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Siwel : Agence kabyle d'information

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    EXIL (SIWEL) — Le Président de l'Anavad, Ferhat Mehenni, a fait une intervention vidéo le 08 octobre, afin de s'adresser aux militants et aux cadres du MAK, le Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie. Une intervention où il réitère sa détermination à mener les réformes nécessaires au sein des structures du mouvement souverainiste pour aller vers la discipline et mettre fin au bicéphalisme qui fragilise le mouvement. Ci-dessous la vidéo publiée sur la page officielle du Président de l'Anavad.

    http://www.siwel.info/video/


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Dans un texte parvenu à notre rédaction, le Secrétaire National au Numérique et à l'Innovation au sein du MAK, Mulud At Ɛazdin, estime que, pour le pouvoir algérien, la mise en échec du MAK passe forcément par l'isolation du leader du mouvement souverainiste, Ferhat mehenni, au sein de la famille souverainiste. De l'assassinat d'Ameziane Mehenni, aux difficultés de structuration de la diaspora, en passant par le harcèlement policier des militants en Kabylie, tout semble converger vers la mise hors d'état de nuire du Président de l'Anavad. Ci-dessous la contribution du jeune cadre du mouvement souverainiste dans son intégralité.

    L’État algérien à l'assaut de Ferhat Mehenni à coups de ruses et de manipulations
    Je suis Secrétaire National au Numérique et à l’Innovation au sein du MAK. Que Ferhat Mehenni soit notre Leader et unique leader, je n’en ai jamais douté une seconde. On a le devoir de le rappeler non pas pour faire plaisir à Ferhat Mehenni mais pour dire au pouvoir algérien, champion de la ruse et de la manipulation, qu’aucune étape ne sera franchie et qu’aucune négociation ne se fera sans Ferhat Mehenni.

    Si je tiens à rappeler ce qui est pour moi une évidence, c’est que je suis convaincu que l’objectif numéro 1 de l’Algérie officielle, dans ses manœuvres machiavéliques à l’égard de notre mouvement, c’est d’éloigner les militants souverainistes de Ferhat Mehenni et d’isoler ce dernier.

    L’Assassinat d’Ameziane :

    Les criminels du pouvoir algérien, qui ne reculent devant rien, ont pensé qu’en tuant le fils de notre leader en 2004, ils allaient le tuer lui-même, à petit feu, dans d’interminables remords ou encore l’envoyer dans un hôpital psychiatrique. Quoi qu’il en soit, leur objectif était de le dissuader dans ses ambitions pour la Kabylie. Sauf que ce que les écervelés du pouvoir algérien n’avaient pas compris à l’époque, c’est qu’ils avaient déjà tué 128 jeunes kabyles 3 ans plus tôt et qu’ils étaient tous, eux aussi, des enfants de Ferhat Mehenni. L’assassinat d’Ameziane n’a fait que renforcer la détermination et la lucidité du fondateur du MAK et de nous tous. Qu'ils le sachent une fois pour toutes : Depuis qu’Ameziane n’est plus nous sommes tous Ameziane.

    Le pouvoir algérien à l’assaut de toute « structuration parisienne » :

    Ferhat Mehenni est en exil, à Paris. Du MAK-France à l’Anavad en passant par le Réseau Anavad, les manipulateurs du pouvoir algérien ont réussi à faire des dégâts dans les structures mises en place par le leader de la cause kabyle. Cette malédiction qui semble entourer nos structures parisiennes n’est en fait pas une malédiction, mais l’action de manipulateurs du pouvoir algérien.

    Ne soyons pas naïfs, l’Algérie va essayer à chaque fois que c’est nécessaire de casser les initiatives de structuration venant du président de l’Anavad et de tendre des pièges à ses proches collaborateurs. L’objectif étant de toujours essayer de casser la crédibilité de Ferhat Mehenni à coups de diffamations ou encore d’essayer de l’esquinter à coups de polémiques internes interminables.

    Je suis convaincu que si on a du mal à nous organiser à Paris et en France, c’est parce que Ferhat Mehenni s’y trouve. Je suis persuadé qu’on aurait eu autant de mal à nous organiser au Québec ou en Suisse si Ferhat Mehenni s’y trouvait.
    A cet effet, je tiens à rendre hommage au ministre Ahmed Haddag. Il a compris, avant plusieurs d’entre nous, qu’il fallait protéger notre Président et s’est attelé à cette tâche quotidienne compliquée. Il a réussi avec beaucoup de courage à accomplir cette mission. La première marche pour l’Indépendance de la Kabylie, qui a eu lieu le 17 Avril dernier à Paris, a pu avoir lieu dans l’unité des rangs. C'est la preuve de la réussite de l'action de mass Ahmed Haddag, à qui on doit tous notre soutien, notre adhésion et notre respect.

    Et si le harcèlement policier servait à délégitimer Ferhat Mehenni auprès des militants du « terrain » ?

    Avant le début de la crise qui touche nos rangs, je ne comprenais pas à quoi rimaient toutes ces arrestations et ces convocations de nos militants par la police coloniale (et en écrivant ces lignes, j’apprends que la militante Rachida Ider vient de recevoir deux convocations). D’autant plus que cet harcèlement policier ne fait que renforcer la détermination des militants. Encore mieux, le mouvement souverainiste y gagne en respect et en sympathie auprès de la population. En effet, les citoyens se sont mobilisés à plusieurs reprises pour protéger les militants et les dirigeants de notre mouvement face à la police.

    Cet harcèlement policier a renforcé la solidarité entre les militants de l’intérieur et c’est tant mieux. En contrepartie, cela a inévitablement créé une frustration chez les dizaines de milliers de militants qui ne sont pas en Kabylie. C’est comme si, en Kabylie, la légitimité de chaque militant au sein du mouvement se mesurait au nombre d’intimidations qu’il a subies de la part de la police algérienne.
    Raisonner ainsi n’est-ce pas tomber justement dans le piège du pouvoir algérien ?
    Et les militants de l’extérieur, eux qui sont dans « le confort », ont été, à plusieurs fois, accusés de n’avoir rien fait contre cet harcèlement policier. Ainsi donc, si on n’est ni à Tizi Wezzu, ni à Tuvirett ni à Vgayet, on serait des militants de seconde zone qui n’aurait plus le droit de lutter pour notre mère-patrie et qui n’aurait plus aucune légitimité au sein du MAK ?

    Il me semble clair que ces intimidations du pouvoir algérien ont servi à créer un clivage entre l’intérieur et l’extérieur et, plus encore, à donner plus de légitimité aux responsables du MAK uniquement parce qu’ils résident en Kabylie et parce qu’ils sont intimidés. Et tout cela dans l’unique objectif d’éloigner les militants du « terrain » de Ferhat Mehenni et leur faire oublier pourquoi notre leader n’est plus en Kabylie. Quelle pire intimidation que de pousser en exil un homme qui a tout sacrifié pour sa terre et pour son peuple ?

    D’ailleurs, des militants et des cadres du MAK ont reçu des dizaines de convocations au lendemain du discours Historique du Président de l’Anavad, le 25 septembre dernier. Pourquoi autant de convocations à ce moment précis ? Il ne serait pas totalement farfelu de penser que c’est justement une dernière tentative désespérée de la part du pouvoir algérien de dire aux militants et aux cadres de l’intérieur qu’ils sont plus légitimes que notre leader et qu’ils arrivent à tenir tête à l’Etat algérien et à sa police coloniale sans qu’ils aient besoin de Ferhat Mehenni.

    Je suis convaincu que si le pouvoir algérien cherchait à réellement dissuader les militants du MAK, il se serait pris autrement. D’ailleurs, je pense que c’est l’une des cartes à venir du pouvoir algérien et qu’on a tout intérêt, à cet effet, d’instaurer la discipline qui va nous permettre d’organiser notre protection. Nous devons toujours garder une longueur d’avance sur le pouvoir algérien si on veut y arriver. Cette longueur d’avance a été amorcée le 25 septembre par le Président de l’Anavad, avançons.

    Le bicéphalisme et le manque de discipline, deux failles exploitées par le pouvoir algérien :

    Les structures du MAK sont à revoir en profondeur autour d’une discipline renforcée. Maintenant que Ferhat Mehenni nous l’a dit, cela nous semble à tous d’une évidence certaine ! En effet, jusqu’ici, le MAK était avant tout un discours, un message. Sa mission principale était de sensibiliser les citoyens sur notre projet. Bouaziz Ait Chebib, l’un des meilleurs d’entre nous, a accompli, à cet effet, un travail gigantesque. Les marches du 17 Avril à Paris et du 20 Avril en Kabylie nous ont prouvées que notre construction nationale a atteint sa maturité : toutes et tous pour l’Indépendance de la Kabylie.

    Nous sommes désormais prêts à franchir une nouvelle étape, celle de la construction. Construire notre protection, notre arsenal médiatique, notre manne financière et notre désobéissance civile. Et c’est dans ce sens qu’une discipline et une hiérarchisation efficace s’imposent. Et c’est également à travers la discipline qu’on compliquera la tâche au pouvoir algérien dans ses manœuvres machiavéliques de manipulation et d’infiltration. Aujourd’hui, n’importe quel agent des services algériens peut se dire militant du mouvement sans qu’on ait aucun moyen de prouver le contraire. Dans cette nouvelle étape à effectuer, cela nous serait fatal.

    Quant au bicéphalisme, je pense que c’est l’un des défauts majeurs des statuts de notre mouvement. Bien que ces derniers garantissent une voix prépondérante au Président de l’Anavad sur toutes les autres structures du MAK, néanmoins, ils donnent assez de pouvoir aux instances du MAK pour nous retrouver dans un bicéphalisme qui fragilise notre mouvement et qui risque de mettre en échec nos stratégies futures. En effet, tant que le MAK a deux têtes et que l’une des deux têtes est Ferhat Mehenni, l’autre tête, quelle qu’elle soit, subira toutes les tentatives de manipulation, de chantage et de pression de la part du pouvoir algérien afin d’isoler le Mouvement de son leader.

    Mulud At Ɛazdin

    SIWEL 082013 OCT 16


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    TIMEZRIT (SIWEL) — C'est avec beaucoup de déception qu'un membre de l'association de Timezrit (Boumerdes) nous a appris qu'ils ont dû annuler un hommage qu'ils comptaient rendre à Lounes Matoub et aux militants kabyles aujourd'hui 09 octobre 2016 suite à des menaces de quelques agents du maire de la commune et des salafistes.

    Boumerdes : Annulation d'un hommage à Lounes Matoub suite à des menaces
    L'association de Timezrit, à Boumerdes, attachée à son identité kabyle, a souhaité organiser un tournoi de football et un rassemblement en hommage à Lounes matoub. Et ce, à l'occasion de l'anniversaire de l'attentat commis contre le rebelle kabyle en 1988, où il a reçu plusieurs balles de la part de la gendarmerie algérienne.

    Cet événement a été finalement annulé par les organisateurs suite aux menaces de quelques agents du maire et des islamistes de la commune d'user de la violence pour empêcher le rassemblement.

