté d'aimer et d'être aimé.
    Rien n’est laissé au hasard, de souvenirs en anecdotes, Noufel se confie dans un humour généreux et nous dresse un tableau parfois douloureux qu’il a l’art de rendre si drôle tout en dénonçant les ravages de tous les systèmes: scolaire, familial, social et politique.

    Akka i d Nekkni (C'est ce que nous sommes) promet du rire et des souvenirs en abondance.  »

    Pour rappel, « Akka i d Nekkni » est un monologue en langue kabyle. Il est produit par la Compagnie de théâtre Dassyne, avec le soutien de FIDEK. La direction artistique est assurée par Hakim Kechad et l'aide technique est de Muqran Azemri.

    En savoir plus

    nbb
    SIWEL 151515 JAN 17


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    La chronique de Djaffar : l’Algérie, Ferhat et le MAK-Anavad
    À force de brocanter un État comme une marchandise de contrebande prête au transfert, on concourt aveuglément à son effondrement dans la déshérence, avant de lui faire signer une mort Ab intestat. Il est aisé par la suite de distribuer anathèmes et injures à l’adresse de la main de l’étranger en agitant le mythe de l’ennemi de l’intérieur.

    Est-ce les Kurdes plusieurs fois gazés pour délit de descendance qui ont disloqué l’Irak du sodomite Saddam et la Syrie du machiavélique Et Assad ? Est-ce les amazighs qui ont fait de la Lybie du psychopathe Kadhafi un appendice du Daesh ? Le film Algérie approche du générique de fin d’émission et c’est tout naturellement en direction du Mak-Anavad que se déchaînent en hordes les biles et fiels des nostalgiques du luciférien Boumediene.
    L’Algérie excelle dans la tromperie nihiliste et généralisée, elle répond toujours du nom du sulfureux Boussouf et une journaliste éponyme s’offre dans Le soir d’Algérie un offertoire de messe dans lequel le nom de Ferhat Mehenni est servi sur l’autel des sacrifices. C’est penser comme une huître que de se faire guenille des soubresauts convulsifs des monstres qui ont manigancé la citoyenneté à coup de rumeurs, de mythes et de canulars. La haine dirigée contre le Mak-Anavad en général et Ferhat Mehenni en particulier est symptomatique de la panique qui étreint les clans en hauts lieux, tous les clans qui tantôt se coudoient tantôt s’entrechoquent via Kabylie interposée, dans le partage de l’héritage colonial légué de Gaulle.

    Dans leurs percussions dévotes, le leurre cogite à bon escient, ils célèbrent Yennayer pour endormir la vigilance. Sans la vigilance du Mak-Anavad, la Kabylie aurait sombré dans une spirale de violence qu’elle n’a encore jamais connue. Elle aurait eu à revivre un autre printemps noir au plus fort de l’hiver, elle aurait eu à pleurer encore une fois ses enfants qui auraient affronté, chemises ouvertes, les balles de l’ennemi pour une cause qui n’est pas la leur. Et cette prudence partagée en Kabylie a décontenancé un Ould Abbas, ministre devant l’Éternel, qui a remercié les quelques casseurs, du jamais-vu !

    Le Mak-Anavad a une démarche rationnelle, conforme à la feuille de route qu’il s’est fixée pour atteindre ses objectifs. La Kabylie a répondu le 12 janvier du nom du Mak-Anavad et au nom du Mak-Anavad sans concession ni artifice de style. Sa force de mobilisation et sa détermination ont justifié le gigantesque dispositif répressif déployé par le gouvernement algérien dans le but de briser son élan. Jamais, depuis octobre 1988, il n’eut autant d’arrestations, autant de légions de la police et de l’armée, autant de larbins de service auxquels se sont joint des délinquants dépêchés des prisons pour agrandir les rangs des suppôts du pouvoir en échange d’une remise de peine. Le fait de vociférer des injures sur la seule personnalité de Ferhat Mehenni cache le déni d’une réalité. Ils sont des centaines de milliers en Kabylie à lui ressembler et à le suivre. Cependant, si le Mak-Anavad s’est doté d’une force de mobilisation, en revanche, il n’a pas dans sa structure des saint-thaumaturges capables de guérir métaphoriquement les trublions, vendangeurs des discrédits, de leur phobie à accepter ses avancées.

    Les allégations de la journaliste du soir d’Algérie ne sont pas produites à chaud en des moments de grandes agitations, mais répondent au besoin de justifier l’appel au meurtre du président du Mak-Anavad et d’anticiper la critique d'un régime sénile incapable du moindre frein aux activités de ses ministres et généraux rapaces et criminels. Voilà, ce qui agit avant tout à la dissolution de l’Algérie. Quand à Ferhat Mehenni, il est en guerre parce qu’il a des ennemis, il a des ennemis parce qu’il a des principes…

    Djaffar Benmesbah

    SIWEL 151534 JAN 17


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Suite aux marches réussies du MAK-Anavad le 12 janvier dernier (malgré la répression de celle de Tuvirett) Hamid Gherab, Président de la fédération France-Nord du MAK-Anavad, estime que le combat pour l'indépendance est tracé et que le Peuple kabyle doit apprendre des échecs des luttes passées et de leur organisation afin de mener à terme cette mission du MAK-Anavad.

    Indépendance de la kabylie : s'élever pour détourner le regard du doigt que l'on se force de fixer (contribution)
    « ... Lorsque l'eau est trouble, il faut du temps pour qu'elle s'éclaircisse ... Il en est ainsi de la confiance, qui revient avec l'éveil des consciences ». Le visionnaire l’a déjà prédit et nous y sommes.

