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Siwel : Agence kabyle d'information

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    KABYLIE (SIWEL) — Le décès de Hocine Ait Ahmed a semé un profond sentiment de révolte en Kabylie. Quel gâchis ! L’Homme le plus apte et le plus légitime à prendre la tête de l’Algérie n’a eu que répression et calomnie de la part de l’Algérie officielle. Le vote de la Loi de Finance de 2016 qui instaure une politique d’austérité majeure s’est faite ressentir dès le 1er janvier 2016 par les ménages. Les préparatifs pour le congrès du MAK qui avance à grands pas dans son projet de création d’un parlement kabyle ainsi que les victoires diplomatiques inattendues de l’Anavad ont semé un vent de panique chez les Bouteflika. Le pouvoir algérien a voulu étouffer tous ces sujets et assommer la Kabylie en annonçant l’officialisation de Tamazight. Sauf que les quelques kabyles qui aspiraient encore à cette officialisation vont vite déchanter. En voici quelques raisons :

    7 raisons d’être contre l’officialisation de Tamazight
    1 – Une dictature arabo-berbero-baathiste est une insulte à Tamazight

    L’officialisation de Tamazight a été le cheval de bataille de plusieurs générations de kabyles. Mais jamais cette revendication n’a été avancée sans d’autres revendications tout aussi fondamentales : la Laïcité, la Démocratie et les Droits de l’Homme. Quel amazigh (Homme libre) digne de ce nom peut se reconnaître dans une dictature arabo-berbero-baathiste ? C’est une souillure pour Tamazight !

    2 – On ne confie pas ce qu’on chérit à son pire ennemi

    A travers l’officialisation de Tamazight, l’Etat Algérien s’engage à prendre en charge cette langue et créer les institutions qui vont la promouvoir. C’est le clan Bouteflika qui a préféré assassiner 128 jeunes kabyles en 2001 que d’officialiser Tamazight. C’est ce même clan Bouteflika qui s’engage à promouvoir cette même langue alors qu’il n’a envoyé aucun responsable ni aucun gendarme en prison pour ces 128 assassinats.

    Ce même clan Bouteflika qui était prêt à nous tuer il y a à peine 15 ans, vient, subitement, sans qu’aucune ligne n’ait bougé dans sa politique contre la Kabylie, d’officialiser Tamazight. Quel kabyle un minimum lucide peut croire en ce plan maléfique ?

    3 – La constitution algérienne n’a de constitution que le nom

    Bouteflika est gravement malade. La constitution algérienne, via son article 88, exige sa destitution. Au lieu de cela, on a vu tous les représentants de l’Etat algérien (et de sa constitution donc) se rassembler pour la réélection d’un président qui ne peut même pas aller aux toilettes tout seul. Ces mêmes représentants lui ont permis de changer cette constitution pour lui permettre d’être élu plus de 2 fois.

    Ce sont ces mêmes représentants qui viennent d’écrire dans cette même constitution torchon, dans un article Bis, que tamazight est une langue officielle. De qui se moque-t-on ?

    4 – C’est une stratégie diplomatique contre l’Anavad

    Le Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad, sillonne les pays afin d’internationaliser la cause kabyle. Il y arrive très bien.

    Le Maroc, lors de la célébration du 70ème anniversaire de l’ONU, a défendu le droit du peuple kabyle à son autodétermination, après qu’un représentant algérien ait défendu le Polisario. Cette intervention du Maroc en faveur de la Kabylie a semé un vent de panique chez les Bouteflika.

    En effet, l’Algérie a compris que si un ou deux autres pays se joignent au Maroc pour soutenir la Kabylie, cela accélérera en exponentiel l'avènement de l’indépendance du Pays Kabyle.

    L’officialisation de Tamazight est un bouclier algérien contre les assauts des prôneurs des droits des peuples sur la scène internationale. Quiconque évoquera le droit du peuple kabyle à son autodétermination aura droit à un exposé algérien sur le respect des droits du peuple kabyle : Tamazight bénéficie d’une chaîne de télé, d’une intégration à l’école et maintenant d’une officialisation.

    5 – C’est un énième missile anti-kabyle

    Tamazight bénéficie d’une chaine de télé, d’une intégration à l’école et maintenant d’une officialisation. Ça c’est sur le papier. Dans les faits la télévision en tamazight ne sert qu’à promouvoir, en kabyle et non en arabe uniquement, la dictature algérienne et à prôner l’islamisme.

    Que de plus dégradant à tamazight que de la proposer à l’école en 4ème langue, facultative et/ou sans coefficient ? Les élèves qui ont développé cette image dégradante et ennuyeuse de ce « cours de tamazight » vont-ils vouloir sortir dans la rue pour une quelconque revendication amazighe ?

    Tamazight langue officielle va patauger dans d’interminables débats sur la transcription, la standardisation et ne sera ni prête ni acceptée par les peuples amazighs. Il y a même danger à ce que cela crée des désaccords profonds entre les peuples amazighs eux-mêmes dans le cas où ces derniers acceptent de jouer à ce jeu de création d’une langue commune.

    Pendant ce temps, la nouvelle constitution a prévu le renforcement de l’arabisation des institutions et des universités, à travers la généralisation de la langue arabe aux domaines techniques et scientifiques. Le but étant que dans quelques mois le processus d’arabisation, initié il y a 54 ans, atteigne totalement ses objectifs.

    6 – Il n’existe pas de langue amazigh, il faut la créer …

    Lors de la conférence de presse d’Ouyahia sur l’avant-projet de la constitution, il a dit lui-même que les langues kabyle, chaoui et touareg ne sont pas le Tamazight. « Tamazight, il faut la créer », a-t-il dit. Et il a raison. Tamazight n’existe plus qu’à travers les langues auxquelles elle a donné naissance : Taqbaylit, Tacawit, Tacenwit, Tatergit, Tarifit, Tacelhit. Tout comme le latin, qui n'est plus utilisé, a donné naissance au français, l’espagnol, l’italien etc. Et chacune de ces langues constitue un moyen unique de véhiculer une culture qui lui est propre.

    Si on essaye de créer une langue amazighe (la fameuse standardisation) à partir de toutes les langues d’origine amazighe, on produira une langue qu’aucun amazigh ne comprendra. Et cela sera une langue superficielle et vidée de son âme. Car une langue ce ne sont pas que des injonctions, c’est aussi et surtout un fond culturel cohérent.

    Ajouté à cela, l’officialisation de Tamazight ne veut pas dire qu’on va pouvoir parler en kabyle à un policier, devant une administration ou toute autre institution algérienne. Taqbaylit n’est pas tamazight selon cette constitution. Tamazight encore une fois est à créer …

    7 – C’est une revendication de la 25ème heure

    Pour toutes ces raisons et d’autres encore, la revendication « Tamazight langue officielle » est des plus ringardes en 2016. Ceux qui ont continué à revendiquer ce statut au 21ème siècle sont souvent animés par une nostalgie pour le mouvement 80. La jeunesse kabyle a quant à elle grandi dans le massacre de 2001 qui s’est terminé par un divorce consumé entre la Kabylie et l’Algérie.

    Cette officialisation d’une langue OVNI dans une constitution torchon malmenée par un Etat dictature ne concerne pas les militants d’une Kabylie souveraine. Une Kabylie où Taqbaylit de nos ancêtres sera la seule et unique langue officielle. Taqbaylit, l'unique langue pour nos bonheurs et nos malheurs, nos rêves et nos aspirations. L’unique langue d’un Etat, constitué par des femmes et des hommes kabyles, qui seront les seuls capables de lui donner tout l’espace et tous les moyens nécessaires à son émancipation au quotidien.

    SIWEL 071309 JAN 16


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    PARIS (SIWEL) — Mustapha Ourrad a été assassiné dans l’attentat islamo-terroriste qui avait ciblé la rédaction de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. A l’instar de Charb, Cabu, Tignous, Wolinsky… il a été décoré de la légion d’honneur à titre posthume ce premier janvier 2015 à Paris. Les kabyles de la diaspora étaient les seuls à lui rendre hommage le 13 janvier 2015, au centre médico-légal de Paris, le premier jour de la nouvelle année Amazighe 2965, coïncidant ainsi avec un événement éminemment symbolique pour les Kabyles, comme un clin d’œil à Mustapha Ourrad qui « se revendiquait "kabyle" »

     Charlie Hebdo : Il y a un an était assassiné notre compatriote kabyle, Mustapha Ourrad, dans l'attentat islamo-terroriste du 7 janvier 2014
    Mustapha Ourrad était un kabyle qui se revendiquait foncièrement kabyle, comme l’avait précisé par respect à sa mémoire de rares journaux français tel que Le Monde et le JDD.

    Né en Kabylie à At Larba, dans la région des At Yanni, à 45 km au sud de Tizi Ouzou, Mustapha Ourrad « pouvait préciser “vivement” que l'accent prononcé qu'il avait gardé était un “accent kabyle” », témoigne l’une de ses anciennes collègues sur le Blog des correcteurs du journal Le Monde. Christophe Baffier-Candès, correcteur de Charlie Hebdo de 1992 à 2001, parle également de celui qui a pris sa suite  en ces termes : « Mustapha était toujours pince-sans-rire, et adorable. J’ai de très bons souvenirs avec lui. C’était une personne très cultivée, capable de citer intégralement de mémoire des poèmes entiers. Il est toujours resté très proche de la littérature. Autodidacte, passionné par les civilisations berbère et kabyle, il l’était autant de la langue française et de ses finesses. »

    Dans le flot des informations liées à l’attentat islamo-terroriste de Charlie Hebdo, très peu de rédactions ont cité Mustapha Ourrad parmi les victimes des « frères Kouachis », encore moins en tant que kabyle, comme il se revendiquait lui-même. Parmi les rédactions ayant cité son nom, seule la rédaction du journal Le Monde a eu la délicatesse de respecter la manière dont il se définissait lui-même : « Mustapha Ourrad était correcteur à Charlie Hebdo après avoir longtemps travaillé pour Viva,. Il était né en Algérie, mais se revendiquait « kabyle ». Orphelin, il était arrivé en France à 20 ans, au terme d'un voyage payé par ses amis…. », pour les autres, il était un "algérien".

    L’islamisme et son corollaire le terrorisme étant désormais des fléaux mondialisés, notamment grâce aux pétrodollars des amis et alliés de l’Occident que sont le Qatar et l’Arabie saoudite, l’envol de Mustapha Ourrad vers la ville des lumières ne lui aura pas épargné de se faire assassiner comme bon nombre de ses compatriotes kabyles. Ainsi, c'est à partir de Paris que le nom de Mustapha Ourrad s’est rajouté à la longue liste des kabyles fauchés par les hordes islamistes. En effet, arrivé à l’âge de 20 ans en France, ses amis qui lui avaient payé un "billet pour la Liberté", ils ne savaient pas que les hordes islamo-intégristes allaient le pourchasser jusque dans le cœur-même de la "Liberté d'expression", en pleine réunion de la rédaction de Charlie Hebdo !