    L'association Timezrit a néanmoins décidé de ne pas se laisser faire devant cette avancée islamiste et prépare d’ores et déjà d'autres événements.

    nbb
    SIWEL 090211 OCT 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Dans une contribution parvenue à notre rédaction, Racid At Ali Uqasi, revient sur les événements de ces derniers jours au sein de la famille souverainiste kabyle et sur « la divergence de stratégie quant à la suite à donner au grand projet souverainiste kabyle ». Il exprime son souhait que « cette crise soit salutaire et qu’elle fera grandir davantage le considérable projet de l’état Kabyle en le menant jusqu’au bout ». Ci-dessous la contribution dans son integralité

    Racid At Ali Uqasi : Allons-nous donner la chance au pouvoir algérien de mettre fin à ce rêve de souveraineté ?
    J’ai essayé de comprendre quelle est la source du malaise qui règne au sein de la famille MAK-GPK et la cause de la brouille entre leurs charismatiques premiers responsables, respectivement Mas Bouaziz Ait Chebib et Mas Ferhat Mehenni.

    J’avoue qu’il m’en a été difficile même après les quelques tentatives d’appeler les uns et les autres, y compris parmi les militants structurés au sein du couple MAK-GPK, mais aussi parmi ses sympathisants en Kabylie, Europe (France et Allemagne) et Amérique (USA et Canada).

    Les lectures de certaines opinions émanant de quelques hommes et femmes sages dans les réseaux sociaux qui ont appelés, pour le bien de la Kabylie, à mettre fin à cette querelle, qui n’a pas eu lieu d’être, n’ont pas aidé non plus à éclairer ma lanterne.

    L’allocution d’aujourd’hui de Mas Ferhat Mehenni devant les cadres du MAK, m’a fait comprendre enfin que la divergence de stratégie quand à la suite à donner au grand projet souverainiste kabyle en est la principale cause. Je veux citer plus précisément la confusion qui existe entre autodétermination, autonomie et indépendance de la Kabylie.

    Sans être structuré dans aucune entité politique, mais en observateur averti de la scène politique kabyle et nord-africaine (Tamazgha) d’une façon générale, j’ai eu à souligner cette problématique au premier ministre du GPK, Mas Lhacene Ziani lors du forum social mondial qui s’est déroulé à Montréal le 13 aout 2016.

    A vrai dire je m’attendais à ce qu’un jour, si cette confusion qui déroute beaucoup de Kabyles, ne sera pas évacuée de sitôt, elle risquera de sauter à la face des principaux responsables du couple MAK-GPK et du coup faire éclater le beau projet de la mise en place d’un état kabyle souverain. Que cet état soit au sein de l’Algérie en tant qu’une autonomie large avec gouvernement, un parlement et un système éducatif entre autres, ou en dehors, c'est-à-dire en tant que pays kabyle indépendant. Il est inutile de rappeler que tel projet est porté à bras le cœur par de larges pans de la société kabyle, aussi bien en Kabylie qu’au sein de la diaspora, plus particulièrement en Europe et en Amérique ou résident un plus grand nombre de kabyles.

    Quand j’ai lu ou vu, par réseaux sociaux et vidéos interposés, le désaccord entre les deux hommes que sont Mas Ferhat Mehenni et Mas Bouaziz Ait Chebib, que je porte en estime et respecte énormément pour l’ensemble de leurs réalisations et sacrifices, j’ai aussitôt pensé aux polémiques, disputes et les controverses historiques et actuelles entre nos hommes kabyles. Lesquelles ont toujours retardés nos aspirations et ont fait le bonheur de nos ennemis qui nous ont gouvernés et continuent à nous gouverner avec des valeurs qui nous sont pas les nôtres. Je veux citer plus particulièrement les couples Benai Ouali-Abane Ramdane, Krim Belkacem-Abane Ramdane, Ait Ahmed-Muhand Oulhadj, Ait Ahmed–Yaha Abdelhafid, Ait Ahmed-Said Sadi, Noureddine Ait Hamouda-Said Sadi, …

    Bref on dirait que c’est l’éternel recommencement de l’histoire, qui sème le doute au sein de la population kabyle qui, j’ai bien peur, finira par croire vraiment à la malédiction criée haut et fort par quelques voix. Sommes-nous finalement bons qu’à être gouvernés par l’autrui puisque inaptes à s’autogouverner pour cause que nous ne savons pas comment dépasser nos divergences avec le dialogue et la communication efficace.

    Pour revenir au sujet, Mas Ferhat Mehenni, dans sa dernière allocution rappelle que son discours du 25/09/2016 n’était dirigé contre personne et qu’il n’est nullement à l’origine de la crise que traverse le MAK. Il n’a fait que rappeler l’objectif stratégique du MAK, qu’est l’autodétermination qui n’est rien d’autre que la souveraineté du peuple kabyle, autrement dit, l’indépendance de la Kabylie. Pour appuyer ses dires, il a fait référence au pré-congrès ayant précédé le Congrès d’At Zellal (26/02/2016) et le réaménagement du PEK (Projet pour un État Kabyle) qui en s’ensuivait.

    Dans sa réplique Mas Bouaziz Ait Chebib, via un message vidéo, estime que c’est lors des différentes rencontres qui ont eu lieu sur « le terrain » que l’idée d’indépendance a germé, en rappelant ceci : « Nous avons donc essayé d’unir ceux qui croient en l’autonomie et ceux qui croient en l’indépendance autour de ce qu’ils ont en commun : un État Kabyle, … Quant au choix entre l’autonomie et l’indépendance, c’est au peuple kabyle de décider et nous devons respecter sa décision ».

    Ma question est la suivante : Fallait-il porter sur la voie publique cette mésentente quand à la définition de l’autodétermination ou point ou des journaux et sites proches des services secrets algériens en font leurs unes. Je cite plus particulièrement les sites Algérie Patriotique et TSA ainsi que le journal El Watan. Ce dernier, une fois il n’est pas coutume, a su distinguer entre Autodétermination et Autonomie dans l’acronyme MAK, tout en citant, et pour la première fois, l’autre acronyme GPK qui dérangeait jusque là.

    Cette dernière précision que je juge importante est pour rappeler aux uns et aux autres que le projet de l’État Kabyle est si crucial pour l’avenir de notre Kabylie et notre langue, que nos ennemis l’ont pris très au sérieux. Parce que jusque là ils ne savent plus comment s’y prendre avec, pour le piéger et le détruire comme le mouvement des archs, tel que rappelé et à juste titre par Mas Ferhat Mehenni dans son allocution d’aujourd’hui. Allons-nous leur donner cette chance de mettre fin à ce rêve, qui sera causé par nous même, sans engager aucun effort de leur part?

    Beaucoup d’amis de partout, m’ont appelé ou écrit pour me supplier afin d’apporter ma touche et contribuer à calmer les esprits pour ne pas briser un tel rêve auquel s’accrochent des millions de jeunes kabyles, dont la plupart des étudiants. Ce que j’ai fait en partie et la présente lettre va dans le même sens pour interpeller justement les uns et les autres à ne pas oublier les énormes efforts consentis, depuis le printemps noir de 2001, à la fois par Mas Ferhat Mehenni et Mas Bouaziz Ait Chebib dont le travail complémentaire fait en Kabylie et au niveau diplomatique est salué par tout le monde et reconnue par les ennemis.

    Faisant en sorte que cette crise soit salutaire et qu’elle fera grandir davantage le considérable projet de l’état Kabyle en le menant jusqu’au bout au grand bonheur des kabyles et de tous les amazighs, et parmi eux beaucoup d’amis intellectuels, qui guettent de plus prêt son aboutissement pour servir de locomotive aux autres peuples amazighs.

    Racid At Ali uQasi
    Ottawa, 07 octobre 2016.

    SIWEL 091512 OCT 16


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    EXIL (SIWEL) — Ahmed Haddag, le ministre des Institutions et de la Sécurité au sein de l'Anavad, a tenu à revenir sur un événement qui a touché Lounès Matoub et qui a secoué toute la Kabylie. En effet, il y a 28 ans jour pour jour, le rebelle kabyle a reçu plusieurs balles de la part de la gendarmerie algérienne. Ahmed Haddag, qui est également un ancien Secrétaire Général et Porte Parole de la Fondation Matoub Lounes, déclara que c'est « à la cour de justice Kabyle, demain, de faire condamner l'état Algérien ».

    Ahmed Haddag revient sur l'attentat contre Lounes Matoub il y a 28 ans
    09 octobre 1988 / 09 octobre 2016 :
    Cela fait 28 ans jour pour jour aujourd'hui, que Lwennas s'est fait mitraillé par un gendarme Algérien, chez lui à Michelet, en Kabylie.

    Alors qu'il distribuait un appel au calme à la population, de l'université de Tizi-Ouzou, Lwennas a reçu 5 balles de Kalachnikov dans le ventre. Cet acte criminel et raciste, commis par un gendarme de l'état colonial, exprimait déjà, toute la haine anti-Kabyle de l'état Algérien qui a atteint son paroxysme en 1998, avec l'assassinat du rebelle et en avril 2001 avec l'assassinat de 128 Kabyles et des centaines de blessés.
    Ces crimes racistes demeurent impunis à ce jour.

    Il appartient à la cour de justice Kabyle, demain, de faire condamner l'état Algérien pour tous les crimes qu'il a commis devant la cour de justice internationale, pour crime contre l'humanité en Kabylie.

    Rappelons que suite à cet acte criminel, Lwennas a subit 17 opérations chirurgicales dans des conditions éprouvantes et qu'il en a gardé des séquelles physiques invalidantes à vie.

    Lwennas a payé de sa vie, son engagement et sa Kabylité. Il accède de ce fait à l'éternité dans nos cœurs.
    UR YEMMUT ARA

    Ahmed Haddag,
    Ministre de l'Anavad et ex secrétaire général et porte parole de la Fondation Matoub Lounes

    SIWEL 091158 OCT 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Mas K. A., militant indépendantiste kabyle expatrié nous a fait parvenir son opinion en réponse aux déblatérations ineptes du torchon des généraux algériens : « Dans toute structure, politique ou autre, il n'y a qu'un seul ''Number One'' et ce Leader ‘’Number One’’ doit avoir les deux mains sur le volant pour orienter l'entreprise et avoir le plein droit d'accélérer ou de ralentir». Ci-dessous la contribution dans son intégralité :

    L’indépendance est ma seule zone de confort (Contribution)
    Évacuons tout de suite l’inutile et l’insignifiant en nous adressant à un ‘’journal’’ dont le patriotisme se mesure au passé collaborateur de ses mentors-bailleurs de l’Algérie Française.
    Ce ‘’journal’’ prétend voir vu une brindille dans l’œil ‘’stalinien’’ du MAK-GPK et oublie la poutre plantée dans les yeux du système politique et idéologique qui le sponsorise.

    Alors, nous lui rappelons certains de ses faits, pas tous car sa triste liste est si longue :
    - Ce ne sont pas les structures du MAK-GPK qui ont livré à l’ennemi une colonne de patriotes conduite par deux colonels,
    - Ce ne sont pas les structures du MAK-GPK qui ont étranglé un stratège et un imminent politicien en avance sur son époque,
    - Ce ne sont pas les structures du MAK-GPK qui ont aligné et exécuté froidement et sans aucun procès plus de 450 combattants kabyles le lendemain de ‘’l’indépendance’’,
    - Ce ne sont pas les structures du MAK-GPK qui ont étranglé dans un hôtel le Patriarche de la révolution,
    - Ce n’est pas au congrès du MAK que des chiens dobermans et gourdins étaient exhibés pour faire taire les voix discordantes …
    - Ce n’est pas le MAK-GPK qui use de balles explosives … et détruit des vies, des familles et des rêves …
    - Ce n’est pas le gouvernement du MAK-GPK qui peine, en 2016, à assurer l’eau potable dans les robinets pour ses administrés de sa capitale nationale !

