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Siwel : Agence kabyle d'information

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    TIZI WEZZU (SIWEL) — Le pouvoir algérien ne recule devant rien pour intimider et faire pression sur les militants et les activistes kabyles. Certains de ces procédés sont d’un ridicule manifeste, mais comme le ridicule ne tue selon l’adage, reste la mobilisation. Enquête de Zahir Boukhelifa :

    Kamira Nait Sid : l’injustice en flagrant délit
    L’affaire est digne d’un poker-menteur qui se joue entre l’administration coloniale algérienne et les services de sécurité. Suite à un accident de la sœur de Kamira Nait Sid, présidente du Congrès mondial Amazigh (CMA), cette dernière a pris le relais pour assurer la continuité du service dudit taxiphone. Mais cet acte de solidarité familiale kabyle est perçu autrement par le wali (préfet, ndlr) de Tizi-Ouzou Brahim Merad, alias Walou.

    Les faits : convoquée au commissariat de la ville, la gérante du local est informée qu’un PV pour infraction est rédigé en vue de fermeture du local pour motif de non présence sur les lieux. Malgré les justificatifs d’absence, les certificats médicaux et la jambe dans le plâtre rien ne fait changer d’avis les services de police.

    Pour prendre connaissance de l’arrêté préfectoral abrogeant l’autorisation d’exercice, la gérante s’adresse aux services de la Wilaya de Tizi-Wezzu. Mais chose curieuse, l’administration a refusé de lui communiquer une copie. Après une quête tortueuse dans les méandres de la bureaucratie algérienne, elle récupère enfin un exemplaire de l’arrêté. Mais là le motif de fermeture invoqué ne correspond nullement à celui de la police. Le Wali reproche à la gérante d’exercer des activités qualifiées sous le générique de « non autorisées ».

    Le fait que la présidente du Congrès mondial Amazigh se retrouve dans un local commercial, constitue pour l’administration algérienne un délit. En violation des droits les plus élémentaires et des libertés individuelles, le Wali en sa qualité de premier représentant du pouvoir algérien en Kabylie, prend une décision arbitraire et illégale. Il cherche à asphyxier financièrement une famille militante en la privant de son gagne-pain.

    Situé sur le territoire de la commune de Tizi-Wezzu, dirigée par un maire issue de l’opposition qui ne semble pas être préoccupé par les violations des droits de ses administrés. A moins que les citoyens kabyles qui ne partagent les mêmes sensibilités politiques que le pouvoir et ses relais ne sont pas comptables dans la liste des défendables face à l’injustice ?

    L’avocat des victimes de cette flagrante injustice a introduit un référé en attendant un jugement sur le fond de l’affaire. Mais les chances que cette procédure aboutisse et qu’enfin les droits de la plaignante soient réhabilités sont minces.

    La mobilisation : Face à ce déni de droit et cet acharnement de l’administration coloniale contre une activiste kabyle présidente d’une ONG internationale la mobilisation prend de l’ampleur. Aux côtés de l’affaires des détenus d’opinion du M’zab, cette enième violation sera à l’ordre du jour dans la prochaine session plénière du Parlement européen. Le bureau du Comité des droits de l’Homme à l’ONU est saisi pour le même motif. De son côté l’organisation des femmes autochtones du Québec a apporté son soutien total a Kamira Nait Sid.

    Au niveau national, le président du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) Bouaziz Aït Chebib nous a affirmé que cette affaire risque de déborder dans la rue si une solution n’est pas trouvée dans les meilleurs délais. Des sit-in et des manifestations de rue sont envisageables pour que cessent les pratiques de ce pouvoir colonial en Kabylie.

    Enfin, Nna Nouara, la mère de Kamira, battra le pavé pour défendre sa petite famille, après avoir donné tant à la grande famille Kabyle et Amazigh.

    zb/wbw
    SIWEL 010240 FEV 16


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    TIZI WEZZU (SIWEL) — Suite à l’agression d’une étudiante dans l’enceinte de la cité universitaire Hasnaoua II (Bastos) par un policier algérien , les étudiantes ont organisé hier soir une manifestation pour protester contre l’insécurité et la violation des franchises universitaires.

    Tizi Ouzou / Bastos : Protestation des étudiantes devant le portail de la cité universitaire
    En effet, l’affaire remontre à la semaine passée, lorsque deux étudiantes se sont disputées pour des banalités, et d’après des témoignages de plusieurs filles, le copain de l’une des deux filles est un policier et d’autres ont affirmé qu'il s'agit de son oncle. Ce policier algérien zélé a violé la franchise universitaire en accédant à l’enceinte de la cité universitaire en abusant de son autorité pour humilier et agresser physiquement l’étudiante qui se trouvait sans défense.

    La victime a saisi la "justice" mais le procureur a rejeté sa plainte confirmant ainsi le caractère colonial de la justice et de l'Etat algérien.

    Le comité qui a initié des actions de soutien et de solidarité avec la victime a tenté d’organiser un rassemblement devant le commissariat qui se situe prés de l’université. Les agents de sécurité ont reçu l'ordre de fermer le portail principal pour empêcher cette manifestation de protestation.

    Cette affaire interpelle toutes les consciences kabyles pour défendre l'honneur de la Kabylie et de ses filles.

    Affaire à suivre …

    Source : kabylie-actualite.com

    cdb,
    SIWEL 010759 JAN 16


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    BRUXELLES (SIWEL) — Le Samedi 13 février 2016, l’association culturelle organise 2 activités successives. La première est la vente dédicace de "Noel en otage" qui se passe au centre culturel flamand de De Pianofabriek. (Rue du Fort, 35 à 1060 Bruxelles – (Saint-Gilles). A 16 h 00 : rencontre avec Mas FERHAT MEHENNI, président du GPK (Gouvernement Provisoire Kabyle) à la salle CALCUTTA, située au 2e étage. La vente sera suivie à partir de 20 h 00 d'un concert avec CHERIF HAMANI à la salle BUENOS AIRES située au 1er étage.

    Dimanche 13 février à Bruxelles : Vente dédicace de
    Samedi 13 février 2016
    2 activités de l’association culturelle n’Imazighen


    Vous êtes cordialement invités à cette journée du samedi 13 février 2016 à assister à nos 2 activités.

    L’adresse est le centre culturel flamand de De Pianofabriek.
    Rue du Fort, 35 à 1060 Bruxelles – (Saint-Gilles). C’est tout près de la Barrière de Saint-Gilles, accessible par bus et métro et situé à 8 min. à pied à partir de la gare du MIDI.

    A 16 h 00 : rencontre avec Mas FERHAT MEHENNI, président du GPK (Gouvernement Provisoire Kabyle) à la salle CALCUTTA, située au 2e étage.
    Vente / Dédicace de son dernier livre : NOËL en OTAGE
    L’entrée est gratuite

    C’est le récit de la prise d’otage de l’Airbus Alger/Paris le 4 décembre 1994. Un événement que Ferhat a vécu lui-même puisqu’il faisait partie des voyageurs pris en otage durant 54 heures.

    Ferhat raconte avec détails, minute par minute cette prise d’otage dont plusieurs zones d’ombres subsistent encore. Des révélations aussi du président de l’ANAVAD sur les vrais preneurs d’otages. Une vérité que les deux pays l’Algérie et la France font tout pour garder secret. Un secret d’Etat ….

    A 20 h 00 - Concert avec CHERIF HAMANI à la salle BUENOS AIRES située au 1er étage. Vous trouverez les indications utiles sur place.
    Merci de vous présenter à 19 h 00 pour ce concert. Il est important de commencer le concert à 20 h 00 si vous voulez bénéficier de 2 heures de chants de Kabylie.
    Le centre fermera ses portes à 22 h 15.

    P.A.F. : en prévente 10,00 euros versés sur le compte de n’Imazighen asbl, la réservation est prise en compte une fois la somme enregistrée au plus tard le vendredi 12 février 2016.
    IBAN : BE73 3101 2065 5760
    BIC : BBRUBEBB

    Sur place la P.A.F. s’élève à 12,00 euros.
    Le prix sur place est identique même pour celle ou celui qui arrivera même à 22h00.






    ….


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    GRENOBLE (SIWEL) - Dans le cadre de ses activités, la section Rhône-Alpes-Auvergne du Comité de soutien au Dr FEKHAR et ses codétenus a animé une conférence en partenariat avec la Ligue des Droits de l’Homme de Grenoble, une conférence intitulée : Les Berbères mozabites : une épuration ethnique passée sous silence.

    Communiqué du Comité de soutien au Dr FEKHAR et ses co-détenus.
    Ont participé Sabrina LEKEHAL, DalilMAKHLOUFI et des membres de la LDH de GRENOBLE.

    Le but était de mettre en lumière la situation qui prévaut au pays M’Zab, pas assez médiatisée et donc méconnue pour beaucoup. Il a donc été question du contexte socio-historique, de la situation des détenus d’opinion, avant d’aborder les violations au regard de la constitution algérienne et des conventions internationales.

    Enfin, un appel a été lancé pour un soutien de la communauté internationale afin que cessent les souffrances de nos frères Mozabites.



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    ANGOULÊME-DIASPORA (SIWEL) — Elle s'appelle Saadia, elle a 16 ans, elle a 18/20 de moyenne et a remporté le Concours de la résistance. Sur une centaine de finalistes, Saadia Aberbour a remporté le premier prix ex æquo avec trois autres élèves français du Concours national ( français, ndlr) de la résistance et de la déportation ouvert à tous les collégiens et lycéens du territoire français. Objectif du concours : écrire un texte sur ladite période. Tout est examiné par le jury, de la syntaxe à la profondeur des propos. Saadia a tout gagné. « J'ai écrit onze pages. J'ai dû faire la différence grâce à des témoignages d'anciens déportés que j'avais rencontrés et intégrés dans mon texte.»