    Alors qu'à Paris, seuls les kabyles rendent hommage à un autre des leurs assassiné par les hordes intégristes; ces mêmes hordes manifestaient à Alger contre Charlie Hebdo, vociférant leur slogan phare : "Kouachi Chouhada!", à commencer par certains membres de l'alliance laïco-islamiste de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) qui manifestaient en tête de cortège...

    zp,
    SIWEL 071612 JAN 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Le président de la république algérienne vient de mettre à la disposition de l’opinion publique un avant-projet de constitution qu’il a prévu d’ entériner sans débats par l’entremise du parlement. « L’homme d’exception », comme le décrit M Ouyahia, veut visiblement peser de tout son poids sur l’avenir du semblant de pays qu’il compte léguer aux algériens.

    Bouteflika: l'homme d’exception..., une contribution de Yesli Madjid
    L’absence de légitimité du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, demeure entière et ce pseudo coup d’éclat n’est pas de nature à occulter son bilan désastreux. Vos compatriotes vous attendent sur le terrain économique et du développement -ici et maintenant-.

    Cette constitution-testament, ressemble plutôt à une remise en question trop tardive et surtout signe d’un narcissisme inégalé, qui vous fait croire, faute d’autocritique, que vous êtes la nation incarnée. Après tout, on vous doit bien cet ultime examen de conscience, et « La vie sans examen ne mérite pas d’être vecue » disait Socrate. On est bien loin- du jamais-jamais- proféré à Tizi-Ouzou.

    L’Algérie revient à deux mandats, sous prétexte que la mandature a vie ne serait permise qu’a des exceptions comme M Bouteflika. Cet argument est servi à la nation algérienne par l’indépassable M Ouyahia, défenseur de la secte et le plus humilié de ses membres.

    M. le Président, l’hurbisation (accaparement personel, ndlr) du pouvoir algérien aura été le plus grand mal que vous auriez fait à votre pays et à son peuple. Et il se trouve, en grand nombre, dans votre entourage, des adeptes atteints du syndrome du Berger. L’ignorance, l’incompétence et la corruption sont à peu près les seules choses que vous avez démocratisées.

    J’aurais souhaité, M le Président partager avec vous ce commentaire d’AL Capone, à propos de Napoléon : « Je reconnais que Napoléon était le plus grand racketteur au monde. Mais j’aurais pu lui montrer à propos d’une chose ou deux...il allait souvent trop loin...comme la plupart d’entre nous. Il ne savait pas s’arrêter».

    Et vous M. le Président, saurez-vous arrêter?

    Yesli Madjid

    SIWEL 071841 JAN 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — La nouvelle inattendue concernant l’officialisation de la langue Amazighe dans la nouvelle constitution Algérienne est venue telle une goutte qui a fait déborder le vase. Autant de réactions, autant de questions qui préoccupent les esprits des millions d’amazighs qui attends ce jour. Mais la réalité est toute autre chose.

    Ça sert à quoi d’officialiser Tamazight si son enseignemet n’est pas encore généralisé ?, une contribution de Larbi Yahioun
    Ça sert à quoi bon d’officialiser Tamazight si son enseignement n’est pas encore généralisé dans toutes les régions d’Algérie? Ça sert à quoi bon officialiser Tamazight si elle demeure toujours a caractère facultatif? Ça sert à quoi bon d’officialiser Tamazight si sa valeur est réduite, voir marginalisée avec une coefficient minime (2), alors que l’arabe est valorisée avec une coefficient élevée (5) au collège et (6) au secondaire, est pourtant, c’est une langue étrangère pour les amazighophones, quelle injustice !!

    Revenons à l’article 3 de la constitution qui insiste et précise que : “l’arabe demeure la langue officielle de l’Etat”, donc Tamazight n’est pas la langue officielle de l’Etat, et si elle n’est pas la la langue officielle de l’Etat, elle est la langue officielle de qui ??

    Or, s’il y’avait vraiment une volonté politique de ce pouvoir algérien, il aurait du l’officialisé en 2001, au moment ou 127 jeunes kabyles ont étés lâchement assassinés par des balles explosives, et des millions de victimes sont paralysées à jamais. Donc, ce n’est qu’une poudre aux yeux, afin d’apaiser les esprits et d’étouffer la revendication indépendantiste du MAK qui reste la seule alternative valable pour sortir de cette crise politico-identitaire.

    Mais comme disait le grand chantre de la cause kabyle, mass Ferhat Mehenni : « La force d'une conviction écrase toutes les preuves de sa réfutation. » Donc, le MAK qui demeure la seule force politique kabyle et qui s’impose en Kabylie, va continuer a aller de l’avant de cette question d’officialisation de Tamazight, car notre combat ne se résume pas a une simple question linguistique, mais il est question de (To be or not to be), « Être ou ne pas être » du peuple kabyle, un peuple qui aspire à un Etat kabyle indépendant et souverain, un état qui le protégera de toute sorte de discrimination et d’injustice qui n’ont que trop durer. Un Etat qui va faire de la langue kabyle -Taqbaylit- sa langue nationale et officielle pour qu’elle trouve sa place dans ses institutions officielles à savoir : l’école, l’administration, l’état civil, la justice etc. Ainsi, il va la dotée d’une académie qui va la travailler et la promouvoir dans tout ses aspects linguistique, littéraire et scientifique. Ce n’est pas un rêve, ce jour est proche, il suffit d’y croire et d’oser.

    Vive Taqbaylit,
    Vive la Kabylie
    Et vive notre président Ferhat Mehenni.

    Larbi Yahioun
    Enseignant et écrivain.


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    MONTRÉAL (SIWEL) - La communauté kabyle de Montréal vous invite à venir prendre part à la célébration du nouvel an amazigh par le Centre Amazigh de Montréal dans une ambiance festive. L’événement aura lieu, le 16 janvier 2016 au collège Maisonneuve, sis au 3800 rue Sherbrooke Est, Montréal, Qc H1X 2A2 à partir de 17h00. Au menu : _ couscous, café, thé et jus. _ Musique, danse et animation. Frais d'admission : 20$, gratuit pour les moins de 12 ans Bienvenue à toutes et à tous, soyez nombreux! Pour plus d'informations, consultez l’affiche ou appelez au numéro suivant : (514) 973-7453 Le CAM

    Le Centre Amazigh de Montréal  célèbre Yennayer le 16 janvier 2016


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    YATTAFENE (SIWEL) — Trois ténors du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), en l’occurrence Bouaziz Aït-Chebib, Hocine Azem et Mouloud Hamrani, ont rappelé aujourd’hui à l’issue d’un meeting qu’ils ont animé à Yattafène que l’objectif du peuple kabyle est son autodétermination et, par conséquent, le projet de l’officialisation de Tamazight est un non événement. C’est Bouaziz Aït-Chebib, en sa qualité de Président du MAK, qui interviendra le premier après l’observation par l’assistance, nombreuse et attentionnée, d’une minute de silence à la mémoire de toutes celles et tous ceux qui se sont sacrifiés pour la question identitaire.

    Meeting de trois ténors du MAK à Yattafène : « Nous voulons l’autodétermination de notre peuple et non l’officialisation de Tamzight ! »
    «Nous sommes des kabyles et non des Arabes, comme le stipule la nouvelle constitution de Bouteflika, ni des français, ni des américains ni autre chose. Nous sommes des kabyles et rien d'autre», telle est la première phrase du Président du MAK qui se montrera très prolixe dans son intervention ; intervention à l’issue de laquelle beaucoup de points seront décortiqués et analysés.

    En effet, Bouaziz Aït-Chebib rappellera d’abord le combat du MAK dont les fruits sont incontestablement palpables aujourd’hui, entre autres, le lever et la reconnaissance des couleurs nationales kabyles en Kabylie et un partout dans le monde: «Même devant le siège de l’ONU, notre drapeau a flotté pour montrer au monde entier que les kabyles ne sont certainement pas des arabes mais des kabyles et rien d'autre que des kabyles», a rappelé l’orateur qui n’a aucunement ignoré la signification de la volonté de l'Etat algérien de consacrer Tamazight comme «langue officielle dans un pays défini comme Arabe».

    Le premier responsable du MAK a considéré cette question d’officialisation de Tamazight sous deux angles différents.

    Le premier : l’avancée et le poids du MAK qui a poussé l'Etat algérien à cette reconnaissance de Tamazight comme « officielle à condition d'être avant tout dans le giron arabe» .

    Le second : le jeu malsain de ce même Etat qui, «à travers la consécration de Tamazight comme langue officielle " même de seconde zone" nourrit en réalité l’intention de faucher l’herbe sous les pieds du MAK».

    Avant d’exposer son analyse, le Président du MAK tournera en dérision le pouvoir algérien qui a « depuis toujours légitimé la non reconnaissance de Tamazight pour "sauver l’unité nationale" et qui la consacre aujourd'hui comme langue "nationale et officielle" pour, encore une fois "sauver l’unité nationale". Bouaziz Ait-Chebib démontre ainsi que les choix du pouvoir algérien concernant Tamazight vont à contre-sens de la loi des mathématiques. La thèse et l’antithèse du pouvoir algérien de l’unité nationale par rapport à Tamazight tel que soulignés par l’orateur ont beaucoup fait rire l’assistance.

    Le deuxième point élucidé ayant trait à la mauvaise foi du pouvoir algérien, Bouaziz Aït-Chebib qui, rappelons-le, a étudié les sciences politiques à l’université, l’expliquera et le démontrera à travers la décortication des articles de la constitution déclarés comme étant des « nouveautés, voire même comme une consécration ». L’accent sera mis surtout sur le mot « également » contenu dans l’article 3 bis. Le caractère immuable réservé à la langue arabe et surtout la considération de l’Algérie comme une « terre arabe » seront vigoureusement dénoncés et, par conséquent, rejetés par l’orateur. « L’Algérie, « terre arabe », soulignera le Président du MAK, signifie que ce sont les Arabes qui sont arrivés en Algérie les premiers et que nous, le peuple réellement autochtone, nous serions donc arrivés après les arabes, d'où notre consécration comme peuple de seconde zone».