    Au MAK-GPK, on a une autre culture. Une culture puisée dans les méandres de notre mémoire restée intacte et vigile pour réaliser notre prochaine libération.

    Au MAK-GPK, on travaille autrement pour que la Kabylie n’ait plus à en pâtir de vos pratiques politiques moyenâgeuses.

    Au MAK-GPK, au besoin, on tient des réunions, des assemblées générales, des congrès et on s’envoie des emails aussi pour débattre, proposer, améliorer, corriger, demander des avis et conseils, … On fait tout cela en Taqvaylit au sens propre et au sens figuré.
    Et c’est cela qui vous fait tant vomir de haine de voire la Kabylie renaître et reprendre ses forces.
    Ceci étant dit, revenons à l’essentiel et l’important.
    Les dernières interventions publiques du Président de l’ANAVAD ne me dérangent absolument pas.

    Elles sont conformes aux prérogatives du poste de Président et du contenu du mandat que lui a confié le Congrès et qu’il doit réaliser.

    Personnes ne doit se ‘’sentir visé’’ lorsque le Président utilise les prérogatives présidentielles que lui donne ce poste.

    Dans toute structure, politique ou autre, il n'y a qu'un seul ''Number One'' et ce Leader ‘’Number One’’ doit avoir les deux mains sur le volant pour orienter l'entreprise et avoir le plein droit d'accélérer ou de ralentir.

    Ceux qui y voient ''Staline'' voient en réalité la réincarnation de l'âme kabyle et ils paniquent et tant mieux !

    Le Président, avant de s’adresser aux militants et cadres, est le premier à se mettre la barre haute pour lui-même, exigeant qu’il est d’abord envers lui-même en déclarant ‘’ « Je ne suis pas là pour expédier les affaires courantes et militer dans le confort ».

    Il est alors en droit d’exiger de la rigueur et de la discipline dans les structures et des Cadres.

    Je rêve de le voir, ne serait-ce qu’un soir, déposer la charge et mettre un smoking pour aller dans une loge d’un orchestre écouter la troisième symphonie de Beethoven et oublier ainsi pour un instant Ta3kumt …

    Non, il ne le fera jamais, il vendra son smoking et son billet pour ‘’ payer des sandwichs aux militants en Kabylie …’’

    Nous avons tous à un moment donné eu l’immense honneur de travailler sur un projet précis et directement avec le Président et sa force est et demeure dans son écoute active et respectueuse des idées et avis émanant de toute l’arborescence du MAK-GPK.

    Ces tentatives du pouvoir d’isoler le Président ou de semer le doute parmi ses cadres sont vaines et ne font que renforcer nos rangs et enrichira nos débats et visions sur notre avenir en tant que peuple et nation libres.

    En Kabyle, on dit: ‘’Ur keĉem ger yicer d weksum.’’
    L'indépendance de la Kabylie doit devenir une zone de confort pour tous les niveaux politiques du MAK-ANAVAD.

    Car le pouvoir colonial que nous subissons fera tout pour faire d’une éventuelle autonomie politique de la Kabylie sa seconde zone de confort à lui seul comme il l’est actuellement avec Tamazight langue nationale et officielle selon ses propres règles de jeux.

    Si, par respect des pratiques en cours et des usages internationaux, le MAK-GPK avait fait le tournant salutaire de l’autodétermination, c’est pour garantir à la Kabylie et à son peuple un avenir apaisé et de progrès et cela n’est possible que dans l’option de l’indépendance.

    L’autodétermination est le mécanisme reconnu et il comprend selon le cas plus d’une option : Statuquo, large autonomie ou indépendance.

    Le statuquo étant vite évacué, quel kabyle ferait encore confiance de lier par une autonomie, aussi large soit-elle, les futures générations kabyles à l’Algérie ?

    S’il en sera ainsi, alors le sort des futurs Abane, Amirouche, Matoub … qui naitront en Kabylie est dors et déjà scellé.

    Non, notre génération ne doit pas hypothéquer l'avenir des futurs enfants de la Kabylie.

    Elles ne nous le pardonneront jamais ou pire encore elles deviendront normalisées et oublieront que nous étions un peuple et une nation libre et indépendante avant l'arrivée de la France coloniale et écriront Taqvaylit en caractères arabes !

    Notre génération doit remettre tous les leviers de souveraineté, je dis bien tous, entre les mains de la Kabylie. Ces leviers ne lui seront restitués que dans le cadre d’une indépendance. Toute autre option n’est que médecine d’urgence.

    Les militantes et militants en Kabylie connectés et couplés par divers moyens aux énergies expatriées à travers les réseaux kabyles de part le monde font un travail colossal qui inspire respect et admiration.

    Les réalisations de la diaspora kabyle aux quatre coins du globe font gagner des pas de géant à la cause kabyle.

    Il n’y a pas de ‘’Kabyles de l’extérieur …’’. Car combien même il est à Johannesburg, à Kuala Lumpur … le Kabyle ne vibre que pour la Kabylie et son référentiel est le devenir de sa terre natale et participe à sa discrétion à l’effort collectif.

    Nous sommes dans la bonne direction et avec la bonne direction aussi.

    Mes sincères salutations aux deux Présidents, de l’ANAVAD et du MAK.

    Forces et Honneurs aux enfants de la Kabylie !

    K. A., militant indépendantiste kabyle expatrié

    SIWEL 091603 OCT 16


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    TIZI WEZZU (SIWEL) — Les cadres politiques du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) qui ont été convoqués par la police algérienne en Kabylie ont été aujourd’hui, 09 octobre, au Commissariat central de Tizi-Ouzou pour s’enquérir de leur situation policière et judiciaire. Un rassemblement de militants s'est tenu devant le commissariat, en présence de Arezki Abboute et Kamira Nait Sid.

    Les cadres du MAK convoqués par la police coloniale se sont présentés aujourd’hui au commissariat
    Les convoqués, en l’occurrence Madame Rachida Ider, Secrétaire Nationale à la Jeunesse, Slimane Kadi, Président du Conseil Universitaire de Tizi ouzou, Bécha Boussad, Président du Centre d’Alerte et de Prévention Kabyle, et Hocine Azem, Secrétaire National aux Relations Extérieures du MAK, ont décidé d’acculer l’État algérien dans ses derniers retranchements au regard du droit interne et en mettant en avant la suprématie du droit onusien ; tout en mettant l’Algérie face à ses engagements internationaux inscrits dans tous les traités onusiens auxquels l’État algérien a souscrit dans le cadre de l’ONU dans les domaines des droits et libertés politiques et civiles.

    D’autre part, les officiers de la police algérienne du Commissariat Central ont informé les cadres du MAK que leurs dossiers respectifs sont clôturés par la police judiciaire et transmis auprès des services de la Justice algérienne, et ce, en raison des retards accusés dans le cheminement des convocations aux intéressés d’autant plus que les convocations ont mis 57 jours pour arriver aux cadres politiques du MAK dont le cachet de la Poste fait foi.

    Il est à noter que le Président du MAK, Bouaziz Ait-Chebib, ne s’est pas présenté aujourdhui au Commissariat Central cependant la police a signifié aux cadres du MAK que son dossier est également transmis aux services de la Justice algérienne à l’instar des autres cadres du MAK.

    Il est important de souligner la procédure partiale et partielle de l'État algérien en Droit et en Devoir des Droits Humains, universellement connus et reconnus pour autant. Les défenseurs des droits Humains sont toujours entre l'enclume de la police algérienne et le marteau de la justice inique et injuste.

    Par ailleurs, un rassemblement de militants (es) du mouvement souverainiste s'est tenu durant tout le temps que les cadres du MAK ont été dans le Commissariat Central en dépit de l'interdiction signifiée par les Officiers des RG aux militants (es) présents de quitter les lieux, mais les militants (es) ont à leur tour signifié aux policiers en question un niet catégorique d'y rester jusqu'à la sortie libre des cadres du MAK.

    Nous avons remarqué la présence du défenseur des Droits Humains Arezki Aboutte et la Présidente du Congrès Mondial Amazigh, Kamira Nait Sid, qui est à la tête de cette ONG internationale de défense des Droits Humains et des droits transversaux des peuples amazighs.

    sti
    SIWEL 091724 OCT 16


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    BARCELONE (SIWEL) — Par 72 voix sur 135, le Parlement catalan dominé par les indépendantistes, a adopté jeudi 6 octobre la proposition de l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne. Le vote devrait être organisé d’ici à septembre 2017.

    Catalogne : Référendum sur l’indépendance approuvé par le Parlement catalan
    Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, a déclaré que cette consultation populaire sera tenue avec ou sans l’autorisation du gouvernement espagnol.

    wbw
    SIWEL 091929 OCT 16


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    INTERNATIONAL (SIWEL) — L'ex-Premier ministre portugais, Antonio Guterres, remplacera Ban Ki Moon à la tête de l'ONU, à partir du 1er janvier prochain. En effet, sur les 8 candidats au Secrétariat Général de l’ONU, c’est l’ancien haut-commissaire aux réfugiés qui a été élu par le Conseil de sécurité avec 13 voix favorables et deux abstentions.

    ONU : Antonio Guterres succédera à Ban Ki-moon
    Dans la presse, Antonio Guterres est présenté comme étant « une personnalité très forte qui a des positions bien arrêtées ». Si ce socialiste, anglophone et francophone, a été choisi presque à l’unanimité au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU, c’est parce qu’il est « un défenseur fervent et efficace des réfugiés qui a le potentiel d’adopter un ton radicalement différent sur les droits de l’homme en cette période de grands défis ».

    Antonio Guterres sera donc, à partir du 1er janvier 2017 et pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois, le 9e Secrétaire Général de L’ONU.

    nbb
    SIWEL 092140 OCT 16


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    KABYLIE (SIWEL) — Dans un communiqué, Karim Achab, le ministre de la Langue et de la Culture kabyles au sein du Gouvernement provisoire kabyle (Anavad), fait part de sa profonde indignation de la volonté éhontée du régime colonial algérien de parachever le processus d’arabisation, dépersonnalisation et déstructuration de la personnalité kabyle entamé à l'indépendance en entreprenant lors de cette rentrée ce qui semble être l'ultime étape consistant à l’arabisation et salafisation ciblant les femmes Kabyles, celles par qui précisément la langue maternelle est transmise aux enfants. Ci-après, le communiqué in extenso :

    Arabisation de la Kabylie par l’État algérien ou l'ultime et permanente colonisation de l’esprit
    ANAVAD AQVAYLI UΣḌIL
    GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
    PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
    Ministère de la Langue et de la Culture kabyles

    Communiqué

    La Phase ultime d’arabisation de la Kabylie par l’État algérien

    Désormais, le pouvoir illégitime algérien, d’essence arabo-islamiste, et dont la gestion des affaires est confiée à une équipe oligarchique d’apparence civile, est rentré dans sa phase ultime d’arabisation et de salafisation de la Kabylie. En effet, des initiatives sans précédent démontrent, si besoin est, de sa détermination à mener jusqu’au bout cette entreprise machiavélique de déracinement, de déstructuration et de dépersonnalisation de la Kabylie. Une entreprise autant illégale qu’immorale, au détriment de l’identité, de la culture et de la langue authentiques et légitimes de la population kabyle. En effet, avec l’implantation de l’association IQRAA le 8 septembre dernier à Tizi-Ouzou, le pouvoir pense avoir trouvé la bonne parade par un simple truchement terminologique, en substituant le mot « alphabétisation » à celui d’« arabisation ». Dans une entrevue de Khelid Hocine, président de l'association IQRAA de la wilaya de Tizi-Ouzou, le 8 septembre 2013, celui-ci y exprimait déjà le souhait de voir « ouvrir le maximum de classes d'alphabétisation à travers les hameaux et douars les plus reculés de la Kabylie] en revoyant, à la baisse, le nombre de 30 à 40 apprenants, exigé actuellement pour l'ouverture d'une division pédagogique » (1).

