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Siwel : Agence kabyle d'information

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    L'association berbère Taferka organise une diaporama-conférence-débat le Samedi 25 juin 2016 à 15h avec Saïd ZIDAT autour de son ouvrage « imγan n Tensawt - Plantes de Kabylie». La conférence aura lieu au siège de l'Association au 49bis avenue de la résistance 93100 Montreuil. Métro : Croix de Chavaux, ligne 9.

    samedi 25 juin: L'association berbère Taferka de Montreuil organise une conférence-débat avec l'auteur du livre
    Diaporama-conférence-débat: imγan n Tensawt – Plantes de Kabylie

    La richesse de la flore en Kabylie est bien connue. Mais la connaissons-nous vraiment ?

    Ne sommes-nous pas à une période charnière au risque de perdre ce trésor que nous avions su si bien préserver et faire fructifier.

    Contribuer au devoir de mémoire, transmettre notre patrimoine oral par un écrit, telles sont les motivations de cet ouvrage riche de 200 plantes avec leur nom kabyle/français/latin, avec plus de 400 photos, leurs usages médicinaux ou culinaires ou adages recueillis auprès des autochtones.

    L’auteur nous présentera sa démarche pour construire cet herbier imagé, le premier du genre en Kabyle, dans la continuité de ce qui a été fait depuis le 19ème siècle. Quelques extraits du livre sous forme de diaporama permettront un échange sur : comment préserver le savoir sur les plantes, quelles collaborations sont possibles, sous quelles formes ?

    Diaporama-conférence-débat ce Samedi 25 juin 2016 à 15h avec Saïd ZIDAT autour de son ouvrage « imγan n Tensawt - Plantes de Kabylie», au siège de l'association
    49bis avenue de la résistance 93100 Montreuil
    Métro : Croix de Chavaux, ligne 9.
    TEL : 01 48 57 73 24. 06 23 01 53 62.


    SIWEL 201345 JUN 16


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    ARCHIVES COLONIALES (SIWEL) — Nous publions ci-après le troisième numéro de la revue artistique et littéraire " La Kabylie pittoresque ", édité le 20 Mars 1887. Dans une précédente édition, nous avions mis en ligne le second numéro cette revue . Siwel publie ci-après le troisième numéro de la revue " La Kabylie pittoresque "

    " La Kabylie pittoresque " est une revue qui se définissait comme artistique, littéraire et "apolitique", ambitionnait de faire découvrir la Kabylie à ses lecteurs à travers des description de voyages, de gravures etc. Cependant, les écritures, les poèmes et autres extraits littéraire en langue arabe introduits dans cette revue sur la "Kabylie pittoresque" laisse entrevoir la politique coloniale française de dépersonnalisation du peuple kabyle; une politique sournoise, qui tout en flattant dans le discours, les "beaux et intelligents kabyles", si différent des arabes (en mieux biens sûr), mais qui dans les faits, organisait concrètement son assimilation totale au monde arabe, notamment à travers la mise en place de "bureaux arabes" en plein pays kabyle.

    Aussi, il va de soi que tout document de type coloniale se doit d'être pris avec des pincettes, tant il est vrai que l'administration coloniale française a été la première à dépersonnaliser le peuple kabyle, non seulement en instituant des bureaux arabes en Kabylie mais aussi en dékabylisant les noms de lieux ainsi que les noms de famille kabyles, ôtant les préfixes kabyles "At" pour leur substituer des préfixes arabes en Ben, Bou, Ould etc.,

    Néanmoins, les documents coloniaux sur la Kabylie constituent les seules sources d'informations disponibles, la société kabyle, comme la plupart des sociétés Amazighes, est de tradition orale alors-même que, paradoxalement, les Tifinaghs, écriture originelle des peuples Amazighs, constituent l'une des premières écritures de l'humanité.

    Aussi, de tous ces documents coloniaux, il convient d'en tirer le meilleur, le plus d'informations possibles sur les kabyles d'il y a un siècle et demi mais sans pour autant perdre de vue la nature "coloniale" des ouvrages dits scientifiques, littéraire ou artistique édités au cours de ces périodes.

    N'oublions pas qu' à ce jour, la France persiste à faire de la Kabylie le "petit morceau" d'un monde arabe fantasmé par des "orientalistes" français en mal de de thé à la mente, de loukoum et de danse du ventre. La Kabylie, africaine et méditerranéenne

    zp,
    SIWEL 201524 JUN 16

    La Kabylie Pittoresque parait les 1,10, et 20 de chaque mois.

    N°3, Tizi-Ouzou, 20 mars 1887

    3. — Origine et caractère particulier du Berbère ou Kabyle. (Suite)

    A ces quelques indications, données au point de vue ethnologique, ajoutons que le Kabyle doué d'un caractère belliqueux, est naturellement porté àl'indépendance. Cette tendance se manifeste dans leurs relations. On cite cet acte d'un Beni-Djcimad (At Jennad) qui traversait une rivière torrentueuse et se voyant sur le point d'être emporté tira son sabre en disant: « Prends garde, rivière ! oserais-tu bien t'attaquer à un Beni-Djennad (At Jennad) ?...

    Le Kabyle n'est pas d'une haute stature, mais il est généralement bien fait, nerveux et très robuste : son teint communément brun est presque blanc dans certaines tribus qui habitent les contreforts les plus rapproché du massif montagneux du Djurjura. Beaucoup on les yeux bleus et les cheveux blonds ; les traits du visage moins allongé que celui de l'Arabe, sont peu réguliers mais expressifs ; ses gestes sont vifs, sa démarche fière et sa voix sonore est plus agréable à écouter que les sons gutturaux sortis du gosier de l'Arabe.

    Le costume est de la plus grande simplicité ; il se compose d'une calotte blanche ou rouge, d'une chemise de laine à manches courtes, le plus souvent faite avec une pièce de cotonnade et serrée à la taille par une ceinture de cuir à boucle de métal. Cette chemise qui dépasse à peine les genoux est recouverte d'un burnous également en laine, qui lui sert de manteau aussi bien'que de couverture pour la nuit. Ses jambes sont nues et ses pieds sont chaussés de bandes de cuir affectant la forme du Cothurne, usité autrefois chez les Grecs et les Romains, et attachées à la cheville par des cordons d'alfa.

    La condition de la femme Kabyle se rapproche sensiblement de celle des Européennes. Elle est libre, considérée, alors que la femme arabe, cachée avec un soin jaloux à tous les regards, est placée dans un état d'infériorité pénible relativement aux droits de l'homme son seigneur et maître.... La Kabyle, très-bien dotée sous le rapport de la beauté ne le cède pas beaucoup à nos plus gracieuses Européennes lorsqu'elle est bien mise. Elles s’habillent avec autant de simplicité que les hommes: leur belle chevelure flotte sur les épaules ou bien rattachée en nattes. Elle est arrangée avec art sur la tête qu'elles recouvrent d'une coiffure aux couleurs vives, semblable à un bonnet phrygien et d'un effet charmant. Elles ne se voilent pas le visage comme les femmes Arabes, au contraire, elles vont librement partout, et dans la maison prennent part à toutes les occupations, aux moindres détails de la vie comme aussi à tout le bien être de la famille. Elles ont l'habitude fâcheuse, il faut le dire cependant, de se tatouer le front, les joues, les bras, les jambes, de petits dessins bizarres qui produisent un effet original sans les enlaidir (ticrad. tatouage,) des anneaux de cuivre d'argent parent leurs bras.

    LÉON PAX.

    (À suivre.)

    MARABOUT DE SIDI BELLOUA

    À tout seigneur, tout honneur !

    Le Marabout dont nous donnons ci-contre l'esquisse, est situé sur le Belloua montagne de 400mètres d'altitude, au pied de laquelle Tizi-Ouzou est bâti.

    Des sentiers escarpés y conduisent dessinant jusqu'au sommet des sinuosités capricieuses.

    Ce mausolée est le plus célèbre de la contrée :un sentiment de vénération profonde et de terreur religieuse s'attache à ce nom de Sidi-Belloua queles Kabyles de la région ne prononcent jamais à lalégère.

    Tel qui ne se fera pas scrupules de déguiser la vérité à nos juges revêtus de tout l'appareil magistral ne saura point soutenir son mensonge devant cet amas de pierres qui recouvre les cendres d'un prêtre de Mahomet. :

    Une curieuse légende se rattache à ce lieu ; la voici dans toute sa simplicité :

    Après la conquête de la Kabylie, les Français voulant surveiller ces populations remuantes, toujours prêtes à secouer le joue, entreprirent de couronner les hauteurs du Belloua d'un poste d'observation.

    Les matériaux s'amoncelaient à la cime; déjà le poste sortait de terre. Sidi Belloua ne pouvaitsupporter plus longtemps semblable profanation.

    Une nuit, revêtu d'un burnous que les versavaient respecté, immense, plus blanc que cette blancheur de la nuit qui l'enveloppait, il sortit de son tombeau.

    D'une voix stridente il appela à son aide la foudre exterminatrice d'Allah. A cet appel l'horizon fut subitement éclairé de feux couleur de sang ; les éclairs sillonnèrent la vue ; le tonnerre résonne, des grondements bientôt suivi d'un fracas épouvantable. La foudre laissant après elle une acre odeur de soufre venait de renverser le poste édifié avec tant de peine.

    Depuis cette nuit mémorable deux lions se sont faits les gardiens nocturnes du marabout et le défendent contre de nouvelles tentatives sacrilèges.

    Cette légende a cours dans le pays et necontribue pas peu à donner à Sidi Belloua la célébritédont il jouit auprès de ces populations naïves.

    Elle m'a été contée par le gardien, vieillard à barbe blanche que le touriste trouve toujours accroupi sur une pierre faisant glisser dans ses doigts osseux les gros grains de son chapelet.

    Il n'hésite pas à renoncer à sa pieuse occupation pour apporter au voyageur qui se présente à lui, le kouskous de l'hospitalité. ' Nous 'tonnons un peu plus loin la fontaine du village d'Erjaouna, voisin du marabout de Sidi Belloua.

    L. P.

    Aucune question politique ou administrative ne sera dans les colonnes de la «KABYLIE PITTORESQUE. » il en sera de même pour toutes tes communications qui ne se rapporteraient pas à notre oeuvre dont le caractère est exclusivement artistique et littéraire.


    BELLE FATHIMA (SUITE)

    Azouz était aimé, il le savait ; sa jeune soeur Zina, confidente de Fathima s'était chargée de le lui apprendre en secret.

    • Mais, soupirs superflus ! Comment vaincre l'obstina-
    tion de Sidi M'handj Obtenir un si précieux trésor 1...

    Bien des fois aussi une voix chantait ainsi :

    — 0 belle Fathima-, vous qui charmez si bien, ne pouvez-vous dire à votre maître : Choisissez, Azouz le berger !

    * *
    — Son cœur ne saura rien dire jamais à d'autres qu'à vous, sa bien aimée et l'éclat de la lumière du jour s'effacera plus tôt que son amour.

    * *
    Allah, mon Seigneur né peux-tu changer mon triste destin t.-.. Je ne puis plus soutenir le tourment que j’éprouve, écoute ma prière et pardonne au plus
    malheureux des hommes. '

    Azouz était bien à plaindre. Affligé d'une passion qu'il ne pouvait surmonter il éprouvait les mêmes peines que la belle Fathima.