    Saadia, jeune kabyle surdouée à Angoulême, gagne le prix de la résistance et de la déportation
    L'adolescente n'en est pas à son coup d'essai. En classe de sixième et en quatrième, elle avait déjà participé au concours et avait reçu de nombreux prix comme celui de l'excellence. Mais voilà, en troisième, c'est celui de la meilleure copie du département qui l'a envoyée tout droit à la sélection nationale.

    Fière, oui elle l'est, tout comme ses parents. Parfaitement bilingue, Saadia, comme tous ses frères et sœurs, sait parler le kabyle et le français. « J'ai même remporté un prix de la langue française », s'amuse-t-elle. Tous les enfants Aberbour ont d'ailleurs fait leur scolarité à Basseau, et sont tous… brillants.

    Saadia suit fièrement les traces de ses frères et sœurs. Car Saadia n'est pas née en France. Benjamine d'une famille de six enfants, elle est arrivée de Kabylie en 2002 avec ses parents. Son père est transporteur chez Angoulême Boisson, sa mère femme de ménage.

    Source SUD OUEST

    SIWEL 011253 FEV 16


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    MOISSAC (SIWEL) — Le président du Gouvernement provisoire kabyle en exil, Ferhat Mehenni, accompagné des membres du Collectif des Kabyles de Toulouse, s'est recueilli dans la matinée de dimanche 31 janvier, à Moissac, sur la tombe de l'aède kabyle, Slimane Azem

    Recueillement de Ferhat Mehenni sur la tombe de l'aède kabyle, Slimane Azem
    La date du 31 janvier est désormais inscrite dans l'agenda officiel de la Kabylie en quête de recouvrer sa souveraineté, puisque tout comme à la même période l'an dernier, le président du Gouvernement provisoire kabyle en exil, accompagné des vaillants militants kabyles de la région regroupés au sein du "Collectif kabyle de Toulouse" qui font un immense travail de réappropriation historique de l'identité nationale kabyle. s'est recueilli vers 11 heures devant la tombe devenue mausolée de Slimane Azem à Moissac, Tarn-et-Garonne, dans le sud-ouest de la France.

    Des gerbes de fleurs et une somptueuse plaque commémorative de reconnaissance du peuple kabyle pour l'immense mérite de Slimane Azem d'avoir restitué à la mémoire collective kabyle des pans entiers de son patrimoine identitaire et de sa culture orale, ont été déposées ce jour.

    Le président de l'Anavad, a prononcé un hommage émouvant devant la sépulture de Slimande Azem (1918-1983), cet enfant du pays kabyle, injustement banni de sa terre et isolé des siens par des usurpateurs de l'Algérie indépendante, a enrichi la Kabylie d’un fabuleux répertoire artistique qui enchante encore de nos jours les Kabyles toutes générations confondues : « Je voudrais dire que la Kabylie est reconnaissante à ce grand Homme, un grand poète, comme Slimane Azem, Il a été un pilier de la pensée kabyle. »

    « La Kabylie qui a été privée de l'histoire, par l'écriture, n'a jamais cessé de transmettre l'héritage ancestral, par voie orale. C'est grâce à des Hommes comme Slimane Azem, que cette pensée a été fixée, portée et renouvelée ensuite par les générations qui sont venues après. »

    « Slimane Azem était l'aéde, le poète, le sage, c'est notre fabuliste, c'est notre Esope, c'est notre La Fontaine, mais c'est aussi notre Kant, notre Schopenhauer, notre Hegel, il était le philosophe de son temps, bien qu'il n'a pas été à l'école, il a eu la meilleure formation par l'école de la vie,  »

    Dans l’après-midi, vers 15h30, Ferhat Mehenni, s'est rendu à la ville rose pour y rencontrer la diaspora kabyle toulousaine, venue nombreuse à l'hôtel Saint-Severin de Toulouse où fut organisée une vente dédicace de son dernier ouvrage « NOEL EN OTAGE » suivie d’une conférence-débat sur la situation politique, sociale et économique de la Kabylie, dans laquelle le chef de l'Exécutif kabyle, a informé ses concitoyens sur les réalisations et les projets de l'Anavad sur la scène internationale en esquissant les acquis et les avancées du MAK en Kabylie.

    daa/wbw
    SIWEL 021036 FEV 16

    Recueillement de Ferhat Mehenni sur la tombe de l'aède kabyle, Slimane Azem

    Recueillement de Ferhat Mehenni sur la tombe de l'aède kabyle, Slimane Azem

    Recueillement de Ferhat Mehenni sur la tombe de l'aède kabyle, Slimane Azem

    Recueillement de Ferhat Mehenni sur la tombe de l'aède kabyle, Slimane Azem

    Recueillement de Ferhat Mehenni sur la tombe de l'aède kabyle, Slimane Azem

    Recueillement de Ferhat Mehenni sur la tombe de l'aède kabyle, Slimane Azem


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    TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le Conseil universitaire MAK de Tizi-Ouzou a dénoncé la franchise universitaire de la cité universitaire des jeunes filles à Batsos par des éléments de la police algérienne et où une étudiante a été agressée. Solidaire, le Conseil universitaire MAK de Tizi-Ouzou appelle les étudiantes et les étudiants à la vigilance face à un régime aux abois. Nous publions ci-après l'intégralité de la déclaration du Conseil Universitaire du MAK à Tizi-Ouzou

    Déclaration du Conseil universitaire MAK:
    AFRANIMAN I TMURT N YIQVAYLIYEN
    MOUVEMENT POUR L’AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE

    Apres les poursuites judiciaires, après les conseils de disciplines arbitraires et les exclusions, nous y voila encore avec une énième agression contre les étudiants kabyles et l’université Mouloud Mammeri.

    Cette fois c’est autour des résidentes de la cité universitaire fille de BASTOS que les dobermans du régime colonial algérien sont orientés, en fait, après une escarmouche entre deux étudiantes à la cité Universitaire, ce policier qui se trouve être le cousin de l’une de ces deux étudiantes, s’est introduit le soir à l’intérieur de la résidence, et ce en mépris total des franchises universitaires, il a agressé l’étudiante en question.

    Apres quoi, les étudiantes se sont révoltés par cette lâche agression contre leurs dignité, ont organisé une marche le soir du 31 janvier à 20h exactement, pour dénoncer et s’indigner de ces incursions sauvage an milieu estudiantin.

    La police qui a eu vent de cette action a fait appelle à des voyous de la ville qui se trouve être leurs sous traitants pour barrer la route aux étudiantes en colère, ce qui s’est passé comme prévu, puisque ces voyous en question ont investi les lieux au vu de cette police de la honte et ils ont commencé a proférer des menaces a l’encontre des résidentes de bastos et en les menaçant de mort si elle franchissent le portail de la cité, qui est lui-même fermé par les agents de sécurité du campus.

    Une agression qui est condamnable au plus haut point. Mais un acte dont il faut tirer un maximum d’enseignements :

    Le pouvoir colonial algérien est aux abois, et comme tous les régimes finissants du monde, il adopte des attitudes de voyous dans le règlement des conflits.

    Les corps constitués dans leurs diversités sont rien d’autre que des instruments d’exécution de sales besognes pour les caïds politiques mafieux qui dirigent à partir d’Alger.

    Pour décourager les kabyles de lutter pour leur émancipation, on tente de salir l’image de ses élites universitaires afin de couper l’espoir d’un lendemain meilleur qui mérite les sacrifices du moment.

    Le constat est sans appel, la Kabylie s’éloigne de plus en plus de l’orbite ALGERIE, et à travers ces tentative mesquines, les neo-colons algériens jouent leurs derniers jokers. Et pour cela, le conseil universitaire de Tizi-Ouzou lance un appel à la communauté universitaire afin d’agir pour la sauvegarde de cette université, et de la Kabylie avec elle, et nous appelons nos chères étudiantes à s’éloigner de ces marécages de voyous qui gravitent autour de l’université sur instigation des services algériens, et de ne plus entretenir des relations avec ces dépravés en panne d’espoir et de perspectives.

    Le Conseil Universitaire MAK de Tizi-Ouzou,
    Kabylie, le 02 février 2016


    SIWEL 021043 FEV 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — La disparition de Hocine Ait-Ahmed, leader historique du Front des forces socialistes (FFS) et l'ampleur que prend l’inattendue exclusion du dernier membre fondateur du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Nordine Ait-Hamouda, sonnent-elles le glas de ces deux partis kabyles ? Tout porte à croire que le coma est irréversible cette fois-ci...

    « Le FFS et le RCD, autopsie d'une mort clinique », une contribution de  Amar At-Ali-Usliman
    Commençons par le plus vieux, le FFS. Le Front des forces socialistes, supposé unir toutes les énergies démocratiques et modernistes pour proposer une alternative à un régime clanique, despotique, ouvertement raciste et anti-kabyle, s'est transformé au fil des ans à un appareild'invectives et d'exclusion de tous ceux qui ne s'alignent pas sur l'humeur du grand chef.