    La dénonciation de Bouaziz Aït-Chebib portera également sur le caractère «immuable» consacré à la langue arabe. Bouaziz Aït-Chebib poursuivra son intervention sur ce chapitre précis qui «signifie clairement que la réelle volonté du pouvoir algérien est d’anéantir le peuple kabyle». Continuant sur sa lancée, le président du MAK affirmera avec force et conviction : «La langue kabyle ne peut être développée et épanouie qu’avec la mise sur pied d’un Etat kabyle». Plus loin, l’orateur abordera le volet économique en articulant que «la véritable richesse de tout pays réside d'abord et avant tout dans ses ressources humaines». Dans ce contexte, le Président du MAK rappellera que les cadres supérieurs des entreprises algériennes, dont la SONATRACH, sont bel et bien kabyles. «Il faut comprendre, poursuit-il, que c’est l’Algérie qui a besoin de la Kabylie et non l’inverse ; car si c’était le contraire, ça fait belle lurette que les Algériens auraient sauté sur l’occasion pour nous accorder cette autodétermination».

    Cela étant dit, Bouaziz Aït-Chebib énoncera néanmoins une multitude d’éléments constituant les richesses naturelles de la Kabylie et qui demeurent encore sous terre tels que l’uranium, le pétrole, le lithium pour ne citer que ces éléments et qui sont la preuve de l’existence de ces richesses sans compter les ressources en surface, comme le chêne liège, la ressource hydrique, etc, précisera encore le président du MAK.

    L’orateur mettra encore longtemps l’accent sur les grandes capacités économiques de la Kabylie tout en dévoilant les différentes actions de destruction menées par le pouvoir algérien afin de les anéantir à jamais ou dans le meilleur des cas à les occulter sciemment jusqu’à ce que le peuple kabyle disparaisse. Avant de clore son intervention, Bouaziz Aït-Chebib lancera un appel aux kabyles pour participer massivement à la marche de Yennayer, ce 12 janvier, à Tizi-Ouzou.


    Meeting de trois ténors du MAK à Yattafène : « Nous voulons l’autodétermination de notre peuple et non l’officialisation de Tamzight ! »
    Pour sa part, Hocine Azem, Secrétaire Nationale aux Relations Extérieures du MAK, il commencera son intervention par dévoiler le plan génocidaire élaboré par le pouvoir algérien envers la Kabylie. Cet intervenant énumérera tout une panoplie de mécanismes actionnés dans ce sens et qui peuvent échapper à un citoyen kabyle non averti. L’un de ces mécanismes meurtriers reste incontestablement l’école de la maternelle à l'université où la langue arabe pénètre l’esprit et le cerveau des enfants kabyles et un niveau plus élevé dans la société, les outils de communication et de diffusion comme les chaînes de radio et de télévision qui inoculent l'arabité aux kabyles.

    Ainsi, Hocine Azem révélera que les chaînes de radio de Tizi-Ouzou et Radio Soummam émettent aussi en arabe car le pouvoir algérien veut absolument donner « la preuve » qu’il existe aussi des Arabes à Tizi-Ouzou et Vgayet. Le feuilleton « Dda Meziane » est aussi désigné par le Secrétaire Nationale aux Relations Extérieures du MAK comme « une dynamique de destruction » de la culture kabyle, notamment la chanson du générique où le kabyle "cassé" côtoie l’arabe.

    Hocine Azem ne se limitera pas cependant à ces différents artifices dont use le pouvoir algérien pour casser l’âme kabyle. En effet, l’orateur mettra l’accent sur les textes internationaux légitimant le droit des peuples à jouir de l’autodétermination: «La demande du peuple kabyle se trouve justement en conformité avec ces textes internationaux », a assuré Hocine Azem avant de dénoncer la petite fanfaronnade du député RND de Tizi-Ouzou, Tayeb Mokadem. Celui-ci, devons-nous rappeler, a appelé le pouvoir algérien à identifier et à sanctionner les jeunes kabyles qui ont chassé à jets de pierre Abdelmalek Sellal à At-Hmed le jour de l’enterrement du leader kabyle, feu Hocine Aït-Ahmed: «Tout d’abord, dira le Secrétaire National aux Relations Extérieures du MAK, par sa présence sur les lieux, Abdelmalek Sellal a souillé le village d’At-Hmed, ensuite il a porté une atteinte à la mémoire du défunt, et, par conséquent, les jets de pierre qu’il a essuyés n’est que justice » ...

    « Quant à cet in illuminé de député, poursuit d’une voix sûre Hocine Azem, je tiens à rappeler qu’il n’a jamais condamné les gendarmes qui ont assassiné les jeunes kabyles en 2001alors qu’il était député ». Il est vrai que d’aucuns considèrent l’initiative du député Tayeb Mokadem comme une terrible maladresse politique. En effet, selon bien des observateurs, tenter de prendre en considération la suggestion de Tayeb Mokadem, le pouvoir algérien ne ferait qu’entraîner le pays kabyle dans une violence dont personne de peut prévoir les conséquences. Ensuite, ce n’est certainement pas au député Tayeb Mokadem de jouir du droit de défendre la mémoire de feu Hocine Aït-Ahmed. De son vivant, le grand mérite de Hocine Aït-Ahmed n’a jamais été reconnu ou même déclaré, même pas du bout des lèvres par Tayeb Mokadem. En définitive, soulignent encore les observateurs, c’est tout un monde qui sépare Hocine Aït-Ahmed, qui a consacré sa vie entière au combat pour la dignité de l’Homme, contrairement à Tayeb Mokadem qui fait dans l’aplaventrisme le plus spectaculaire pour jouir de quelque aisance matérielle. Hocine Azem a appelé à son tour l’ensemble des Kabyles à venir massivement à Tizi-Ouzou le jour de Yennayer pour effectuer une protestation. « Oui, a déclaré avec véhémence Hocine Azem, la marche de Yennayer rentre dans le cadre d’une protestation et non d’une fête ».


    Meeting de trois ténors du MAK à Yattafène : « Nous voulons l’autodétermination de notre peuple et non l’officialisation de Tamzight ! »
    Puis ce fut au tour de Mouloud Hamrani de prendre la parole en ciblant dans son intervention le fameux wali de Tizi-Ouzou, Brahim Merred, connu pour ses attaques incessantes contre le MAK. En effet, l’intervenant révélera que Brahim Merred est loin d’obéir à la logique du patriotisme économique, contrairement à ce qu’il tente de faire croire. Le Secrétaire National à la Formation et à la Jeunesse du MAK révélera effectivement que les trois fils de l’actuel wali de Tizi-Ouzou font dans "l’importation de la pomme de terre" ; ce qui signifie que Brahim Merred, lui-même partie prenante de cette entreprise d'importation, cette activité étant réservée aux apparatchiks de l'Etat algérien au détriment de la production locale. Mouloud Hamrani dénoncera aussi l’inertie du wali par rapport au mobile home transformé en maison close au profit des officiers de la gendarmerie algérienne. « Cette activité "prostitutionnelle" se pratique carrément sous la fenêtre du bureau de ce wali qui ferait mieux de s’occuper de ses pommes de terre au lieu de chercher noise au MAK », a martelé l’orateur. L’assistance s’est sentie choquée suite aux révélations de Mouloud Hamraoui concernant la pratique prostitutionnelle au profit des officiers de la gendarmerie algérienne en Kabylie, et ce de toute évidence avec la complicité de Brahim Merred. Celui-ci est au courant des moindres faits et gestes des militants et cadres du MAK ... Ce qui signifie qu’il est aussi au courant de l’existence de cette maison close ambulante.

    Une fois faites ces révélations choquantes, Mouloud Hamrani abordera à son tour les grandes capacités économiques de la Kabylie. C’est dans ce sens qu’il révélera l’apport en devises de la communauté émigrée kabyle qui est de l’ordre de neuf milliards d’euros par an. « La manne financière de notre communauté à l’étranger à elle seule est loin d’être négligeable », a souligné le Secrétaire Nationale à la Formation et à la Jeunesse du MAK. Puis, Mouloud Hamrani soulignera le positivisme de Ferhat Mehenni et Bouaziz Aït-Chebib et expliquera en même temps la différence de taille qu'il y a entre le MAK d’un côté et le RCD et le FFS de l’autre: « Au MAK, explique-t-il, il n’y a pas de dichotomie entre la base et le sommet puisque c’est le système de l’horizontalité qui est mis en avant, alors que chez nos frères du RCD et du FFS, l’application de la verticalité ne permet pas cette harmonie entre la base militante et leurs dirigeants ». Sans faire délibérément dans le panégyrique, Mouloud Hamrani a toutefois mis en avant ce que tout le monde savait déjà, à savoir le charisme de Ferhat Mehenni et de Bouaziz Aït-Chebib. Et avant de terminer son intervention, Mouloud Hamrani, à l’instar de Bouaziz Aït-Chebib et Hocine Azem, a appelé toutes les forces kabyles à honorer le rendez-vous tizi-ouzien le jour de Yennayer.



    Meeting de trois ténors du MAK à Yattafène : « Nous voulons l’autodétermination de notre peuple et non l’officialisation de Tamzight ! »
    Enfin, à la fin du meeting, responsables du MAK et assistance ont procédé au lever des couleurs nationales kabyles. Le lever du drapeau a eu lieu avec écoute naturellement de l’hymne national kabyle. En dernier, comme de coutume, l’assistance fit le serment d'honorer et de défendre en tout lieu et en toutes circonstances le drapeau kabyle et de lui rester fidèle et loyal. Une fois ces obligations terminées, Bouaziz Aït-Chebib reprit la parole pour déclarant avec humour : «En 1999, Bouteflika a déclaré que durant son mandat, il n’acceptera jamais l’officialisation de Tamazight. C’est le même homme qui propose aujourd’hui l’officialisation " à rabais" de Tamazight » Après un bain de rire, bon nombre de citoyens se mirent à danser, en tenant avec amour le drapeau kabyle entre les mains, sous la diffusion de l’une des chansons d’Oulahlou.