    La solitude avait pour lui tous les charmes ; chaque soir au soleil couchant, il aimait contempler la nature, respirer le parfum des fleurs, écouter le chant du rossignol. C'étaient ses uniques plaisirs; ils suffisaient à cette nature paisible, à ce cœur passionné. Assis au pied d'un grand olivier tout près de la fontaine du village où les femmes venaient tour à tour emplir leur Kolla, amphores aux couleurs originales, aux formes élégantes, il ne s'apercevait pas qu'il était 1 le sujet de
    toutes les causeries féminines.

    — Vous n'avez sans doute pas remarqué chère Lalla Khadidja que tous les jours, à la môme heure, Azouz le beau ne manque pas de se rendre au même endroit
    où vous le voyez en ce moment. On dit qu'il est devenu fou depuis qu'un soir qu'il passait près de l'endroit appelé El Rar et Moûts (Caverne des morts) un monstre extraordinaire, sorti tout à coup de dessous terre, s'est précipité sur lui en poussant des cris terribles.

    Lalja Khedidja à laquelle s'adressaient ces paroles était une vieille femme kabyle, âgée de plus de deux cents ans, établie depuis peu de temps dans le village de Tala ou Lili et très réputée par ses sortilèges et les prodiges qu'elle avait opérés.

    —- Je m'occuperai dit-elle, de ce pauvre garçon, et si Dieu veut avec l'aide de notre Seigneur Mahomet son prophète, que les bénédictions soient sur lui ! je rendrai la raison à Azouz.

    Les deux femmes quittèrent la fontaine.

    Lalla Khedidja connaissait le secret des jeunes amants, elle résolut d'intervenir en leur faveur.

    "Un soir elle fit donc venir Azouz chez elle et lui dit :

    — Tu aimes et tu es aimé je le sais. Je t'offre mon intermédiaire pour obtenir la main delà belle Fathima mais à cette condition : Tu partiras dès ce soir pour te
    rendre au sanctuaire de notre vénéré marabout Sidi Abdelkader où tu iras prendre quelque chose dont j'ai besoin.

    — J'irai au bout du monde, s'il le faut répondit Azouz avec un triste sourire.

    — C'est bien, écoute-moi : La nuit qui succédera à celle de ton arrivé au lieu saint, à l'heure de minuit

    et le jour de vendredi tu prendras au pied de la tombe un peu delà terre, plein le creux de te main et tu me l'apporteras.

    Azouz réfléchit quelques instants, puis, saisissant avec force la main de la vieille Lalla Khedidja, il lui répondit : J'irai, j'ai confiance en toi, je rapporterai ce que tu me demandes.

    Le lendemain on ne vit plus Azouz.

    (A suivre.) L. P.


    LA NOVICE
    (Suite et Fin)

    Viens ! -Fuis ces lieux maudits à l'ombre sépulcrale,

    Où jamaiss le soleil
    Ne pénètre gaîment. Ou là fleur est plus pâle

    Le jardin moins vermeil,
    Où, comme mélodie, à chaque heure on célèbre

    Le bonheur de mourir,
    Où tout est châtiment,, où' tout paraît funèbre

    Quand Dieu fait tout fleurir.
    Encore une fois, viens — Reprends ton gai sourire

    Ranime tes beaux yeux,
    Ayant que du forfait d'être vierge ou martyre

    On t'arrache lés TOeux.
    Du forfait... tu pâlis : Oui, c'est là le grand crime

    C'est la coupable erreur
    C'est méconnaître Dieu dans son oeuvre sublime

    Dieu : c'est le créateur.
    Viens ! la branche fleurit et là brise lassée

    S'endort sur: le gazon,
    La cascade dit mieux sa chanson cadencée,

    La prairie sent bon ;
    La marguerite blanche à, de sa corsetiêre

    Dénoué les cordons,
    Après l'insecte d'or glissant dans la bruyère

    Si tu veux, nous courrons.
    Viens, sous les rameaux régne un charmant babillage

    Si bien que l'on croirait
    Entendre des baiser bruire sous le feuillage

    De la verte forêt :
    C'est l'heure des amours, c'est l'heure ou la nature

    Chante l'hymne éternel
    Des hymens consacrés sous sa voûte si pure

    Qu'elle semble un autel.
    Tu renais, tu revis, tu parles, chère idole,

    Tu souris sans effort ;
    Si, dans ton froid 1 couvent ta faible chair s'immole,

    Ton doux coeur n'est pas mort.
    Reviens de ton erreur, reviens à l'existence

    Qui t'ouvre ses deux bras,
    Qui fait croire au bonheur à la tendre espérance,

    Et tu n'oubliera pas,
    Bannissant de ton coeur et coupable croyance

    Et remords superflus,
    D'offrir à ce bon Dieu qui béniesait l'enfance

    Un chérubin de plus

    AUM. JANSSENS.


    CHOIX DE PENSÉES

    —«o»—
    La gaité des sots attristes les gens d'esprit.
    * *
    Les larmes sont confiantes et le sourire est dissimulé.
    * *
    Quand on a trop souffert, on ne pense plus. La stupidité c'est
    le coup de grâce de la misère.

    SIMPLE QUESTION

    —«o»—
    Comment doit s'y prendre un brasseur pris au dépourvu de marchandise a livrer, pour répondre à une jolie femme qui lui demande de la bière ?

    Prière d'adresser les solutions au Rédacteur en Chef de la Kabylia Pittoresque, rue Gambetta, 2, Tizi-Ouzou.


    RÉVEIL DANS LE DJURDJURA

    —-«O» —

    I
    Djurdjura salut !...
    ' Du faite d'un de tes contreforts où je suis placé, je contemple, fasciné, le fouillis tourmenté des tronçons de ton chaînon le plus rude à escalader : au-dessus de
    moi sont les neiges étincelantes à nies pieds les abîmes inexplorés où donnent des glaces éternelles.

    II
    C'est le réveil du jour — Le soleil disperse lentement les épais nuages qui flottent sur les flancs des monts et des gouffres : la traînée lumineuse, de plus en plus,
    s'accentue pour laisser paraître un horizon enchanteur.

    III
    O la magique éclaircie ! Partout se dressent en s'étageant les crêtes, les pics que surmontent des roches géantes. Quel spectacle féerique ! O Kabylie que tu es belle ! Ce splendide panorama que j'ai sous les yeux revêt l'aspect des monts Helvétiques, il a son cachet particulier d'étrangeté grandiose, de sauvage et d’originale beauté.

    IV
    La, où la moindre couche végétale l'a permis tes crêtes, les croupes des; monts.sont couvertes de grands arbres' et de broussailles vertes. Des sources cachées dans lé roches jaillissent en maints endroits ;mille petits oiseaux: célèbrent par leur chant matinal le réveil du jour ; les aigles roux sillonnent l'air a grande coups d'ailes et la panthère franchit le torrent pour se tapir dans son repaire. :

    V
    Sur le plateau où je rêvè voici venir les chèvres folles qui n'ont cependant pas mangé le cytise mais qui se repaissent" des tiges jeunes de clématites de ronces et d'asperges sauvages, des pousses naissantes de vignes, d'oliviers et de lentisques. Chèvres et chevreaux vont et viennent en bêlant. Le chien les surveille. Chien africain a tète de chacal et à pelage brun qui, plus d'une fois, a trompé le chasseur par sa ressemblance avec son congénère des bois.

    VI
    Le pâtre un gavroche kabyle accourt aussi :avec sa petite tète un peu allongée ses yeux clairs et hardis, il marche, saute, court, sans nul souci de sa nudité à
    peine voilée par des haillons de burnous ; il est aussi leste que joyeux, il grimpe sur une grosse pierre au sommet du plateau...

    VII
    Ah ! ab ! ah ! ah ! La-la-la-la-la
    La-la-la-la la Ah ! ait !

    Mon pâtre enfant sans prélude a entonné sa chanson rustique. Son gosier égrène une succession de notes faibles tout d'abord et qui montent et s'élèvent de façon
    continue avec une cadence tout bizarre et sauvage.

    Ah ! ali ! ah ! ah ! La-la-la-la-la
    La-la-la-la la Ah ! ah !

    Sa voix d'une sonorité parfaite et d'un timbre argentin surprenant, a repris le chant sur une note élevée après avoir descendu en mesure exacte toutes les
    gammes de son vocable, il se tait brusquement.

    VIII
    Soudain d'un plateau voisin le même chant se fait entendre, c'est le même air rustique qu'une voix de berger répète sur. un ton qu'il élève ou baisse tour à
    tour et quand ce berger se tait, un autre reprend et ainsi de suite sur toutes les hauteurs ces voix se succèdent ; c'est un assaut de chant gracieux que les échos
    se rendent plusieurs fois.

    Pauvres chanteurs ingénus ! j'ai voulu souvent vous interroger et savoir d'où vous venait ce chant qui s'harmonise si bien avec ces montagne si isolées
    Que n’eussiez-vous répondu, si ce n'est que vous avez dé-robé au rossignol la netteté cadencées de ses modulations ou à l'alouette ses trilles hardis..:

    MAX.

    SOUPIR: D'AMOUR

    Mi Taâda our r'del ouara
    Alen'is di el Kaa
    Ats r'iledts hed Our tesim.
    À. Oûïn irfaan esmaoua
    A cheikh Aïssa
    Chemtits gh'er toulaouïn

    Lorsqu'elle est passée silencieuse

    ..... (J'étais désespéré) .....

    Ses yeux baissés vers la terre
    Elle ne paraissait reconnaître personne
    Ô toi ! qui a élevé les cieux (Dieu)
    Et toi Cheikh ben Aïssa (Apôtre)
    Fais la moi posséder parmi toutes les autres.

    A nos lecteurs.

    Nous publierons prochainement dans un des numéros de la Kabylie pittoresque
    une romance Kabyle écrite avec la musique.Nous renouvellerons souvent les publications de ce genre.

    NOUVELLES A LA MAIN

    —«o>>—
    Dans la chambrée, à la leçon de grammaire : Le Caporal chargé du cours ouvre son livre et lit: Le nom ou substantif est un mot qui sert à nommer une personne ou un animal... etc.s etc. En résumé, le substantif toute fois, et quand on peut le voir ou le toucher approximativement est un objet. Comprenez-vous?.... oui. Eh bien, par exemple : quand je dis : la maison brûle là où est le substantif ?... Personne ne répond?...
    A vous Seringuet !
    — Mais, je sais pas, moi... Caporal.
    — Comment vous savez pas ?... Quand on peut le voir ou le toucher approximativement !
    — Ah ! oui,... parce que pour le toucher approximativement il faudrait réglementairement des pincettes donc pincettes, c'est le: substantif !
    — Le caporal : Très bien Seringuet.

    A NOS LECTEURS

    Nos dessins, tous pris d'après nature, paraîtront les premier, dix et vingt de chaque mois, en fascicules de quatre feuilles du même format que ceux publiés aujourd'hui.

    L'Album-Journal contiendra dans chacun de ses numéros, trois grandes reproductions, lithographiées représentant exactement les sites qui nous sembleront dignes d'attirer l'attention, les indigènes dans leurs occupations habituelles et enfin les intérieurs avec leurs aménagements primitifs qui de tous temps ont charmé l’œil de l'observateur.

    Réunis, nos dessins formeront annuellement une collection magnifique d'environ
    150 vues des plus variées, embrassant toutes les parties de la Grande Kabylie; en outre, nous ferons paraître tous les mois, indépendamment de divers dessins hors texte, des reproductions de pièces écrites en caractères arabes, avec leurs traduction en français en regard et dans le cours de Tannée une vue de chaque centre européen de la région.