    Par ailleurs, alors que la jeunesse est condamnée au chômage et les hôpitaux manquant de tout, il ne se passe pas un jour sans qu’on nous annonce l’inauguration des travaux de construction de nouvelles mosquées dans des petites contrées kabyles, lesquelles, pourtant, en disposent déjà. Ainsi, par une volonté politique, la Kabylie continue à être soumise aux ravages de l’arabo-islamisme, conjugaison de deux calamités aux conséquences fatales pour notre son identité, sa culture et sa langue.

    IQRAA et Ooredoo

    Le 8 septembre dernier, l’Association IQRAA a inauguré son centre d’ « alphabétisation » à Tizi-Ouzou, avec le soutien financier d’Ooredoo, une multinationale téléphonique du Qatar. La cérémonie d’inauguration de ce centre s’est déroulée en présence du wali de Tizi-Ouzou, Brahim Mérad, de la présidente de l’association IQRAAA, et du directeur opérationnel chargé la communication de Ooredoo, ainsi que de Rabah Madjer, Lakhdar Belloumi et Noureddine Morceli, présentés comme des Ambassadeurs d’Ooredoo.

    Il s’agit d’une entreprise d’arabisation ciblant les femmes, car ce sont elles qui transmettent la langue aux enfants. Le statut de langue maternelle est ici respecté et il y trouve tout son sens. Officiellement, ce centre est appelé « Centre d’Alphabétisation, de Formation et d’Insertion des Femmes » (AFIF). Dans la réalité, il s’agit d’une centrale d’arabisation se proposant de donner un coup de pouce au régime algérien en vue d’achever le processus d’arabisation, de dépersonnalisation et de déstructuration de la personnalité kabyle. La langue est la vrai dépositaire de l’identité culturelle, linguistique et spirituelle d’un peuple. Si l’on veut s’aliéner celui-ci, c’est sa langue qu’il faut cibler. Couper un peuple de sa langue, c’est le couper de ses racines, de ses valeurs identitaires, culturelles et spirituelles. Lui substituer une autre langue à la place de la sienne, c’est une entreprise qui vise à remplacer son âme, une forme de colonisation la plus ultime, la colonisation permanente de l’esprit.

    Dans un communiqué rendu public par IQRAA et Ooredoo, publié sur le site TSA, on y lit : « le nouveau centre AFIF de Tizi Ouzou, doté des équipements pédagogiques et d’apprentissage nécessaires mis à disposition par Ooredoo, offrira aux femmes de la région, les connaissances pratiques à même de contribuer à leur autonomie et à l’amélioration de leur vie familiale et sociale. » (2) Ainsi, la femme kabyle va pouvoir s’émanciper rien qu’en s’arabisant, par un simple truchement terminologique, substituant le mot « alphabétisation » à celui d’« arabisation ». La Kabylie se trouve choyée par le ministre de l’intérieur, l’association IQRAA et l’opérateur qatari Ooredoo. Tizi-Ouzou est la quatrième ville à bénéficier d’un tel centre après El Khroub (Constantine), Temacine (Ouargla) et Ouled Yahia Khadrouche (Jijel), dont les centres furent inaugurés, respectivement, le 22 juin 2009, le 16 avril 2013 et le 04 novembre 2015. Qu’est-ce qui explique cette urgence d’agir pour que Tizi-Ouzou se retrouve la cinquième dans la liste prioritaire sur 48 wilayas? Les femmes kabyles font-elles pitié au régime algérien plus que celles d’ailleurs? Lors de cette inauguration, la présidente d’IQRAA n’a pas omis de remercier les « autorités de la wilaya de Tizi-Ouzou pour leur contribution à l’aboutissement de ce nouveau projet de centre d’alphabétisation destiné aux femmes de la région. »

    Qui se cache derrière IQRAA ?

    L’association IQRAA est créée par décision du ministère de l’Intérieur, le chef de la police. En principe, la mission de tout ministère de l’intérieur est de veiller à la sécurité des citoyens. On se demande alors pourquoi ce ministère, qui laisse les kidnappings d’enfants et d’entrepreneurs avoir pignon sur rue en Kabylie, est mis à contribution pour arabiser la population kabyle. Les objectifs avoués de cette association IQRAA dissimulent mal les réels objectifs visés. Ainsi, à l’objectif affiché à travers sa devise « Tous ensemble contre l’analphabétisme et l’illettrisme » se cache l’objectif réel qui consiste à faire rentrer la langue arabe dans les foyers kabyles, supprimant ainsi la dernière forteresse ayant permis de résister à l’arabisation et de sauver par là même la langue kabyle qui est le socle de notre identité authentique. IQRAA c’est le ministère de l’intérieur, chef de la police de l’État algérien. Les employés et les bénévoles de l’association IQRAA sont des sous-traitants de l’arabisation.

    À travers l’association IQRAA, l’État algérien tente de rentrer dans les foyers par effraction, pour imposer la langue arabe dans le berceau de l’enfant, puisque l’arabisation par l’école, les mosquées et autres institutions se sont avérées être un échec. Profitant du néant qu’il a lui-même créé, et dont les femmes constituent les premières victimes, l’État algérien exploite le désespoir d’une frange de la population kabyle et transforme celle-ci en élément arabisant malgré elle. L’arabisation par procuration, telle est donc la dernière stratégie en date du pouvoir algérien en termes d’arabisation rusée. Est-ce une surprise de la part d’un régime dont la seule feuille de route pour la Kabylie se limite à l’arabisation et à la salafisation de la population, tandis que des projets économiques et culturels, émanant des acteurs économiques et sociaux, que la Kabylie a enfantés, sont bloqués ou délocalisés vers d’autres régions.

    Ooredoo, la Qatar connection

    Lors d’un dîner avec la presse algérienne le 18 février 2016, le patron d’Ooredoo Algérie a publiquement menacé les médias algériens s’attaquent à l’Algérie ou le Qatar de ne plus compter sur sa manne financière en achetant des pages de publicité dans leurs canaux et leurs journaux. « Nous ne cautionnerons en aucune façon des attaques personnelles ni envers l’Algérie ni envers le pays d’où a commencé l’aventure Ooredoo, le Qatar » (3) leur a-t-il asséné, sous les applaudissements du ministre algérien de la Communication, Hamid Grine, présent dans la salle. Pour rappel, ce même Hamid Grine a usé de tout son pouvoir pour empêcher Rebrab de racheter le journal El-Khabar, menacé par la faillite. Cette menace du patron d’Ooredoo a soulevé un tollé général au niveau de la presse algérienne au point qu’une pétition fut lancée par les journalistes algériens, intitulée « Sommes-nous tombés si bas pour recevoir des gifles sur notre propre territoire ? ». Comment qualifier le pouvoir d’Ooredoo en Algérie qui menace tout une profession de la sorte, surtout quand on connait le lourd tribut payé par celle-ci en défendant la liberté de la presse ?

    Ooredoo est une entreprise de communication du Qatar, présidée par un membre de la famille royale Sheikh Abdullah Ben Mohammed Ben Saud Al Thani, lui-même à la tête de plusieurs autres entreprises et institutions financières. La compagnie Ooreedoo, fut d’abord fondée sous le nom de Qatar Telecom jusqu'en mars 2013 où elle a changé de nom pour devenir Ooredoo, qui signfie « je veux » en arabe. Sa filiale en Algérie était d’abord connue sous le nom de Nedjma depuis 2004, avant de devenir Ooredoo Algerie « je veux Algérie » en 2013. Elle est devenue le leader no.1 du marché de la téléphonie mobile en Algérie alors que son chiffre d’affaires dans ce pays s’élève à 252 millions de dollars américains, au 2e trimestre 2016, selon l’opérateur même, cité par TSA dans son édition du 22 août 2016 (4).

    L’engagement d’Ooredoo dans le soutien à IQRAA est-il innocent pour autant? L’on est en droit de se poser la question quant à ses motivations quand on connaît le lien entre l’État du Qatar e les islamistes en Afrique du nord, d’autant plus que des accusations de fraude pèsent déjà sur cette compagnie. Ainsi, cette entreprise était déjà accusée récemment de transfert illégal de devises à partir de l’Algérie vers un compte bancaire d’une société appelée Algerian Start-Up Initiative (ASI), basée à San Francisco et fondée par un certain Yacine Rahmoun, qui fait depuis longtemps des affaires avec Ooredoo. Ce transfert était intervenu sous couvert d’un programme de formation de jeunes start-ups, en Algérie, appelé T-Start, qu’il finance à hauteur d’un million de dollars, selon les informations publiées par Monde Afrique (5). Des récompenses à hauteur de 20.000 euro sont ensuite payées à partir de l’étranger en faveur des gagnants du concours organisé par T-Start, tout en contraignant ces lauréats à céder des parts du capital de leurs start-up, sous peine, d’en être privés en cas de refus. Selon le site Monde Afrique, aussi bien le transfert que cette méthode contraignante sont illégaux. Comment est-ce qu’un opérateur étranger peut se permettre de commettre de telles fraudes s’il ne bénéficie pas de complicité au haut niveau de l’administration en Algérie? Pendant ce temps, on s’acharne sur les entrepreneurs kabyles tels que Issad Rebrab, au point de lui bloquer tous les projets et de priver le journal Al-khabar d’un investisseur qui a fait ses preuves. Les garde-fous installés par l’État algérien en vue de barrer la route à l’épanouissement économique, culturel et politique en Kabylie sont fort nombreux, et ils ont été dénoncés par les acteurs impliqués dans de tels projets. Ainsi, Issad Rebrab ne cesse de dénoncer les entraves mis sur place par le gouvernement algérien en vue de l’empêcher d’investir en Kabylie. Le nouveau Centre culturel français à Tizi-Ouzou attend toujours son inauguration, bloquée depuis longtemps par l’État algérien, tandis qu’on avait laissé ouvrir ceux d’Alger, d’Annaba, de Constantine d’Oran, et de Tlemcen.

    Ce vide économique et culturel que l’État algérien a créé en Kabylie n’est qu’un prélude nécessaire préparant le terrain à l’investissement qatari qui apportera dans sa valise une nouvelle culture arabisante et salafisante. Ce qui intéresse le Qatar ce n’est pas tant l’argent que la conquête de l’Algérie sur le plan culturel, identitaire, spirituel et linguistique. C’est dans ce cadre-là que s’inscrit la création de l’association IQRAA et l’investissement de la compagnie Ooredoo, l’instauration du Prix Ooredoo d’Alphabétisation ainsi que les différents prix sanctionnant les meilleurs lecteurs du Coran, généreusement distribués en Kabylie. L’ancien ministre algérien de la Communication, Abdelaziz Rahabi a avoué qu' « Ooredoo est […] devenu la cinquième colonne du Qatar en Algérie ». Si la cinquième colonne jouit d’un tel pouvoir, que dire alors des première, deuxième, troisième et quatrième colonnes ?