    Le MIK ou MAK, enfin les points sur les I sont mis ; le i de l'indépendance comme seule évidence. Un retour en arrière vers une « autonomie », c'est sceller définitivement le destin commun qu'il s'obstine à construire avec nous et pour nous. Lui tourner le dos à un moment crucial de notre histoire, c’est condamner à une seconde mort certaine la Kabylie.
    « Quand on aime son peuple, on ne lui souhaite pas sa mort », ce qu’il ne cesse de nous marteler. Son amour envers la nation kabyle est indéniable et sans relâche.
    Alors que nous nous devons simplement accueillir cet amour paternel exemplaire, bienveillant qu'il ne cesse et de nous témoigner, hélas certains, d’une absurdité inouïe, osent lui prêter « le zaïmisme ».

    Juste un peu de bon sens, ils sauront aussi qu'un le zaïmisme peut aussi en cacher un autre. Quand bien même, le zaïmisme pour zaaisme, nous devons prêter allégeance et sans concession à celui, bienveillant et libérateur, de mas Ferhat qu'à celui de l'état colon qui n’a d’objectif que de nous asservir et nous anéantir.
    Quand on a un homme de cette envergure, de ce charisme, intelligence... on s’abstient et s’incline pour la simple raison ; un visionnaire est un visionnaire et cela suffit. Qu’il en déplaise à ses détracteurs et nos ennemis, Mas Ferhat Mehenni traduit tout simplement ce qu'on nomme « le génie kabyle ».
    De tous les temps, et à chaque fois que la Kabylie est au point d'extinction, elle se régénère tel un phénix qui revit de ses cendres, grâce à ces gardiens du temple qui s'assument en tant que tels. Finalement, nous sommes bénis des dieux.
    À la différence des autres gardiens qui ont maintenu la flamme, Mas Ferhat, plus que les autres, est là pour nous permettre de rompre avec la malédiction sacrificielle et homéostatique qui consiste à s'éteindre pour les autres.

    Il est là pour nous réconcilier avec nous-mêmes. Il est là pour nous guider à la solution ultime, pour enfin reconquérir cette terre promise.
    Nous devons seulement prendre conscience qu'il est cette dernière chance d'atteindre ce Graal. Cette liberté que nous chérissons et nous obstinons à refuser à chaque fois qu'elle vient s'offrir à nous. Il est là, pour nous guérir de cet ascétisme meurtrier ancré en nous. Il est simplement ce génie kabyle qui nous caractérise. Nous devons simplement être à la hauteur du mérite qui lui sied.
    Tant qu’il est parmi nous ? Mettons fin à cette malédiction qui dicte que « nul n'est prophète parmi les siens ». Tant qu’il est parmi nous, rentrons dans ces rangs et chérissons le comme il nous chérit. Tant qu’il est parmi nous, glorifions le et Nourrissons nous de sa bénédiction.
    « Je suis (être) ce que je suis (suivre), et je suis (suivre) ce que je suis (être) ».

    C’est cette profession de foi qui nous permettra de nous affranchir et nous guérir de ce mal qui nous gangrène. Elle doit nous guider à chaque étape de notre démarche libératrice et à chaque étape de notre projet d’indépendance.

    La première indépendance à opérer est d’abord mentale. Cette étape se doit d’être entière et absolue. Et le reste, c’est l'ordre structurel et méthodique par lequel elle se traduirait.
    La restructuration du mouvement est d’abord un objectif opératoire pour y parvenir à nos finalités. Elle est aussi salvatrice ; dans la mesure où elle sonne comme un réajustement, elle sonne comme une injonction pour lever ce « double bind » dont, jusqu'ici, notre mouvement est porteur. Clarifier la ligne et la finalité permet à la fois l'assainissement idéologique et la sortie de cette dialectique schizophrénique.
    Notre cause est juste, notre peuple est noble. Il finira par retrouver sa sérénité. Il finira inéluctablement par se libérer.

    Le 12 janvier, les Kabyles comme un seul homme ont procédé à une démonstration de force face au pouvoir colonial et plébiscite la nouvelle feuille de route à l'occasion des marches de Yennayer. Grâce à leur bravoure et leur décernement, notre mouvement est plus que jamais intraitable. Nous pouvons crier haut et fort que nous sommes fiers d'être kabyles. Nous sommes déterminés à arracher notre indépendance. Le kabyle est vaillant pour sa kabylité. Il parvient à chaque trouble à s'élever et détourner le regard du doigt que l'on se force de fixer. Il entrevoit la lune que le sage lui montre. Ils en ont pour leur compte ceux qui ont misé sur l'essoufflement de notre mouvement.

    La messe est dite ; le peuple kabyle a parlé et a tranché. Son verdict est irréfutable. Ni l'oppression sous toutes ses formes, ni la manipulation de tout bord n’a eu raison de lui.
    L'indépendance vaille que vaille. La liberté s'arrache et ne se donne pas.

    Vive le peuple kabyle, Vive mas Ferhat Mehenni, Vive le MAK-Anavad.

    Vive la Kabylie indépendante et meilleurs vœux à tous les kabyles et tous les amazighs.

    Hamid Gherab
    SIWEL 152320 JAN 17


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    TIZI GHENNIF (SIWEL) — Aujourd'hui, 16 janvier, alors que les élèves de l'école primaire de Taqqa (M'kira) n'étaient pas encore montés dans les classes, un incendie s'est déclenché, vers 07h50 du matin, dans l'école primaire du village. Celle-ci, construite en bois, a été rapidement réduite en cendres. Fort heureusement, aucune victime n'a été signalée.