    Dans le but d'être agréables à beaucoup de nos abonnés nous réserverons la la dernière page de notre ALBUM-JOUKNAL pour l'insertion gratuite de toutes les annonces et réclames qu'ils voudront. bien nous adresser. :

    LA KABYLIE PITTORESQUE


    ABONNEMENTS / France et Algérie : Adresser les abonnements à M- E. HERZIG, à Tizi-Ouzou (Algérie)

    Tout ce qui concerne la Rédaction doit être adressé à M. Léon PAX, rue Gambetta 2, Tizi-Ouzou

    Imprimerie A. BOUYER, Alger. Le Directeur-gérant, Léon DyjRÇiB«i ^-



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    LYON (SIWEL) — L'association Tagmats et les amis de radio Canut ont organisé une conférence débat avec Mas Ferhat Mehenni, samedi 11 Juin, dans la 2ème ville de France sur le thème « la Kabylie à l'aube de son destin ». Le président de l'Anavad, devant une salle comble, a abordé plusieurs sujets d'actualité.

    Retour sur la conférence de Ferhat Mehenni à Lyon le 11 juin (Vidéo)
    Un véritable succès pour les organisateurs et les militants kabyles dans un contexte un peu compliqué avec le jeûne et la coupe d'Europe des nations qui n'ont finalement pas empêché le public de venir nombreux. Un test aussi pour les militants du MAK dans la capitale des gaules où les services algériens pullulent.

    A son arrivée, le Président a fait son entrée sous l'Hymne National kabyle, une première dans la région. Belkacem Amrouche a ensuite pris la parole pour faire une présentation sur le parcours militant et politique de Ferhat Mehenni.

    Lors de la conférence , Mas Ferhat Mehenni a centré son discours sur le combat des militants du MAK en Kabylie, sur l'économie et l'éducation en Kabylie ainsi que sur les actions prochaines de l'Anavad (le Gouvernement Provisoire Kabyle). Le président de l'Anavad es revenu sur les projets de création d'une banque kabyle et de médias kabyles pour renforcer et passer un cap supplémentaire dans le combat pour une Kabylie libre.

    Suite à au discours de Ferhat Mehenni, le public très attentif, a posé de nombreuses questions au président du gouvernement provisoire qui en a profité pour saluer tous ceux qui soutiennent financièrement la cause kabyle.

    Extraits de la Conférence du Président Ferhat Mehenni
    http://www.siwel.info/video/
    dam/myd
    SIWEL 202103 JUN 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Dans une nouvelle contribution de Salem At Seyd, ce dernier revient sur les origines du wahhabisme, ses dérivés, ses menaces et la résistance kabyle aux menaces de la « Wahhabisation des esprits » à travers « tajmaεlimanit », la laïcité séculaire :

    «Le fait religieux en Kabylie et la menace wahhabo-salafiste», contribution S. At Seyd
    Le fait religieux suppose qu’on ait réfléchi peu ou prou aux enjeux auxquels doit faire face notre pays. Aujourd’hui et demain. En Kabylie, La distinction entre pouvoir politique et pouvoir religieux ne date pas d’hier. Que ce soit aux temps des circoncellions chrétiens ou de la Rahmanyia musulmane soufie, le fait religieux s’impose. Et tout le monde sait la place qu’ont occupée Imravden dans l’histoire de la Kabylie. La résurgence de nos jours du fait religieux chrétien accroit encore davantage la complexité de la question. Sans compter que nous faisons souvent l’impasse également sur la place du judaïsme kabyle. Les croyances africaines, quant à elles, sont reléguées à des sujets d’études anthropologiques. Pourtant l’Animisme et le culte des ancêtres sont des croyances encore très vivaces de nos jours.

    Hier occultées par un vernis chrétien et de nos jours vernissées d’atours plus ou moins islamiques. Reste que la Kabylie a fait le choix de la Laïcité. Et elle compte bien sur le fait que cette laïcité se décline en termes de pluralité. Jmaa Liman !

    La question de l’Islam en Kabylie
    Dans le fait religieux kabyle la question de l’Islam se taille la part du lion. En effet, nombreuses sont les menaces liées à la politisation de cette religion. Quand on songe aux dégâts que l’islam politique a infligé à toutes les sociétés du monde qu’il traverse ; On se dit qu’en Kabylie on limite plutôt bien ces dégâts. C’est que la question est instrumentée à des fins de conservation du pouvoir. La France coloniale a continué à contrôler et instrumenter l’Islam hier, y compris après 1905. Et en fidèle héritier de la France coloniale, l’Etat algérien en fait de même aujourd’hui. Et la première chose anormale est que : l’Islam est religion d’Etat. Encore une de nos différences fondamentales et majeure avec l’Algérie.

    La Kabylie commence déjà à établir un des Etats les plus modernes du monde. Et pour cause, ses institutions traditionnelles permettent déjà une gestion du fait religieux plus efficacement que certaines grandes démocraties. Et on peut dire que les réponses de la société kabyle sont plutôt originales. Mais là n’est pas la question. Les institutions kabyles ont été mises à mal par 91 années de colonialisme. Et surtout par 5 décennies de néocolonialisme arabo-algérianiste. Ce néocolonialisme a fait régresser la Kabylie dans la prise en compte du fait religieux. Le renouveau du nationalisme kabyle prend d’ailleurs cette question à bras le corps.

    La menace de la Wahhabisation des esprits
    Contrairement à ce qu’on pourrait croire ce n’est pas l’Islam qui pose problème. Il ne pose pas plus de problème que n’en poserai le christianisme et le judaïsme à la société kabyle. Ce qui pose problème à la Kabylie aujourd’hui ce sont les idéologies politiques islamiques. Nous ne pouvons pas développer ici toute l’étendue de la menace. Attachons nous seulement à savoir de quoi nous parlons. La menace la plus importante est celle de la Wahhabisation des esprits.

    Nous verrons donc en quoi la nébuleuse wahhabo-salafiste est non pas un danger mais un péril majeur. Dans un deuxième temps, nous verrons en quoi l’arabo-islamisme qui s’habille de respectabilité est une idéologie plus pernicieuse encore.

    Le wahhabo-salafisme, c’est quoi au juste ?
    Cette doctrine d’Etat officielle de l’Arabie Saoudite prend ses sources dans le Nejd. Ce désert au cœur des arabies du Golf. Elle est également la doctrine de la famille gouvernante du Qatar. Le wahhabisme prend ses racines dans la pensée du théologien Ibn Taymiyya. Un mèdes (kurde) qui a vécu au 13ème et 14ème siècle. Devant les invasions des populations turco-mongoles, il théorise le Jihad. En somme et pour prendre un raccourci, c’est le premier salafiste de l’Histoire. Il prône le refus de toute innovation dans la pratique religieuse. En effet, les envahisseurs venus du cœur de l’Asie mettent à mal le règne Abasside. Ibn Taymiyya refuse que ces envahisseurs convertis à l’Islam imposent leurs coutumes et traditions. Et il les rend également coupables de collusion avec les chrétiens.

    Nous voyons déjà se dessiner les bases mêmes du wahhabo-salafisme. Sans compter qu’Ibn Taymiyya s’avère être le plus farouche opposants aux mutazilites, le mouvement rationaliste (scientifique ?) de l’Islam. Une pensée fondée sur la pensée philosophe grecque. C’est d’ailleurs pendant cette période que ce mouvement rationaliste perdra définitivement la bataille face au mouvement sunnite. Ce dernier étant considéré comme étant la pensée orthodoxe en Islam. En 1406, le dernier penseur « moderne » de cette sphère musulmane meurt. Ibn Khaldoun, un berbère « most3araboun » laissera une œuvre considérable qui tombera peu à peu dans l’oubli jusqu’au XIX ème siècle. Autrement dit, c’est là que selon Mohamed Arkoun, théologien kabyle de renommée mondiale, que « le monde musulman » sombre dans le règne de l’impensé. Le totalitarisme de l’impensé.

    Le wahhabisme et le totalitarisme de l’impensé
    L’impensé est quelque chose de plus néfaste encore que l’ignorance. Il ne s’agit pas de quelque chose qui n’est pas su et qui reste à découvrir mais de quelque chose d’impensable ou rendu impensable, qu'il ne faut surtout pas penser. Il est d’ailleurs interdit à un musulman depuis le règne des turco-mongoles puis des ottomans de penser l’Islam. Seule la tradition sunnite est admise et sera désormais gravée dans le marbre. Quiconque tente de penser ce qui est impensé s’expose à la sanction ultime : la mort. Tous les peuples sous domination ottomane s’y exposeront. Il est permis de travailler sur la Sunna. Mais il n’est pas permis de remettre en cause ses fondements. Des textes tels que les hadits, la biographie légendaire du divin prophète de l’Islam, les corpus des 4 écoles juridiques sunnites sont les seuls à être admis. S’en est fini de la pensée critique. Au diable la science !

    Et ce n’est qu’avec la fin de l’empire ottoman (1830) et l’impulsion de la pensée occidentale que certains recommenceront timidement à « repenser ». Même si le monde chiite n’est pas totalement soumis à ce diktat et conserve via son Clergé une certaine marge de manœuvre et de possibles innovations.

    Le Wahhabisme et le royaume saoudien
    Cette doctrine est l’ennemi viscéral de ce qui est considéré comme « innovation ». Au XVIIIème, siècle Mohammed ben Abdelwahhab reprend la pensée d’Ibn Taymiyya mais va encore plus loin dans la théorisation du Jihad. Il nettoie la pensée d’Ibn Taymiyya y compris de ses fondement soufis. La spiritualité soufie étant à la base, le garde-fou de Taymiyya. Tout est fait pour occulter cette influence soufie dans la pensée de Taymiyya. Le Wahhabisme devient un islam identitaire et ritualiste. Cette doctrine exclue toutes les autres. C’est ce que l’idéologie d’Abdelwahhab considère comme l’islam vrai et originel, celui des salafs des premiers temps de l’Islam.

    Cette pensée tire sa puissance non pas de sa réflexion mais tout simplement d’une alliance politique. La doctrine d’Abdelwahhab est même remise en cause en tant qu’hérésie par son propre père et son frère. Abdelwahhab va s’allier à une tribu du Nejd. La famille Saoud qui fonde temporairement ce qu’on peut considérer comme le proto-Etat saoudien : l’Emirat de Dariya. Ce n’est pas sans rappeler ce qui se passe dans la Syrie et l’Irak actuels.

    Le reste de l’histoire on la connait. L’homme malade ou encore l’empire ottoman est démembré entre les puissances européennes. Les nationalismes se développent, la Grèce est le premier « morceau » de ce corps à accéder à son indépendance avec l’aide de la France, de la Russie et de la Grande Bretagne en 1830. Quelques mois plus tard ce sont Alger, Oran et Constantine qui tombent dans l’escarcelle coloniale de la France. Kabylie mise à part.