    Plusieurs «camarades» ont été victimes de purges staliniennes.La «grande terreur» a débuté avant même la naissance du parti et s'est transformée en règle de fonctionnement tacite. Krim Belkacem, Mohand Arav Bessaoud, Si Lhafidh, Said Sadi, Hachemi Nait-Djoudi, Said Khelil, Djamel Zenati, Mustapha Bouhadef, Karim Tabbou et des milliers d'autres militants anonymes ont été tour à tour envoyés au Goulag arbitrairement. Le péché capital de ces «ennemis du peuple» est celui d'avoir réfléchi et exprimé une opinion différente de celle de l'éternel chef et de ses courtisans du moment. L'anathème est souvent lancé par les vauriens du parti, espérant du mêmecoup le retour d'ascenseur de l’indétrônable chef suprême. C'est ainsi que plusieurs novices ont miraculeusement gravi les échelons au sein du parti «des forces de l'avenir».

    Une seule accusation revient en boucle, manigance avec «l'ennemi» et la police politique pour détruire le FFS.Il est bien de rappeler que lors du printemps kabyle de 1980, Mass Ait-Ahmed a qualifié, avec ironie, ce genre d’accusation de véritable pathologie du sous-développement politique des dirigeants africains. Ait-Ahmed répondait aux autorités d’Alger qui insinuaient «un complot et une manipulation de l’étranger»faisant suite à la révolte du peuple kabyle en 1980.

    En portant les mêmes charges à ses adversaires durant toute sa carrière politique, Mass Ait-Ahmed a confirmé qu'il était un dirigeant africain de premier rang!

    L'autre pathologie du sous-développement politique, dénoncée mais étrangement appliquée au FFS, est le culte de personnalité superbement entretenu jusqu'aux derniers jours du Zaim. L'ironie du sort, encore une fois, est que Mass Ait-Ahmed a inauguré sa carrière politique, àl’âge de 16 ans, en s'insurgeant contre l'hégémonie de Messali Hadj sur PPA-MTLD et le culte de la grandeur que lui avouent «ses militants».

    Après plus de 50 ans de saignement et souffrant de plusieurs autres pathologies incurables, le FFS n'est que l’ombre de lui-même. Il est maintenu artificiellement en vie par le très prestigieux laboratoire de momification des acteurs politiques que dirige le « Professeur » Said Bouteflika.D’ailleurs, le parti n’a pas obtenu des sièges de députés à Tubiritt (Bouira), Bordj Bou Aereridj, Constantine et Boumerdes, selon Karim Tabbou. Ces indus élus sont que la face visible de l’iceberg de l’accord conclu avec les pathologistes du labo, poursuit le député d’At-Bouwadou, qui continue, toute honte bue, de toucher 30 millions d’une institution dont il dénonce la légitimité. Rappelons également, que ce Karim Tabou qui joue aux vierges effarouchées a dirigé le FFS à « la Gengis Khan ». Plusieurs éminents cadres, dont Mass Kamel Dine Fekhar ont payé les frais de son autoritarisme.

    Quant aux guignols mis à la tête du parti actuellement, Mohamed Nebbou, Chafaa Bouaiche, Ali Laskri, ils ne sont que les avatars d'Amar Saidani et d'Amar Ghoul. Incontestables illettrés trilingues, dénués de tout charisme ou vision politique, ils sont utilisés par l’équipe de Said, comme des souris de laboratoire,pour avilir davantage la vie politique en Kabylie.

    Du côté du RCD, la situation n'est guère reluisante. Ce parti, qui a suscité beaucoup d'espoir au sein de la jeunesse kabyle au début des années 90, a très vite déçu. De Ait Larbi à Ait Hamouda, combien de cadres et de militants ont été humiliés et jetés en pâture à la soviétique. Au lieu d'être un cadre de rassemblement des vives énergies pour promouvoir une culture de débats contradictoires et d'alternance aux responsabilités, le RCD est devenu un club d'adulateurs du «Docteur».

    De la simple liste de candidats aux élections municipales d'une lointaine commune, aux décisions les plus stratégiques du parti, rien ne peut se faire sans l'avalexclusif de Mass Said Sadi. Certaines « mauvaises langues » comparent même le règlement intérieur du parti à la constitution de la Corée du Nord, tellement les pouvoirs du président sont exorbitants. Pourtant, le «Docteur» a écrit«à cœur ouvert», à qui veut le croire, que quand un pouvoir n'admet pas de contre-pouvoir, c'est systématiquement l'abus au-delà de l'option idéologique prônée. Très belle citation somme toute, mais encore faudra-t-il commencer par l’appliquer au sein de son propre parti !

    Le « gênant numéro deux du parti » en 1990, Ait-Larbi Mokrane a qualifié, lors d'un témoignage fracassant diffusé sur Nessma TV, les réunions du Conseil national du RCD, de chambre d'enregistrement. Les membres du Conseil acquiesçaient assidument toutes les décisions du «Docteur» dictées en majorité par le caporal Belkhir et ses amis. Le parti est tellement géré dans une totale opacité que même le trésorier du RCD ne pouvait justifier, selon l'ancien sénateur du général Zeroual, les sommes d'argent qui se trouvaient dans la caisse du parti.

    Les récentes sorties médiatiques d'Ait-Hamouda, le plus fidèle guérillero de Mass Said Sadi et exécuteur de plusieurs purges, sur les accointances du Toubib avec les militaires, ne font qu'enfoncer le dernier clou dans le cercueil de cette formation politique.

    Des années durant, Mass Said Sadi a choisi de tendre l’oreille aux instructions d’ignares brigadiers au détriment des idées et avis d’énormes potentialités et de l’intelligentsia que recelait le parti. Quel gâchis et quel mépris pour la démocratie !

    C'est très intriguant pour un personnage qui a fait de la primauté du politique sur le militaire son cheval de bataille?
    L'autre question énigmatique est de savoir comment un intellectuel et militant convaincu et convaincant de la trempe de Said Sadi, s'est-il laissé enduire de goudron et rouler dans les plumes par des caporaux qui n'ont même pas obtenu un diplôme de fin d'études primaires ?

    Les avantages matériels peuvent-ils, à ce point, aveugler un homme et pousser un responsable politique à renier ses idéaux? Ou c'est plutôt l'absence de garde-fous de contre-pouvoirs au sein de ces partis, donneurs de leçons, qui a poussé leurs deux chefs à l'abus comme l'a prescrit notre docteur national ?

    S’agit-il encore plus globalement d’un problème propre à notre société où une horde de courtisans vautours font croire au chef qu’il est le plus beau, le plus fort et le plus intelligent, au point de l’aveugler ?

    Sommes-nous enfin capables de construire des institutions pérennes où les lois et les règlements primeront sur la nature égocentrique et nombriliste des individus ?

    Les réponses à ces questions sont de loin plus importantes pour les jeunes kabyles, qui ont tout donné au FFS et au RCD, que les strapontins de la honte au sein des assemblées algériennes et les règlements de compte fratricides durant la lointaine guerre d'Algérie.

    La mort clinique des deux formations politiques kabyles, qui se sont livrées une dernière et honteuse chicane de belle-mère pour un poste de sénateur insignifiant, doit pousser les jeunes kabyles, si ne n'est déjà fait, à débrancher les machines et placer leurs sigles à côté de ceux du MDRA, du FFD et du MCB.

    Il est temps de faire une rupture avec la culture du quémandeur pleurnichard, des marches et des pétitions pour imposer aux autres peuples d'Algérie une identité et un projet de société en contradiction avec leurs aspirations. Il est temps de bannir le culte de personnalité et de commencer à débattre des idées avec franchise au lieu de lierun mouvement politique à une seule personne et de caresser son chef dans le sens du poil.

    Il est enfin temps aux énergies et AFUD kabyles, de se fédérer et de se consacrer exclusivement à la fondation d'un État kabyle, véritable pierre angulaire pour la sauvegarde de notre langue et pour le bien-être économique et social du peuple kabyle.

    C'est exactement la mission de notre génération. Une génération qui s'est débarrassée de la servitude volontaire, du complexe du colonisé et de la haine de soi.

    Amar At-Ali-Usliman

    SIWEL 021129 FEV 16


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    ANGOULÊME-DIASPORA (SIWEL) — La jeune collégienne kabyle Saadia Abarbour, ayant remporté le "Concours National de la Résistance et de la Déportation", recevra son Prix ce mardi 2 février vers midi lors d'une cérémonie au Grand salon de l’Hôtel des Invalides organisée conjointement par le ministère de l’Éducation nationale et celui de la Défense.

    Une jeune kabyle lauréate du Concours National de la Résistance et de la Déportation
    Sur 41 949 élèves issus de 1 963 établissements répartis sur l'ensemble du territoire français ainsi que d'établissements français à l'étranger avaient participé au Concours national de la résistance et de la déportation (CNRD), 89 lauréats dans 6 catégories, ayant travaillé sur le thème arrêté par le jury national pour l'année 2014-2015 « La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l’univers concentrationnaire » seront récompensés des mains de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, et de Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

    La collégienne kabyle, en classe de 3ème, avait remporté le 1er Prix dans la 4ème catégorie "Réalisation d'un devoir individuel en classe" de ce concours créé en 1961 par le ministère de l’Éducation nationale, en association avec le ministère de la Défense.

    Benjamine d'une famille de six enfants, arrivée de Kabylie en 2002 avec ses parents. Son père est transporteur chez Angoulême Boisson, sa mère femme de ménage, Saadia, avec ses 18/20 de moyenne, suit fièrement les traces de ses frères et sœurs qui sont tous... brillants. Elle est parfaitement bilingue, comme toute sa famille arrivée de Kabylie en 2002, elle sait parler le kabyle et le français. « J'ai même remporté un prix de la langue française », s'amuse-t-elle dans un article que lui a consacré le journal Sud-Ouest.