    En effet, l’investissement qatari en Algérie occupe une place prépondérante et concerne tous les secteurs, incluant l’industrie dont le Complexe sidérurgique de Bellara (Jijel) représente le projet le plus important (2 milliards de dollars), mais aussi l’enseignement supérieur, le tourisme, l’immobilier, la télécommunication, la pêche, l’administration, la douane, etc. Ce pouvoir économique qatari en Algérie s’intensifie avec la visite à Doha de M. Abdesselam Bouchouareb, ministre algérien de l'Industrie et des mines, les 24 et 25 mai dernier, en vue de faire un compte rendu à son homologue du Qatar des investissements qataris en Algérie. Remarquons au passage que pour une telle mission, un uniforme de fonctionnaire qatari sied mieux qu’un costume de ministre algérien. Lors de cette visite, Abdesselam Bouchouareb a également rencontré le ministre qatari de l'Intérieur, Cheikh Abdallah Ben Nasser Ben Khalifa Al Thani.

    L’école kabyle Axxam n Tmussni fermée et les projets de Rebrab bloqués

    Pendant ce temps, des projets économiques et culturels destinés à la Kabylie sont systématiquement bloqués. C’est ce même ministre algérien de l’industrie qui est allé en fonctionnaire qatari au Qatar, qui n’a pas arrêté d’entraver toutes les initiatives entrepreneuriales entamées par Issad Rebrab. Ce dernier a énuméré une dizaine de projets pour la Kabylie bloqués par l’administration algérienne (6). C’est aussi ce même ministre de l’industrie qui a fait pression sur l’agence de communication britannique Business Development Manager (DMA) en vue d’exclure Issad Rebrab au forum d’investissement algéro-britannique, qui s’est tenu à Alger le 22 mai dernier.

    Sur le plan culturel, le régime algérien se distingue aussi dans le blocage de toutes initiatives entamées par des individus ou des associations en Kabylie. Alors que l’on a procédé à l’inauguration de l’association IQRAA à Tizi-Ouzou, qui n’est rien d’autre qu’un instrument d’arabisation, le wali de Tizi-Ouzou, représentant de l’État algérien, a procédé à la ferméture de la première école citoyenne kabyle Axxam n Tmussni à At Yahia Moussa, fondée par Ahmed Amrioui, sous prétexte qu’il s’agissait d’un local commercial illicite. Axxam n Tmusni des At Yahia Moussa était destiné à un soutien scolaire fourni par des bénévoles aux enfants de la localité, doublé d’un enseignement de la langue kabyle.

    Suite à ces accusations, Ahmed Amrioui ainsi que son épouse d’origine allemande vont subir du harcèlement continu pendant plus de quatre années sous forme d’arrestation à la frontière, d’interrogatoires musclés, d’interpellation en pleine rue et l’expulsion de madame Amroui de Kabylie sous prétexte qu’elle portait atteinte à l’ordre public !

    Récemment, elle fut refoulée de l’aéroport d’Alger alors qu’elle rentrait avec son mari en Kabylie. Finalement, le wali de Tizi-Ouzou a fini par mettre sous-scellé l’école citoyenne Axxam n Tmusni en avril dernier, gâchant ainsi les économies et les efforts d’un couple soucieux d’améliorer le sort des enfants kabyles en créant une structure mieux à même de les aider à préparer leur avenir.

    Privatisation et sous-traitance de l’arabisation

    Ainsi, le ministère de l’intérieur qui a créé l’association IQRAA dont la mission est d’arabiser les femmes, est aussi le chef du Wali de Tizi-Ouzou qui a ordonné la fermeture de l’école citoyenne kabyle Axxam n Tmusni. Une équation difficile à résoudre quand on sait que fournir un soutien scolaire et dispenser des cours de kabyle aux enfants n’est pas moins important que dispenser des cours d’arabe classique à des femmes sans emploi. Les responsables de cette fourberie pensent-ils que nous sommes si hébétés au point de ne plus discerner entre arabisation et alphabétisation ? S’il s’agit de lutter contre l’ignorance et si c’est par souci des droits des femmes et de l’égalité pourquoi n’offre-t-on pas le choix à ces candidates si elles veulent s’instruire en kabyle ou en français? S’il n’y a point de choix et si seulement la langue arabe classique est servie, alors il s’agit bien d’arabisation et non pas alphabétisation.

    Les Kabyles et la Kabylie vont-ils continuer à assister passivement et impuissamment à la mort programmée de leur identité, leur langue plusieurs fois millénaire, leur culture et leurs valeurs, ou bien vont-ils prendre leur propre destin en main afin de protéger ces attributs et de décider eux-mêmes de quel avenir bâtir pour leurs enfants?

    Karim At Aɛmeṛ (Achab dans l’État civil)
    PhD. en Linguistique
    Ministre de la Langue et de la Culture kabyles
    Gouvernement provisoire kabyle (Anavad)

    Ottawa, le 10 octobre 2016

    SIWEL 101623 OCT 16


    Notes :
    1- Entrevue publiée dans http://www.djazairess.com/fr/apsfr/319864 Consulté le 15 septembre 2016.
    2- http://www.tsa-algerie.com/20160911/iqraa-et-ooredoo-inaugurent-le-4e-centre-dalphabetisation-de-formation-et-dinsertion-des-femmes-a-tizi-ouzou/ Consulté le 7 octobre 2016.
    3- http://www.algerie-focus.com/2015/02/joseph-ged-le-patron-dooredoo-souleve-lindignation-des-journalistes-algeriens/ Consulté le 10 octobre 2016.
    4- http://www.tsa-algerie.com/20160822/joseph-ged-quitte-direction-generale-dooredoo-algerie/ Consulté le 7 octobre 2016.
    5- http://mondafrique.com/pratiques-frauduleuses-de-loperateur-qatari-ooredoo-algerie/ Consulté le 7 octobre 2016.
    6- http://www.siwel.info/Issaad-Rebrab-Nous-avons-des-projets-pour-la-Kabylie_a3582.html Consulté le 9 octobre 2016.


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Les convocations des cadres et militants du MAK par la police coloniale algérienne ne cesse de s’intensifier. Ce qui soulève des questions, quant à la légitimité, à la légalité et aux objectifs cachés de cet harcèlement policier. Ci-dessous une contribution de Mas Atcheba sur le sujet.

    Le MAK, le harcèlement algérien et les convocations illégales (Contribution de Mas Atcheba)
    « Nous avons agi dans le cadre du respect absolu des lois et conventions internationales que l’Algérie a ratifiées » a déclaré Hocine Azem, le 09 octobre dernier.

    Le secrétaire national chargé des relations internationales au niveau du MAK a non seulement raison, mais pose une question pertinente : À quoi rime le harcèlement algérien, de la part des services algériens (avec leur qualité d’officiers de la police judiciaire) et d’une justice aux ordres ?

    Les droits fondamentaux de l’homme - dont les textes ont été ratifiés, dès 1989, par l’Algérie, valent-ils une serpillère?

    À première vue, la réponse est OUI ! Les Algériens ont même adhéré à la commission africaine des Droits de l'Homme ! Où sont alors les droits élémentaires essentiels pour l’individu ?
    Il existe même à Alger une commission consultative de promotion et de protection des Droits de l'Homme ! Une commission qui réagit dans le sens des orientations émises par le pouvoir, qu’elle évite de… bousculer. Sans oublier que l’Algérie reconnaît officiellement - par cet engagement - la primauté des traités et conventions internationales, sur sa loi nationale !
    Mais il s’avère plutôt que tout ce scénario n’est que le brouillard qui camoufle une dure réalité faite d’injustice et de mépris.

    L’Algérie a été et reste un État policier : l’uniforme règle tout et ainsi, les corps « constitués » sont protégés, en même temps que la charte dite de « réconciliation », qui a blanchi les terroristes vrais ou faux.
    Jusqu’à quand cette arrogance ?
    Y a-t-il d’autres questions ? OUI :
    L’Algérie constitue-t-elle un État de droit ? NON, bien sûr.
    L’appareil judiciaire est-il intègre ? NON. Une grande partie de ses membres est corrompue.
    Alors que faire ?
    Faire semblant de juger et condamner des innocents (Bouhafs) ou convoquer à répétition des cadres souverainistes du MAK, pour placer la pression en hauteur sur lui, alors qu’il constitue un mouvement pacifique par excellence.

    In fine, toute cette agitation a un but dans la tête des services algériens et d’autres affiliés à la sécurité intérieure : Isoler Ferhat Mehenni, dont l’action et la prévoyance politiques, inquiètent le pouvoir algérois.
    L’infiltration-manipulation ayant échoué, celui-ci aborde son 2e plan : multiplier les convocations illégales pour impressionner.

    nbb
    SIWEL 102100 OCT 16


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    VGAYET (SIWEL) — Des militants souverainistes kabyles se sont rendus à l’Hopital Khalil Omrane de Vgayet le 07 octobre afin de rendre visite à des enfants malades. Ils étaient accompagnés par le chanteur engagé kabyle Boudjemaa Agraw, les comédiens Massi lewhama et Katia Chaibi, entre autres, ainsi que … « Spider man ».

    Des militants souverainistes de Vgayet ont rendu visite à des enfants malades
    Les militants ont ainsi essayé d’égayer la journée de ces enfants hospitalisés, et de leurs parents, en utilisant leurs propres moyens. À la fin de la journée, ils ont également distribué des cadeaux, des bonbons et des vêtements à des réfugiés syriens et subsahariens.

    nbb
    SIWEL 102226 OCT 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — L'écrivain, blogueur et militant de la cause kabyle, Allas Di Tlelli, a publié sur sa page Facebook un appel au devoir de réserve et à de la discipline dans les débats qui peuvent avoir lieu sur les réseaux sociaux autour du combat pour la souveraineté de la Kabylie, notamment. A rappeler qu'auteur du recueil de poésie « Isehwiken n temzi, Déflagrations de jeunesse » a apporté son soutien aux militants souverainistes lors du 3e congrès du MAK. Ci-dessous son message dans son intégralité.

    Allas Di Tlelli appelle les internautes à ne pas détruire la formidable dynamique pour l’indépendance de la Kabylie
    Que les choses soient claires tout de suite ; je ne suis ni du MAK ni de l'Anavad, ce qui n’est pas un scoop en soi puisque beaucoup le savent déjà depuis toujours. Cela étant dit, dans cette conjoncture interne quelque peu remuante, je trouve navrant le manque de maturité chez certains éléments de ce mouvement politique qui n'arrivent même pas à contenir leurs états d'âme et leurs pulsions, réagissant; dans un sens ou dans l'autre; d'une manière totalement instinctive, dépréciative et le pire, sur la place publique.

    Le devoir de réserve, la discipline, le bon sens, la maturité politique, l'intelligence; la mise de l'intérêt suprême de la Kabylie au-dessus de tout ego démesuré et de toute autre considération restreinte d'ordre personnel, clanique, revanchard...etc semblent être des denrées inexistantes chez ces impulsifs qui reproduisent machinalement les pratiques apprises jadis dans les partis algériens, ne mesurant même pas la gravité de leur incapacité à faire preuve de retenue ; ce qui, par ailleurs, cache mal une forme de frustration abyssale qui ne dit pas son nom.

    La Kabylie a besoin des outils politiques et de tous ses enfants pour la porter intelligemment et pacifiquement vers sa liberté. Cette marche qui surpasse les sigles et qui sera longue, est désormais irréversible.