    La Kabylie était indépendante de l’Empire ottoman et n’abdiquera son indépendance devant la France qu’en deux étapes. 1857 : redditions des tribus républicaines de la Kabylie. 1871 : soulèvement généralisé du pays kabyle. Ce n’est qu’à cette date que la Kabylie reconnait vraiment l’invincibilité de la France coloniale. Mais une reconnaissance temporaire le temps de s’approprier la science de l’occupant. Le démembrement de l’empire ottoman se poursuit au XXème siècle. Les saoudiens s’emparent de la « terre sainte » et par la suite signe un traité de protection avec les anglais en 1915. Quant aux turcs, ils sauveront ce qu’ils peuvent de l’empire ottoman et fondent la Turquie au lendemain de la seconde guerre mondiale. Tout en mettant fin au khalifat islamique mondial.

    Le royaume exporte sa doctrine à travers le monde (et en Algérie)
    Désormais le décor est planté. Les saoudiens ont soumis les populations chiites de l’est saoudien. Ce territoire renferme actuellement les principales ressources du royaume. L’Arabie saoudite et son clergé wahhabo-salafiste sont assis sur ¼ des ressources mondiales en hydrocarbures. Ce qui donne à cette doctrine totalitaire et exclusive une force de frappe considérable. Le royaume exporte sa doctrine à travers le monde. Dans les années 70 est mise au point une véritable industrie éditoriale qui ne cessera de se développer et de coloniser les esprits. A commencer par les pays considérés comme étant à « ré-islamiser ».

    L’Algérie de Boumediene est toute désignée et sa politique islamique facilite la chose. La régence de Chadli ouvre un véritable boulevard aux Ikhwans. Cela débouche sur la décennie noire et une guerre civile qui voit des millions d’algériens devenir des étrangers à leur propre patrie. S’ensuivent massacres, extermination et fuite des élites. Le régime en place profite de la situation pour conserver son pouvoir.

    Résistance au wahhabisme : le cas kabyle
    Durant cette période, la Kabylie était relativement épargnée. Elle a échappé à la wahhabisation des esprits malgré une politique d’arabo-islamisation forcenée menée par les arabo-algérianistes. Le renouveau du nationalisme kabyle a protégé le pays contre l’idéologie saoudienne et ses dérivées. La question kabyle et plus largement amazigh agissait comme un antidote naturel. En revanche, la Kabylie apparaît désormais comme une cible privilégiée. Le pays doit être coûte que coûte « ré-islamisé ». Un terrorisme résiduel est maintenu en Kabylie. Une propagande médiatique vise la Kabylie. L’objectif est de donner l’image d’une terre infestée par des terroristes. Dernièrement, l’affaire Gourdel en est une des plus grossières manipulations.

    Les nationalistes kabyles revendiquant la laïcité et les « déjeûneurs » en plein ramadhan ont contribué largement à déconstruire cette image. Mais malgré l’action sans relâche des « pacifistes Makisards », certaines chancelleries continuent à croire encore à la propagande visant à discréditer la Kabylie. S’il y a bien un pays en capacité de combattre la mouvance islamique, c’est bien la Kabylie. Elle le peut matériellement et idéologiquement. Elle le fait d’ailleurs depuis 14 siècles.

    Le Daech noir syrien face au Daech blanc saoudien
    Paradoxalement, depuis l’avènement de l’Etat islamique (Daech), le wahhabo-salafisme est en perte de vitesse. Il a réussi à se mettre à dos l’ensemble de la communauté internationale. Pour emprunter une expression à l’algérien Kamel Daoud, le Daech noir est en passe d’échouer aujourd’hui notamment d’un point de vue idéologique. Mais il ne faut pas oublier que le DAECH blanc a réussi depuis maintenant un siècle. Le Daech noir est pris en flagrant délit de mensonge avec son faux message de fin du monde. Par contre le Daech blanc saoudien continue à émettre par satellite et Internet partout dans le monde. La wahhabisation des esprits commence à atteindre en profondeur de nombreux pays occidentaux. Nous le voyons en France, en Belgique, aux USA etc.

    Le Wahhabo-salafisme et ses dérivés d’aujourd’hui et de demain
    Le wahhabisme d’Etat saoudien et son clergé tout puissant, plus puissant que la famille Saoud elle-même n’a pas chômé en un siècle. On lui doit l’ensemble de la nébuleuse islamique mondiale. Soit qu’elle les influence au niveau doctrinal, soit qu’elle les finance grassement. Grâce au wahhabo-salafisme et à ses dérivés le monde a connu les frères musulmans égyptiens, les takfiristes, les salafistes afghans, le Front Islamique du Salut, le Hamas, Al Qaïda, Boko-haram… la liste est longue. Le tout dernier né saoudien est le DAECH noir connu sous le nom de ISIS, EIIL ou simplement état islamique. Tout ceci parce que la Syrie a préféré l’offre des iraniens à celle des saoudiens pour le passage d’un pipeline ou d’un gazoduc. Le Daech blanc use du wahhabo-salafisme comme d’une arme de destruction massive.

    L’arabo-islamisme une menace très ancienne et persistante :
    Les intérêts économiques amènent les pays occidentaux à fermer les yeux sur l’industrie terroriste mondiale saoudienne et qatari. Même si la supercherie du Daech blanc saoudien est révélée à la face du monde mais la menace arabo-islamique persiste.

    En effet, il persiste une menace dans cet Islam communément admis comme n’étant pas « fondamentaliste ». L’islam modéré comme le veut une expression, fort connue. Cette menace est une idéologie plus profondément ancrée. L’Islam « traditionnel » présenté comme tolérant, renferme une menace depuis le règne de Muawiyya 1er et Abdel Malik la doctrine d’Etat de l’Empire omeyyades (661 à 705). Il s’agit de l’arabisation de l’Islam et/ou de l’islamisation de la langue arabe. Les deux faces d’une même pièce.

    L’empire islamique de Muawiya 1er repose sur deux piliers.

    Premier pilier de l’empire Muawiya : La préférence ethnique arabe
    Le premier pilier est la préférence ethnique. En 661, le musulman «arabe » et le chrétien syrien est préférable au musulman « non arabe ». Ainsi les musulmans perses, levantins, égyptiens et berbères etc… sont relégués au second plan. Les chrétiens syriens sont indispensables de par leur expertise administrative à l’édification de l’empire omeyyade. Le sang arabe est requis pour quiconque veut gouverner une wilaya. La qualité première des chrétiens syriens est qu’ils maitrisent des langues savantes proches de l’arabe. Le Syriaque et l’araméen avec lesquelles d’ailleurs un travail de traduction des philosophes grecques avait déjà été entrepris.

    Le premier pilier est donc la préférence ethnique. Le summum de ce pilier étant de se réclamer d’une prétendue ascendance chérifienne. Soit qu’on descende de la famille de Mohammed, soit qu’on descende carrément du prophète lui-même. Et quand on ne le peut point, se revendiquer d’une origine yéménite, cette Arabie heureuse berceau de la pure souche arabe. La patrie de la reine de Saba, si chère au prophète et néanmoins roi Salomon.

    Le deuxième pilier de l’empire Muawiya : Taravt d awal n Rebbi (La langue arabe est celle de Dieu)
    Le deuxième pilier de l’Empire omeyyade est l’islamisation de la langue arabe. Afin de gérer un empire gigantesque, la langue arabe en elle-même est insuffisante. Enrichie par les syriens, il convient dès lors de conférer à la langue arabe une autorité religieuse à laquelle chaque musulman fera le choix de se soumettre sans visibles contraintes.
    A cette époque-là, la langue arabe n’est pas encore une langue savante et n’est pas suffisamment développée pour servir de langue savante et impériale à Muawiya 1er. Pour cela, le 8ème siècle et le suivant permettront aux chrétiens syriens d’enrichir considérablement l’arabe à partir du syriaque et de l’araméen et secondairement d’emprunts aux autres peuples musulmans et aux grecques.

    En revanche, les langues et cultures de ces peuples « non arabes » seront reléguées à la « jahiliya ». Pour résumer, parler l’arabe « langue de Dieu » permet de bénéficier d’un certain prestige. Et pour peu qu’on puisse réciter quelques bribes de connaissances islamiques en cette langue, cela fait de vous un savant aux yeux de ceux qui parlent la langue des ignorants. La langue arabe est « sacralisée » « divinisée » et devance de loin toute les autres même si ces langues sont leurs langues maternelles.

    L’arabe et son entremêlement desormais intrinsèque avec l’islam traditionnel sera le principal vecteur de la gestion de l’empire. Le principal vecteur de gouvernance y compris de nos jours. Les berbères l’auront bien compris et de manière consciente et inconsciente et se glisseront dans cette faille. Ils adopteront tout à tour des courants religieux leur permettant de s’affranchir de l’autorité impériale. Ils adopteront un Islam berbère avec un coran berbère pour s’affranchir de la tutelle arabe. Mais cet islam sera anéanti. A l’image des Perses, ils adopteront un islam chiite avec les fatimides. Les almoravides se réfugieront dans un islam malékite et puritain. Les almohades crieront un retour aux sources religieuse et au Tawhid originel pour défaire les almoravides par trop « juridique ». Il s’agit à chaque fois de se soustraire à partir d’un cœur tribal berbère de la domination orientale de Damas, Bagdad, Le Caire ou encore Constantinople et parfois d’un pouvoir centrale maghrébin comme celui des almoravides de Marrakech.

    Action 1 : Désarabiser l’Islam ?
    L’enjeu actuellement n’est pas de combattre l’Islam. L’enjeu est de déconstruire l’idéologie raciste omeyyade persistante au sein de la langue arabe. Il s’agit de « désislamiser » la langue arabe pour ceux qui tiennent encore à cette langue. Mais il s’agit surtout pour les musulmans « non-arabes » de « désarabiser l’Islam ». Les kabyles et l’ensemble des nord-africains ne sont pas arabes. Les berbérophones de nos jours en sont conscients. En revanche, pour la masse des berbères en grande partie zenatiya « most3araboun » le travail à faire est titanesque. Ils se sont d'ailleurs arabisés à cause de cette idéologie arabiste et raciste des omeyyades.

    Action 2 : Kabyliser l’Islam ?
    Les kabyles sont majoritairement musulmans. En revanche, la part des kabyles « athées » est loin d’être négligeable. Viennent ensuite les chrétiens et les juifs kabyles. Et on ne parle même pas des croyances africaines qui sont encore très vivaces chez quasiment tous les kabyles. C’est pour cela d’ailleurs que la société kabyle a toujours séparé le pouvoir politique et l’autorité religieuse. C’est pour cela que le nationalisme kabyle est laïc. Il convient de respecter toutes les croyances sans distinction. L’Islam kabyle l’a très bien compris et se fait un devoir de ne pas marcher sur les plates bandes des affaires politiques en pays kabyle.

    Cependant, à défaut de kabyliser l’islam, et si les kabyles musulmans veulent rester kabyle et ne pas se fondre dans l’arabo-islamisme, il convient de s’attaquer à ce chantier considérable de désarabisation de l’Islam. Mohamed ARKOUN a déjà commencé à défricher. Même s’il l’a fait pour l’ensemble du monde musulman. Mais comment désarabiser l’Islam en terre kabyle ? Il appartient aux musulmans kabyles les plus concernés de le faire mais pas que les seuls musulmans. Le nationalisme kabyle avec les Makisards pacifistes en première ligne se charge déjà de protéger la Kabylie de la wahhabisation des esprits et de dénoncer les dérives arabo-islamiques. La Patrie avant tout !