    En digne habitante d'Angoulême, Saadia n'a pas hésité encore ce week-end à arpenter les chalands du Festival international de la bande dessinée qui y est organisé, pour tenter de vendre sa propre BD réalisée « maison ». « Pour se payer un voyage au ski. »

    wbw
    SIWEL 021253 FEV 16


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    YAKOUREN (SIWEL) — Un groupe de militaires algériens, soi-disant en opération antiterroriste dans la région de Yakouren, ont tiré à bout portant sur un jeune homme de 24 ans. Atteint par balles au niveau du ventre, la victime de cette énième bavure a été évacuée en urgence vers l’hôpital d’Azazga.

    Bavure militaire en Kabylie : des militaires algériens tirent sur un jeune homme de 24 ans
    L’Armée algérienne serait en « ratissage » dans la forêt de Yakouren soi-disant à la recherche de groupes islamistes armés… une histoire à laquelle même les plus naïfs des kabyles ne croient plus, puisque les terroristes sont acheminés dans le maquis kabyle par ces mêmes militaires...

    zp/wbw
    SIWEL 021320 FEV 16


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Brahim Ait Amer est un kabyle qui veut rendre justice à son grand-père Ould Ali Mohamed Oussalem, membre fondateur de l’Etoile nord-africaine (ENA), ami d'Imache Amar et compagnon de prison de Hocine Ait Ahmed. Un homme que « l’état algérien a nié complètement » affirme le petit-fils qui veut réhabiliter la mémoire de son grand père, dénoncer la falsification historique ainsi que le silence et la complicité des responsables locaux mais aussi des "amis" politiciens du vieux maquisard qui ont tout bonnement refusé de témoigner en faveur du vieux maquisard qui avait tenté dans les années 1990 un rapprochement entre Ait-Ahmed et Said Sadi en vue de "ne pas briser l'unité de la Kabylie". Nous publions-ci-après l'intégralité du témoignage du petit fils de Dda Salem

    Témoignage sur Dda Salem Ould Ali, membre fondateur de l’étoile Nord Africaine, une contribution de Brahim Ait Amer
    Quand Ould Ali El-Hadi est nommé ministre de la Jeunesse et des Sports par le régime algérien, le maquisard Ould Ali Mohamed Ousalem de la région des At Ouacif n'est pas reconnu en qualité de combattant et sa famille reste toujours sans ressource.

    Membre fondateur de l’Etoile Nord-Africaine avec Imache Amar et ses autres camarades, compagnon de prison de Hocine Aït Ahmed, du 28 juillet 1964 au 24 juin 1965, le nom du maquisard Ould Ali Mohamed Ousalem, natif de Ouacif, a été barré en rouge du registre de l’ONM, l’Organisation nationale des moudjahidines (maquisards, ndlr) de Tizi Ouzou malgré toutes les pièces justifiant son statut d'ancien combattant de la guerre d’Algérie.

    Dda Salem est né le 17 Janvier 1903 au village Tikidount dans la commune des Ouacif. En 1920, il a connu l’émigration en prenant pour la France, le fameux bateau Duc d’Aumale. "Michelin", le grand empire du caoutchouc, l’accueille dans son sacré fief de Clermont-Ferrand où il flirte avec le syndicalisme et le communisme. Il adhéra en 1920, au Parti Communiste de Marcel Cachin «Pour aiguiser mes premières armes politiques – disait-il». Membre fondateur de l'Etoile nord-africaine (ENA), militant actif du Mouvement national algérien, maquisard de première heure, appelé sous les drapeaux en 1924, Dda Salem rejoignit sa Kabylie natale.

    Après la dissolution de l’ENA en 1936 et l’emprisonnement du patriote Imèche Amar dit Amar Aissiou, Dda Salem continua à lutter au sein du PPA créé en 1937. Maquisard de la première heure, il fut membre de l’OCFLN de 1954 à 1962 en qualité de Chef de Front,

    Responsable financier et ravitailleur dans la Wilaya 3. Ould Ali Mohamed Ousalem était recherché par le commandant du sous quartier des Ouacifs en 1957 car collecteur de fonds et principal membre du Front.

    Compagnon de prison de Hocine Aït Ahmed, du 28 juillet 1964 au 24 juin 1965 à Berrouaguia dans le cadre du mouvement du Front des Forces Socialistes (FFS).Dda Salem décéda le 18 Janvier 1997 à Tikidount, dans son village natal à l’âge de 94 ans, il a laissé une veuve et deux enfants adultes handicapés mentaux dans le dénuement.

    En entamant les démarches administratives nécessaires pour l’obtention d’une pension, sa femme a été surprise d’apprendre que le nom de son défunt mari ne figure pas parmi les noms des maquisards. Pourtant, un message de condoléances, émanant du wali (préfet, ndlr) de Tizi Ouzou de l’époque, a été adressé à la famille du révolutionnaire au lendemain de sa mort.

    Pour réparer l’injustice commise à l’encontre de la mémoire de son mari, Mohamed Oussalem Ould Ali, très connu tant en Kabylie que dans les autres régions d'Algérie, Mme veuve Ould Ali a même saisi le président de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika, le ministère des Moudjahidines et toutes les autorités concernées, mais en vain. Ses doléances sont restées lettre morte.

    Aucun parmi les anciens "amis de combat" du défunt, en particulier Said Sadi et Hocine Ait Ahmed n’ont voulu répondre à la demande d’aide pour réhabiliter le maquisard dans ses droits et surtout aider la famille. Celle-ci a d'ailleurs sollicité le témoignage de l’ami de son père, Hocine Aït Ahmed, sur la participation de feu Mohamed Oussalem Ould Ali, dit Si Salem, à la Révolution algérienne, mais la requête était restée sans réponse de sa part.

    Après avoir frappé à toutes les portes, la famille du maquisard a décidé de faire appel à travers une lettre ouverte au président de la République algérienne. Dans cette correspondance, la veuve Ould Ali Mohamed Oussalem, qui était elle aussi responsable financier au FLN, s'est demandée «comment un authentique héros de la guerre de Libération algérienne disparaît des tablettes de l’histoire?»

    Ayant trop attendu sans avoir la moindre réponse, sa famille a adressé un courrier au chef du gouvernement algérien pour dénoncer le silence des responsables concernés, dans l’espoir de voir leur famille recouvrer leurs droits légitimes.
    Aujourd’hui, près de 10 ans après le décès Dda Salem, sa famille frappe encore à toutes les portes pour que justice soit rendue.


    Brahim Ait-Amer

    SIWEL 021442 FEV 16

    NB: Voir cette vidéo témoignage à la Mairie d’At Ouacif sur le rôle de Dda Salem durant la lutte de libération algérienne. L’auteur rajoute qu’il existe un autre témoignage, notamment de Ben Hanafi, passé sur BRTV mais dont nous ne disposons pas de copie.


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    ALGÉRIE (SIWEL) — Il est des situations qui ne se prêtent pas à commentaires tant elles sont par elles-mêmes plus éloquentes que n’importe quel discours. Néanmoins, ce n’est pas une raison pour passer certaines choses « sous silence » au risque que cela vous reste sur le cœur… Au cours de l’émission « Huna El Djazair » réalisé par la chaine arabo-islamiste Echourouk.TV avec la sœur de Matoub Lounès, on apprend stupéfaits que Matoub Lounès était un « croyant » ... on apprend également de la bouche de sa sœur que « La religion, à la maison c’était quelque chose qui faisait partie du quotidien »… Voilà des « révélations » qui méritent bien que l’on y revienne, sauf si les contemporains de Lounès, ceux qui l'ont côtoyés, ceux qui ont vécus avec lui, ceux qui l'ont connus, acceptent tous de se faire parjures…. La vidéo est... à voir !

    Commençons d’abord par placer le décor qui n'est pas des plus anodins. En effet, la «chose» se passe au cours d’une émission de télévision en arabe sur une TV que l’on ne présente plus aux kabyles : « Echourouq.TV »… Déjà, le choix de l’inénarrable chaine arabo-islamiste antikabyle noitoire comme canal d’expression pour parler de Matoub Lounès donne, comme qui dirait, un avant-gout général… de la suite !

    Dans un arabe digne du «temps béni» des Foutouhates (conquêtes islamiques), l’animateur présente son émission intitulée «Huna El DJazaiar» et dont le thème est consacrée cette fois-ci à Matoub Lounès… un symbole du « peuple algérien » (sic), un homme enlevé par «des groupes armés», libéré puis finalement assassiné par des "groupes armés"… ce qui a entraîné une émotion «nationale», pas seulement «fi mintaqatahu» ( dans sa région, ndlr) précise l'animateur avec insistance, mais on dit bien à l'échelle nationale, «3ala mintaqa wataniyya»...

    L’animateur tourne ainsi en rond un bon moment et insiste lourdement sur la dimension "nationale" du symbole "algérien" qu’à été Matoub Lounès et pas celui de seulement «mintaqatathu»… !

    Voilà le décor bien planté. Il est "national" et "algérien" et que l’on ne s’y trompe pas...

    Puis l’animateur arabo-islamiste de la chaine arabo-islamiste présente la sœur du Rebelle kabyle qui aurait eu 60 ans, si l’arabo-islamisme ne l’avait assassiné... (sic !)

    Il parle encore un peu de Matoub Lounès, symbole de "toute l’Algérie" et pas que de «sa région», et il passe la parole à la sœur Malika.