    De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine

    SIWEL 072013 JAN 16


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    MONTRÉAL (SIWEL) - Nous vous informons qu'à l'occasion du nouvel an amazigh 2966, votre association culturelle INAS organise une soirée bénéfice le samedi 9 janvier 2016, de 18h à 24h et vous invite à venir avec vos familles et vos amis pour y assister et contribuer. Un couscous sera servi, il est préparé et offert par Moumouh du «Café Tikjda». Du thé, du café et des jus seront servis. La soirée bénéfice aura lieu au 5035, rue Saint-Dominique à Montréal. Un stationnement pouvant contenir une centaine de voiture se trouve du côté de la rue de Bullion. Le coût de l’entrée est de 20 $ par adulte. Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins. Vous pouvez vous procurer les billets au : - Café Tikjda : 3880, rue Bélanger Est, Montréal, QC - Café Le Carrefour : 3131, rue Bélanger Est, Montréal, QC - Café Mon Petit Village : 6294, rue Jean-Talon Est, Montréal, QC - Centre La jeunesse tous les samedis de 10h am à 12h am Pour information : 514-649-6326 514-219-2250 www.ecoleinas.org www.facebok.com/EcoleInas association.inas@gmail.com

    Montréal : L'association culturelle


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Le Dr. Racid At Ali uQasi réagit aux propos calomnieux du journal algérien arabophone "El Hayat" qui, dans son édition du mercredi 06 janvier, se demandait pourquoi n'avait pas été lu, sur la dépouille de Hocine Ait Ahmed, le coran ni entonné l'hymne algérien. lors de la cérémonie en son hommage organisée par sa famille à Lausanne le 29 décembre dernier

    Le journal El Hayat insulte les coutumes kabyles. Réponse du Dr. Racid At Ali uQasi
    Le député FFS Chafaa Bouiche que j'ai cité dans l'une de mes précédentes contributions s'offusque qu'un journal algérien en langue arabe El Hayat ait dit la vérité à savoir que:

    Le regretté Dda Lhusin lui a été organisé une cérémonie funéraire à Lausanne selon la TRADITION KABYLE, avec :

    1. Le rite ADEKKER psalmodié par le grand IDIR et la mère du révolutionnaire kabyle assassiné Nna Aldjia MATOUB, et

    2. Loin de toutes les récupérations idéologiques, telles que :

    - L'Hymne national exclusivement en langue arabe (Rappel : paroles du poète amazigh mozabite Mofdi Zakaria).

    - La présence du drapeau algérien, encore une fois et le rappel est toujours bon pour les amnésiques, est conçu par Messali El Hadj et sa maîtresse française selon la combinaison de la symbolique de ses ancêtres turcs et des préceptes arabo-islamistes qu'il avait tété des fondateurs de l'arabisme, Azam Pacha et Chakib Arslan. Voir ma vidéo qui situe exactement l'origine de notre mal nous les kabyles/amazighs, et qu'on paye jusqu’à date depuis l’exécution de Benai Ouali et ses compagnons de lutte.

    Ce journal El Hayat aurait souhaité voir par exemple l'ambassade d'Algérie en Suisse (dont l'ambassadeur était présent à Lausanne) procéder de la même façon avec la récupération idéologique arabo-islamiste des autorités algériennes au niveau de l'aéroport d'Alger : Drapeau algérien et la récitation du coran psalmodié par l’égyptien Abdelbaset Abdessamed.

    Lisez ce qu'à dit le député Chafaa Bouiche au sujet de ce journal El Hayat : "Cette presse qui fait honte à l'Algérie. Un journal de Habet Hanachi...."

    Pour rappel, le député Chafaa Bouichea a donné raison aux supporters Oranais d'avoir chanter la lointaine Palestine au moment de la minute de silence en hommage à Dda Lhusin lors du match MCO-JSK, sous prétexte que Hocine Ait Ahmed supportait la cause palestinienne.

    Il est temps que le direction politique du FFS le remette à sa place avant d'aller encore plus loin en disant d'autres bêtises qui vont coûter cher au parti de Dda Lhusin, dont il est en train de salir l'image.

    SVP faites passer l'information pour sensibiliser et éviter que d'autres Chafaa Bouichea surgissent et qui ralentissent notre lutte, oh combien difficile, longue mais surtout inégale en termes de moyens (Journaux, TVs, ...). Merci.

    Dr. Racid At Ali uQasi,
    Canada

    wbw
    SIWEL 080200 JAN 16


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    TIZI-OUZOU (SIWEL) — Un jeune militant du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie a été arrêté ce matin à la gare de Tizi-Ouzou par la police algérienne alors qu'il était en train d'afficher l'appel de son Mouvement à la traditionnelle marche de Yennayer organisée chaque 12 janvier par le mouvement souverainiste pour que la Kabylie se réapproprie ses propres attributs civilisationnels.

    Adel Ait-Ouares, militant du MAK arrêté à Tizi-Ouzou en plein affichage de l'appel à la marche de Yennayer
    Après les interrogatoires d'usage, Adel Ait-Ouares a été libéré non sans lui avoir confisqué ce qui lui restait comme affiches en sa possession.

    Adel Ait-Ouares, militant du MAK arrêté à Tizi-Ouzou en plein affichage de l'appel à la marche de Yennayer
    Aussi, mettons en pièce jointe l'affiche que vous voyez ci-dessus afin de l'imprimer sans modération, en vue de les distribuer ou de les afficher partout où cela est possible


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    ALGER (SIWEL) — Abdellah Djaballah, membre de la même Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) que le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) avec deux autres partis islamistes, dénonce une "laïcisation" de l'Etat algérien. Il s'insurge contre l'absence de précision sur l'alphabet que doit utiliser Tamazight pour être "algérienne", alors-même que Tamazight est consacrée langue officielle "à rabais". Djaballah estime que cette "négligence voulue" est destinée à "servir ceux qui appellent à ce que cette langue soit écrite avec l’alphabet latin", précisant que "Si cela se produit, ça sera quelque chose de très grave contre la langue arabe".

    Djaballah s'insurge contre Tamazight qui
    Abdellah Djaballah a vertement critiqué les dispositions du projet de révision constitutionnelle en Algérie. Deux point en particulier dérangent ce membre de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD).

    Le premier concerne la définition de l’État algérien où il dénonce "une orientation laïque" de l’État algérien, considérant que "Le préambule provoque une rupture entre l’État algérien tel que défini par la déclaration du 1er Novembre qui parle d’un État algérien, démocratique, social et souverain dans le cadre des principes islamiques, et l'Etat algérien tel que défini par ce projet de nouvelle constitution qui garantit la liberté de tout individu dans le cadre d’un État démocratique et républicain » et ce, alors que ce même préambule définit l'Algérie comme une "terre d'Islam", "pays arabe" et que l'Islam est "religion d'Etat".

    Le second point concerne la pseudo constitutionnalisation de Tamazight, officiellement consacrée "langue à rabais", ne faisant nullement partie des "constantes nationales", et d'abord appelée à "unifier ses dialectes", puis soumise à une loi organique qui en définira ses modalités d'application.

    Cette consécration de l'infériorité de Tamazight par rapport à l'Arabe soulève néanmoins le courroux de ce président du parti islamiste FJD, et non moins membre d'une Coordination pour les libertés et la transition démocratique avec le RCD - seul et unique parti démocrate, kabyle et laïc de la dite coordination - qui estime que l'absence de précision des caractères que doit adopter Tamazight pour son officialisation constitue une "négligence voulue" qui servira ceux qui appellent à ce que "Tamazight soit écrite avec l’alphabet latin".

    Cet islamiste qui fait mine d'ignorer que l’alphabet latin est utilisé depuis plus d'un siècle par les kabyles, depuis Boulifa à Mouloud Mammeri en passant par Belaid NAt Ali, estime que "Si cela se produit (Tamazight en graphie latine, ndlr), ça sera quelque chose de très grave contre la langue arabe", alors même que l'arabe est La langue officielle de l'Etat algérien et que l'on ignore encore "de qui" Tamazight est la langue officielle.

    L'objectif de cette offensive sur la graphie que "doit utiliser" Tamazight, pour être acceptée comme étant une "langue algérienne", vise à faire perdre du temps à ceux cautionneront cette supercherie constitutionnelle afin de les amener à discuter encore un siècle la nature de la graphie qu'il faut utiliser pour les langues berbères, le temps de parachever l'arabisation totale du peuple kabyle et des autres peuples amazighs.

    ygi,
    SIWEL 081013 JAN 16


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    QUEBEC (SIWEL) — Nous avons lu à maintes reprises le contenu de l'avant projet de révision de la constitution algérienne. Non, nous ne sommes pas déçu car nous n’attendons plus rien de ce côté là. Bien au contraire cela renforce nos volontés de faire autrement et militer encore plus avec le MAK-GPK. Deux structures qui ont vu juste concernant notre présent et notre avenir.

    Groupe Amitié Québec-Kabylie :
    Le ‘’combat continue’’ disent certains de nos amis. Nous, nous disons que le combat a changé et nous pensons aussi pour le MAK-GPK et tant mieux car lorsque le mal, le cancer mute et se transforme, il est mortel de garder le même traitement. Lorsque la cellule cancéreuse mute, le médecin doit ajuster son traitement pour être plus efficace.

    Le MAK-GPK travaillent la main dans la main pour bâtir un État Kabyle. Ils le font pour sauver la Kabylie. Le combat a donc changé ! Et tant mieux. La Kabylie et les Kabyles innovent et avancent.

    Revenons donc au sujet.

    Notre première lecture de ce texte de ‘’Constitution’’ fut "en diagonale" et ce pour nous faire une idée assez rapidement. Ensuite, nous nous sommes mis à la relire, doucement, en nous arrêtant sur des mots, des adjectifs, des paraphrases. On s'attardait pour mesurer les choix des mots, l’ordre dans lequel ils ont été mis.

    Nous faisions des aller-retour entre les passages consacrés à la langue arabe versus ceux citant Tamazight …

    Nous n'allons pas reprendre ici ce que d’autres kabyles et analystes ont si bien décortiqué et avec lesquels nous partageons une grande partie de leurs analyses.

    Pourquoi seulement une " grande partie" et pas le tout ? Parce que, ces analyses se sont limitées à s’informer uniquement du "sort" réservé à Tamazight.

    Cette précipitation et cette fixation uniquement sur Tamazight est explicable par le fait que notre génération en a fait une pierre angulaire héritée de nos aînés.

    Mais dans nos relectures, non constatons aussi que le contenu "Préambule" n’est pas à négliger surtout qu’on y lit la dernière phrase, la formulation est presque sous forme d’avertissement : "Ce préambule fait partie intégrante de la présente Constitution." Ça sonne comme : Voici les règles du jeux !

    Le diable est donc vraiment dans le détail !
    Donc, dans ce même " Préambule", notre analyse va porter sur les deux paragraphes suivants :


    Groupe Amitié Québec-Kabylie :
    Ces deux paragraphes placent le décor, le cadre, les limites, la matrice, le gabarit, l’étalon, la cellule mère, la souche, l’embryon, la formule, la norme, le repère, le centre de gravité, l’essentiel, l’origine, le départ, le référentiel, … à tous les articles qui jalonnent cette nouvelle "Constitution".
    Et c’est pour souligner l’importance de ces deux passages que les rédacteurs-décideurs les ont clôturé par la formule puissante de "… partie intégrante de la présente Constitution."

    " Vous voulez Tamazight ? … Elle sera dans ce cadre … " disent-ils clairement, il faut le leur reconnaître !

    Passons à la loupe, chaque morceau et voyant comment cela va à contre sens des aspirations et des valeurs de la Kabylie.