    Action 3 : La Kabylie vers la désaliénation arabo-islamique
    Nous savons quel a été le rôle des Imravden et du soufisme notamment celui de la Rahmaniya dans l’histoire du patriotisme kabyle. Mais l’Islam kabyle doit aller plus loin dans sa désaliénation arabo-islamique, surtout face à la wahhabo-salafisation des esprits. Les kabyles musulmans ou pas, imravden ou pas ont un devoir de clarté sur ce point. Ils doivent s’attacher y compris avec des citoyens kabyles qui ne sont pas musulmans à déconstruire tout cela. La Patrie kabyle a besoin de tous ses enfants quelles que soient leurs croyances. La désarabisation de l’Islam est une étape incontournable.

    La régence d’Alger l’a bien compris, l’arabisation ayant échouée la seule carte qu’elle peut jouer encore, c’est l’attachement des kabyles à leurs croyances musulmanes. Et comme tout pouvoir qui vise à se maintenir coûte que coûte, il ne s’embarrasse pas de questions éthiques. S’il faut pour cela contrôler l’Islam, il le fera. Si pour cela il faut brandir la menace des multiples sectes étrangères, il le fera. Le seul fait de consacrer l’Islam comme religion d’Etat est déjà en soi une manipulation. C'est une aliénation de l'Etat et pis encore une aliénation de la religion. Il est plus aisé de se faire obéïr au nom du prophète. Il est plus aisé encore de voler et de s'enrichir en invoquant le nom de Dieu.

    L’Islam comme toutes croyances n’a pas à dépendre d’un pouvoir politique. Il ne confirme que le retard de l’Etat algérien dans la gestion du fait religieux. Sur ce point, le pays kabyle est clairement en avance. Les croyances sont les affaires des rapports de société et de la sphère privée. L’Etat kabyle quant à lui devra simplement pourvoir à ce que les croyances de toutes et de tous soient respectées. Il devra protéger la société kabyle de toutes idéologies morbides et assassines religieuses et même politiques. Toutes idéologies qui viseraient à porter atteinte à l’Art kabyle du vivre ensemble.

    Quant à la gestion du fait religieux, l’Etat kabyle devra doter la Kabylie, conformément aux recommandations du théologien kabyle Mohamed Arkoun, d’un comité d’Ethique. Un comité d’éthique composé de théologiens de toutes les croyances, d’anthropologue, de scientifiques, de personnalités de la société civile, artistes, intellectuels, paysans et ouvriers etc…

    La tâche est rude, les menaces son grandes mais dormez tranquilles, les makisards de la paix veillent sur la Kabylie !

    Salem At Seyd
    SIWEL 202153 JUN 16


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    AT RZIN (SIWEL) – La section du MAK At Rzin a rendu un hommage au martyr Karim Mesbah, assassiné le 18 Juin 2001 par la police coloniale algérienne. Cette action s’inscrit également dans le cadre de la commémoration de la Journée de la Nation Kabyle nous a rapporté le chargé d'information de la section du MAK At Rzin, dans un texte parvenu à notre rédaction.

    « Tout a commencé le jour où tu es tombé », hommage à Karim Mesbah
    L’événement a été marqué par un moment de recueillement et de communion où une gerbe de fleur a été posée sur la tombe du martyr et des bougies ont été allumées à sa mémoire. Cette action s'est déroulée en présence de citoyens d'At Rzin et de membres de la famille du martyr, tué par balles près de l’hôpital d’Akbou par la police algérienne.

    « La population d’At Rzin a banni la culture de l’oubli et réitère son engagement à poursuivre le combat jusqu’à l’aboutissement » nous a assuré le chargé d'information du MAK At Rzin dans son texte d’hommage à « Krimou » avant de poursuivre « Le tsunami qui va enfin éradiquer la vermine algérienne a commencé le jour où tu es tombé en 2001 » en parlant de l'Algérie officielle.

    myd
    SIWEL 211116 JUN 16


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    SIWEL (MONTRÉAL): De passage à Montréal Mr Hachim, communément dit Dda Muh, membre du Conseil National du MAK (Mouvement Pour l’Auto-détermination de la Kabylie), aussi président de la commission de réflexion, avait rencontré Monsieur Mario Beaulieu

    Visite de Mouhand Ouamar Hachim, membre du Conseil national du MAK au Québec

    Visite de Mouhand Ouamar Hachim, membre du Conseil national du MAK au Québec

    De passage à Montréal Mr Hachim, communément dit Dda Muh, membre du Conseil National du MAK (Mouvement Pour l’Auto-détermination de la Kabylie), aussi président de la commission de réflexion, avait rencontré Monsieur Mario Beaulieu à qui il avait présenté les remerciements des militants du MAK notamment de son président Mr Bouaziz Ait Chebib et ceux du peuple Kabyle pour son intervention lors de la séance ordinaire du 3 Juin 2016 devant la chambre des communes du parlement fédéral canadien, où il a été élu député en octobre 2015. À cette rencontre amicale et conviviale avaient également participé les responsables du Mak Amérique du nord, Canada dont messieurs Mourad Itim, Djamal Boukhoulaf, Monsieur Rachid Bandou Membre de l’association Amitié Québec Kabylie et d’autres militants de la cause souverainiste kabyle. Monsieur Mario Beaulieu, Président du Bloc Québécois, s'est exprimé en faveur de l'auto-détermination du peuple Kabyle. En effet, C’est devant une chambre des communes où ont été élus 338 députés, représentants les 4 coins du Canada, que Monsieur Mario Beaulieu a exprimé « au nom du Bloc Québécois et des indépendantistes du Québec » et « en vertu de la Charte des Nations Unies » son soutien à l'autodétermination du peuple kabyle. Il ajoute : « Une mondialisation équitable et pacifique se fera, non pas dans la domination, mais dans le respect entre les peuples » a-t-il assuré avant de marteler :« Vive la Kabylie libre et Vive le Québec libre »
    mi


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    PARIS (SIWEL) — Dans un message adressé à Mas Ferhat Mehenni, le grand scientifique kabyle, Mas Madjid Boutemeur, a exprimé ses « meilleures salutations » au président de l’Anavad et a souhaité « bon vent à la renaissance de la nation Kabyle ». Cette sortie de Madjid Boutemeur fait suite à l’intervention de Ferhat Mehenni à Trocadéro le 18 Juin où il n’a pas manqué de saluer le potentiel lauréat du prix Nobel qui fait « la fierté de la Kabylie ».

    Madjid Boutemeur, potentiel lauréat du Prix Nobel de Physique : « bon vent à la Renaissance de la Nation Kabyle »
    A rappeler que Madjid Boutemeur est professeur des universités, docteur en physique nucléaire et physique des particules. Il fait partie de l’élite mondiale des chercheurs en ce domaine.
    Il fait des recherches au Centre européen de recherche sur le nucléaire (CERN) en Suisse, dans lequel se trouve le grand collisionneur de hadrons (LHC) qui est le plus puissant accélérateur de particules du monde.

    Le message de Mas Madjid Moutemeur
    « Je tiens à rendre mes respectueuses salutations au président du GPK, Monsieur Ferhat Mheni. Ci-après son intervention au meeting de Trocadero à l'occasion de la nomination du 14 juin comme journée de la nation Kabyle. Il n'avait pas manqué de me saluer à la fin de son discours, chose qui m'avait fort honoré en bien entendu ému.
    Meilleures salutations et bon vent à la renaissance de la nation Kabyle »

    myd
    SIWEL 211630 JUN 16


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    TADIWENNIT(SIWEL) — Tagi d yiwet n tdiwennit i iga Mack Ait Aoudia i Murad Itim, imḍebber n MAK di Marikan Ugafa. Mas Murad Itim yemmeslayed γef uswir wis kraḍ n MAK, γef tikli n 20 Yevrir yezrin akked d wayen i d-yettheggi umussu n ufraniman akka γer zdat.

    Tadiwennit n Murad Itim, imḍebber n MAK di Marikan Ugafa
    Iqvayliyen iddren di Montréal neγ di Kanada s umata ssnen ak Murad Itim, imdebbeṛ n MAK di Marikan Ugafa. Acku ulac id-illan d tadyant γef Iqvayliyen neγ n Iqvayliyen i deg ur illi neγ ur issudes s timad-is. Ama s wakud ama s texriḍt, Murad inna aql-i da ansi tevγu tekka yas-d tiγri n teqvaylit. Iger afus i kra n wayen illan deg uvrid nneγ ar tlelli. Ulac aqvayli ur issaḥder neγ ur icawer u timti ara d-yass ar gar medden, d asefqed id-issefqad ad iwalli amek llan wulawen d tmuγliwin.
    Assa neswa akken tabyirt imi yuγal-d si tmurt kra n smanat ayagi u nqeṣṣer cwiṭ imi newwi-d awal γef aṭas n temsal. Dγa Murad iqvel ad yerr awal i kra iseqsiyen agi id-iteddun.

    Trezfeḍ ar tmurt ussan agi izrin. Amek ik id-mugren idwananen izzayriyen deg unafag n Llezzayer?
    Nudan-iyi u nnan-iyi ddu kan s ttawal. Maca ur iyi-uḥtamen ara imi tugzimt n rrekva inu ur uriγ akken iwata isem-iw fell-as. Cḍḍeγ di tira-s. Xas akken sdat udwanan, sendacu i deg icuk dγa issawel i wayeḍ u frefsen ak lqec-iw. Ula d wina iyi-inudan inna-yid dacu i tuqmeḍ akka? Ula d netta ur iẓri ara ayen iyi ittnadi. Syin jjan iyi ugar n uzgen n usrag neγ n saâa u ran-iyi-d apaspur-iw. Dγ imiren fγaγ ruḥeγ ar tmurt. Fγeγ tin nsen kecmaγ ar tin nneγ. Maca ur ssawḍeγ ara s axxam u ddiγ wujhaγ ar gma-s n Ferḥat imi assen i yenḍel. Gliγ s Vuâziz u nâezza akken.

    I di tmurt amek tufiḍ tilufa?
    Mlal-aγ aṭas d Vuâziz d imḍebren n MAK. Rezfaγ ar uxxam n uselway, Ferḥat. Sseqsaγ γef yemma-s. Kksaγ lxiq diγen gar at uxxam u tin itent yugaren ak d aḥdar is-ḥedraγ i wewsir wis kraḍ n MAK imi fell-as i γef rziγ ar tmurt. Mawel di tmurt d ilmeẓyen i irefden asafu assa u dinna tura i illa usirem amuqran. Acku win i deg tevγuḍ temmeslayeḍ γef timmunent ad tafeḍ ivγa-tt u ma ur tt ivγi ara ad tafeḍ ur illi ara mgal tikti imi ẓran avrid nniḍen d tiγimit ddaw uḍar n wAarav. D aya i γef mazal amussu nneγ iqeddec u ittazzal ar myal takwatt n tmurt akken ad iqennaâ wid i mazal ur walan ara timmunent d avrid n tidett d yimal. Vuâziz ittawi izen n tidett s tquftin ines ar myal tamnaḍt.