    Je n’ai aucun intérêt à me prononcer sur cette question, même pas le droit de m’immiscer dans les affaires internes d’un mouvement politique auquel je n’appartiens pas mais avec qui je converge néanmoins sur l’idéal d’une Kabylie totalement émancipée ; et c’est seulement en tant que tel, eu égard aux quelques amitiés que j’y compte, que je me permets d’inviter les uns et les autres à faire preuve d’un sens élevé des responsabilités et à ne pas détruire en un seul misérable jet sur les réseaux sociaux, la formidable dynamique populaire qui s’est enclenchée, lentement mais surement, en faveur de l’indépendance de la Kabylie et qui a été rendue possible au prix d’un travail collectif de longue haleine et non sans risques ; mené conjointement en Kabylie et dans sa diaspora.

    Allas DI TLELLI
    09/10/2016


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    EXIL (SIWEL) — Suite au harcèlement persistant de la police coloniale algérienne contre les pacifiques militants souverainistes kabyles, la Ministre des Droits humains au sein du Gouvernement provisoire kabyle en exil, Masa Nora Abdaoui, déclare qu'"une démarche est d’ores et déjà entreprise auprès des organisations politiques canadiennes pour dénoncer ces exactions et inscrire la question dans les registres appropriés" Ci-après, son communiqué in extenso :

    La Ministre kabyle des Droits humains :
    ANAVAD AQVAYLI UΣḌIL
    GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
    PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
    Ministère des Droits humains

    Communiqué

    Les militantes et militants souverainistes kabyles, en l’occurrence : Mme. Rachida Ider, Secrétaire Nationale de la Jeunesse; M. Bouaziz Ait Chebib, Président du MAK; M. Hocine Azem, Secrétaire National aux Relations extérieures du MAK; M. Bécha Boussad, Président du Centre d'Alerte et de Prévention Kabyle et M. Slimane Kadi, Président du Conseil Universitaire de Tizi-Ouzou ne cessent d'être malmenés par la police coloniale en raison de leurs activités pourtant non violentes et surtout légitimes.

    L’Anavad ne peut fermer les yeux sur des interpellations de nature à intimider tout mouvement politique, culturel et social.

    Effectivement, nos militantes et militants n'ont jamais perturbé l'ordre public. Mais tout porte à croire que c'est cela qui est recherché à travers ces dépassements. Le pouvoir colonial finira par créer des perturbations qu’il fera endosser à nos militants.

    À ce sujet, une démarche est d’ores et déjà entreprise auprès des organisations politiques canadiennes pour dénoncer ces exactions et inscrire la question dans les registres appropriés.

    Nous ferons savoir en temps et lieu opportuns les détails de nos démarches.

    La résistance sur le terrain de militantes et militants aboutira prochainement. Nous leur réitérons notre soutien inconditionnel.

    Vive la Kabylie libre!

    SIWEL 102316 OCT 16


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    AQVIL (SIWEL) — Ce lundi 10 octobre, soit au lendemain de la commémoration du 28ème anniversaire de la blessure du Rebelle Lounès Matoub, touché par cinq balles tirées par la gendarmerie algérienne, sa veuve Nadia et Bouaziz Ait Chebib, le président du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie, ont inauguré, au village d'At Hamsi, une stèle à sa mémoire.

    At Hamsi : Inauguration d'une stèle en hommage à Matoub Lounès
    Masa Nadia Matoub était accompagnée du président du MAK, Mas Bouaziz Ait Chebib, à la tête d'une forte délégation de militants souverainistes de la section MAK d'At Hamsi, de la Coordination MAK d'Aqvil et de la Confédération MAK d'Igawawen, pour rendre hommage au chantre de la Kabylité, Lounès Matoub, blessé le 09 octobre 1988 par cinq balles de kalachnikov de la gendarmerie coloniale, alors qu'il distribuait des tracts appelant la Kabylie au calme, à l'occasion des événements du 5 octobre 1988, ayant secoué l'Algérie.

    Cette initiative de de la coordination MAK d'Aqvil était prévue pour le 25 Juin dernier, anniversaire de l'assassinat de matoub Lounès, mais elle a dû être reportée à cause du manque de moyens.

    La journée a commencé à 10h avec une conférence à la mémoire de Lounès dans une salle où une exposition de livres, d'articles de presse et de posters de Lounès était également organisée. Durant leur prise de parole, Les intervenants, Nadia Matoub et Bouaziz Ait Chebib, sont revenus entre autre sur cette journée dramatique du 09 Octobre 1988. S'en est suivie une série de poèmes martelés par Samira Matoub, la Secrétaire nationale à la Promotion de la Culture kabyle au sein du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie.

    Après la conférence, les dizaines de participants sont descendus à l'entrée du village afin d'inaugurer la stèle, un portait de Lounès Matoub dessiné par Madjid Belaiche peu de temps après l'assassinat du Rebelle.


    At Hamsi : Inauguration d'une stèle en hommage à Matoub Lounès

    wbw/nbb
    SIWEL 102359 OCT 16


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    EXIL (SIWEL) — Par la voix du ministre de la Langue et de la Culture kabyles, Karim Achab, le Gouvernement provisoire kabyle (Anavad) soutient le Collectif des enseignants de Tamazight de Vgayet qui a dénoncé samedi « la politique hypocrite du gouvernement d’Alger qui feigne de reconnaître la langue tamazight dans sa Constitution tout en fomentant des réformettes fabriquées dans des laboratoires occultes, des stratégies diaboliques, qui ne sont que des subterfuges pour retarder toute prise en charge effective de l’enseignement de tamazight»

    Soutien de l'Anavad au Collectif des enseignants de Tamazight de Vgayet
    ANAVAD AQVAYLI UΣḌIL
    GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
    PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA
    Ministère de la Langue et de la Culture kabyles

    Déclaration

    Dans une déclaration rendue publique samedi 8 octobre, le Collectif des enseignants de tamazight de Vgayet dénonce la volonté du pouvoir d’Alger de temporiser dans l’enseignement de la langue kabyle dans la willaya de Vgayet et ailleurs en Kabylie. Les enseignants de Vgayet s’indignent également contre la détermination de ce pouvoir à bloquer la promotion de cette langue dans toutes ses variantes.

    Le Gouvernement provisoire kabyle (Anavad) assure le Collectif des enseignants du kabyle à Vgayet de tout son soutien et félicite ce dernier d’avoir dénoncé la politique hypocrite du gouvernement d’Alger qui feigne de reconnaître la langue tamazight dans sa Constitution et de s’engager à la promouvoir sous toutes ses variantes, tout en fomentant « des réformettes fabriquées dans des laboratoires occultes, des stratégies diaboliques, qui ne sont que des subterfuges pour retarder toute prise en charge effective de l’enseignement de tamazight ».

    Il ne peut y avoir aucun doute que la seule volonté réelle et manifeste du régime d’Alger concernant cette langue est d’accélérer son extinction, en vue de la remplacer par la langue arabe. Notre ferme conviction est que seule l’indépendance de la Kabylie sera en mesure de mettre en échec cette entreprise diabolique du pouvoir algérien et préserver la langue kabyle de sa mort programmée par ce régime colonial.

    Karim At Aɛmeṛ (Achab dans l’État civil)
    PhD. en Linguistique
    Ministre de la Langue et de la Culture kabyles
    Gouvernement provisoire kabyle (Anavad)

    Ottawa, le 11 octobre 2016

    SIWEL 111213 OCT 16


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    KABYLIE (SIWEL) — Dans une interview que nous a accordée le président du MAK, Mas Bouaziz Ait Chebib est revenu sur l’actualité politique en Kabylie, notamment sur l’éventualité d’un Congrès extraordinaire, sur les législatives algériennes, la répression, les convocations, la solidarité, etc... Siwel publie, ci-après, l'intégralité de l'entretien :

    Interview du président du MAK : « Les législatives algériennes ne nous concernent pas. Le peuple kabyle est appelé à se mobiliser pour Yennayer et le 20 Avril »
    M. Ait Chebib, quel bilan faites-vous du Mouvement depuis que vous êtes à la tête du MAK ?

    Avant de répondre à votre question, je dois rappeler que mon élection à la présidence du MAK n’a pas été un choix personnel mais une nécessité, un devoir auquel je n’ai pas pu échapper. J’ai toujours été un militant de terrain, nullement intéressé par les postes à responsabilité qui vous imposent une certaine réserve et je ne voulais pas postuler à cette fonction en 2011. Cependant, vu la crise qu’avait traversée le MAK à cette époque, tous les cadres qui ont été invités à se porter candidats avaient refusé d’en prendre la responsabilité et c’est ainsi que je m’étais trouvé par la force des choses à la tête du MAK, un Mouvement que nous avions créé le 5 juin 2001 sous la houlette de Ferhat Mehenni et que j’ai servi depuis à ce jour en lui consacrant toute ma vie.

    Concernant le bilan du Mouvement depuis que j’en ai pris la tête, de l’avis de tous, il est globalement positif, tant en terme de conscientisation du peuple kabyle qu’en terme de structuration du Mouvement jusque dans les coins les plus reculés de Kabylie. J’ai sillonné avec d’autres cadres tout le territoire kabyle des années durant, à travers l’organisation de centaines de meetings, de conférences, d’installation de sections et de coordinations. C’est ce qui a permis au MAK de s’implanter partout en Kabylie et de lui conférer une suprématie politique quasi absolue en Kabylie, notamment depuis 2014, en étant omniprésent sur le terrain et en réussissant de grandioses marches à l’occasion de Yennayer et du 20 avril.

    Dès aout 2012, nous avons établi des milliers de cartes d’identités kabyles en Kabylie, au nez et à la barbe du régime colonial algérien. Nous avons organisé les votes pour l’élection du drapeau kabyle, accomplissant par là un acte citoyen kabyle de haute symbolique. Nous avons organisé des levers de drapeau kabyle un peu partout, célébré la Journée de la Nation sous la protection des citoyens. La forte mobilisation citoyenne suivie de la répression féroce des services algériens à l’occasion du 14 juin dernier, notamment à Laverâa N’At Iraten a définitivement consacré cette date comme journée de la nation kabyle.

    Toutes ces actions incarnant les prémices de la souveraineté kabyle ont été menées grâce à l’engagement indéfectible de la direction, comme de l’ensemble des militants. Et je pourrais encore citer beaucoup d’autres actions, telle que la grandiose action de solidarité en direction des sinistrés de l’hiver 2012 sur l’ensemble du territoire kabyle, comme les questions de l’environnement qui ont été mises au cœur de notre combat. Nous avons également aidé plusieurs associations et auteurs qui travaillent dans le domaine de la promotion de la langue et de la culture kabyles. Nous avons réhabilité la mémoire des hommes et des femmes kabyles qui ont marqué notre histoire après avoir été cachés, oubliés, ou carrément détournés au profit de l’Algérie arabo-islamique, telle que Fadma N Summer par exemple qui est qualifiée d’héroïne algérienne alors qu’avant 1857, année de la défaite kabyle face au colonialisme français, la Kabylie n’était même pas encore annexée à l’Algérie que la France avait créée de toute pièce.

    Je voudrais aussi souligner qu’après avoir été accusé à tort d’écarter des militants kabyles qui ne partagent pas ses opinions et d’agir sans aucune concertation, le MAK a donné une leçon magistrale de démocratie, d’unité des rangs et d’appels à la fraternité, en organisant en octobre 2014 la conférence nationale kabyle où tous les acteurs politiques kabyles, y compris le RCD et le FFS, avaient été conviés. Dès mon élection le 9 décembre 2011, j’ai tout fait pour que le MAK entretienne des relations de fraternité et de convivialité avec l’ensemble des acteurs politiques kabyles et c’est de cette manière que nous avons réussi à mettre un terme aux interminables polémiques qui envenimaient les rapports au sein de la mouvance kabyliste pour instaurer une nouvelle culture, celle du respect, de la fraternité et du débat démocratique.