    - "L’Algérie, terre d’Islam, …" : La Kabylie est laïque, elle glorifie l’islam de Cix Muhand U lhusin, elle revendique la parole du chrétien Saint-Augustin, elle est fière de la juive "Kahina" et elle jure par "Jma3 Liman" …

    Et à ce jour, malgré les coups que lui assène l’islamisme, par le truchement de ceux que vous devinez, la Kabylie refuse de placer la religion au premier plan de ses positions.

    - "partie intégrante du Grand Maghreb, … " : Ce "Syndicat de présidents …" comme l’avait si bien décrit le Dr. Said Sadi. Un syndicat dont les fondateurs ne sont plus de ce monde et qui l'ont tellement mal géré que la zone est devenue un chantier en désordre.

    " pays arabe, … " : Depuis quand ? par quelle logique veulent-ils faire de la terre ancestrale Amazigh de Massinissa un " pays arabe, … " ? Un pays arabe en Afrique ? La Kabylie ferait alors partie de la zone arabe ?! Nos ancêtres se retourneraient dans leurs tombes.

    Est-ce une demande de la France ? La Kabylie a refusé de devenir française, pourquoi ira-t-elle se déguiser en ‘’arabe’’ ou en finlandaise ?

    On accuse souvent les États-Unis de vouloir reconfigurer la carte du monde et voilà qu’en 2016 on tente de falsifier l’Histoire écrite depuis des millénaires par Massinissa sur cette terre Amazigh. Ce lointain Roi Amazigh l’avait dit : ’’L’Afrique aux Africains !’’

    Et la Kabylie ne cesse de le crier, de le redire en d’autres mots et même dans ses moments de douleurs intenses: ‘’Corrigez l’Histoire l’Algérie n’est pas arabe ! ’’. Nous sommes Kabyles, africains, ni pires ni meilleurs que les Arabes ou les autres peuples de cette terre, mais fièrement Kabyles. Aucune constitution ne pourra changer cela.

    "Nous sommes chargés de cinq mille ans d’Histoire. C’est le prix d’être un peuple "… clamait feu Benai Ouali. Et cela résonne et raisonne encore et encore dans nos têtes, dans nos cœurs, dans les monts, les ruelles, sur les roches et dans les maisons de Kabylie.

    - "La fierté du peuple,… "
    : Cette mouture ne valorise pas du tout la fierté Kabyle-Amazigh, bien au contraire elle veut la classer en seconde zone et ... "à terme" en finir avec cette dimension.

    - "ses sacrifices, son sens des responsabilités, … " Le contenu de cette ‘’constitution’’ ne respecte pas les sacrifices de la Kabylie et son … ‘’sens de responsabilité’’ lui dicte de lui tourner le dos et ne pas l’endosser.

    - " son attachement ancestral à la liberté et à la justice sociale …" : Ivan ukurfa akw d weclim, irden akw tsemzin. Aqvayli matci s adaynin ig tsarra.

    - " … adopte et transmet aux générations futures, dignes héritières des pionniers et des bâtisseurs d’une société libre… " : Aucun Kabyle digne de ce nom ne transmettra en héritage ce contenu négateur, violent, assimilationniste et néocolonial à sa future génération.

    Ce que la Kabylie transmettra à ses futures générations n’est pas dans cette "constitution".

    Ce que la Kabylie transmettra à ses futures générations est déjà inscrit sur les supports immatériels de sa mémoire.

    Ce que la Kabylie transmettra à ses futures générations est noté dans le parcours héroïque de Laimeche, Benai, Abane, Amirouche, Krim, Matoub, Ait-Ahmed, Said Sadi, Ferhat Mehenni et des millions de Kabyles.

    Ce que la Kabylie transmettra à ses futures générations est inscrit, tatoué en signes intelligents sur les visages de nos mères et dans les regards de nos pères.

    En lisant le document, on ne s’attendait à rien. Non, nous n'attendions rien de ce côté là.

    Nous n'attendons plus rien de ce côté là, depuis le jour ou nous avons vu nos aînés libérer un peuples, un pays et ensuite être forcés à l’exil et y mourir dans une douleur indicible mais mêlée de grandeur et d’honneurs. Même morts, nos Héros kabyles dérangent !

    Nous n'attendons plus rien de ce côté là, depuis nous avons vu nos ainés se dépenser généreusement, courageusement, férocement, pacifiquement, douloureusement cheminer à travers le FFS, le MCB, Le RCD, La3rac et ne récolter très souvent qu’injures, anathèmes et toujours davantage d'arabisation.

    Non la Kabylie n’a pas tari.

    ‘’Igrwa d yiwen ulqaf …’’ C’est ainsi qu’on disait, lorsqu’enfants, en Kabylie, on jouait Ilqafen et qu’il nous restait une dernière chance.

    Oui, la Kabylie innove, elle avance, elle s’adapte face à son malheur, face à ses malheurs. Et c’est pour cela qu’elle dérange tant.

    Alqaf anegaru, qaren as : Awanek Aqvayli.

    LA solution à nos malheurs est de nous doter d’un État Kabyle.

    Le véhicule ? : Le MAK et le GPK additionnés à toutes les bonnes volontés kabyles, et ce dans tous les domaines.

    Un État kabyle pour ne plus résister, pour ne plus s’épuiser à sauver des morceaux, réparer … mais construire et bâtir notre avenir dans le respect de notre passé, de notre présent et de ce que nous aurons projeté pour notre futur.

    Un État kabyle car ‘’ Nous voulons la patrie de nos pères, la langue de nos pères, la mélodie de nos songes et de nos chants sur nos berceaux et sur nos tombes. Nous ne voulons plus errer en exil dans le présent sans mémoire et sans avenir...”. (Dixit Jean L Muhuv Amruc)

    Un État kabyle pour ne plus demander, quémander, supplier, marcher, démarcher, pétitionner … mais faire et servir la maison Kabyle.

    Un État kabyle pour vivre dans et par nos valeurs, ni pires ni meilleurs, mais les nôtres!

    Un État kabyle pour ne plus être assimilés, écrasés … mais partager pacifiquement nos valeurs et nos passions avec les autres peuples dans le respect mutuel, loin de toute domination.

    Un État Kabyle pour rester debout. Pour rester libre.

    Un État kabyle sans aucune amertume ou dépit envers quiconque mais sereinement pour nous servir et protéger nos codes de valeurs et nos intérêts immatériels.

    Un État kabyle, ou ‘’à terme’’ disparaîtrait. Et tout cet héritage Kabyle façonné par le temps, nos luttes, nos victoires, nos défaites, nos joies, nos douleurs, nos exils, nos héros et les sacrifices de la multitude d’anonymes … disparaîtra pour toujours.

    Un État largement autonome ? Et l’on se rendra vite compte des limites de cette option car céder certains pouvoirs, et non les moindres, à pouvoir central raciste et despotique revient à s’enchaîner.

    Un État Fédéral ? Questionnez, les Catalans, les Québécois … et ils vous diront combien leur langue est malmenée et combien les flux des capitaux, des taxes et des impôts leurs sont défavorables car gérés par un pouvoir central. Et combien ils sont malmenés … à chaque élection fédérale ou locale … et comble de l’ironie l’acte démocratique de choisir et le bulletin de vote se transforment en un couteau pour remuer dans les plaies de ton histoire et pour te faire dire ou te rappeler la triste place qui est tienne dans ce pays.

    Aucun peuple n’a le droit de tutelle historique, juridique, civique, divin … sur un autre peuple.

    Nous souhaitons de toutes nos forces un ÉTAT KABYLE INDÉPENDANT.

    Nous sommes certain, que la Kabylie et le peuple Kabyle ont en leur sein des énergies capables de cela.

    Vive la Kabylie indépendante !

    Nous dédions cette modeste contribution :
    - À toutes celles et tous ceux qui s’y reconnaîtront,
    - À la mémoire de Da Lhocine Ait Ahmed, Ider d azedgan, iqim d azedgan, imut d azedgan, imtel ger izedganen,
    - À la résilience, le courage et l’humanisme de Ferhat Mehenni, ivedden, i yekren i wedrar s ufus,
    - Au courage et la fougue de Said Sadi, irzan asalu,
    - À la mémoire de Kamal Irchene qui a eu du temps pour écrire LIBERTÉ mais qui en a été privé,
    - À nos aïeux et leurs descendances,

    Québec, le 07 janvier 2016


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    TIZI-OUZOU (SIWEL) — L'inamovible, et honni de tous, Mohand Cherif Hannachi, s'active avec son acolyte Brahim Merad, le non moins honni Wali (préfet) de Tizi-Ouzou, pour tenter de dissuader les supporters de la JSK de marcher avec le MAK le 12 janvier prochain lors de la traditionnelle marche de Yennayer.

    Hannachi et Merad
    Après la supercherie démasquée de l'officialisation de Tamazight par l'écrasante majorité des kabyles, y compris ceux qui la réclamaient, l'Etat algérien craint que cette marche du 12 janvier 2016 ne soit un nouveau et grandiose plébiscite pour le MAK après celui du 20 avril de l'année dernière, mais il craint aussi un gigantesque désaveux de son officialisation "à rabais" de Tamazight.

    En effet, les articles du projet de constitutionnalisation de l'infériorité de Tamazight "langue officielle" par rapport à l'Arabe qui demeure "La langue officielle" de l'Etat, ont été décortiquées en long et en large par bon nombre de personnalités kabyles, et démontés les uns après les autres, pour aboutir à l'affirmation de l'immuable arabité de l'Algérie et de l'éternelle infériorité de Tamazight, soulevant ainsi le courroux des kabyles qui n'ont pas hésité à l'exprimer; excepté ceux qui ne peuvent pas faire autrement, ces derniers étant obligé de ravaler leur déception, et leur fierté, avec le sentiment amer d'avoir été floué, et même pour certain, obligé de faire "bon accueil" à ce qui aura été une de leur plus grande humiliation.

    Ce que Hannachi et Merad ne semblent pas comprendre, c'est que, étant donné le "capital sympathie" dont ils jouissent en Kabylie, ils ne se rendent même pas compte qu'ils travaillent POUR le MAK ... alors messieurs, surtout continuez comme ça.

    RDV est donc donné aux kabyles à Vgayet et Tizi-Ouzou le 12 janvier 2016, 1er Yennayer 2966

    mti,
    SIWEL 081720 JAN 16

    Hannachi et Merad


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    TASSAFT OUGEMOUN (SIWEL) — Une importante délégation du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), à sa tête, Bouaziz Aït-Chebib, s’est recueillie aujourd’hui à la mémoire de l’un des grands bâtisseurs connu et reconnu de la démocratie en Algérie : feu Mustapha Bacha. Dès leur arrivée à Tassaft-Ougemoun, les militantes et militants du MAK furent accueillis chaleureusement par les parents du défunt, notamment ses deux frères, Karim et Ali.