    Tḥedreḍ-as i weswir n MAK deg At Zellal, amek i izri?
    Iḍelli nni iwwed aγ wawal d akken ad tt ittwaḥves Vuâziz. Dγa nesker itt akken ad nessiweḍ ar iswi nneγ u nuzel ar At Zellal mi ittnaγ wass d yiḍ. D Kamal Setti id-yusan ewwi yaγ u nensa γur-es. Azekka nni nufa-d iman nneγ nevges nhezzem u neṭṭef avrid ar Tizi n Cḍev anda iḍra wewsir. Maca tura iḍelli nni ur neẓri ara dacu issextutusen imsulṭa imehras n Llezzayer. Ur ntebbet ara amek ara qazmen taluft maca imi nessen iten ur ten nettamen ula d tasdidt neγ dqiqa. Ihi ssvedden abarraj ipulisen deg At Yiraten tameddit u gan wiyaḍ anda nniden akken ur ttajjan ara medden ad asen ar At Zellal. Kra n win in-issawḍen ini ikellex asen i ipulisen. At Uqvu ussan-d s lkar u ssawḍen-nen imi zzewren yiwen s tkarrust u mi yufa abarraj ad issiwel i lkar as yini ad ṣṣuben medden u ad zegren γef uḍar. Mi fγen akk-in i ubarraj ad rekven diγen. Akka ihi i yuraren yid sen almi d At Zellal. Xas akken nurar am umcic d uγarda, yid-sen ugar n 800 n ineswaren i iḥedren.

    Dacu i tuqmeḍ kecc deg uswir agi wis kraḍ n MAK?
    Tadiwennit n Murad Itim, imḍebber n MAK di Marikan Ugafa
    D nek i umi d-fkan asawaḍ d amezwaru dγa d nek i t ildin. Mmeslayeγ-d s teqvaylit u nniγ-d ayen illan deg ulawen n imeγnasen nneγ n Marikan ugafa. Mmeslayen aṭas n imeγnasen d uselway Vuâziz. Tura ayen id ittwagezmen di rray assen neγ iγtasen ittwaṭfen fγen-d yagi. Maca d tin n umni ak i deg tella aṭas n tsudist d tmuγli ar sdat. Ad d-nuγal ar γur-es tikkelt nniden imi awal fell-as ad yeγzif maca iswi-s d tagmatt gar Iqvayliyen imi umni yagi nwala-t d aseqqamu ara isemlilen Iqvayliyen ama d wid iddan deg uvrid n timmunent d Teqvaylit ama d wid yuγen win n Llezzayer d Tmaziγt maca ur qfilen ara i umeslay d uskasi. Tura amni yagi macci d win ara issalin illugan neγ ara d-inejren amek ara teddu tmurt imi mazal ur d-nessukes ara timmunent maca d win ara yuraren tamlilt tameqrant u wid ara yillin zik am wid akken ittawin medden zik d inejmuâa.

    Kecc d ameγnas n MAK. Dacu twalaḍ di tikli n 20 di yevrir 2016 di tmurt?
    Tikli n 20 di yevrir usegass agi tveggen-d i wid mazal cukken d akken amussu n MAK isdukkel Iqvayliyen. Yiwen ur as issaweḍ di tmurt taqvaylit. Iveggen-d daγen d akken tasuta n wassa ur tugad ara timmunent, ur tkukra ara azekka di tlelli d uzarug. Yerna imi tura nek mlaleγ ten u sliγ asen u ad ak iniγ assa d akken ulac tuγalin ar deffir. Tuqqla teqqen! Ad d-ddu neγ ad d-qqars !

    I tura dacu id-iteddun ihi deg umennuγ n MAK ar sdat di tmurt ak d dagi di Marikan ugafa?
    Tura ma di tmurt atan ara ttheggin ass n uγlan aqvayli maca d Vuâziz i d aselway u d netta ar d-yinnin amek ara ddunt temsal. Ma dagi di Marikan Ugafa ad yili ass n 23 di la SSJB (Société Saint-Jean-Baptiste) usarag ak d uselway wis-sin n Unavaḍ, Lyazid Abid. Ad nessali daγen anay nneγ ar igenni. Ma d anay nni aqvayli yulin d amezwaru deg umaḍal ar igenni, ass n 11 di yevrir 2015, ad yuγal ar ukatar u ad ittwazmel u ad iqqim di SSJB i levda.

    SIWEL 211730 JUN 16


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    TAQERVUZT (SIWEL) — Le militant kabyle et animateur de Radio Taqervuzt, Khalil Imessaoudene, en provenance de Paris, a été arrêté à l'aéroport d'Alger lundi soir 13 juin par la police algérienne, qui lui avait tendu un piège en lui envoyant un message lui faisant croire que l'état de santé de sa mère était critique. Il n'a été relaxé que le lendemain 14 juin après avoir subi un interrogatoire de 5h30

    Guet-apens de la police algérienne contre l'animateur de Radio Taqerbuzt
    Malgré que son frère l'ait rassuré par téléphone quant à l'état de santé de leur mère, Khalil Imessaoudene, résidant en région parisienne, a préféré se rendre d'urgence en Kabylie, pensant que son frère voulait le préserver afin qu'il ne soit pas inquiet.

    A son atterissage, deux policiers algériens l'avaient cueilli et l'ont emmené au commissariat où il a passé la nuit, à la veille de la Journée de la Nation Kabyle, et n'a pu être relâché que le lendemain, après avoir subi près de six heures d'interrogatoire.

    Il lui a été notamment reproché la médiatisation des activités des souverainistes kabyles du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad) et du Mouvement pour l'autodétermination kabyle (MAK).

    Alors que les policiers algériens voulaient s'enquérir des lieux où le président Ferhat Mehenni avait ses habitudes, ils semblaient être bien informés quant à l'agenda de l'animateur en lui rappelant qu'il avait invité en l'espace de quelques semaines, tour à tour le président de l'Anavad Ferhat Mehenni le 20 mars 2016, le président du MAK Bouaziz Ait Chebib le 22 mai 2016 ainsi que le ministre des Institutions kabyles Ahmed Haddag le 25 mai 2016.

    Lui intimant l'ordre de ne plus "médiatiser ou travailler pour le MAK" (sic), les policiers coloniaux l'ont menacé : « cette fois-ci c'était juste un avertissement mais que la prochaine fois, ce sera plus grave ».

    myd/wbw
    SIWEL 220000 JUN 16



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    AT DWALA (SIWEL) — Dans le cadre de la 18ème commémoration de l'assassinat du Rebelle, la confédération MAK d'At Dwala organise une soirée artistique dédiée au chantre de la cause identitaire, Matoub Lounes. Cet événement est prévu pour le 25 Juin 2016, à partir de 21h, à At Dwala centre.

    Le MAK At Dwala organise une commémoration artistique en hommage à Matoub Lounes
    Plusieurs chanteurs kabyles prendront part à cette commémoration qui s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'oubli et la poursuite du combat de Matoub, qui a toujours su faire de la scène une tribune pour son engagement en faveur de la culture, de l'identité, des droits de l'homme mais aussi de l'union des forces vives de la Kabylie.

    A cette occasion, la confédération d'At Dwala interpelle toutes les consciences éprises de justice et les instances internationales pour exiger la vérité sur l'assassinat du Rebelle kabyle.

    myd
    SIWEL 221314 JUN 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Tant que le Mouvement de l'Autodétermination de la Kabylie (MAK) porte la voix de son peuple, il n'est pas prêt à céder un iota des revendications du peuple kabyle. Les despotes qui déclarent la guerre au MAK doivent savoir qu'ils déclarent la guerre à la Kabylie entière.

    L'Algérie déclare officiellement la guerre à la Kabylie, par Boualem Afir
    Qui écoutera ces cinglés ? Les plus grands corrompus, les plus grands criminels et les plus grands assassins sont tous des membres du gouvernement algérien. Pascal dans ses Pensées résume bien l'attitude de ces bourreaux : "Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fût, qui est le souverain bien". Ce n'est certainement pas Sellal ni la mafia de Club-des-Pins : la station balnéaire située à une vingtaine de kilomètres, à l'ouest d'Alger, dans la commune de Staoueli. Le fief de Sellal et les assassins d'El Mouradia.

    Voici l'ordre qui est adressé par le premier corrompu de l'État, premier ministre du gouvernent algérien, aux services de sécurité de la Kabylie, le 10 février 2016 :


    Monsieur le Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Locales
    Messieurs les Walis de la Région de la Kabylie
    Direction de Sûreté de Wilaya

    Ordre du jour : protection de l'unité territoriale et nationale en empêchant le Mouvement de l'Autodétermination de la Kabylie de porter atteinte à la stabilité de la nation sous l'égide de la main étrangère

    Il est attendu de tous les services étatiques, principalement le directeur de la Sûreté Nationale et de la Wilaya d'engager toutes les forces nationales et régionales pour faire face aux agissements inappropriés et violents sur les places publiques, par ordre, à tous les services étatiques d'interdire les rassemblements et les activités politiques du Mouvement de l'Autodétermination de la Kabylie (MAK) formel ou informel. Il est attendu du service de la sûreté de procéder à la fermeture de tous les commerces privés et publics impliqués dans la préparation et le soutien de ce mouvement financièrement ou moralement et sous l'ordre de tous les walis et la direction de la sûreté il faut arrêter tous les activistes du mouvement et les emprisonner jusqu'au verdict de la justice.

    Le premier ministre Abdelmalek Sellal
    Copie au président de la république, comme preuve.


    Sur quelle planète vit ce guignol ?

    Faut-il encore rappeler à ce voyou, imbibé de sang des kabyles, que le MAK est un mouvement populaire pacifique qui aspire à son autodétermination sur sa propre terre ?

    Ainsi, la mafia d'El Mouradia veut vivre en paix en donnant des ordres aux forces de sécurité de la Kabylie à agresser tous ceux et celles qui adhèrent aux Mouvements de l'Autodétermination de la Kabylie comme si ce ne sont pas eux qui sont la source de toutes les douleurs et la misère de cette Algérie trahie et de cette Kabylie délaissée.

    Cette mafia qui vit dans des clubs de débauche, des hôtels luxueux, dans les salons de l'occident et les cours mondaines en ignorant totalement ce que le petit peuple endure et subit au quotidien. Ces faux gouvernants savent-ils au moins qu'il n'y a pas pire crépuscule que celui qu'ils infligent en ce moment et depuis un bon bout de temps au peuple ? Certainement non. Sinon l'ordre de réprimer un peuple ne serait pas ordonné par ces orduriers qui n'ont ni respect ni dignité envers eux-mêmes et envers l'humanité.

    L'humanité, pour eux, se compose de deux tranches : celle des vendus, des traîtres et des sadiques d'une part, et de l'autre celle des corrompus, des voyous et des intouchables qui mettent leur pouvoir, s'ils en ont, au service d'une unité nationale chimérique et d'une sécurité nationale inexistante. Entre ces deux défaillants, il y a l'immense majorité du peuple kabyle qui est composée de gens déterminés et convaincus de leur identité kabyle et leurs origines amazighes. Les Makistes sont les ayant cause de Massinissa et Dyhia, de Krim et de Matoub, de Ferhat et Bouaziz.

    Que veut ce pouvoir colonial ? La guerre.

    Le MAK est un mouvement libérateur, il n'est pas seul, ne délire pas, n'a tué personne et ne compte pas sur les schizophrènes et les assassins pour atteindre ses droits les plus légitimes. Sa liberté, surtout. Il sait qu'il n'y a pas d'harmonie sans l'ordre, pas d'ordre sans la paix, pas de paix sans la liberté, pas de liberté sans la justice et pas de justice sans une Kabylie libre et indépendante.

    Tant que ce mouvement porte la voix de son peuple, il n'est pas prêt à céder un iota des revendications du peuple kabyle. Les despotes qui déclarent la guerre au MAK doivent savoir qu'ils déclarent la guerre à la Kabylie entière.