    Grosse frayeur au village Taqqa (Tizi Ghennif) suite à un incendie qui a ravagé l'école primaire
    Sur des photos prises par un enseignant, on peut constater qu'il ne reste que des cendres de cet édifice en bois, qui a été construit au début des années 90. La construction qu'on peut voir à côté, c'est l'espace réservé au directeur et aux enseignants.
    On voit également qu'un nouvel établissement est en construction juste en dessous mais qu'il est loin d"être terminé.

    Notre contact, un enseignant au sein de l'école, nous a parlé d'un édifice vétuste. L'origine de l'incendie n'a pas été confirmée mais il serait parti de l'un des poêles à mazout qui, malgré leur état usé, servaient encore à chauffer les trois classes.

    Des élèves étaient choqués par des feux impressionnants. Les parents d'élève ne peuvent qu'en être indignés mais soulagés que cet incendie ait eu lieu avant que les élèves ne soient dans les classes. Le drame a été évité de justesse.

    nbb
    SIWEL 161320 JAN 17


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    MEDIAS (SIWEL) — Lors de son séjour en Amérique du nord, le Président de l'Anavad a été l'invité de Djamila Addar sur Tamazgha Monde TV. L'émission a été enregistrée au début du mois de janvier, donc avant les grandes marches du 12 janvier et juste après les émeutes qu'ont connues des localités kabyles. L'émission a été diffusée en 2 parties. La première partie a été diffusée le 7 janvier et la 2e le 14 janvier.

    http://www.siwel.info/video/
    Plusieurs questions ont été posées, notamment concernant les moyens que se donne le mouvement pour arriver à l'indépendance. Le Président de l'Anavad a expliqué que la liberté a un prix et que le mouvement est déterminé à affronter toutes les situations. Il explique, néanmoins, que la politique du mouvement est dans la mise en place de moyens pacifiques mais pour cela il a besoin d'un financement des citoyens kabyles.

    Le Président de l'Anavad a également parlé de l'évolution du mouvement indépendantiste, de la restructuration récente du MAK, des qualités attendues d'un militant indépendantiste et des projets actuels et à venir du Gouvernement Provisoire Kabyle.

    Partie 2
    http://www.siwel.info/video/
    nbb
    SIWEL 161836 JAN 17


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    AT MZAB (SIWEL) — Nous publions ci-dessous un communiqué de l'association Izmulen pour les droits des mzabs, où, son président, Mohammed Dabouz, nous apprend que onze prisonniers politiques sont entrés en grève de la faim en solidarité avec Kameleddine Fekhar qui est, lui, à son 14e jour de la faim. Mas Dabouz en a profité pour apporter un démenti quant à des rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux au sujet du leader d'At Mzab.

    En soutien au Docteur Fekhar, onze détenus Mzabs entrent en grève de la faim
    Le docteur Kamaleddine Fekhar est à son quatorzième jour de la grève de la faim.

    Des rumeurs circulent depuis ce matin sur le « décès du Dr Kamaleddine Fekhar ». A ce propos, nous avons contacté son avocat, maître Salah Dabouz, qui a démenti catégoriquement ces rumeurs : « La dernière personne à lui avoir rendu visite est son gendre. Le Dr Kamel Eddine Fekhar est dans un état très critique, certes, mais je vous assure qu'il est toujours vivant et déterminé a poursuive sa grève de faim jusqu'à ce que ses revendications concernant sa libération et la libération de ses codétenus ainsi que le traitement de ses plaintes et demandes de convocation de témoins soient traitées », nous a t-il déclaré.

    Onze autres détenus mzabs rentrent en grève de la faim pour soutenir le docteur Fekhar. Il s’agit de : Kacem Soufghalem, Bakir Soufghalem, Brahim Sriaa, Mostafa Ouyaba, Saïd Fekhar, Slimane Addaoud, Aïssa Bourourou, Aïssa Ouirou, Moussa Tebbakh, Aïssa Chekebkeb et Hocine Babaouyoub.

    Gloire aux martyrs du Mzab et liberté aux détenus.

    Paris le 16 janvier 2017
    Président d’Izmulen,
    Mohammed Dabouz.

    SIWEL 162008 JAN 17


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Pour Marzouk M, indépendantiste kabyle, « Le concept d'autodétermination ne peut être évoqué dans le droit international que dans une revendication exclusivement indépendantiste ». Ci-dessous sa contribution.

    Autonomie/Indépendance : Sauf le choix de la liberté pourra garantir un avenir à la Kabylie
    Lutter pour une autonomie et une indépendance au même temps c'est éliminer automatiquement l'évocation du concept d'autodétermination. Cela représente aussi une ambiguïté de taille, de fait que cette perception ne rentre ni dans une logique nationale ni dans le moule du droit international. Par conséquent cela aboutira à assumer son projet en sourdine dans une Algérie qui méprise la notion même du droit.

    D'autre part, mettre dans la même formule deux objectifs parallèles et qui ont deux procédés différents, ne peut pas faire avancer la revendication elle-même. Un seul choix ultime peut être retenu pour la question Kabyle : Autonomie ou Indépendance.