    Grâce au formidable investissement de ses militants, le MAK s’est imposé en tant qu’organisation qui s’inscrit et dans les valeurs kabyles et dans l’universalité, notamment à travers son discours et son soutien actif à toutes les causes justes et à toutes les victimes de l’arbitraire. De plus, sur le plan international, les secrétaires nationaux que j’ai nommés en France, en Espagne et au Canada ont été d’un apport des plus positifs au président de l’Anavad, Mas Ferhat Mehenni, notamment en lui organisant des rencontres avec des députés et des responsables politiques, secondant ainsi le président de l’Anavad dans l’internationalisation de la question kabyle, établissant les contacts, tissant les liens d’amitié et de solidarité avec les peuples amis et frères, à l’image des Kurdes, des catalans et des autres peuples amazighs. En Tchéquie, en Suisse, au Canada, en Afrique du sud et aux USA, tant à Philadelphie que devant le siège de l'ONU, ce sont encore les responsables nommés par la direction du MAK qui ont organisé les levers de drapeaux kabyles pour le compte, et sous l’égide de l’Anavad.

    Je voudrais aussi souligner que la répression a commencé dès mon accession à la présidence du MAK. Ma première marche en tant que président du mouvement a été réprimée à l’occasion de Yennayer 2012 et depuis, le mouvement subit une répression permanente qui a atteint son paroxysme le 20 avril 2014 à Tizi-Ouzou et ce 14 juin 2016 à Larevâa N’At Iraten. Or, cette répression qui va crescendo dénote clairement que la peur a changé de camps. Le régime colonial algérien a peur de la fulgurante ascension du MAK. D’ailleurs, après les succès historiques des marches de Yennayer et du 20 avril de ces deux dernières années, le MAK est reconnu même par ses adversaires comme la première force politique qui fait trembler l’Etat algérien. Et pour preuve de la force du MAK sur le terrain, nous avons réussi à tenir un congrès avec plus de 800 congressistes sans compter les 200 militants arrêtés, dans un climat d’occupation, c’est dans une Kabylie en état de siège que nous avons tenus ce congrès.

    Enfin, pour clore ce bilan, je peux vous dire que malgré les innombrables embuches que le MAK a dû affronter, il a d’ores et déjà accompli sa principale mission, celle de conscientiser le peuple kabyle, mettant ainsi la Kabylie sur les rails de sa propre libération.

    Des rumeurs font état de contacts entre le pouvoir algérien et le MAK. Que répondez-vous à cela, sachant que rien que le mot négociation avec le pouvoir algérien n’a pas bonnes presses chez les Kabyles ?

    Quand vous parlez de rumeurs, vous voulez sans doute parler de cette gravissime et très virulente campagne calomnieuse qui est en train d’être menée contre la direction du MAK. Des rumeurs sournoises et malveillantes tentent en effet de faire croire que le MAK aurait été en «pourparlers avec le régime colonial algérien» dans le but de «négocier un statut d'autonomie». Non, le MAK n’est pas un ramassis d’idiots, il n’est pas dupe, il ne négocie rien du tout, et encore moins «en cachette» avec un régime crapuleux et criminel, un statut qu’il ne revendique même pas.

    Il est assez incroyable que la direction du MAK soit accusée de négocier un statut d’autonomie quand, faut-il le rappeler, c’est sous ma direction que le MAK est passé de la revendication d’autonomie à celle du droit à l’autodétermination, en déployant à cet effet un discours pédagogique, information et concertation avec la base pour convaincre tout le monde de façon à franchir ce cap sans turbulence, ni gros dégâts pour le Mouvement.

    A vrai dire, le MAK est finalement victime de sa transparence mais le MAK n’a rien à cacher et surtout pas les tentatives d’approche de l’Etat algérien. Nous sommes loin d’être naïfs, nous savons bien que tout huis-clos avec l’Etat algérien ne peut être qu’un piège à éviter absolument, d’autant plus que nous n’avons jamais rien caché. Donc oui, le MAK a bien été approché de façon indirecte par des relais du régime colonial d'Alger, et contrairement aux divagations malveillantes de ces rumeurs, pas un seul responsable, cadre ou militant, informé de la situation n’a été dupe de la manœuvre. Tous ont immédiatement situé la «proposition» dans le registre des «pièges attendus» du régime colonial algérien.

    De plus, contrairement à ce qu'affirment certains manipulateurs zélés, le président de l'Anavad, mas Ferhat Mehenni, ainsi que d’autres responsables du MAK ont tout de suite été avertis de cette tentative d'approche de l'Etat algérien et après discussion et concertation avec l’Anavad, il a été formellement convenu que :

    (1) Nous ne répondons pas à une démarche informelle. Nous avons besoin que la proposition nous soit faite par le premier ministre algérien ou le porte-parole de la présidence

    (2) Après cette première étape, très importante, nous aviserons.

    C’est donc, preuve à l’appui, que j’affirme que rien n’a été caché, ni aux cadres et responsables du MAK, ni au président de l’Anavad. Il y a donc très clairement une grossière MANIPULATION, d’où la nécessité de la transparence dans tout ce que nous entreprendrons. C’est la seule façon de garder la confiance du peuple kabyle.

    Pour clore définitivement cette scandaleuse manipulation, je rappelle que ma position est connue de tous. Je l’ai très clairement exprimée devant les militants. La décision de négocier ou de ne pas négocier, de même que les points à négocier ainsi que la dynamique à enclencher pour ces négociations doivent être arrêtés à l’issue d’un Congrès National Kabyle (CNK) qui se réunira spécialement à cet effet le moment voulu, plus exactement quand l’Etat algérien s'engagera à reconnaitre le MAK-Anavad comme légitime représentant du peuple kabyle et à négocier avec lui un referendum d’autodétermination, et ce, obligatoirement sous l'égide des instances internationales, l’Etat algérien n’étant pas fiable par définition. Voir les propos du secrétaire national à l’information : http://www.siwel.info/Nordine-Mezzi-Secretaire-national-a-l-Information-Pour-le-malheur-du-regime-algerien-le-MAK-se-porte-a-merveille_a9717.html

    Je tiens à préciser encore une chose, contrairement à ce qu'affirment ces rumeurs malveillantes, et c’est bien là qu’on voit qu’il s’agit d’une diabolique manipulation, je n'ai personnellement jamais été approché par qui que ce soit. Quiconque affirme le contraire est invité à apporter les preuves de ces accusations diffamatoires qui ne cherchent évidemment qu’à entacher mon honneur et ma réputation en tant que président du MAK. Cela montre bien que cette virulente campagne d’intoxication vise à affaiblir le MAK, à le couper de l’Anavad, à semer le doute dans l’esprit des militants, à démobiliser et à décourager le peuple kabyle pour l’empêcher de poursuivre cette formidable épopée initiée par le MAK et qui le mène petit à petit à réaliser sa condition d’indigène soumis malgré lui au colonialisme arabo-islamique.

    De plus, il y a lieu de préciser une dernière chose, c’est qu’en cas de négociation, le MAK en tant que Mouvement populaire n’a pas vocation à négocier quoi que ce soit avec le Gouvernement algérien. Cette prérogative relève exclusivement des compétences du Gouvernement provisoire kabyle, comme le stipulent nos statuts et c’est bien pour cela que le président de l’Anavad en a été immédiatement informé. Aussi, cette grossière manipulation selon laquelle la direction du MAK, et moi-même en l’occurrence, aurait négocié l’autonomie de la Kabylie avec le régime algérien, relève d’une puissante intoxication qui aura failli emporter et le MAK et l’Anavad, l’un ne pouvant aller sans l’autre, la chute de l’un entraînant automatiquement la chute de l’autre.

    Selon certains ouï-dire, le président de l’Anavad, Mas Ferhat Mehenni, aurait déclaré que vous l’auriez trahi ?

    Je ne suis pas né de la dernière pluie pour croire aux ragots colportés ici et là et qui ne visent qu’à semer la zizanie dans nos rangs. Le président de l’Anavad a démenti ces fausses déclarations devant des cadres du MAK et sa parole me suffit amplement. Mas Ferhat Mehenni a en effet juré sur la tête de ses enfants qu’il n’avait jamais tenu de tels propos et qu’il n’avait jamais pensé une telle absurdité. Voir à cet effet, cet article http://www.kabylie-actualite.com/2016/10/06/info-derniere-minute-le-mak-et-lanavad-ont-retrouve-leur-cohesion/.

    De plus, Ferhat Mehenni connait mieux que personne mon engagement, mon investissement et mon indéfectible loyauté à son égard, non par esprit de zaïmisme comme on me l’a très souvent reproché, et cela depuis au moins le boycott scolaire de 1994, mais parce que pour moi, Ferhat Mehenni incarne à tous points de vue le leader naturel de la Kabylie. Il est le père fondateur de la nation Kabyle et tous mes discours, dans toutes les conférences, dans tous les meetings, dans toutes les manifestations en apportent la preuve formelle. Donc, personne ne me fera croire que le Président de l’Anavad aurait déclaré que je l’aurais trahi et rien ni personne ne pourra ébranler l’unité de nos rangs. Le MAK et l’Anavad constituent les deux faces d’une même pièce que personne ne peut dissocier.

    Oui, mais suite à ces ragots, une campagne de dénigrement a été menée contre vous personnellement. Que répondez-vous à cela ?

    Pour chaque personne qui m’insulte, me diffame ou qui tente de me salir sur la base d’allégations mensongères particulièrement honteuses, 100 autres personnes montent au créneau pour rétablir la vérité. Je tiens d’ailleurs à exprimer ma gratitude à toutes les personnes qui m’ont témoigné leur respect, leur estime et leur solidarité face à cette campagne honteuse visant à salir mon honneur. Heureusement, comme on dit en kabyle : Tidett d uzzal, lekdev d uffal.

    De plus, ce n’est pas dans ma nature de répondre à l’insulte par l’insulte, j’ai toujours répondu à mes détracteurs sur le terrain et mon bilan parle pour moi. En tant que président élu à l’unanimité des 830 congressistes, je préfère leur tendre la main de la fraternité et leur dire qu’au nom de TAQVAYLIT, qui est plus importante que tout, je vous pardonne.

    Je saisis cette occasion pour saluer et remercier un frère et ministre de notre Anavad qui m’a touché avec ses mots que je partage avec les lecteurs : « Quelques soient les ragots qui peuvent être racontés par ci par là, touchant à ta probité morale ou ton engagement, tu restes pour moi et la majorité d'entre nous, l'ami et l'homme d'exception que la Kabylie a la chance de compter parmi ses enfants ».

    Certains avancent que le harcèlement policier visant les militants du MAK servirait à délégitimer le président de l’Anavad, Mas Ferhat Mehenni. Qu’en dites-vous ?

    Vous savez, au point où en sont les choses, je pense qu’il est plus sage de ne relever que l’aspect positif de ce genre de propos et souligner que ces gens-là reconnaissent au moins que nous subissons un harcèlement policier, c’est déjà ça. Ensuite, en son âme et conscience, chacun est bien sûr libre de nous soutenir ou pas.