    Le Mouvement de l'Autodétermination de la Kabylie n'a pas de comptes à rendre au pouvoir colonial algérien. Il est serein, il se défend et se bat pour la liberté du peuple kabyle. Il représente une Kabylie délaissée, opprimée et reniée. Il aspire à une paix aujourd'hui et demain. À sa liberté. Il revendique un état de droit et suggère même une décentralisation pour que tout le monde, tous les peuples de cette Afrique du Nord procèdent à leur auto-détermination et autonomie pour établir des accords amicales et rétablir une histoire commune occultée et malmenée par les usurpateurs de notre liberté et notre identité.

    Cette paix n'est possible que lorsque la vérité soit connue et reconnue, que lorsque les criminels, les assassins et les voleurs soient punis et que lorsque le peuple reconquiert sa liberté. L'instrumentalisation des appareils étatiques est une dérive intolérable. Le MAK ne cédera pas parce que le peuple ne cédera pas. La lutte est déclenchée jusqu’à la victoire.

    On le sait. S'il n'y avait en Kabylie un seul homme libre vous l'auriez assassiné, s'il y en avait un parti politique intègre vous l'auriez corrompu mais là il y en a tout un peuple aujourd'hui qui vous dénonce et vous lui déclarez la guerre.

    Sachez que le peuple kabyle est insoumis depuis la nuit des temps et aujourd'hui déterminé à mettre fin à votre despotisme, à votre dictature et à votre occupation. Il suffisait de voir votre propre histoire depuis plus d'un demi-siècle, plus précisément depuis 1962 pour constater votre chute imminente dans peu de temps. Votre cataclysme inévitable.

    La paix, la guerre, la force, la justice, votre ordre de déclarer la guerre aux Kabyles, la vérité… ce sont des éléments, une réalité que le peuple ne peut pas ignorer. Sellal a siroté un whisky et l'idée de donner l'ordre de lancer une chasse aux makistes lui a traversée la tête. Le monde n'est pas aussi soul que votre genre.
    Vous êtes dans l'œil du cyclone. Vous êtes démasqués.

    Christian Bobin a dit: " ce qui est dit n'est jamais entendu tel que c'est dit : une fois que l'on s'est persuadé de cela, on peut aller en paix dans la parole, sans plus aucun soucis d'être bien ou mal entendu, sans plus d'autre souci que de tenir sa parole au plus près de sa vie."
    Et, pour le plus débile de l'État algérien : "Je ne sais de tout temps quelle injuste puissance laisse le crime en paix et poursuit l'innocence" - Jean Racine.
    Sellal le corrompu, qui va t'écouter et t'obéir ? Personne.

    SIWEL 100536 JUL 16

    L'Algérie déclare officiellement la guerre à la Kabylie, par Boualem Afir


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    ALGER (SIWEL) — Dans un message publié sur sa page Facebook, le Dr Amira Bouraoui n'a pas mâché ses mots contre l'Etat algérien qui réprime les militants pacifiques du MAK. Amira Bouraoui, gynécologue de formation, était l'une des icônes du très médiatisé mouvement "Barakat". Un mouvement qui s'est créé durant la campagne électorale pour les présidentielles algériennes de 2014 et dont l'objectif était de dénoncer la candidature de Bouteflika pour un 4ème mandat.

    Le Dr Amira Bouraoui, de l'ancien mouvement Barakat, « condamne fermement » l'arrestation des militants du MAK
    Dans son message, le Dr Amira Bouraoui, bien qu'elle précise qu'elle ne partage pas les idées du MAK, soutient les militants du mouvement face à la répression de la police coloniale : « Je condamne fermement l'emprisonnement des militants du MAK avec qui je ne partage pas la vision des choses mais qui ne méritent en aucun cas de se faire arrêter ».
    La gynécologue algérienne, qui avait connu avec ses compagnons les arrestations musclées en 2014, a également appelé l'Etat algérien à répondre à un mouvement politique et pacifique « par l'argumentation et le respect de tout un chacun sans répression et sans violence ».


    Le message en entier
    « Ils mettent les militants du MAK en prison pour démontrer qu'ils sont garants de l'unité Nationale. Quand tu mets les enfants de ce pays en prison es tu vraiment garant de quoi que ce soit ?. Ils poussent à la dislocation toujours plus.... Encore plus.... Comme si on pouvait convaincre pour l'unité en déchiquetant un peuple. Pauvres d'eux et pauvres de nous de ne pouvoir faire cesser ce massacre. Je condamne fermement l'emprisonnement des militants du MAK avec qui je ne partage pas la vision des choses mais qui ne méritent en aucun cas de se faire arrêter. L'unité ne passe pas par les prisons, elle passe par l'argumentation et le respect de tout un chacun sans répression sans violence......qui nourrit la rancoeur et rien d'autre ».

    nba
    SIWEL 101127 JUI 16


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    TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le militant du MAK, Ahcène Chérifi, ancien compagnon de Masin U Harun, arrêtés le 3 janvier 1976 et inculpés, pour rappel, dans l'affaire dite des "poseurs de bombes" au siège du journal du FLN, El Moudjahid, est convoqué ce dimanche matin chez le procureur général de Tizi-Ouzou pour "affaire le concernant".

    URGENT / Ahcène Chérifi convoqué ce matin chez le procureur général de Tizi-Ouzou (actualisé)
    Rappelons, qu'Ahcène Chérifi, après avoir rejoint les rangs du MAK, a été arrêtés plusieurs fois par la police coloniale algérienne, notamment lors du 3ème Congrès du MAK. Le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie se tient mobilisé.

    Face à un mouvement citoyen qui s'est rassemblé devant le tribunal le jour même, la convocation d'Ahcène Chérifi chez le procureur a été reportée

    cdb/zp,
    SIWEL 171211 JUI 16


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    KABYLIE (SIWEL) — Dans une langue kabyle remarquable, le Président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie à accordé une interview à BRTV. Mas Bouaziz Aït Chebib revient sur la répression et les derniers événements ayant sérieusement inquiété en Kabylie et parmi la diaspora kabyle.

    http://www.siwel.info/video/
    Ces derniers temps nous assistons à de multiples arrestations de militants et cadres du MAK. L’interruption de meeting, l’interdiction de concerts en hommage à Matoub ainsi que d’autres manifestations culturelles. dans son interview, le président du MAK est revenu sur cette répression brutale, sur laquelle il dira en substance que l’Etat algérien vise à salir le MAK et en donner une fausse image. En vain, rassure le président du mouvement souverainiste, car ces tentatives échouent lamentablement devant la transparence affichée par ce mouvement pacifique : le MAK ne cache rien de ses activités au peuple kabyle, ni ses actions ni ses objectifs. Le MAK agit au grand jour au vu et au su de toutes et de tous.

    Circulaire du premier ministre algérien ordonnant de réprimer le MAK
    En dernière partie, Bouazziz Aït Chebib revient sur sa propre arrestation au moment où il quittait son domicile à Mirabeau. Rien de moins qu’un barrage pour l’empêcher de se rendre à At Quvεin. A une question du journaliste, il revient sur la circulaire adressée par le premier ministre de l’Etat algérien en vue de réprimer le Mouvement.
    Le Président du MAK rappelle à toutes fins utiles que c’est le Nif kabyle qui est le garant de l’unité de son peuple. Il fait aussi référence aux valeurs de cette philosophie de vie et éthique qu’est Taqvaylit. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il en appelle à la libération de Kamel Eddine Fekhar et des militants mozabites qui se battent pacifiquement pour l’autonomie de leur territoire.

    Le journaliste de BRTV fait dans l'approximation
    Le journaliste qui a interviewé Bouaziz Ait Chebib a traduit le MAK (Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie) en « Mouvement pour l'autonomie de la région des kabyles » (Amussu n timanit n temnaṭ n leqvayel). Une erreur qu'on retrouve également dans la presse algérienne qui tente de réduire le MAK à une question interne à l'Algérie alors qu'il se bat au nom du droit international des peuples à disposer d'eux-même.

    sas/nba
    SIWEL 101620 JUI 16


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    MONTREAL, QUEBEC (SIWEL) — Une assemblée générale a été tenue hier samedi à Montréal pour procéder à la restructuration du MAK-ANAVAD en Amérique du Nord, dans laquelle ont été installés le Bureau exécutif et le Conseil régional pour l’Amérique du Nord. Siwel publie ci-après le communiqué sanctionnant cette AG

    Restructuration du MAK-ANAVAD en Amérique du Nord (Communiqué)
    MAK-ANAVAD AMERIQUE DU NORD
    Montréal (Québec)

    COMMUNIQUÉ

    RÉUNION ORGANIQUE
    Restructuration


    Faisant suite au décret présidentiel portant la structruration de l'entité MAK-ANAVAD dans la diaspora, une réunion s’est tenue à Montréal, samedi 09 juillet 2016.

    Aux fins d’adopter une organisation à même de répondre aux résolutions du troisième Congrès du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) recommandant la mise en œuvre d’un programme d’actions tangibles dont notamment le projet de parlement kabyle.

    Présidée par le Premier ministre de l’Anavad, Mas Lhacene Ziani, la réunion a regroupé plusieurs dizaines de militants de la région de Montréal et de Québec.

    L’ordre du jour de la session portait donc essentiellement sur la mise en place des différentes commissions de travail.

    Le Conseil régional pour l’Amérique du Nord est composé des coordonnateurs des commissions installés lors de l’assemblée :

    - Projet du Parlement kabyle : B. Ouarav
    - Statistiques : S. Azoune
    - Cartographie : R. Malki
    - Académie de Langue kabyle : K. Belaid
    - Organique : A. Nessah
    - Administration / État civil et Finances : S. Souami
    - Communication : M. Itim
    - Méthodes et suivis : Micipsa
    - Commission Evénements : M. Bekdache
    - Relations avec la Société civile : K. Serbouh
    - Relations internationales : R. Bandou
    - Études économiques : M. Zidani

    Le bureau exécutif sera dirigé par :
    - Président : L. Ziani
    - Secrétaire général : T. Ait Abdeslam
    - Chargé de mission : M. Itim
    - Secrétaire de direction : K. Belaid

    En prévision de l’évolution de la situation politique en Kabylie, le MAK-ANAVAD a également installé une Cellule de crise chargée de réagir promptement en cas d’absolue nécessité en Kabylie.

    wbw
    SIWEL 102150 JUL 16


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    TUVIRETT (SIWEL) — Un citoyen Kabyle de Tuvirett, de retour d'Alger, a été assassiné samedi soir sous les yeux de son épouse et leur fille d'un an, sur l'autoroute Est-Ouest, près de Larbatache, wilaya de Boumerdes, par deux malfaiteurs dont le véhicule est immatriculé à Médéa

    Un Kabyle poignardé sur l'autouroute Est-Ouest
    Selon le témoignage de sa famille, cela c'était passé samedi vers 17h30, les criminels qui roulaient à bord d'un véhicule ont forcé la victime à s'arrêter après avoir percuté sa voiture; en sortant, s'en est suivie une bagarre, mais ayant pris le dessus sur l'un des deux individus, le second a sorti un poignard et a poignardé le père de famille au niveau de la cuisse et ont prit la fuite en le laissant se vider de son sang sous les yeux de sa femme, tétanisée par la peur, recroquevillée autour de sa fille âgée d'à peine un an.