    I) - Soit compter sur soi-même dans le cas de réclamation d'une autonomie pour résoudre la crise politique et identitaire Kabyle-Algérienne. De cet angle de vision, il est possible de discuter d'autres possibilités de reconfiguration politique à l'interne (autonomie sous toutes ses formes, indépendance, fédéralisme...). Rester dans le contexte Algérien nécessite absolument de prévoir et de compter sur ses propres moyens pour y parvenir.

    Il est aussi à rappeler que le MAK a déjà exploré cet axe à travers le projet d'autonomie de la Kabylie. D'autres partis politiques Kabyles comme le RCD est déjà passé par là via sa proposition d'une régionalisation modulable, le FFS aussi à travers sa tentative de démocratiser l'Algérie par une revendication d'une constituante. Tous ces projets sont vus se verser complètement dans des voies barrées par l'Algérie.

    II) - Soit façonner sa stratégie politique pour avoir des appuis extérieurs (internationaliser le problème de la Kabylie), donc revendiquer l'indépendance pour poser la problématique sur le concept d'autodétermination (autodétermination des peuples à disposer d'eux-mêmes) tel qu'il est défini ce concept dans l'article 1, alinéa 2 du droit international.

    La lecture objective de l'histoire Kabylo-Algérienne d’un point de vue politique est claire : une déviation de la ligne internationale pour la question Kabyle représenterait un suicide politique, puisque ceci conduira à l'isolement et à l'étripage à huis-clos tel que c’est le cas des précédentes luttes.

    Enfin, en tenant compte des bilans historique, socio-culturel, identitaire et intellectuel, qui distinguent nettement un antagonisme idéologique entre la Kabylie et le reste de l'Algérie, rester dans le contexte Algérien (revendiquer un quelconque autre statut que l'indépendance) c'est non seulement consentir et protéger le maintien du système Algérien actuel, mais aussi soumettre la Kabylie sous la tutelle Arabo-islamique. Les Kabyles n'accepteront jamais un quelconque consensus d’aliénation programmée.

    Ni l'autonomie, ni un autre statut abracadabrant ne pourra protéger notre avenir dans une Algérie qui tire vers le bas. Sauf le choix de la liberté pourra garantir un avenir de prospérité, de progrès et d'épanouissement à notre peuple. Tôt ou tard, la Kabylie libre vaincra. L'histoire jugera les positions des uns et des autres.

    Marzouk M.
    SIWEL 172045 JAN 17


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    AT IRATEN (SIWEL) — Communément appelé Amsdrar, un militant indépendantiste, membre de la commission sécurité pour l'organisation de la marche de Yennayer à Tizi Wezzu, nous livre ci-dessous un témoignage sur son arrestation, avec Yidir Benatsou et Ghiles Remidi. Ils étaient les derniers à avoir été relâchés par la police coloniale en cette journée mémorable du 12 janvier.

    Marches de Yennayer : Arrêtés et maltraités pour avoir transporté du matériel appartenant au MAK (témoignage)
    Je tiens à témoigner ce que j'ai subi moi et mes frères, militants du MAK, qui n'avons pas seulement répondu à l'appel du MAK à marcher pour revendiquer l'indépendance de la Kabylie, mais étions là pour s'assurer du bon dérouelement de la marche.

    À 7h du matin, nous étions déjà plus de 50 organisateurs sur les lieux afin d'assurer la sécurité et le bon déroulement de la marche. Comme les autres militants de la commission vigilance et sécurité, j’ai essayé d’observer un par un les arrivants pour identifier d’éventuelles anomalies. Mais, dès que la foule devenait nombreuse, nous ne pouvions plus avoir un œil sur tout le monde. Des policiers en civil sortaient de nulle part. Ces derniers ont utilisé même des voyous pour saboter et perturber la marche pacifique du MAK.

    La police coloniale a aussi bouclé toute la ville de Tizi Wezzu. Ils ont bloqué toutes les routes et n'ont laissé que celle de l'itinéraire de la marche du MAK, c'est-à-dire de Hesnaoua jusqu'à l'ancienne Mairie. Ainsi, tous les véhicules qui se trouvaient dans la ville de Tizi Wezzu, se sont retrouvés sur notre itinéraire, ce qui a provoqué d’énormes embouteillages. Malgré cette stratégie des autorités coloniales d’essayer d’opposer les automobilistes aux marcheurs, sans compter les centaines d’arrestations de frères et sœurs militants, nous avons réussi une marche spectaculaire ! Les véhicules, bloqués par notre marche, ont dû faire demi-tour devant la foule qui avançait vers elle.

    Nous avons identifié des « indicateurs » de la police. Nous les avons surveillés. Ils étaient là, eux aussi, pour rapporter l'information, en temps réel, à leurs supérieurs. Même s’ils pouvaient la voir en direct sur nos sites d'information. Nous avons tenu à ne pas faire de problèmes avec eux, puisqu’ils étaient là comme spectateurs.