    Je reviens donc à l’essentiel et j’insiste sur le fait que ce que nous subissons de la part du régime colonial algérien doit interpeller toutes les consciences éprises de liberté afin de nous soutenir au lieu d’en faire un sujet de polémique, et surtout en pareilles circonstances. C’est ce qu’on appelle « rajouter de l’huile sur le feu » et cela n’est absolument pas normal.

    Cela dit, il faut savoir que le MAK et l’Anavad ne sont pas dans « une compétition de légitimité », ils ne l’ont jamais été et ne le seront jamais. L’Anavad et le MAK sont les deux faces d’une même pièce. L’Anavad tire sa légitimité du combat que nous menons aussi bien en Kabylie que dans la diaspora pour l’internationalisation de la question kabyle. Toutes les actions de terrain du MAK, marches, rassemblements, levers de drapeau, établissement de cartes d’identité visent à affirmer l’existence du peuple kabyle en tant que Nation, historiquement fondée à édifier son propre Etat et la répression que subit le MAK en Kabylie légitime davantage l’Anavad en lui donnant plus d’arguments pour accabler le caractère répressif et colonial de l’Etat Algérien. Quant au MAK, l’Anavad lui garantit la protection des militants sur le terrain à travers ses réseaux et le travail diplomatique qu’il accomplit à l’étranger.

    Le président de l’Anavad a proposé la tenue d’un congrès extraordinaire pour trancher les questions stratégiques, adhérez-vous à cette proposition ?

    Avant de vous répondre, je tiens à préciser que contrairement aux ragots colportés ici et là, il n’existe aucun problème personnel entre moi et le président de l’Anavad pour qui j’ai un respect incommensurable et il le sait pertinemment. Il nous arrive de diverger et tant mieux car la divergence entraîne la discussion et c’est de la discussion que jaillit la lumière.

    Notre président a proposé un congrès extraordinaire pour trancher les questions de fond qui prêtent encore à confusion et je ne peux qu’adhérer à cette démarche qui va renforcer la démocratie dans nos structures, rassurer nos militants et les millions de kabyles qui investissent tous leurs espoirs dans la réussite de notre formidable projet de libération de la Kabylie.

    Mais pour l’heure et dans l’immédiat, l’urgence est au rassemblement, au resserrement des rangs et à la solidarité absolue. N’oublions jamais que nous avons affaire à un régime des plus pervers du monde. Ne prêtons pas le flanc à la discorde dans nos propres rangs et travaillons toutes et tous ensemble pour forcer le destin et relever les grands défis qui nous attendent.

    Vous avez reçu trois convocations de la police algérienne. Allez-vous vous présenter à la sûreté de "wilaya" de Tizi Ouzou ?

    Les militants du MAK subissent un harcèlement policier sans précédent. L’objectif vise évidemment à nous perturber psychologiquement, mais aussi à faire peur aux citoyens kabyles pour ne pas se rapprocher du MAK. La manœuvre est ingénieuses dans le sens où nos militants, victimes permanentes de ces harcèlements, n’ont même pas un statut de victime mais heureusement. Notre seule défense est la justesse de notre combat et Laânaya du peuple kabyle.

    Moi-même et plusieurs de mes proches collaborateurs, nous avons reçu trois convocations établies au début du mois d’août et elles n’ont été envoyées que le 16 septembres, soit un mois et demi après. Aussi quand mes camarades se sont présentés le 09 octobre au commissariat central de Tizi-Ouzou, et comme il fallait s’y attendre, les autorités algériennes leur ont signifié qu’ils étaient venus « en retard » et que leurs dossiers ainsi que celui du président du MAK avaient été transférés à la "justice" algérienne. Inutile donc de se présenter au commissariat, les convocations étant par ailleurs largement entachées d’irrégularités, je ne me présenterai pas à la sûreté de "wilaya" de Tizi Ouzou. Nous observerons, mes camarades et moi, l’évolution de nos dossiers envoyés à la « justice » algérienne, puis nous aviserons en conséquence.

    Quelle est la position du MAK concernant les élections législatives du 20 avril ?

    La position du MAK vis à vis des élections algériennes restent inchangées. Elles ne nous concernent pas et de ce fait nous les rejetons. La seule échéance électorale qui nous intéresse c’est le référendum d’autodétermination qui redonnera la voix au peuple kabyle pour choisir lui-même le statut politique qui lui sied.

    Notons la ruse du régime colonial algérien qui fait coïncider sa mascarade électorale avec une date hautement symbolique pour la Kabylie: le 20 avril. Visiblement, en organisant des élections algériennes un 20 avril, le régime algérien et ses relais ont tablé sur la gigantesque manipulation qui avait pour but de provoquer l'effondrement du MAK et du GPK. Ils seront déçus.

    Le peuple kabyle est d’ores et déjà appelé à se mobiliser pour les célébrations de Yennayer et du 20 Avril

    Quel est votre mot de la fin ?

    J’ai une pensée particulière pour Slimane Bouhafs et sa famille auxquels je réitère mon soutien et celui du MAK. Je tiens également à témoigner mon indéfectible solidarité et celle du MAK aux militants kabyles et amazighs en général qui subissent la répression du régime colonial algérien. Je pense à M. Amrioui et à son épouse, « interdite » d’entrée en Kabylie à cause des écoles kabyles « Axxam n tmusni » mises en place par son mari. Je pense aussi à notre frère et ami, le Dr. Kameleddine Fekhar, et à ses camarades de lutte, illégalement détenus dans les prisons algériennes pour avoir osé dénoncer les abominables crimes commis par l’Etat algérien contre le peuple Mozabite. Qu’ils soient assurés de notre soutien et de notre solidarité. Nous ne les oublions pas.

    Enfin, et pour terminer sur une note de joie, je profite de cet entretien pour féliciter chaleureusement le MOB pour sa qualification à la finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF). Nous sommes heureux que cet immense club représente dignement la Kabylie à cette compétition continentale. Je félicite le MOB, ses joueurs et son staff, et les remercie pour tout le bonheur qu’ils donnent au peuple kabyle.

    SIWEL 111617 OCT 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Mack Ait-Aoudia, fidèle contributeur de Siwel, a apporté, dans son analyse ci-dessous, sa vision sur ce que doit être le rôle du Président du MAK et celui du Président de l’Anavad dans la nouvelle dynamique du Mouvement Souverainiste en faveur de l’Indépendance de la Kabylie.

    Un leader, un chef du terrain et un projet d’indépendance
    Comme d'aucuns l'ignorent, la famille souverainiste kabyle a subi une petite crise au sein de ses différentes structures récemment. Cette crise a été révélée par le discours de Ferhat At S3id du 25 septembre 2016. Nous y avons appris que le gouvernement algérien tente de faire des rapprochements avec le président du MAK, Vu3ziz Ucebbi, afin d'entamer des pourparlers et des négociations sur une éventuelle autonomie de la Kabylie. La rumeur en a ajouté que le gouvernement algérien s'est servi de certains kabyles comme émissaires. Ces derniers n'inspirent pas confiance et ils ont déjà trahi.

    Vuâziz, président du MAK, a été donc approché et il a tendu l'oreille. Sans plus. Il a pris la peine d'informer le président Ferhat At S3id à cet effet. Ce que je retiens surtout au sujet de Vu3ziz, c'est l'énorme pression qu'il subit quotidiennement. Il est le chef sur le terrain et il fait face, non seulement aux problèmes organiques et d'organisation sur le terrain, mais aussi aux ruses et subterfuges du gouvernement colonial algérien. Le tout sans moyens et dans un climat d'insécurité et de peur constante. Malgré tout, il a fait un travail gigantesque et il a sillonné la Kabylie de fond en comble. Son charisme et sa langue kabyle digne d'un grand amusnaw ont rallié à la cause indépendantiste des milliers de jeunes Kabyles. Vuâziz est aujourd'hui à mes yeux, un infatigable militant, loyal et courageux. L’Histoire retiendra son nom.

    Ferhat At S3id, président de l'Anavad, est l'homme par qui tout a commencé pour la cause souverainiste kabyle. Prendre le leadership d'une telle cause est une responsabilité grandiose devant l'Histoire. Au-delà de ce qu'il avait à affronter comme problèmes de tout ordre, il est tenu responsable, aux yeux de tous, des agissements des militants de premier plan. S'il y a succès, c'est Ferhat, s'il y a échec, c'est Ferhat. Il n'y a qu'à regarder ce qu'en dit la presse algérienne à son sujet dans toutes sortes de circonstances. Le fait qu'il soit en exil, et le fait que certaines nouvelles et rumeurs vont en se maquillant, font en sorte que les échos qui lui parviennent, de manière directe et franche ou de manière indirecte et douteuse, installent le doute. Il doit tout le temps juger en se basant sur la parole des uns et des autres. Ne voulant pas être tenu responsable d'un échec, il réagit. Peut-être un peu fort parfois, au goût de certains d'entre nous, mais il est comme ça.

    Que ce soit pour Ferhat, que ce soit pour Vu3ziz, le projet est le même. L'objectif n'a pas changé. Le sens même de leur démarche politique réside totalement et entièrement dans l'intérêt suprême de la Kabylie. Peu importe les éventuelles divergences qui pourraient exister entre eux, le fait que les deux font passer la Kabylie avant tout autre considération est déjà en soi une solution à la crise. Le fait que les deux avaient annoncé faire recourt au conseil national du MAK ou à un congrès extraordinaire prouve que les deux hommes croient en la démarche démocratique. La cause kabyle a besoin de Ferhat et de Vu3ziz et de tous les militants sincères. La cause doit passer avant les hommes, car pour réussir, elle est condamnée à leur survivre.

    Faire autrement que se parler, se comprendre et s’entendre pour continuer le combat main dans la main, c’est faire le jeu du gouvernement colonial algérien. C’est lui donner raison et lui ouvrir les portes qui lui permettront d’entrer dans la forteresse et briser la famille souverainiste kabyle. On ne peut pas se permettre une chose aussi horrible après tant d’efforts et de lutte. Tout le monde doit mettre de l’eau dans son vin. Et crions à l’unisson : vive la Kabylie libre et indépendante !

    SIWEL 111637 OCT 16


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    TIZI WEZZU (SIWEL) — Le responsable du Centre d’Alerte et de Prévention Kabyle, au sein du MAK, Boussad Becha a reçu, aujourd'hui 11 octobre, une convocation de la police d'At Dwala qui date du 29 septembre 2014. Celle-ci n'a été envoyée que le 04 octobre 2016. Au moment où nous écrivons ces lignes, nous apprenons qu'un militant souverainiste, Mokhtar Ouazzi, a reçu 3 convocations pour se rendre au siège de la « sureté » de wilaya à Tizi-Ouzou.

    Boussad Becha a reçu une convocation de la police coloniale datant de Septembre 2014 !
    A rappeler que Boussad Becha a été convoqué récemment avec d'autres cadres du MAK au commissariat de Tizi-Ouzou. Une fois sur place, la police algérienne les a informés que leurs dossiers ont été transférés à la « Justice».

    nbb
    SIWEL 112034 OCT 16


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    MICHELET (SIWEL) — Lazhar Bessadi a été convoqué par la police coloniale. Ce jeune cadre du MAK, responsable au Centre Kabyle de l'Environnement, enchaîne les convocations de la police algérienne, à l'image de plusieurs autres cadres. En effet, c'est sa 7 ème convocation qu'il a reçu aujourd'hui 11 octobre.

    Lazhar Bessadi, du Centre Kabyle de l'Environnement, convoqué par la police coloniale
    nbb
    SIWEL 112310 OCT 16


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