    La victime, Mamine‬ Ait Bachir, la trentaine, qui a passé son enfance à Tasaft Ugemmun, est décédée des suites de cette hémorragie sévère.

    Son enterrement a eu lieu ce dimanche soir au cimetière de Draɛ Lburǧǧ de Tuvirett‬.

    wbw
    SIWEL 102355 JUL 16


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    AZAZGA (SIWEL) — Convoqué ce matin au commissariat d'Azazga, Achour Arrouche y a subi, comme d'habitude, un interrogatoire en bonne et due forme. Il a été interrogé sur ses liens avec le président du MAK, Bouaziz Ait-Chebib, et avec le président de l'Anavad, Ferhat Mehenni, avant d'être informé qu'il était convoqué au commissariat de Larevaa N'At iraten parce qu'il était accusé d'avoir fomenté les émeutes, provoquées par la police coloniale algérienne, suite à l'arrestation de citoyens et de militants du MAK qui ont été tabassés dans le commissariat.

    Déjà convoqué ce matin au commissariat d'Azazga, Achour Arrouche est de nouveau convoqué à Larevaa Nat Iraten
    Interrogé sur son éventuelle appartenance au MAK, Achour Arrouche n'a évidemment pas nié être membre actif du Mouvement souverainiste kabyle. Il a assumé pleinement son statut de militant (et non de sympathisant) du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie et l'a revendiqué haut et fort face aux policiers qui l'interrogeaient.

    Les policiers l'ont ensuite "informé" qu'il avait été convoqué en raison des événements qui ont marqué la célébration du 14 juin à Larevaa N'At Iraten (LNI). avant de lui apprendre qu'il était accusé d'être "à l'origine" des émeutes de LNI, sachant que c'est bel et bien la police algérienne qui était à l'origine de ces émeutes en empêchant la célébration de la journée du 14 juin et en arrêtant et tabassant les citoyens pour les provoquer.

    Rappelons que ce jour-là, plusieurs militants de LNI ont été gravement agressés par la police algérienne.


    Déjà convoqué ce matin au commissariat d'Azazga, Achour Arrouche est de nouveau convoqué à Larevaa Nat Iraten
    Toujours est-il que pour la police coloniale algérienne, c'est Achour Arrouche qui est à l'origine de ces émeutes. La police d'Azazga, après l'avoir elle-même convoqué au Commissariat central d'Azazga, et après les interrogatoires habituels, lui ont remis une nouvelle convocation du commissariat de Larevaa N'at Iraten.

    Rappellons que lors de son arrestation à At Iraten, un officier des renseignements généraux a dit à Achour : " dis bien à Ferhat, à Bouaziz et à Becha Boussad, que si nous la police on doit mourir ici, on ne va pas mourir pour la Kabylie, on va mourir pour l'Algérie" ... une façon de dire que ces policiers sont prêts à tuer la Kabylie pour que vive l'Algérie arabo-islamique et qu'ils sont prets à mourir pour leur propre négation, du moins pour ceux qui sont "d'origine kabyle" et qui servent de petites mains pour les basses besognes.

    cdb/zp,
    SIWEL 111314 JUI 16


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    GENÈVE (SIWEL) — Dans le cadre de la 9ème session du Mécanisme d'Experts des Nations Unies sur les Droits des peuples Autochtones qui a eu lieu aujourd'hui, 11 Juillet à Genève, Massa Kamira Nait Sid a intervenu en tant que présidente de l'Association de Femmes de Kabylie. Dans sa communication, que nous reproduisons ci-dessous, Kamira Nait Sid a alerté les participants à cet événement sur la répression que subit le MAK actuellement. Elle a également souligné le non-respect par les Etats, dont l'Algérie, des textes qui sont en faveur des "peuples autochtones" et qu'ils ont pourtant ratifiés.

    Kamira Nait Sid alerte sur la répression contre le MAK dans le cadre d'un « Mécanisme d'Experts des Nations Unies »
    9ème session du Mécanisme d'Experts des Nations Unies sur les Droits des peuples Autochtones

    Genève le 11juillet 2016


    Ayetma yessetma azul fell-awen,
    La conférence mondiale sur les peuples autochtones, le document final et la déclaration des droits des peuples autochtones sont des acquis majeurs pour nous peuples autochtones. Mais depuis leur adoption, nous revenons toujours ici à Genève et à New York pour le forum permanent pour dénoncer les mêmes problèmes. La majorité des peuples autochtones dans le monde continuent de subir les mêmes pratiques : le déni, la négation, la marginalisation, la répression et les assassinats.

    Tant que les peuples autochtones n’ont pas le droit de décision, le droit à l’autodétermination et le droit de vivre librement sur leurs territoires alors des millions d’autochtones dans le monde continueront à subir la colonisation directe ou indirecte.

    Dans ma région en Kabylie peuplée de 10 million d’autochtones, la situation est très préoccupante et risque de bousculer dans la violence à tout moment.
    Le gouvernement algérien pratique la politique répressive dangereuse et pousse le peuple kabyle à des solutions extrêmes, en optant ouvertement pour la provocation.
    Depuis le 20 avril 2016 l’anniversaire du printemps amazigh de 1980 et du printemps noir de Kabylie de 2001, le gouvernement a doublé sa répression tout azimut à l'encontre du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie (MAK), un mouvement politique et pacifique. Toutes les activités politiques, culturelles et autres sons interdites.

    Les militants du Mouvement pour l’Autodétermination de Kabylie, qui est par ailleurs la 1ere force politique dans la région de Kabylie et qui a une adhésion populaire, subissent la persécution, les harcèlements, les arrestations et l’appauvrissement.

    La dernière agression du gouvernement algérien est la note envoyée par le 1er ministre aux services de sécurité et des responsables locaux qui leur a demandé de réprimer et d’empêcher ce mouvement de toute activité en Kabylie et d’arrêter tout militant qui essaye de résister.

    Recommandation :
    Le document final de la conférence mondiale et la déclaration des droits des peuples autochtones ont été ratifiés par les états mais la réalité est que ces textes ne sont pas contraignants ; les états n’ont aucune obligation de les appliquer.
    Et pour cela nous considérons qu’il est impératif de :
    - créer un organe de surveillance qui veillera sur l’application et la mise en œuvre de la déclaration et de la résolution.
    - donner plus de prérogatives et renforcer le mécanisme d’expert.
    - donner plus de sources au mécanisme
    - faire des suivis des recommandations et des études thématiques du mécanisme.

    Tannemirt
    Je vous remercie.

    SIWEL 1122552 JUIL 16


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    DIASPORA (SIWEL) — Dans un Communiqué rendu public ce jour, le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) revient sur les derniers événements consécutifs à la vague de répression et de manipulation qui visent les rangs de la grande famille souverainiste kabyle. Siwel publie ci-après l'intégralité du communiqué du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK)

    Communiqué :
    AFRANIMAN I TMURT N IQVAYLIYEN
    MOUVEMENT POUR L’AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE

    COMMUNIQUÉ


    Le MAK ne cédera ni à la violence ni à la manipulation

    La Kabylie fait face à une répression institutionnalisée par le gouvernement colonial d’Alger. Le MAK subit des interdictions systématiques et violentes de toutes ses activités sur ses territoires naturels. Dans toutes les régions de Kabylie, à Melbou, Larevaa N’At Iraten, Mekla, At-Dwala, At-Wagenun, Tizi-Ouzou, Vgayet, Tuviret, Setif, des militants sont arrêtés sans motifs, certains sont violemment tabassés et même braqués avec des armes par des policiers dans l’enceinte même des commissariats algériens, des commerces sont illégalement fermés … Partout en Kabylie, le régime colonial algérien sème le chaos et la désolation.

    Par ses actions répressives, violentes et discriminatoires, l’Etat algérien cherche coûte que coûte à entraîner la Kabylie dans la violence. Qu’il sache que le MAK n’est dupe de rien et que jamais il ne répondra à ses provocations. Le MAK ne se laissera pas entraîner sur le seul terrain que l’Etat algérien maîtrise. La violence. Le MAK est un Mouvement pacifique et responsable. Il entend mener le peuple kabyle vers sa liberté, et ce en toute légalité, conformément à ses droits reconnus par les lois internationales, et de surcroît ratifiées par l’Etat algérien. De fait, en réprimant sauvagement le MAK dans ses actions pacifiques et légitimes, l’Etat algérien est en violation flagrante des lois internationales, comme de ses propres lois.

    Malgré ses provocations, l’Etat algérien reste incapable d’entraîner le MAK sur le terrain de la violence. Aussi, rompu à la manipulation et aux sales besognes, le régime colonial algérien fomente des scénarios dans le but évident de déstabiliser le Mouvement, essayant par tous moyens de couper la direction de la base, notamment par le biais de rumeurs visant à discréditer ses dirigeants.

    Le dernier scénario en date consiste à semer le doute parmi la population quant au bien fondé de l'arrestation de son président Bouaziz Ait Chebib. Des sites malintentionnés ont repris ses graves allégations pour les attribuer à l'un de nos militants ayant fait preuve d’imprudence, le jeune Djaffar Khennane en l’occurrence. Ce dernier nie catégoriquement être à l'origine de ces rumeurs. Il réaffirme sa loyauté, son soutien indéfectible et inconditionnel envers le président et les militants de sa famille politique.Enfin, pour accentuer la pression sur ce jeune militant, la police algérienne tente d'impliquer Djafar Khennane dans une scabreuse affaire de détérioration du drapeau algérien. Or, à l’inverse de l’Etat colonial algérien qui impose au peuple kabyle un drapeau, une langue, une culture et une identité qui ne sont pas les siens, le MAK n’arrache pas les drapeaux des autres peuples et n’impose à personne la langue, la culture et l’identité kabyle. La Kabylie ne pratique pas le colonialisme, c'est elle qui le subit.

    Fidèle à sa ligne de conduite pacifique et respectueuse des valeurs inhérentes au peuple kabyle, le MAK ne nourrit aucun doute sur l'innocence de ses jeunes militants. Néanmoins, face à la perversion et à la férocité du régime colonial d'Alger, il les appelle à davantage de vigilance.

    Enfin, le MAK assure tous ses militants, et tout Kabyles faisant face à la répression algérienne, de son soutien total et inconditionnel. Quelles que soient les tentatives de manipulations et de dévoiement, jamais le MAK ne se laissera entraîner dans des soutiens sélectifs. Envers et contre tout, le MAK soutiendra tous ses militants et tout kabyle face au despotisme colonial algérien, et ce sans aucune retenue ni fléchissement.

    Le 12 juillet 2016

    Yasmina Oubouzar
    Vice présidente

    SIWEL 121339 JUI 16



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    EXIL (SIWEL) — Dans un message parvenu à notre rédaction, le président de l'Anavad, Mass Ferhat Mehenni, présente ses condoléances à Adbdenour Abdeslam suite au décès de son père, Dda Djilali

    Condoléances du président de l'Anavad à Abdenour Abdeslam
    ANAVAD AQVAYLI UΣḌIL
    GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
    PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA

    Condoléance du Président de l'Anavad à Abdenour Abdesslam


    Abdenour Abdeslam, mon ami, mon frère vient de perdre son père Dda Djillali, âgé de 91 ans, des suites d'une longue maladie.

    En cette douloureuse circonstance, je lui présente à lui et à toute sa famille mes sincères condoléances.


    Exil, le 12 juillet 2016
    M. Ferhat Mehenni,
    Président


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