    Malika Boukhtouche, présidente de la fondation Matoub Lounès prend alors la parole et s’exprime vaillamment en arabe, cherchant parfois ses mots mais l’honneur est sauf, la sœur du Rebelle kabyle a parlé dans la langue de son pays : la langue Arabe...

    Malika raconte donc son frère en arabe, elle parle de l’engagement de Lounès, de sa personnalité. Elle dit qu’il ne craignait rien ni personne, qu’il ne craignait que lui-même… qu’il n’avait pas de limites (En tout cas, les limites de Taqvaylit, le code d'honneur kabyle, Matoub Lounès les connaissait bien et ne les transgressait jamais).

    Sur cette question d'être "sans limite", "sans ligne rouge" (ndlr, dans l'émission: el khatt el ahmar), l'animateur reviendra à la charge pour dire que «c'est peut-être pour ça que "les algériens" n'avaient pas compris "certains propos" de Lounès Matoub sur lesquels on reviendra plus tard» ... on laisse à nos lecteurs le soin de deviner de quels propos parle l'animateur ...

    A un moment la sœur du Rebelle Kabyle dit que la famille, ses parents savaient que Lounès ne leur appartenait pas et lui-même le disait : j’appartiens à mon combat, à mon peuple...

    Mais l’animateur revient à la charge, il insiste sur l’absence de milites de Lounès… et rappelle que Lounès était contre le pouvoir et les islamistes. Malika répond que même dans la mouvance amazighe, Lounès n’épargnait personne… ce qui est vrai et d'ailleurs on ose à peine imaginer ce qu’il aurait dit dans ce cas précis et dans quelques autres tels que les festivals arabo-africains à Tizi-Ouzou de Ould Ali Lhadi, les capitales de la culture arabe de Khalida Messaoudi, les "amis de Bouteflika" ou les tendres embrassades avec les islamistes de l'AIS et du GIA etc.,

    http://www.siwel.info/video/
    Voilà que l’animateur arabo-islamiste d'Echourouk.TV en arrive enfin à l'enlèvement du Rebelle en 1994 par des groupes terroristes et là il pose enfin la question qui lui démange la langue depuis le début de l'émission : quel rapport avait Matoub Lounès à la religion? à l'islam ?...

    Et la sœur du Rebelle qui répond : « Parlant de la religion, que disait Lounès : la religion que j’ai apprise je l’ai apprise au village. J’ai pas besoin que quelqu’un me montre le droit chemin… ça je l’ai appris dans mon village »

    Puis Malika Boukhtouche dit textuellement : …« avant son enlèvement que disait Lounès à propos de la religion : il disait moi la religion que j’ai apprise, je ne l’ai pas apprise dans les livres mais dans mon village  » (elle emploie le terme de Ddechra), … « c’est une pratique au quotidien, j’ai pas besoin que quelqu’un vienne me dire les essentiels : faire le bien, la charité, dire la vérité,… il disait, « moi de mon point de vue, Rebbi Subhanu, chacun va vers lui par son propre chemin, entre chez lui par une porte...»

    Puis elle rajoute encore « Il a dit la religion musulmane est la seule religion qui n’a pas d’intermédiaire… il disait, chez les chrétiens, il y avait le pape et le clergé mais dans l’islam le message est direct, tu faxes directement à dieu, il n’y a pas d’intermédiaires… donc Matoub disait je n’ai pas besoin d’intermédiaire entre moi et mon créateur ».....

    Non satisfait des réponses, l’animateur fait durer le supplice et revient à la charge pour dit-il « bien expliquer aux téléspectateurs la relation de Matoub Lounès avec Dieu, avec l’Islam » dit-il « parce que c’est une question importante… »

    Voyant que la sœur tente d'éviter le sujet par des tours de passe-passe sur le bien et le mal, la dechra etc, l'animateur d'Echourouk.TV prend le taureau par les cornes et va droit au but : « Alors puisque vous êtes là, on va éclaircir toute cette histoire de son rapport avec Dieu, puisque bien sûr, il n’est pas question de le juger ici puisqu’il est mor»et du coup, on se demande sa réaction s’il avait été effectivement vivant et qu'il voyait ça de ses propres yeux ...

    Il interpelle la sœur sur ce qu’avait dit Lounès dans des vidéos et sur des chaines de TV française , sur le fait qu’il ait dit «je ne suis pas arabe, je ne suis pas obligé d’être musulman » sur le fait qu'il ait parodié la religion avec des textes comme « Allah Ouakbar… ».

    Malika tente d'expliquer que dans la chanson Allah Ouakbar, ce n'est pas la religion qui est visée mais la langue arabe qui est divinisée. Ensuite, elle justifie la chanson en disant : « Mais nous en Algérie, la question amazighe a toujours été bloquée et la réponse a toujours été l’arabe est la langue de l’islam…. », ensuite elle explique que « 99% des kabyles sont musulmans », puis elle ressort toutes les expression populaires utilisées par le Rebelle du genre « ttfegh di Rebbi », a«  Rebbi ahnin », etc.. tout ça pour expliquer que Matoub Lounès était contre « l’instrumentalisation de l’islam qui appartient à la société collective, comme il était aussi contre l’instrumentalisation de Tamazight »... passons sur la mise en parallèle de Tamazigh et de l'islamisme (on se souvient encore de l'islamiste terroriste Hachani évoqué en parallèle avec Lounès Matoub)

    L’animateur revient encore à la charge : « Mais au niveau familial. Est-ce que vous discutiez de religion ?  » et là Malika Boukhtouche répond encore : « eh bien, le jour de l’aïd, il achetait le mouton par exemple mais on ne voyait la viande que ce jour-là, c’était tout pour le village… »,

    Puis de guerre lasse, la sœur Malika lache : « La religion, à la maison c’était quelque chose qui faisait partie du quotidien »… La Soeur du Rebelle kabyle dit même que « dans les maquis, quand les terroristes lui ont dit, fais avec nous la prière. Il a fait la prière avec eux »

    ….Puis pour éviter de répondre franchement à la question, Malika revient encore une fois sur les généralités du rapport de l’individu avec Dieu dans l'islam et se lance dans un débat sur « qui a donné l’autorisation à un individu de se positionner en intermédiaire avec Dieu? »« C’est cela le fond du problème ? !!!  »...explique-t-elle encore

    Elle parle ensuite de la guerre que se font les musulmans, entre chiites et sunnites. Pourquoi dit-elle, ils sont tous musulmans non ? puis elle bifurque sur les droits de l’homme...

    Mais le journaliste qui connait parfaitement la partition Islam, islamisme, Sunnites, Chiites etc, et qui considère à juste titre que cela ne relève pas des histoires kabyles, il revient à la charge sur Matoub Lounès « qui était perçu comme hostile à la religion !  »ce à quoi la soeur Malika répond que « si quelqu’un peut explique ses chanson, il comprendra que Lounès Matoub n’était pas contre la religion »


    Toujours est-il qu'au terme d'une laborieuse gymnastique, la sœur Malika répond mais sans convaincre son interlocuteur qui reste finalement sur sa faim... et nous aussi ! Parce que finalement, et au vu des nouvelles de cette émission, tous les kabyles aimeraient savoir Quel rapport avait Matoub Lounès avec l'Islam, la religion ? ...

    ... car si comme le précise la sœur Malika «La religion, à la maison c’était quelque chose qui faisait partie du quotidien»

    ...dans ce cas:
    Matoub Lounès faisait-il le ramadan ?
    Matoub Lounès faisait-il la prière ?
    Matoub Lounès mangeait-il du porc ?
    Matoub Lounès mangeait-il hallal ?
    Matoub Lounès buvait-il du vin, de la bière, du whisky ?
    Matoub Lounès a-t-il un jour déclaré être "musulman" ?

    Le reste de l'émission est consacré à l’assassinat proprement dit du Rebelle, à ses commanditaires, à ses exécutants, à l'enquête etc,. Et c’est de nouveau l’histoire du "RCD", de "Nordine Ait-Hamouda", du "GIA", de "qui tue qui" ou de "qui a fait tuer qui" ? etc,.. le tout sachant que le verdict populaire est connu de tous les kabyles depuis longtemps : S'il y a bien une certitude, c'est que c'est bien l'Etat algérien qui a fait assassiner Matoub Lounès. Et s'il reste à déterminer les acteurs et les rôles précis des uns et des autres, ce n'est certainement pas dans le cadre d'une émission de "Huna el Djazair", diffusée par une TV arabo-islamique, que le nuage va s'éclaircir, ni encore moins dans le cadre de l'Algérie qui enquêterait sur son propre crime...

    zp/wbw
    SIWEL 021626 FEV 16


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    TIZI-OUZOU (SIWEL) — Boussad BECHA, membre de la direction, cadre et responsable à l’organique du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) a été interpellé aux environ de 20h à un barrage de la police algérienne au lieu dit " I'Habitat ".

    Boussad Becha, cadre responsable à l'organique du MAK, a été arrêté par la police algérienne ce soir
    Au moment où nous mettons en ligne, le secrétaire national du MAK à l’organique se trouve encore au commissariat central de Tizi-Ouzou.

    Voilà un "simple contrôle d'identité", le motif invoqué pour son arrestation, qui vaut à un responsable du MAK d'être arrêté et maintenu en détention depuis une heure et demi.