    Tassaft Ougemoun : Le MAK se recueille à la mémoire de Mustapha Bacha et Brahim Izri
    Aussitôt les embrassades terminées, délégation du MAK et parents du défunt se dirigèrent vers le cimetière ou repose Mustapha Bacha, l’homme considéré comme une référence dans bon nombre de points, l’honnête politique et intellectuelle notamment.

    Une fois sur les lieux, Bouaziz Aït-Chebib, en sa qualité de Président du MAK, donna le signal pour l’observation d’une minute de silence à la mémoire du défunt comme début de cérémonie de recueillement. Une fois la minute de silence remplie, le Président du MAK, lié depuis longtemps par des liens de sang et d’amitié à la famille du défunt, a, en bon citoyen kabyle sur les règles de bienséance bien de chez-nous, pria les deux frères Bacha de prendre la parole les premiers.

    C’est ainsi que Karim et Ali Bacha ont commencé par souligner le grand mérite du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie tout en lui réaffirmant que le MAK a toujours été le bienvenue à Tassaft-Ougemoun et plus particulièrement à la fondation Mustapha Bacha.

    En abordant ensuite le sujet de son frère Mustapha, Karim Bacha a regretté, qu’à ce jour, aucune rue, aucune école ou autre institution ne soit baptisée au nom de son défunt frère.

    Pour sa part, Bouaziz Aït-Chebib, a commencé par rappeler les liens particuliers qu’il entretenait avec la famille Bacha pour ensuite se focaliser sur le long et riche itinéraire du défunt. En effet, avec le verbe bien maîtrisé, Bouaziz Aït-Chebib retraça la vie mouvementé du défunt. Il va sans dire que le Président du MAK porta à la connaissance certains dixies et métaphores du feu Mustapha Bacha et qui demeurent toujours dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont côtoyé.

    C’est ainsi effectivement que les présents sur les lieux ont appris que le premier syndicat autonome a été créé par Mustapha Bacha. Le Président du MAK souligna également que le regretté défunt a fait partie des quatre fondateurs du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD). L’orateur annonça même par leurs noms les fondateurs du RCD. Il s’agit de Ferhat Mehenni, le Dr Saïd Sadi, Mokrane Aït-Larbi et Mustapha Bacha.

    Bouaziz Aït-Chebib ne passa pas aussi sous silence la grande capacité au travail de Mustapha et son savoir-faire en matière d’organisation. Son honnêteté intellectuelle, sa modestie et son courage politique furent également mis en avant. L’honnêteté et le courage politiques de feu Mustapha Bacha ont été traduits par Bouaziz Aït-Chebib à travers justement ses dixies et métaphores. Voici les deux plus célèbres : « Le RCD n’est pas une machine à laver du FLN ! » et « le nombre d’emprisonnements de Ferhat Mehenni (13 fois ndlr) est largement inférieur au nombre de fois où vous avez obtenu des privilèges auprès du pouvoir ! ».

    Dans le premier cas, feu Mustapha Bacha a fait une telle métaphore pour désigner certaines personnes qui se sont enrichies au FLN avec les méthodes que le commun des mortels sait et qui ont fait leur entrée au RCD avec le calcul de se refaire une virginité. Dans le second cas, face à ces mêmes personnages opportunistes, lesquels volontairement ou non, ont tenté d’ignorer les grandes références militantes de Ferhat Mehenni. Feu Mustapha Bacha leur a indiqué alors par cette métaphore qu’il leur préférait de très loin Ferhat Mehenni.

    Bouaziz Aït-Chebib poursuit encore durant longtemps son discours sur l’homme qui repose au cimetière de Tassaft-Ougemoun depuis déjà 22 ans. Après l’intervention du Président du MAK, une gerbe de fleurs fut déposée sur la tombe du défunt.

    Ensuite A l’occasion de l’offrande pour cette circonstance (café, thé, beignets et galette), Ali Bacha décida d’intervenir une seconde fois. Son intervention a été très émouvante. Les termes employés à l’endroit du MAK furent des plus élogieux. En effet, Ali Bacha avoua la grande sincérité de l’action et du discours du MAK à l’endroit de son défunt frère. « De tous ceux qui se sont rapprochés de nous, et ce en relation avec le décès de mon frère, je dis haut et fort que c’est chez-vous les militants du MAK que je constate le plus d’honnêteté et de sincérité », a déclaré Ali Bacha avec beaucoup de solennité. C’est sur ces paroles qui vont droit au cœur que la délégation du MAK, à sa tête, Bouaziz Aït-Chebib quitta Tassaft-Ouguemoun.


    Tassaft Ougemoun : Le MAK se recueille à la mémoire de Mustapha Bacha et Brahim Izri
    De retour à Tizi-Ouzou, la délégation du MAK fit une halte sur les lieux où repose une autre grande figure kabyle : feu Brahim Izri. La cérémonie de recueillement sur cette grande figure artistique, décédée le 13 janvier 2005, fut traduite par l’observation d’une minute de silence à sa mémoire, le dépôt d’une gerbe de fleurs sur sa tombe et enfin un discours sur sa vie tant artistique que personnelle. Bouaziz Aït-Chebib mit l’accent sur les grandes compétences artistiques et les qualités hautement humaines du regretté défunt qui laissa un grand vide dans la famille artistique kabyle.

    Said Tissegouine,

    SIWEL 081830 JAN 16

    Tassaft Ougemoun : Le MAK se recueille à la mémoire de Mustapha Bacha et Brahim Izri


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    AGWNI GGEGHRAN (SIWEL) — La Commune d’Agwni Ggehran s’est mise dans ses plus beaux atours aujourd’hui pour accueillir la direction politique du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie dont le Président du Mouvement kabyliste, Bouaziz Ait Chebib et Hocine Azem, Secrétaire National aux Relations Extérieurs, natif du la même Commune qui a aussi enfanté le maestro de la culture kabyle en l’occurrence Slimane Azem.

    Meeting du MAK à Agwni Ggeghran (vidéo)
    Après une minute de silence observée à la mémoire de tous les martyrs de la liberté de la Kabylie, le meeting du MAK a commencé par l’intervention de Hocine Azem qui a mis l’accent sur l’importance de la mise en place d’un Etat kabyle afin que le peuple kabyle puisse avoir une existence éternelle dans l’Histoire de l’Humanité; une Histoire pour laquelle la nation kabyle a beaucoup contribué par ses penseurs et autres intellectuels. Hocine Azem n’a pas été avec le dos de la cueillir à l’égard de ceux qui siègent dans les instances représentatives algériennes, notamment les élus issues des partis kabyles auxquels il a lancé un appel pressant à démissionner des institutions d’un Etat algérien qui conduit inexorablement une politique d’anéantissement de toute la mémoire et de toute l’Histoire du peuple kabyle en tant que peuple, nation et culture par ses politiques diverses.

    L’intervention du Président du MAK Bouaziz Ait Chebib a de son côté mis en exergue les élucubrations contradictoires de l’Etat algérien dans son avant-projet constitutionnel, notamment les vices dilatoires et rédhibitoires à l’encontre de la Kabylie, dans toutes ses dimensions, en expliquant que le MAK n’est pas dans la perspective de composer avec le régime colonial algérien qui ne jure que par la disparition du peuple kabyle; lequel peuple exige un référendum d’autodétermination pour ériger un Etat souverain en lieu et place d’un article dans une Constitution algérienne : « la Kabylie n’est nullement concernée par les projets de l’Etat algérien. De ce fait, quel que soit le statut accordé à « Tamazight », le MAK ne reconnaît ni l’Etat algérien ni sa constitution. Désormais, la nation kabyle n’aspire à rien d’autre qu'à l’instauration de son propre Etat pour assurer sa pérennité et sa prospérité, tout le reste n'est que littérature ».

    Enfin, le meeting du MAK s’est clôturé par une marche populaire vers le site du lever du drapeau, au cœur du Village, pour prêter serment au drapeau et à la nation kabyles devant une assistance fort nombreuse. Il est a noter que le lieu choisi pour lever le drapeau kabyle n'est autre que l'ancien charnier des neufs martyrs du FFS tombés dans les années de guerre entre l’Armée des frontières de Benbella et Boumedienne qui et les maquisard kabyles épuisés par les 7 années de guerre contre la France coloniale et où la toute fraîche armée de Boumedienne avait commis des massacres en Kabylie qui avait dignement osé s'opposer à l’instauration de la dictature arabo-islamiste du tout nouveau Etat algérien.

    ha,
    SIWEL 082342 JAN 16

    http://www.siwel.info/video/

    Meeting du MAK à Agwni Ggeghran (vidéo)

    Meeting du MAK à Agwni Ggeghran (vidéo)

    Meeting du MAK à Agwni Ggeghran (vidéo)


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    KURDISTAN (SIWEL) — Le régime turc cherche à répéter le génocide commis contre les Arméniens au début du 20ème siècle (1,5 millions de morts) et ceux de Dersim, Agiri et Kocgiri contre les Kurdes (des centaines de milliers de morts). Il y a deux jours, le Maire AKP de la ville d’Adana, Huseyin Sozlu, déclarait en public à l’attention des Kurdes de Turquie: « vous allez finir comme les Arméniens ». Extrait du communiqué du Congrès National du Kurdistan dont nous publions ci-après l'intégralité

    L'Etat Turc à l’attention des Kurdes « vous allez finir comme les Arméniens » / Communiqué du Congrès National du Kurdistan
    Communiqué du Congrès National du Kurdistan

    L’Etat turc mène une guerre totale contre les Kurdes

    Après le coup porté par le Président Erdogan aux élections du 7 juin 2015, l’Etat turc a lancé une guerre totale contre les Kurdes. Allant jusqu’à déployer la marine au Kurdistan, il utilise toutes ses anciennes techniques de guerre sale. Des couvre-feux sont imposés depuis plusieurs semaines dans les villes de Cizre, Silopi et Sur. D’autres villes comme Nusaybin, Dargecit, Lice et Varto ont subi des couvre-feux par intervalles rapprochés. A ce jour, les forces de sécurité turques déployées dans ces villes ont tué 260 civils. La plupart de ces morts sont dues à des tirs d’artillerie ou des tirs de snipers de la police.

    Les forces de sécurité turques visent en particulier les femmes et les enfants. En dernier lieu, trois militantes politiques kurdes ont été exécutées à Silopi, dans la province de Şırnak, au 23ème jour du Couvre-feu. Il s’agit de Sêvê DEMIR, membre de l’Assemblée du Parti Démocratique des Régions (DBP), de Pakize NAYIR, Coprésidente de l’Assemblée populaire de Silopi et de Fatma UYAR, activiste du Congrès des Femmes Libres (KJA).