    Arrivés devant l’ancienne mairie, lieu du rassemblement final, des cadres et militants du mouvement ont pris la parole pendant plus d'une demi-heure. Un sentiment de soulagement nous a parcourus, en tant que responsables à la sécurité. Nous avons réussi notre marche dans le respect, la fraternité et la joie. Mais, il nous restait encore le matériel de sonorisation, qui a servi pendant la marche, à transporter dans un endroit sûr. Nous savions que les services de répression allaient nous suivre. Ils nous ont effectivement interceptés, moi, Yidir Ben Atsou et Ghiles Remidi quelques minutes après avoir pris la route pour nous éloigner de la marche. Ils étaient deux fourgons blindés et un 4X4 NISSAN. Ils nous ont forcés à descendre du véhicule. L'un d'eux a déchiré ma veste en me tirant du véhicule. Ils ont même donné un coup à l'un de mes amis qui ne voulait pas descendre. Avant de nous transférer à la 6ème (commissariat qui se trouve près des bâtiments de l'EPLF), tout le matériel qui était à notre disposition (baffles, badges, banderoles, drapeaux, gilets, haut-parleurs, etc) nous a été confisqué

    Nous avons quitté le commissariat pour partir avec eux à l’Hôpital afin de prouver qu’ils ne nous ont pas agressés physiquement. Ensuite, nous avons été embarqués au commissariat central de Tizi-Wezzu. Ils ont pris nos empreintes digitales. Ils nous ont pris en photo dans les trois positions classiques (de face et de profil) en tenant une pancarte, avec notre nom inscrit dessus.
    À la fin, ils nous ont jetés dans des cellules, qu’ils ont fermées, après nous avoir confisqué nos téléphones et nos papiers.

    À 19h30, ils nous ont relâchés après nous avoir sortis de cette "prison des innocents". Là où nous avons été maltraités parce que nous avons transporté du matériel appartenant au MAK.

    Nous sommes prêts à affronter les arrestations et la répression, pourvu que notre mouvement, qui lutte pour notre liberté et notre indépendance, prêche l'union des militants kabyles et amorce la dynamique nécessaire. Notre confiance en vous est totale.

    Ma neddukel ad naweḍ am yizmawen, ma nebḍa ad nuɣal am leɛṛuṛ

    Amsdrar Aqbayli
    SIWEL 172137 JAN 17


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    COMMUNIQUE (SIWEL) — De fortes chutes de neige ont provoqué une situation difficile et qui se complique de jour en jour en Kabylie. Le président de l'Anavad, Mas Ferhat Mehenni, appelle les militants à organiser la solidarité en Kabylie et rappelle que « le compte du Fonds de Souveraineté de la Kabylie est à la disposition des bonnes volontés qui souhaitent aider la Kabylie. »

    Fortes chutes de neige en Kabylie : le Président de l'Anavad appelle à la solidarité
    ANAVAD AQVAYLI UΣḌIL
    GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
    PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
    LA PRÉSIDENCE DE L'ANAVAD

    COMMUNIQUE

    INTEMPÉRIES EN KABYLIE

    Le président de l'Anavad est préoccupé par l'état d'abandon dans lequel se trouve la Kabylie. Des chutes de neiges abondantes conjuguées aux pénuries de gaz et aux routes coupées fragilisent les populations de nos villages. Leur détresse est immense et les autorités coloniales, comme en 2012, réservent leur aide et leur logistique aux non-Kabyles.

    Les moyens qu'elle réserve à la Kabylie ne sont que ceux de la répression.
    Le monde est de nouveau témoin que l'Algérie n'assure aucune fonction étatique noble. Il y a démission de ses responsabilités.

    Le Président de l'Anavad appelle les militants à organiser la solidarité avec les populations isolées et les aider à s'approvisionner en denrées alimentaires et en besoins vitaux d'urgence.
    Le compte du Fonds de Souveraineté de la Kabylie est à la disposition des bonnes volontés qui souhaitent aider la Kabylie.
    Il appelle toutes les énergies à se porter volontaires pour aider les villages et les familles sinistrées.

    Cet épisode est, si besoin en est, une nouvelle preuve que pour le peuple kabyle il n'y a de solution que dans son indépendance.
    Soyons tous solidaires de notre peuple et de notre patrie, la Kabylie.

    Exil,
    le 18/01/2017,
    M. Ferhat Mehenni


    Addenda
    Le compte du fonds de souveraineté étant en cours de création, les aides peuvent être envoyées :

    via paypal, sur ces deux comptes du MAK-Anavad :
    - compte 1
    - compte 2

    ou par virement bancaire sur le compte du MAK.

    Fortes chutes de neige en Kabylie : le Président de l'Anavad appelle à la solidarité


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    COMMUNIQUE (SIWEL) — L'association Izmulen pour les droits des mzabs informe l'opinion publique et internationale que le Dr Fekhar est dans un état grave et a été transféré à l'hopital.

    Urgent : le Docteur Kamaleddine Fekhar transféré à l’hôpital de Ménéa
    A son seizième jour de la grève de la faim, le docteur Kamaleddine Fekhar a été transféré, aujourd’hui, à hôpital de Ménéa suite à la dégradation de son état de santé, d’après son avocat Maître Salah Dabouz. Rappelons que le Docteur Fekhar est à sa cinquième grève de la faim depuis son arrestation arbitraire le 09 juillet 2015.

    Le docteur Fekhar très affaibli par sa grève de la faim souffre aussi d’une maladie chronique et n’est pas pris en charge médicalement.

    Onze autres détenus Mzabs sont entré en grève de la faim hier en soutien au docteur Fekhar.

    Nous tenons les autorités algériennes, politiques, judiciaires et sécuritaires entièrement responsables de l’Etat de santé du Docteur Kamaleddine Fekhar et de tous les détenus Mzabs.

    Gloire aux martyres Mzabs et liberté à tous les détenus Mzabs.

    Paris le 18 janvier 2017
    Président de d’Izmulen
    Mohammed Dabouz


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    VUƐENDaS (SIWEL) — Plusieurs localités en Kabylie vivent en ce moment des situations désastreuses à cause des fortes chutes de neiges. Un citoyen d'At Tizi, à Vuɛendas (Ait Tizi, Bouandas) nous a contacté pour nous informer que sa région est complètement coupé du monde. Pas de réseau téléphonique, ni d'électricité, ni de gaz et les routes sont coupées.