    Impossible d'avoir la moindre nouvelle de Boussad Becha et ses deux téléphones sont éteints. Une cinquantaine d'étudiants militants du MAK se rendent au commissariat central de Tizi-Ouzou pour savoir ce qu'il en est.

    zp/wbw
    SIWEL 022138 FEV 16


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    ORAN (SIWEL) — Un vieux maquisard algérien âgé de 79 ans, Abdelkader Djebbar, a été tabassé par un juge du tribunal d’Oran. La "justice" algérienne est un formidable outil répressif dont use et abuse l'Etat algérien. Ce maquisard qui a fait la guerre d'Algérie n'imaginait certainement pas se faire vulgairement tabasser par le juge d'un pays qu'il aura soi-disant libéré du colonialisme

    Algérie: Un viellard, ancien maquisard de la guerre d'Algérie passé à tabac par... un juge
    Ce juge ne semble pas en être à son premier différents avec les vieux maquisard. Selon LeMatin.dz, plusieurs mouvements de protestations de la part d’anciens maquisards ont été organisés à Oran, Boukadir et Relizane, pour s’élever contre ce juge.

    Source LeMatin.dz

    mti,
    SIWEL 022241 FEV 16


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    TIZI-OUZOU (SIWEL) — Boussad BECHA, membre de la direction et responsable à l’organique du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), vient d'être relâché au terme de deux longues heures de "vérification d'identité" par la police coloniale algérienne Il a été relâché après l'observation d'un rassemblement des plusieurs dizaines d'étudiants militants du MAK qui avaient convergé vers le commissariat central de Tizi-Ouzou pour faire relâcher Boussad Becha. Face au rassemblement des étudiants, la police algérienne est sortie "rassurante" pour dire aux militants du MAK " ce n'est rien, c'est juste une affaire de procédure"... Donc, si on comprend bien, les arrestations arbitraires des militants du MAK relèvent de la "simple procédure" de police...

    Boussad Becha relâché après deux heures de
    Pour rappel, Boussad BECHA, membre de la direction, cadre et responsable à l’organique du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) avait été interpellé aux environ de 20h à un barrage de la police algérienne au lieu dit " I'Habitat " pour un simple "contrôle d'identité".

    Sitôt informés, une cinquantaine d'étudiants, militants du MAK, rejoint par d'autres militants, se sont rendus au commissariat central de Tizi-Ouzou où Boussad Becha avait été embarqué.

    Face au rassemblement grandissant devant le commissariat, la police algérienne est sortie pour "rassurer" les militants du MAK sur le sort de leur camarade en leur disant " ce n'est rien, c'est juste la procédure".

    Finalement, au bout de deux heures de "procédure normale", Boussad Becha est enfin relâché. Nous reviendrons sur la "procédure" qui lui a été appliquée par la police algérienne.

    zp/wbw
    SIWEL 022250 FEV 16


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    TIZI-OUZOU (SIWEL) — " Ensuite, c'est le plus haut gradé des chefs qui se présente à Boussad Becha. C'est un kabyle d'une cinquantaine d'années, parlant parfaitement le kabyle, qui essaye d'expliquer que c'est une "simple procédure". Il ajoute que cette procédure peut se renouveler même en arrivant au commissariat n'At Dwala"; le responsable à l'organique du MAK répond en une phrase lourde de sens: "ça peut se faire même a Tala Bounane (ndlr: lieu où a été assassiné Matoub Lounès) vu qu'il y a un barrage là-bas et qu'ils peuvent faire tranquillement leur travail comme ils veulent..." Perplexe face à une réponse aussi suggestive, l'officier supérieur revient à la charge pour lui demander cette fois si " c'est possible de se voir en dehors du service, ailleurs, pour bien discuter...". "NON, HORS DE QUESTION.", répond immédiatement Boussad sur un ton ferme et définitif... Alors s'adressant aux autres policiers, l'officier supérieur dit: " Llah ibarek chakhsiya kbira(ndlr: il a de la personnalité), il refuse directement de me voir". Extrait du récit d'une "procédure MAK", telle que vécue par Boussad Becha, responsable à l'organique du MAK au cours de son arrestation hier à Tizi-Ouzou.

    Recit d'une
    Ils étaient 4 à bord d'un véhicule immatriculé à Tizi-Ouzou, donc de la région. Arrivés au quartier dit l'habitat, un policier du barrage fixe installé à cet endroit demande en arabe les papiers de tous les passagers. Les papiers des 3 jeunes qui étaient avec le responsable à l'organique du MAK sont tous vérifiés quant à leur "régularité" vis à vis du service militaire... Rien à signaler de ce côté. Le policier qui parlait arabe revient alors vers Boussad Becha et lui demande la confirmation du nom de sa mère et de son père. Celui-ci se fait un plaisir de répondre en kabyle à la question posée en arabe...

    15 minutes passent à attendre, puis une Peugeot 206 blanche arrive avec trois policiers qui descendent de la voiture, serrent la main aux 3 jeunes qui accompagnaient le responsable à l'organique du mouvement kabyliste, puis lui en dernier. Ensuite, ils lui demandent de descendre et de les accompagner à leur voiture. Boussad Becha refuse de les suivre et exige d'abord de pouvoir téléphoner mais les 3 policiers refusent et lui signifient qu'il appellera une fois arrivé au commissariat central de Tizi-Ouzou. Boussad appelle quand même Bouaziz Ait-Chebib, le président du MAK, puis il rédige rapidement un sms qu'il envoie à un autre responsable du MAK, Hocine Azem ainsi qu'à un autre militant.

    En arrivant au commissariat central, le président du MAK rappelle pour savoir si c'est vraiment au commissariat que le responsable à l'organique du MAK a été emmené. Là les policiers lui demandent d'éteindre son portable. Il le met sur silencieux.

    Ensuite, des policiers lui demandent d'aller a la salle d'attente où se trouvent un officier kabyle et l'agent de police arabe qui sont toujours ensembles. Ils lui demandent de poser toutes ses affaires personnelles sur la table : papiers, argent, documents etc, ensuite on le fouille et on lui demande son numéro de téléphone, le nom du parti auquel il appartient... puis, on lui demande à nouveau d'éteindre son téléphone portable qui lui est finalement retiré. l'officier kabyle part avec le portable pendant que le policier arabe reste avec Boussad pour le surveiller...

    De loin, Boussad entend une conversation radio. L'officier parle à son supérieur et lui dit : "Hadarat ! il est du MAK, de Beni Douala et en plus il était accompagné avec un groupe de jeunes... on sait jamais s'ils vont faire quelque chose ce soir".

    L'officier revient ensuite vers Boussad Becha et lui demande à nouveau de les accompagner vers un autre lieu... à la brigade "spéciale" de l'Habitat ... "pour une demi heure, le temps de faire un PV".

    Entre-temps, les militants du MAK, descendus d'At Dwala et d'autres villages voisins étaient déjà sur place, exigeant la libération immédiate de Boussad Becha. L'officier tente de les rassurer et leur donne rendez vous a l'Habitat pour récupérer leur camarade à la fin du PV.

    Enfin, il est emmené à la brigade "spéciale" de l'Habitat où il est monté au premier étage. Pendant que le PV était dressé dans un bureau, dans les bureaux à côté, des "recherches" sont effectuées pour savoir si le responsable du MAK ne serait pas, par le plus pur des hasard, "recherché" par la police...

    Ensuite, c'est le plus haut gradé des chefs qui se présente à Boussad Becha. C'est un kabyle d'une cinquantaine d'années, parlant parfaitement le kabyle, qui essaye d'expliquer que c'est une "simple procédure". Il ajoute que cette procédure peut se renouveler même en arrivant au commissariat n'At Dwala"; le responsable à l'organique du MAK répond en une phrase lourde de sens : "ça peut se faire même a Tala Bounane (ndlr: lieu où a été assassiné Matoub Lounès) vu qu'il y a un barrage là-bas et qu'ils peuvent faire tranquillement leur travail comme ils veulent..."

    Perplexe face à une réponse aussi suggestive, l'officier supérieur revient à la charge pour lui demander cette fois, si " c'était possible de se voir en dehors du service, ailleurs, pour bien discuter...". "NON, HORS DE QUESTION.", répond immédiatement Boussad sur un ton ferme et définitif... Alors, s'adressant aux autres policiers, l'officier supérieur dit : " Llah ibarek chakhsiya kbira (ndlr: il a de la personnalité), il refuse carrément de me voir".

    Puis ils essayent tous d'expliquer que "la police est au service du citoyen"... "et la gendarmerie aussi"... Et là encore Boussad répond par un bilan historique du "service au citoyen" dont il a bénéficié de la part de la police et de la gendarmerie algérienne à travers les agressions qu'il a subies, notamment le 23 mai 2001, le 05 octobre 2002 et le 20 avril 2014... Mais l'officier kabyle revient encore avec ses propositions et demande à Boussad "si vraiment ils ne peuvent pas se voir en dehors" et que "s'il avait besoin de lui un jour, il serait à son service". NON MERCI, répond encore le responsable à l'organique.

    Au cours de la rédaction du PV, ce sont les questions traditionnelles qui reviennent sans cesse : le nom de sa mère, de son père, de ses frères, de ses sœurs, le lieu où il travaille, qui sont ses collègues de travail, le nom du lycée, du collège et de l'école primaire qu'il a fréquentés...

    Ensuite on lui demande s'il est musulman ?! Boussad qui, comme la plupart des militants du MAK, avait l'intention de donner la réponse habituelle, à savoir que cette question relève de la liberté individuelle et que cela ne les regarde pas, mais comme les policiers insistaient sur cette question Boussad change d'avis et répond textuellement : " non je ne suis pas musulman voilà ! et vous n'avez pas à poser la question"...