    Des maires emprisonnés
    Depuis les dernières élections, 20 Co-maires du DBP ont été jetés en prison. Plusieurs autres ont été destitués de leur mandat par décision du Ministre de l’intérieur. Parallèlement, l’AKP, le parti au pouvoir, a annoncé de nouvelles mesures : des administrateurs désignés par le gouvernement seront désormais chargés de remplacer les Maires destitués. Ainsi, des bureaucrates nommés par l’Etat viendront saper la volonté populaire.

    Nouvelles lois contre les Députés
    Tandis que les mesures susmentionnées sont mises en œuvre à l’encontre des élus locaux kurdes, le Président turc Erdogan a un fois de plus manifesté son intolérance face aux critiques exprimées par les Coprésident du HDP, Selahattin DEMIRTAS et Figen YUKSEKDAG, en demandant aux Procureurs de la Républiques d’entamer des poursuites contre ces deux députés kurdes. Il a suffi qu’Erdogan déclare “ces gens doivent payer”, pour que la justice et la loi soient mises en action contre les Coprésidents du HDP et d’autres Députés de ce parti.

    Un document contenant un aveu de génocide
    Un document découvert récemment démontre que l’Etat approuve les massacres de civils au Kurdistan. « Le fait pour le personnel militaire de s’abstenir de faire usage des armes par crainte de poursuites judiciaires peut avoir des conséquences très graves » peut-on lire sur ce document du commandement de l’armée de terre qui donne aux soldats des garanties de non-poursuite au cas où ils tueraient des civils.

    Il y a un siècle, c’était les Arméniens
    Le régime turc cherche à répéter le génocide commis contre les Arméniens au début du 20ème siècle (1,5 millions de morts) et ceux de Dersim, Agiri et Kocgiri contre les Kurdes (des centaines de milliers de morts). Il y a deux jours, le Maire AKP de la ville d’Adana, Huseyin Sozlu, déclarait en public à l’attention des Kurdes de Turquie: « vous allez finir comme les Arméniens ».

    Politique de déplacement forcé et transformation des villes en camps de concentration
    L’armée turque tente quotidiennement de déplacer par la force les habitants des villes de Cizre, Silopi et Sur en les menaçant de massacre. Rien que dans le quartier de Barbaros, à Cizre, quelque 7.000 personnes ont été forcées de quitter leurs maisons et transférées dans une salle de sport située dans un autre quartier, avant d’être invitées à quitter la ville. Les personnes qui ont refusé de quitter leurs maisons sont encerclées par l’armée turque qui les vise régulièrement par des tirs d’artillerie.

    Nous demandons que l’Etat turc arrête immédiatement les massacres au Kurdistan.
    Alors que l’Etat turc négocie son adhésion à l’Union européenne, il massacre, torture et emprisonne les Kurdes. Pourquoi ce silence de l’Europe face à cette politique de guerre et de massacre totalement contraire aux valeurs européenne ?
    L’Etat turc attaque les Kurdes qui sont en première ligne dans le combat contre Daesh. Pourquoi les membres de la coalition anti-Daesh ne réagissent pas ?

    Nous appelons à la solidarité avec le peuple kurde contre la politique turque de terreur et de guerre.

    Congrès National du Kurdistan (KNK), 6 janvier 2016

    SIWEL 091301 JAN16


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    TIZI WEZZU (SIWEL) - Le Conseil universitaire MAK de Tizi-Ouzou appelle la communauté universitaire ainsi que tout le peuple kabyle à venir participer massivement à la marche populaire ce mardi 12 janvier pour:

    MAK: Le conseil universitaire de Tizi Ouzou  appelle à la marche populaire de Yennayer (12 janvier)
    • Soutenir les revendications et le combat des étudiants pour une université kabyle démocratique et progressiste.
    • Pour dénoncer encore une fois la violation des franchises universitaire, les agressions physiques au sein de l’université et la clochardisation des campus.
    • Le droit du peuple kabyle à disposer de son avenir à travers le référendum d’autodétermination.
    • Dénoncer la militarisation active, l’arabisation outrancière, la salafisation forcenée, le terrorisme économique, la misère croissante, la destruction de l’environnement que subit la Kabylie.
    • Restituer la JSK à son peuple.
    • Exiger la libération immédiate et inconditionnelle du Dr Kameleddine Fekhar et de tous les détenus mozabites.


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    AT IRATEN (SIWEL)- La confédération MAK des At Iraten a rendu ce matin un vibrant hommage à la grande chanteuse kabyle Zohra, décédée le mois de janvier 1995. Une forte délégation s'est rendu aujourd'hui à la tombe de la chanteur pour se recueillir à sa mémoire. C'est la soeur de Zohra que revient l'honneur de déposer la gerbe de fleur. Après la minute de silence, Youcef Guedache? président de la confédération MAK d'At Iraten, a rappelé le talent artistique de la chanteuse et mis en lumière son combat pour les droits de la femme à travers ses oeuvres. Après le témoignage de Houria, la soeur de la chanteuse, qui a été le point culminant de cette commémoration, deux jeunes musicien ont rendu un hommage à Zohra à leur manière en interprétant trois de ses chansons.

    At Iraten : Le MAK se recueille à la mémoire de la grande chanteuse Kabyle Zohra
    Une forte délégation s’est déplacée au village d’Agemmun pour se recueillir sur sa tombe. Sur place, c’est à la sœur de la défunte qu’est revenu l’honneur de déposer la gerbe de fleurs à sa mémoire.

    Youcef Guedache , président de la confédération d’At Iraten , a rappelé le parcours et le talent artistique de Zohra et mis en lumière son combat pour la femme à travers son œuvre.

    Le témoignage de Houria, la sœur de Zohra, a été très émouvant et elle a tenu à remercier le MAK pour cette initiative qui déterre le nom de sa sœur de l’oubli.

    Deux jeunes musiciens ont rendu à leur manière un hommage très touchant à la chanteuse en interprétants trois de ses chansons.

    A la fin de la commémoration, un sage du village d’Agemmun, a félicité la confédération d’At Iraten pour cette action qui entre dans le cadre de la préservation de la mémoire collective du peuple kabyle.

    At Iraten : Le MAK se recueille à la mémoire de la grande chanteuse Kabyle Zohra
    BIOGRAPHIE DE : ZOHRA

    Zohra, chanteuse, interprète kabyle est née en décembre 1962 à Aguemoune, village de Larbaâ Nath Irathen en Kabylie.

    La vie de Zohra ressemblait à toutes celles des filles villageoises de Kabylie de l’époque. Elle apprit tôt les tâches ménagères, telle que le travail de la laine, le jardinage dans des champs et aussi dans des lopins de terre tout près du domicile, la récolte des olives etc.
    Elle aimait aussi la lecture bien qu’elle n’ait jamais fréquenté l’école et elle adorait la musique.

    Néanmoins, cette ambiance bon enfant s’écroula vite pour elle quand, en 1980, à l’âge de 18 ans, elle se maria, eut une fillette et divorça très tôt. Elle se remaria quelque temps plus tard, elle eut une autre fille et divorça une deuxième fois.
    En 1982, elle sortit son premier album qui rencontra un retentissant succès. Femmes et hommes, tout le monde se retrouva dans ses belles chansons qui firent d’elle une porte-parole de la femme algérienne en général et kabyle en particulier. Elle sut mêler délicatement mélancolie, tendresse et révolte de femme contre l’ordre établi, tout en prenant soin d’insuffler l’espoir dans le cœur de ses auditrices. En 1986 , Zohra part en France pour animer des galas.

    C’est en janvier 1995, après avoir donné un concert, que Zohra mourut tragiquement à l’âge de 32 ans dans un accident de voiture sur la route de Paris-Marseille.

    Mélancolique, Zohra était une femme qui aimait chanter la tristesse et le malheur de sa vie. Son complexe elle a su le rendre plus cruel et plus souple en même temps.
    Dans l’une de ses chansons, elle dit «pourquoi Dieu suis-je différente de mes semblables toute ma jeunesse vécue dans des ténèbres?» Ainsi chantait déjà la diva pour exprimer toute la détresse qui la marqua dans sa courte vie de 33 ans.

    Source : http://www.music-berbere.com/artiste-zohra-ia-57.html#ixzz3wmfPgMTb

    At Iraten : Le MAK se recueille à la mémoire de la grande chanteuse Kabyle Zohra

    At Iraten : Le MAK se recueille à la mémoire de la grande chanteuse Kabyle Zohra

    At Iraten : Le MAK se recueille à la mémoire de la grande chanteuse Kabyle Zohra


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    ILULEN UMALU (SIWEL) - L'Arch d’lulen Umalu a accueilli chaleureusement le MAK. Une foule nombreuse a assisté hier après midi au meeting populaire du mouvement souverainiste kabyle qui entre dans le cadre de la préparation et la sensibilisation pour la marche du 12 janvier. La marche de Yennayer (12 janvier) est une tradition instaurée par le MAK depuis l'année 2009. Cette manifestation populaire traditionnelle a été plusieurs fois réprimée et empêchée par les services répressifs de l'Etat colonial algérien. La répression n'a jamais pu dissuader les souverainistes kabyles de perpétuer cette tradition qui érige cette date symbolique en une journée d'action incarnant la volonté du peuple kabyle de recouvrer sa souveraineté. "Pour nous, la marche de Yennayer est aussi sacrée que celle du 20 avril. Aucune répression ni propagande de déstabilisation ne peut altérer notre détermination à honorer cette journée historique avec deux marches à vgayet et tizi ouzou." ont déclaré les responsables du MAK.

    Meeting du MAK à Ilulen Umalu (Iloula):
    Mouloud Hamrani, Ahcène Graichi, Farid Djenadi et Bouaziz Ait Chebib ont rappelé les positions de principe du MAK qui est présenté comme un mouvement révolutionnaire qui n’a d’autre objectif que de libérer la Kabylie du joug de l’Algérie Arabo-islamique.


    Les orateurs ont signalé avec insistance que la pseudo-officialisation de « Tamazigh » n’est qu’un leurre visant à duper le peuple kabyle afin de l’éloigner de son nationalisme et de son patriotisme afin de le diluer dans l'ensemble algérien synonyme de sa disparition. « Ouyahia, en déclarant que cette officialisation vise à préserver « l’unité nationale » reconnait de fait que le pouvoir colonial qu’il sert tremble devant la montée en force du MAK. »

    Les responsables du MAK ont réitéré le rejet de leur mouvement de tout ce qui émane de l’Etat algérien, un Etat qu’il ne reconnaît pas et de ce fait : "qu’il y ait officialisation de tamazight ou pas, le MAK n’est pas concerné par cette constitution algérienne et poursuivra son combat pour l’instauration d’un Etat kabyle. " ont martelé.

    En décortiquant les articles du projet constitutionnel algérien, les orateurs ont démontré que l’Etat algérien accentue sa politique d’apartheid contre les Kabyles et les berbères en général.