    Intempéries à At Tizi (Bouandas) : exemple d'une localité en détresse (photos)
    Aucune bonbonne de gaz chez les commerçant nous a rapporté Allaoua, un citoyen inquiet de la situation d'At Tizi, qui n'a toujours pas été raccordée au réseau de gaz de ville. Un raccordement qui était prévu pour l'année 2005 et qui n'a toujours pas eu lieu. Quant à l'électricité, elle a connu des coupures récurrentes ces derniers jours mais cela s'est aggravée aujourd'hui qu'At Tizi ont passé sans courant électrique depuis ce matin. Les réseaux mobiles Djezzy et ooredoo sont également coupés ces dernières 24h. Et depuis quelques heures Mobilis également n'est plus opérationnel.

    Cette commune, située à Sétif et limitrophe avec des localités de Vgayet, composée de 11 villages, est habitée par quelques 7000 citoyens qui sont donc actuellement complètement coupés du monde.

    La route est, selon notre contact, fermée depuis 3 jours déjà et à Letnayen, le chef lieu de cette localité, qui est perché à plus de 800m d'altitude, on enregistre 1m50 de neige actuellement. Le village le plus haut, Bouymen, est à plus de 1200m d'altitude.

    Notre contact nous a précisé qu'il n'y a pas de centre de santé pour intervenir en cas d'urgence médicale.

    LIRE AUSSI : Fortes chutes de neige en Kabylie : le Président de l'Anavad appelle à la solidarité

    photos prises aujourd'hui au chef lieu d'At Tizi, 18 janvier 2017
    nbb
    SIWEL 182054 JAN 17


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    AMERIQUE DU NORD (SIWEL) — Le premier ministre kabyle, Mas Lhacène Ziani, est l'invité de l'association kabylo-américiane AKAL pour une conférence sur le parlement et les institutions kabyles. Cette conférence aura lieu le 28 janvier à Washington D.C. à partir de 15h30.

    Conférence du Premier ministre de l'Anavad le 28 janvier à Washington
    A rappeler que le Premier ministre kabyle a effectué un séjour en France où il a pu rencontrer la communauté kabyle de l’hexagone afin d'aborder le projet du parlement kabyle, entre autres projet de l'Anavad.

    Lieu de la rencontre :
    Burke Centre Library
    5935 Freds Oak Rd. Burke; VA 22015

    La rédaction
    SIWEL 191243 JAN 17


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    AT MZAB (SIWEL) — L'information a fait le tour de la presse algérienne. La police algérienne a communiqué avoir démantelé un réseau d'espionnage au profit d’Israël à Ghardaia. Un réseau composé de ressortissants du libéria, du Mali et d'Ethiopie entre autres. Une information qui a été tournée en dérision par plusieurs médias qui y voient une façon pour les autorités algériennes d'accuser le peuple mozabite et les subsahariens "d'intelligence avec l'étranger" et ainsi justifier leur répression.

    Les autorités algériennes évoquent un réseau d'espionnage au profit d'israël composé de subsahariens établis au pays d'At Mzab
    Le Peuple mozabite vit dans une répression atroce depuis plusieurs années maintenant. Pas moins de 160 militants politiques et défenseurs des droits humains croupissent depuis 18 mois dans les prisons algériennes. L'un deux, le Dr Kameleddine Fekhar, est à sa 5e grève de la faim et a été transporté hier d'urgence à l’hôpital. Des dizaines de militants ont également dû s'exiler pour ne pas subir les affres de la justice algérienne.

    Les autorités algériennes ont été récemment derrière un scandale qui a indigné la planète et qui a été repris par les médias du monde comme une « chasse à l'homme noir ». En effet des subsahariens sont poursuivis dans les rues et ruelles de plusieurs villes par la police algérienne. Ils sont arrêtés et envoyés dans des bus dans le sud de l'Algérie, en vue de les expulser.

    Ces deux faits ont connu plusieurs réactions internationales, dont celles des ONG. D'une pierre deux coups, en accusant des subsahariens de travailler pour Israël dans le mzab, on chercherait à justifier, auprès d'algériens nourris à l'antisémitisme, aussi bien l’expulsion des subsahariens que la répression du peuple d'At Mzab.

    nbb
    SIWEL 191320 JAN 17


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    AT ZIKI (SIWEL) — Une délégation du MAK, à sa tête Rachida Ider, la Présidente de la Coordination Régionale MAK-Anavad de l'Ouest, s'est rendue aujourd'hui au Arch d'At Ziki, connu pour être victime, chaque année, d'enclavement à cause des chutes de neige. La délégation s'y est rendue avec des denrées alimentaires de première nécessité et s'est enquise de la situation sur place.

    Une délégation du MAK-Anavad à At Ziki pour venir en aide à des villages enclavés
    Accueillie par de nombreux citoyens, la délégation a pu recueillir des témoignages de situation désastreuse. La plupart des commerces d'alimentation générale sont quasiment vides en denrées alimentaires. Plusieurs villages ne sont toujours pas accessibles en véhicules et restent coupés du monde.
    Rachida Ider, que nous avons contactée, nous a fait part de coupures électriques récurrentes.

    A rappeler qu'At Ziki est habité par quelques 4000 âmes et son chef lieu culmine à 1400m d'altitude. Aucun foyer n'est alimenté par le gaz naturel et les écoles restent fermées pendant de longues périodes durant l'hiver à cause des fortes chutes de neige.