    Ensuite, on lui demande son niveau culturel (sic!), comme si des policiers en charge d'imposer l'acculturation du peuple kabyle étaient en mesure de juger du niveau culturel d'un militant kabyle engagé dans la défense de sa culture et de son identité...

    Puis, un autre agent vient et dit que le prévenu a un problème de passeport. Boussad répond que "c'est faux et que son passeport est chez lui mais qu'il est périmé depuis le 23 juin 2014 et qu'il ne l'a pas renouvelé... voilà tout ! ".

    Tout de suite après, un jeune policer kabyle vient lui demander si son mouvement "est agrée" et "pourquoi le MAK ne travaille pas légalement", " pourquoi le MAK ne reconnait pas l'Etat algérien ? " et là, la réponse du responsable à l'organique du MAK fuse comme l'éclair " Nous sommes ici trois kabyles et on fait un PV en arabe et tu me parles de reconnaissance ?"...

    Une fois le PV terminé, en sortant dans la cours de la brigade, l'officier de police lui dit " Nchallah on va se rencontrer" et Boussad qui répond "ih, an-mlil di tlelli n tmurt leqvayel (ndlr : oui on va se rencontrer le jour de la liberté de la Kabylie).

    Boussad Becha monte dans la voiture de police pour aller à la clinique de Meddouha pour établir un certificat médical, et là, le supérieur kabyle revient à nouveau à la charge pour lui dire "Boussad tu sais ou tu vas ? ce à quoi il répond par la négative ! "là tu vas en prison..." et Boussad de répondre promptement "je suis déjà en prison" et l'officier qui demande à nouveau de le voir ailleurs... Devant les autres agents de police, Boussad décline encore une fois "l'invitation".

    L'officier kabyle demande encore s'ils ne peuvent pas se voir "même par hasard ?"... Boussad répond en lui disant "faites votre travail professionnel mais autre chose, non, ce n'est pas la peine, vous perdez votre temps" et c'est là que l'officier lui dit en kabyle "d ayen a Vussad fehmegh-k" ( ndlr : c'est bon, Boussad, je vous ai compris)

    Les voilà enfin arrivés à la clinique pour établir le certificat médical et on libère enfin le responsable à l'organique du MAK qui rejoint les étudiants et les militants du MAK pour les rassurer. Ces derniers avaient en effet organisé un rassemblement devant le commissariat central dans la demi heure qui avait suivi l’arrestation du responsable à l'organique du MAK, contrairement à ce qu'avait affirmé un journal du nom de Elmihwar qui affirmait toute honte bue que le MAK n'avait pas réagi à l'arrestation de l'un de ses militants.

    bb/zp/wbw
    SIWEL 032045 FEV 16





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    ALGER (SIWEL) — Dans un texte-pétition, rédigé vraisemblablement par Said Sadi, et "ratifié" par les signataires, le "Docteur" affirme que "pour agir pacifiquement dans un cadre unitaire afin que la Kabylie, matrice privilégiée des potentialités et des sacrifices de la nation, ne soit pas de nouveau instrumentalisée", il faut "créer une dynamique de débat et de propositions pour aider à la construction d’une l’Algérie de tolérance, ressourcée à ses valeurs plusieurs fois millénaires" ..."et que c'est cela qui permettra d’engager le processus de l’édification de l’Algérie démocratique et sociale." En d'autres termes cela signifie que 23 kabyles cherchent encore une fois à édifier l’Algérie démocratique et sociale au détriment de la Kabylie. Mais, Said Sadi qui parle de cette Kabylie "matrice privilégiée des potentialités et des sacrifices de la nation", fait mine de ne pas voir que la Kabylie est désormais bien décidée à ne plus être "le dindon de la farce" de la nation arabo-islamique algérienne. Par ailleurs, si les algériens veulent sauver la Nation algérienne, on se demande bien pourquoi dans la liste des signataire ne figure "que" des kabyles...où sont donc passés les algériens Boukhemkhem, Ali Djeddi, Ali Belhadj, Ali Benflis, où sont passés les Djil Djadid et toute "l'opposition démocratique algérienne", où sont passés les algériens de Tlemcen, d'Oran, de Annaba, de Constantine... Comment se fait-il qu'il n'y ait que 23 kabyles qui veuillent édifier l’Algérie démocratique et sociale, tout en se défendant d'instrumentaliser cette Kabylie "matrice privilégiée des potentialités et des sacrifices de la nation"...

    Inquiet, Said Sadi veut
    Dans un texte-pétition, vraisemblablement rédigé par Said Sadi, et "ratifié" par les signataires, le "Docteur" parle de "L’impasse dans laquelle agonise le pays et l’acuité avec laquelle elle est ressentie par les citoyennes et citoyens"... Il s'inquiète d' "une chute qui, si elle venait à se produire, provoquerait une déflagration nationale entrainant la déstabilisation de toute la région nord- africaine", ...

    Il dit que "La question amaziɤ est consubstantielle de tout projet démocratique national" et que "C’est parce que cette demande a été ignorée, diabolisée, instrumentalisée et réprimée dans le mouvement national et le système en place que l’Algérie officielle vit à l’écart et, trop souvent, contre l’Algérie réelle."...

    Puis arrivant au cœur du problème, à savoir la Kabylie, le "Docteur" dit que "Réparer l’injustice commise en Kabylie c’est ouvrir les portes de l’espérance algérienne" et que "Le système militaro-policier ne peut être réformé ni de l’intérieur ni par un ravalement de façade. Le salut réside dans un changement institutionnel profond, audacieux et inédit"... il en appelle donc aux "autonomies régionales (qui) permettront de consolider une unité nationale avec un Etat moderne, progressiste et juste où tous les citoyens seront égaux en droits et en devoirs."...MAIS, car il y a un MAIS, c'est que "Ce sursaut appelle, cependant, courage, dévouement, vigilance et lucidité." et c'est là que pour "Repenser la nation et son Etat"...." Il faut construire l’Algérie..."

    Mais, car il y a encore un MAIS, c'est que "le pouvoir qui n’a plus les moyens de s’acheter la paix sociale"...eh bien il " risque de projeter le marasme social dans la rue ou lancer une autre opération sanglante contre la Kabylie", nous dit encore Said Sadi et que "Le défi qui attend les Algériens est double : inventer les institutions qui accouchent d’un avenir fidèle à leur histoire et conforme à leurs attentes et prévenir l’aventurisme de ceux qui ont confisqué la nation" et enfin que "Face à tant de périls, la solidarité est notre ultime ressource et devoir"...

    Et nous voilà donc arrivés au devoir de sauver encore une fois la Nation algérienne car Said Sadi dit bien que l'ambition de son groupe de signataire est de "créer une dynamique de débat et de propositions pour aider à la construction d’une l’Algérie de tolérance, ressourcée à ses valeurs plusieurs fois millénaires afin de construire une nation répondant aux légitimes revendications de nos populations..."et que "pour agir pacifiquement dans un cadre unitaire afin que la Kabylie, matrice privilégiée des potentialités et des sacrifices de la nation, ne soit pas de nouveau instrumentalisée" [...]"La constitution, socle de toutes les institutions, doit être l’aboutissement d’un compromis élaboré autour de valeurs intangibles qui s’imposent à tous : les principes de la liberté de conscience et d’opinion, l’indépendance de la justice, l’égalité des sexes, le respect de la parole de la minorité et des règles d’alternance sont des préalables qui doivent être acceptés, partagés et garantis...et enfin la conclusion, c'est que c'est cela "qui permettra d’engager le processus de l’édification de l’Algérie démocratique et sociale".

    Et c'est ainsi que 23 kabyles cherchent encore une fois à édifier l’Algérie démocratique et sociale au détriment de la Kabylie. Certes Said Sadi parle de cette Kabylie "matrice privilégiée des potentialités et des sacrifices de la nation" Mais Said Sadi fait mine de ne pas voir que la Kabylie est désormais bien décidée à "ne plus être le dindon de la farce" de la nation arabo-islamique algérienne. Par ailleurs, si les algériens veulent sauver la Nation algérienne, on se demande bien pourquoi dans la liste des signataire ne figure "que" des kabyles...où sont donc passés les algériens Boukhemkhem, Ali Djeddi, Ali Belhadj, Ali Benflis, où sont passés les Djil Djadid et et toute "l'opposition démocratique algérienne", où sont passés les algériens de Tlemcen, d'Oran, de Annaba, de Constantine...Comment se fait-il qu'il n'y ait que 23 kabyles qui veuillent édifier l’Algérie démocratique et sociale, tout en se défendant d'instrumentaliser cette Kabylie "matrice privilégiée des potentialités et des sacrifices de la nation"...

    zp,
    SIWEL 040041 FEV 16

    Ci-après le texte intégral du manifeste pour sauver l'Algérie, suivi de la liste des signataires

    L’ALGERIE DE DEMAIN OU L’INDISPENSABLE CHANGEMENT INSTITUTIONNEL.

    L’impasse dans laquelle agonise le pays et l’acuité avec laquelle elle est ressentie par les citoyennes et citoyens, engendrent des inquiétudes, des tensions et des préoccupations dans tous les segments de la société. Ces inquiétudes doivent être entendues par ce qu’elles sont légitimes et qu’elles traduisent la faillite d’un système politique né du détournement de la volonté populaire dès le premier jour de l’indépendance.