    Meeting du MAK à Ilulen Umalu (Iloula):
    Pour les membres de la direction du mouvement souverainiste kabyle , le salut de la Kabylie et de sa langue passe impérativement par le recouvrement de la souveraineté du fait qu’une langue a besoin d’un peuple libre et souverain qui va la défendre et la promouvoir. « Quel kabyle un minimum lucide peut confier sa langue à son pire ennemi? ».

    Tout en rendant hommage à Ferhat Mehenni, le père du nationalisme kabyle, à Meziani Mehenni, jeune lycéen d’Ilulen Umalu assassiné par les gendarmes algériens le 28 avril 2001 et Ameziane Mehenni assassiné par les services algériens le 19 juin 2004 en France, les responsables du MAK ont mis l’accent sur la continuité du combat du peuple kabyle : « de la génération de 1954, à la génération du printemps noir de 2001, en passant par la génération de 1980, les méthodes et les stratégies de lutte sont différentes mais l’idéal défendu a toujours été le même : la liberté".

    Le MAK a la responsabilité historique de mener le bateau kabyle à bon port. " Yennayer un Jour férié n’en déplaise aux ennemis de la Kabylie. C'est à la fois un événement festif et revendicatif". Il appelle à cet effet le peuple kabyle à venir participer massivement à la marche du 12 janvier à Tizi Ouzou et Vgayet.


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    AMIZOUR (SIWEL) — Agissant dans le cadre de la poursuite de la structuration et la restructuration du Mouvement pour l' Autodétermination de la Kabylie (MAK), Farid Djennadi, Naddir Chelbabi, en tant que membres de la direction du MAK, ont procédé hier à l’installation de la section –MAK d’Amizour.

    Activités organiques du MAK : Installation de la section d'Amizour
    Cette instance est composée comme suit :
    -Le président : BENOUARET ABDELHAKIM
    -Le vice-président : AMRI NABIL
    - Responsable à l'organique : MAOUCHI BELKACEM
    - Adjoint : BRIKH MAKHLOUF
    - Membres : KACIMI FODIL et SAADI IDIR.

    A relever que les deux hauts responsables du MAK, qui étaient accompagnés par Abdelli Zahir et Anaouz dans ce déplacement à Amizour, ont mis à profit ce rendez-vous pour expliquer aux désormais représentants locaux du MAK les grands enjeux et les défis attendant l’ensemble de la famille militante et patriotique du MAK.

    Il va sans dire que l’accent a été également mis sur les grands rendez-vous historiques que la région d’Amizour a toujours honorés. Farid Djennadi a, par conséquent, instruit les membres de cette section de ce qu’attend d’eux le peuple kabyle.

    Rendez-vous est pris pour la marche du 12 janvier à Vgayet pour célébrer Yennayer 2966.

    cdb,
    SIXEL 100915 JAN 15


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Yennayer 2966 sera placé sous un signe à la fois festif dans nos villages mais aussi revendicatif dans le cadre d’une marche à Tizi-Wezzu et Vgayet le 12 janvier 2016 .

    YENNAYER 2966 : Un événement festif et revendicatif. Contribution de Sakina AIT AHMED
    Dans le cadre du troisième Congrès du MAK,cette année 2016 sera marquée par de nombreuses décisions très importantes pour l'avenir de la Kabylie qui n'a cessé d'être dans la ligne de mire d'un pouvoir algérien qui se comporte comme une hydre à plusieurs têtes. Il ne cesse de concocter dans les méandres tortueux de ses arcanes, des propositions aussi macabres les unes que les autres dont le but final est de nous dépersonnaliser, nous absorber, nous noyer dans ce système cette idéologie arabo islamique exclusive.

    Depuis plus de cinquante années de vie commune forcée, on ne compte pas les cadeaux empoisonnés dont ils nous affublent.

    Le plus récent concerne l'officialisation à grand minima de Tamazight qui n'aura pas le statut de langue officielle de l'Etat, réservé uniquement à sa grande rivale, l'arabe classique.

    Après cinquante années d'arabisation à coup de milliards, cette vieille dame chancelante ne s'est pas encore parée de ses atours scientifiques.
    Malgré ce statut de première épouse « minorée, délaissée, discriminée » la horde des islamistes assassins, amnistiés, choyés, payés , recyclés , reçus en grande pompe dans les arcanes et dorures du Palais présidentiel, consultés, ne l'entendent pas de cette oreille. Ils prévoient de manifester dans la ville de Constantine car ce maigre « faux acquis » , ne leur convient pas du tout, il remet en cause, selon eux, la sacro suprématie totalitaire de l'arabe donc de l'idéologie arabo islamique hégémonique .

    Nous concernant, dès la parution de cette mascarade d'un avant projet de modification de la constitution algérienne nous avons répondu : d'une part nous ne sommes pas concernés et d'autre part il s'agit bien d'un coup d'épée dans l'eau, monté de toute pièce dans le but de nous diviser. Notre but final c'est l'instauration d'un Etat Kabyle.

    Certes ce pouvoir tient une comptabilité machiavélique, pour lui ce n'est qu'une question de temps, reculer pour mieux sauter, histoire de se donner un peu de répit, en attendant le coup fatal d'une arabisation claironnante, absorber, arabiser enfin de façon irréversible, à l'instar des autres régions cette Kabylie qui les empêchent d'arriver à leurs fins.

    Toutefois leurs alliés islamistes ne l'entendent pas de cette oreille. Eux ils sont pressés, ils veulent en finir rapidement avec cette Kabylie qui les honni

    En tout état de cause, nous devons continuer à être très attentifs de ne pas nous laisser bernés par ces miroirs aux alouettes de notre perdition, ne pas tomber dans le piège fatal de la division qui nous est tendu.
    Faisons en sorte que ce Yennayer 2966 millénaire ,que nos ancêtres nous ont légué se perpétue tout en gardant son âme, ses principes fondateurs.


    Faisons en sorte qu'il soit à la fois culturel et convivial mais aussi revendicatif pour faire aboutir le principe de l'Autodétermination de la Kabylie, de façon à choisir librement le statut politique culturel économique et social qui nous sied en vue de préserver et de développer notre langue, nos valeurs culturelles notre économie, nos structures sociales en hommes et en femmes LBRES, dans le respect mutuel et en bonne intelligence avec les autres régions

    Voici quelques éléments fondateurs de Yennayer, jour de l'an amazigh

    Yennayer est une fête antérieure à l’avènement de l’Islam. C'est le premier jour de l’an dans le calendrier agraire utilisé par les Berbères depuis l’Antiquité. Ce calendrier débute avec la victoire de l'amazigh Sheshonq 1er en Egypte, qui deviendra le 1er pharaon berbère de la 22ème dynastie pharaonique, 950 avant Jésus-Christ

    Le nouvel an amazigh , Yennayer est une tradition ancienne inscrite dans le calendrier agraire des imazighen qui connaît aujourd'hui un regain de vitalité. Il est marqué par des rites, des mets , des augures.

    Yennayer a toujours été fêté par tous les habitants de Tamazgha. Les invasions successives ne sont jamais arrivées à interrompre définitivement la chaîne de la transmission des rites de Yennayer depuis des millénaires.

    Avec la Langue, Yennayer est un élément civilisationnel qui unie et cimente les peuples amazigh en général et les Kabyles en particulier


    La veille de Yennayer, les femmes kabyles recouvrent les murs avec de la chaux « arucu n tumlilt » la maison est méticuleusement nettoyée avec un balai de bruyère « amezzir ».Elles embaument les maisons d'herbes et de branchette d'arbres odorantes. Elles changent le trépied du kanun. Afin d'assurer l'abondance de la nouvelle année, elles versent les céréales entre les jarres en terre « ikufan ». La notion d'abondance est préparée et souhaitée de façon à conjurer le sort de mauvaises récoltes.


    Le met principal national kabyle et des berbères en général est le couscous préparé avec du blé. Ce jour là on banni le recours à la semoule d'orge noire qui constitue en temps ordinaire le repas du pauvre.

    Le couscous est préparé avec une sauce à base de légumes secs. Selon les lieux, on mélange deux à sept légumes (pois cassés, lentilles, fèves concassées « avisar », haricots blancs, cornilles ou doliques à œil noir, pois chiches..)et la volaille.

    Dans la préparation des autres mets qui accompagnent le couscous, les femmes kabyles en appellent toujours à la profusion. Aussi elles composent un mélange « uftiyen » de céréales entières cuites à la vapeur ou grillées. Elles sont servies aux enfants le matin du 12 janvier, ou simplement jetées sur les arbres en prévision d'une bonne récolte à venir.

    En fonction des moyens des familles des fruits secs sont généreusement disposés dans un plat en bois ou en terre, ils sont mis à la disposition des enfants .

    Le repas «imensi n yennayer» est servi dans le respect du nombre exact de personnes composant la famille. On rajoute le couvert de l'absent et éventuellement iminig « le voyageur » la fille mariée et surtout « aεesas n wexxam » « le gardien de la maison ». On coupe une mèche de cheveux des petits garçons nés après yennayer passé et avant le premier jour de yennayer. Les petites filles habillent les poupées, un fait qui ressemble au rituel de Tislit n wenzar "la fiancée d Anzar "Dieu de la pluie" On ne vide pas les plats ce qui signifie qu'on doit manger à satiété ce jour particulier d'abondance.

    Dans la soirée, la maîtresse de maison, dépose sur le toit quatre coupelles de terre remplies de sel, représentant chacune les mois de « yennayer, furar, maɣres et yevril »Ce jour là la nature est fortement mise à contribution, elle est observée et écoutée avec une grande attention et respect car elle est porteuse de présages « lfal »

    Le mois de Yennayer est marqué par les processions d'enfants portant des masques. Ils déambulent de maison en maison ,chaque maîtresse de maison s'empresse de leur remettre des friandises et toutes sortes de mets.

    Dans les temps plus anciens, avant d'être légués aux enfants, car ces pratiques ancestrales ont été durement combattues par les adeptes de la religion qui considéraient qu'elles n'étaient pas conformes à leur conception de la vie sur terre, en fait c'était les hommes qui portaient les masques qui ont donné naissance au théâtre. Ces masques symbolisaient aussi le retour des invisibles sur terre, c'est à dire le retour sur terre des morts porteurs de la force de fécondité. Durant la fête, les femmes kabyles ne doivent pas porter de ceinture, symbole de fécondité.

    Cette perception des liens entre les vivants et les morts est encore présente dans la littérature kabyle notamment dans les proverbes.

    Ces éléments plus ou moins bien sauvegardés et que nous devons perpétuer démontrent du caractère agraire de Yennayer.

    Sakina AIT AHMED

    SIWEL 101520 JAN 16


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