    La présidente de la coordination régionale MAK-Anavad de l'Ouest nous a expliqué que les citoyens de la région étaient contents de leur visite et ont témoigné que la solidarité entre les villageois et les villages en de tels moments de difficulté est des plus vivante.

    Plusieurs sorties du même genre sont prévues pour les prochains jours. Rachida Ider appelle les coordinations du MAK-Anavad à se préparer à s'engager pleinement avec les citoyens ces prochains jours pour affronter la prochaine tempête de neige, annoncée par des bulletins météo.

    nbb
    SIWEL 192042 JAN 17


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    AT MZAB (SIWEL) — Dans le communiqué ci-dessous, le président de l'association Izmulen pour les droits d'At mzab nous rappelle les raisons qui ont poussé le Dr Fekhar à enchaîner les grèves de la faim dans les geôles algériennes. Il se demande pourquoi ce « silence complice de l'écrasante majorité des intellectuels, médias, partis politiques, associations civiles et l’ensemble du peuple algérien »

    Pourquoi le Dr Fekhar mène une grève de la faim pour la 5e fois en 18 mois?
    IZMULEN
    Communiqué
    Sauvons le Docteur Kamaleddine Fekhar !


    Le Dr. Kamaleddine Fekhar a été transféré en urgence de la prison de Ménéa à l'hôpital de la ville, suite à la dégradation de son état de santé au seizième jour de sa cinquième grève de la faim.

    Le Dr Kamaleddine Fekhar va-t-il s’en sortir ? Le pouvoir dictatorial nous a habitué au fait qu’à chaque fois qu’un détenu quitte la prison pour l’hôpital c’est pour une mort certaine comme ce fut le cas pour les deux Mzabs Affari Baouchi et Aïssa Bencheikh et dernièrement le journaliste Mohamed Tamalt.

    Rappelons que le Dr Kamaleddine Fekhar mène une grève de la faim depuis le 03 Janvier 2017 pour protester contre l'injustice subie de la part du personnel judiciaire. Il proteste contre :
    1. Son arrestation arbitraire sur la base d’une lettre illégale émise par M. le procureur général près la cour de Taghardayt ;
    2. Le refus, par la justice, de répondre à ses plaintes déposées suite à la torture qu'il a subi au moment de son arrestation au commissariat de police et aux plaintes à l'encontre du directeur de la sureté de la wilaya de Taghardayt et contre M. le procureur général près la cour de Taghardayt ;
    3. Le refus, par la justice, de convoquer MM. Ahmed Ouyahia, Ammar Saidani et Mohamed Lamine Medienne (dit Toufik) qui pourtant possèdent des informations précises très pertinentes sur les crimes commis à Taghardayt ; Le rejet, par la justice, de sa demande expertise et la convocation de témoins parmi les fonctionnaires des services de sécurité et de l’administration qui possèdent des informations certaines sur lesdits crimes ;
    4. La détention de ses amis, qui ne peuvent être considérés du point de vue légal, que comme de simples témoins.

    Les autorités politiques centrales sont, d’après ses déclarations à son avocat lors de sa dernière visite, entièrement responsables de ce qui est arrivé à Taghardayt et de l'injustice qu'il subit.

    Rappelons aussi l'entrée de onze détenus Mzabs dans la prison de Ménéa, qui mènent une grève de la faim depuis le 16 Janvier 2017 en solidarité avec le Dr Kamaleddine Fekhar et de même, protestent contre leur détention arbitraire et les mauvais traitements qu’ils subissent de la part des agents pénitenciers.

    La souffrance des détenus d'opinion et des prisonniers innocents dans les geôles du pouvoir algérien dictatorial est en partie due au silence complice de l'écrasante majorité des intellectuels, médias, partis politiques, associations civiles et l’ensemble du peuple algérien, ainsi que les notables qui prétendent représenter les Mzabs et l’ensemble de la communauté Mzab, surtout que l'on trouve des preuves irréfutables de l’implication des responsables du pouvoir dans la crise du Mzab, par des photos, des vidéos et des déclarations scandaleuses de ceux en charge de ce système comme Saïdani, Ouyahia et le Wali (Préfet) de Taghardayt, Azzeddine Mecheri.

    Gloire aux martyrs Mzabs, et la liberté pour tous les détenus Mzabs

    Paris le 19 janvier 2017,
    Président d’Izmulen,
    Mohammed Dabouz

    SIWEL 192116 JAN 17


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    SAINT-DENIS (SIWEL) — Dans son édition papier du 18 au 24 janvier, l'hebdomadaire "Le journal de Saint-Denis" a consacré un article à Zedek Mouloud avec une illustration de l'artiste brandissant le drapeau national kabyle. Et ce au lendemain d'une prestation très réussie du "ciseleur des mots" à Saint-Denis, le 14 janvier 2014.

    Le journal de Saint-Denis met à l'honneur Zedek Mouloud et le drapeau kabyle
    Présenté comme chanteur engagé et fer de lance de la culture kabyle, Zedek Mouloud a réussi un concert devant un public de pas moins de 800 personnes.

    A rappeler que Zedek Mouloud est en tournée mondiale à partir du mois de février. Sa première date est au Cabaret Sauvage le 12 février. La tournée sera clôturée dans deux ans au Zénith de Paris.

    Le journal de Saint-Denis met à l'honneur Zedek Mouloud et le drapeau kabyle
    nbb
    SIWEL 192157 JAN 17


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    CULTURE (SIWEL) — Il est né le 1er novembre 1950 et nous a quitté en 2004. Des photos du dramaturge, conteur, parolier et poète kabyle Mohia, on en voit pas beaucoup, discret qu'il était. Ce sont les mêmes qui circulent depuis plusieurs années, sur la toile notamment. Un certain Saïd Zidat vient d'en publier une vingtaine de photos inédites.

    20 Photos inédites de Muḥend u Yeḥya (Mohia), le dramaturge prolifique kabyle
    On voit Mohia dans une station de métro à Paris, sur scène, attablé avec des amis dans un café ou autour d'un couscous.

    Ci-dessous les photos de « Mohia, le plus célèbre des inconnus » (titre d'un des livres à son sujet)

    pour toute exploitation de ces photos, se rapprocher de Saïd Zidat

    nbb
    SIWEL 200020 JAN 17


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    CHRONIQUE (SIWEL) — Prenons date ! Le 30 décembre 2016 à Tizi Ouzou, les animateurs du Manifeste Kabyle réclament la reconnaissance constitutionnelle d’un statut politique particulier pour la Kabylie ! Voilà une généreuse formule de souhait dans une navigation conjoncturelle à Dieu vat !

    « Manifeste Kabyle » : le leurre autonomiste (Chronique de Djaffar Benmesbah)
    Mièvrerie dans laquelle les initiateurs du fameux manifeste risquent de découvrir la réalité de leur illusion qui les conduira tout droit à l’amertume. Ils pensent soulager un régime de tartufes de son mal à court-circuiter le Mak afin de le dépouiller de sa vigueur, qu’elle prétention ! Ils proposent au peuple kabyle un projet dans le sens d’une autonomie contrôlée à distance qu’ils jugent "crédible, réfléchie et réalisable", quelle diligence ! Peut-être que le régime algérien serait tenté de les gratifier, de son infinie largesse, d’une réponse ? Mais à coup sûr, elle serait hilarante et conforme à la demande. Nous connaissons son seigneurial dédain, souvent taché du sang de nos enfants, quand il est question de la moindre revendication kabyle. Le derche du roitelet arabe dégage la haine et la colère du Daech là où son autorité est contestée.

    Le régime algérien ne connait pas de charmante âme en Kabylie si elle ne lui est pas complètement et radicalement soumise. Les mouvements politiques qui de temps à autre font son jeu mais pas de manière in extenso lui inspirent méfiance et répugnance. Il a en horreur l’obéissance par extrait. Il faut s'afficher d'une intelligence douteuse pour admettre le postulat selon lequel il pourrait remesurer son hégémonie en Kabylie tout bonnement parce que le Mak le morfond dans des sueurs d’angoisses. Bien que son hégémonie ne sera nullement alternée avec le principe de l’autonomie qui fera de la Kabylie un proto-État vassal où la citoyenneté sera chapeautée par la cour suprême d’Alger du moment que les communautés autonomes ne peuvent disposer d’une indépendance judiciaire. Son parlement monocaméral, sa politique de l’audiovisuel, son école seront kabyles certes mais sous le même hymne qui indiquera la suprématie de la langue arabe et sous le même drapeau messaliste d’instinct religieux sans répit.

    Bigrement naïf le kabyle qui pense pouvoir enfin partir à la conquête de sa dignité et de son identité dans une Kabylie autonome intégrée dans la sphère arabo-musulmane détournée au profit du wahhabisme. Les arabo-musulmans sont d’essence expansionnistes et leur politique consiste à arabiser le monde entier sous couvert d’un Islam hypnotisant qu’ils soutiennent par des hadiths truffés de mensonges pour les besoins de conquêtes et qu’ils substituent, diable dans la peau, au Message coranique dont ils se réclament.

    Les initiateurs du Manifeste, épaulés peut-être par des politiques en perte de notoriété et par d’autres à la crédibilité déchue, réitèrent leur appel aux intellectuels, universitaires d’obédience autonomiste de la région kabyle, "afin de mettre le pouvoir algérien devant sa responsabilité en l’invitant à reconsidérer la question de l’unité nationale dans le cadre d’une vision contractuelle où chaque communauté peut faire valoir ses droits" Est-ce vraiment ce que veulent les kabyles ? Est-ce vraiment ce qui est ressorti des grandioses manifestations de Yennayer organisées par le Mak ? Toute élite qui se substitue à son peuple est profondément réactionnaire.

    Agir pour le destin du peuple kabyle n’est pas une activité de loisir, une option de faire briller son étoile personnelle ou un accès à l’oligarchie financière. Il est vrai que l’activité politique est devenue monnayable, rentable et lucrative, pour peu que l’on tente de lui faire abdiquer la Kabylie, ou l’anesthésier par des mécanismes habilement conçus par un microsome de monstres égoïstes qui, par une mascarade de scrutins les légitimant, la débarrassent de toute idée d’insurrection pour se libérer de la misère arabo-islamiste qui la domine.

    La Kabylie, ou elle reste algérienne ou elle retrouve sa place parmi les nations libres, il faut trancher. Les bons soins un peu hasardeux des curateurs qui lui prescrivent une autre forme de reddition au visage lénitif veulent faire danser sa résistance dans un sentiment d’appartenance sous le son aigu et continu du Raï. Il faut savoir s’en démarquer si l’on veut se garder de sommeiller demain dans un coin obscur du passé.

    Djaffar Benmesbah
    SIWEL 200006 JAN 17


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