    Dans un environnement politique, social, économique, culturel contraignant et délétère, des partis, des associations ou des personnalités dévoués alertent et activent pour prévenir une chute qui, si elle venait à se produire, provoquerait une déflagration nationale entrainant la déstabilisation de toute la région nord- africaine. Ces engagements qui ont permis d’assurer notre survie collective ne suffisent plus pour conjurer les périls imminents qui guettent la nation. Les dangers qui s’amoncellent nous interpellent en tant que citoyens et militants pour en appeler à l’éveil des consciences et la mobilisation de chacun en vue d’identifier, sans complaisance, les causes premières de la crise et définir les perspectives qui libèrent la parole des luttes de clans ayant de tout temps pris en otage le débat public.
    Fondamentalement, la crise algérienne a une origine unique : un système illégitime et violent ; elle a ses conséquences : une régression morale et politique qui risque d’entrainer la dislocation chaotique de la collectivité nationale.
    C’est dans ce contexte de délitement institutionnel généralisé que le pouvoir a relancé l’idée de la révision constitutionnelle annoncée depuis 2011. Cette reprise est avancée aujourd’hui encore comme une innovation et une panacée aux problèmes majeurs que vit le pays.
    Ce sera la sixième constitution qui nous sera imposée en un demi-siècle. Chaque chef d’Etat a eu la ou les siennes. Si ces constitutions jetables n’ont pas assuré la justice et garanti la stabilité et la prospérité au pays, c’est par ce que ces textes, au lieu de servir de cadre à la naissance d’une Algérie singulière, plurielle, solidaire et démocratique, ont été conçus comme autant d’instruments de domestication des consciences inspirés de régimes oligarchiques qui ont servi de modèle à des dirigeants obsédés par le pouvoir et obnubilés par des tutelles extérieures qui nient notre mémoire.
    Aucune constitution n’a été sourcée à notre histoire et élaborée en fonction de la physionomie sociologique et culturelle du pays. Documents idéologiques, les constitutions algériennes ont été des artifices politiciens dictés par les rapports de force claniques qui ont défiguré la nation et asservi la société. Marqué par l’improvisation tactique et des formulations sommaires, le modèle 2016 n’échappe pas à la règle. Les approximations conceptuelles, les incohérences d’analyse et les confusions symboliques ont heurté de larges pans de l’opinion publique et n’ont pas manqué d’engendrer de sévères et légitimes interpellations des experts.
    Il reste que parmi les nombreuses distorsions qui aliènent la conscience nationale, celle qui occulte la question identitaire a généré les plus grands dommages dans l’Algérie indépendante. Ce déni a faussé les modalités de la représentation nationale, bloqué l’émergence d’une nation promise à servir de pédagogie démocratique dans la décolonisation et privé notre pays de sa mission de leadership géostratégique auquel le destinaient son histoire et ses luttes.
    L’architecture constitutionnelle n’est viable, crédible et légitime que si elle fait écho au réel.
    Cette nouvelle constitution, a, encore une fois, fait de l’officialisation de la langue amaziɤ une opération de diversion. Au lieu d’affirmer la parité des langues arabe et amaziɤ pour clore un schisme qui dure depuis les origines du mouvement national, le texte affiche une hiérarchie aberrante qui maintient l’amaziɤ dans une dimension de stigmate linguistique soumis aux aléas du moindre amendement constitutionnel, dès lors qu’il est évacué des constantes nationales. L’avancée symbolique, fruit de longs combats de plusieurs générations de militants, se trouve ainsi de fait vidée de tout sens.
    La problématique amaziɤ n’est pas seulement une affaire de langue ; elle est au centre de tout contrat politique qui doit régir et structurer l’Etat et la société démocratiques de demain et déterminer la configuration de la région nord-africaine dans une mondialisation qui a condamné les systèmes autocratiques post-coloniaux.
    La question amaziɤ est consubstantielle de tout projet démocratique national.
    C’est parce que cette demande a été ignorée, diabolisée, instrumentalisée et réprimée dans le mouvement national et le système en place que l’Algérie officielle vit à l’écart et, trop souvent, contre l’Algérie réelle.
    Territoire emblématique des espoirs et drames algériens, la Kabylie vit une situation qui illustre tragiquement les aberrations d’une genèse nationale conçue dans la violence et soumise à l’arbitraire. Soixante ans après l’indépendance, cette région ne doit, pour l’essentiel, sa survie culturelle et économique que par le recours à ses instances et ses valeurs propres. Le marasme qui y prévaut est une concentration des dégâts nationaux consécutifs à une gestion népotique et anti démocratique. Réparer l’injustice commise en Kabylie c’est ouvrir les portes de l’espérance algérienne.
    Les replâtrages ont montré leurs limites et nul ne doit plus se voiler la face. La crise est, aujourd’hui, multidimensionnelle et les débats tendancieux visant à la réduire à des considérations économiques et sociales sont illusoires. Le système militaro-policier ne peut être réformé ni de l’intérieur ni par un ravalement de façade. Le salut réside dans un changement institutionnel profond, audacieux et inédit.

    Cette démarche passe par le respect absolu de la souveraineté populaire et la refondation de l’Etat en adéquation avec nos spécificités régionales. De larges pouvoirs doivent être accordés aux régions tant sur les plans politique, linguistique, culturel qu’économique.

    Repenser la nation et son Etat est une priorité vitale. Il faut, à l’image de la majorité des pays développés, construire l’Algérie en ensembles fonctionnant à l’échelle des besoins des hommes et non au gré des désidérata des dirigeants. Les régions naturelles les plus homogènes qui ont porté la guerre de libération doivent être revisitées en tant qu’entités devant féconder un nouveau destin. Contrairement à ce qui se susurre dans le sérail, les autonomies régionales permettront de consolider une unité nationale avec un Etat moderne, progressiste et juste où tous les citoyens seront égaux en droits et en devoirs.
    Ce chemin de vérité est étroit. Il reste encore possible.

    Ce sursaut appelle, cependant, courage, dévouement, vigilance et lucidité.

    En effet, le pouvoir, qui n’a plus les moyens de s’acheter la paix sociale, risque d’être, aujourd’hui encore, tenté d’opter pour la fuite en avant et la provocation : projeter le marasme social dans la rue ou lancer une autre opération sanglante contre la Kabylie sont des scénarii possibles.
    Le défi qui attend les Algériens est double : inventer les institutions qui accouchent d’un avenir fidèle à leur histoire et conforme à leurs attentes et prévenir l’aventurisme de ceux qui ont confisqué la nation.
    Face à tant de périls, la solidarité est notre ultime ressource et devoir.

    On ne peut que le déplorer : la reconstruction de l’Algérie est de nouveau contrariée par la manœuvre en cours. La réparation des outrages infligés à la Kabylie et, à travers elle, le statut qui sera fait aux régions d’Algérie dans toute constitution sont les signes les plus tangibles d’une prise de conscience des fautes originelles commises depuis 1962 et de la volonté politique d’y remédier.
    Force est de constater que cette révision de la constitution est une autre occasion manquée.

    Au-delà de notre positionnement actuel sur les échéances constitutionnelles, notre ambition est de créer une dynamique de débat et de propositions pour aider à la construction d’une l’Algérie de tolérance, ressourcée à ses valeurs plusieurs fois millénaires afin de construire une nation répondant aux légitimes revendications de nos populations, d’assurer les meilleures chances de son intégration dans l’universalité et d’asseoir sa mission d’animation pour le développement de son environnement régional.
    Epris de liberté, de justice et d’égalité citoyenne, nous, militants des causes progressistes, des droits de l’homme et, notamment, celle de l’amazighité, avons décidé de transcender nos différences et nos divergences, somme toute mineures au regard des enjeux qui nous attendent, pour agir pacifiquement dans un cadre unitaire afin que la Kabylie, matrice privilégiée des potentialités et des sacrifices de la nation, ne soit pas de nouveau instrumentalisée comme elle l’a été en de nombreuses occasions à chaque fois que les clans doivent faire diversion pour se reconstituer afin de continuer à soumettre l’ensemble de la communauté algérienne.

    La constitution est le socle de toutes les institutions. Elle doit être l’aboutissement d’un compromis élaboré autour de valeurs intangibles qui s’imposent à tous : les principes de la liberté de conscience et d’opinion, l’indépendance de la justice, l’égalité des sexes, le respect de la parole de la minorité et des règles d’alternance sont des préalables qui doivent être acceptés, partagés et garantis.
    C’est d’abord autour de ces fondements que doit s’organiser le débat public qui permettra d’engager le processus de l’édification de l’Algérie démocratique et sociale.
    Alger le 3 février 2016.

    - Maître Ali-Yahia Abdennour, Président d’honneur LADDH. Alger
    - Ramdane Achab, Linguiste-Editeur. Paris
    - Ahmed Ait-Bachir, Retraité. Tizi Ouzou
    - Nacer Ait-Bachir, Microbiologiste. Akbou
    - Arab Aknine, Ingénieur. Tizi Ouzou
    - Yasser Belamri, Avocat. Bgayet
    - Hamou Boumedine, Ingénieur. Tizi Ouzou
    - Said Chemakh, Enseignant universitaire Tamaziɤt. Tizi Ouzou
    - Ali Djouber, Ingénieur. Tizi Ouzou
    - Said Doumane, Enseignant universitaire. Tizi Ouzou
    - Nabil Fares, Ecrivain. Paris
    - Mokrane Gacem, journaliste. Paris
    - Hassen Hireche. Paris
    - Sofiane Ikken, Avocat. Bgayet
    - Mohend-Amokrane Issad. Retraité, Tizi Ouzou
    - Tahar Khalfoune, Universitaire . Lyon
    - Arezki Lakabi, Cadre. Alger
    - Djilali Leghima, Membre Fédération de France. Alger
    - Mouloud Lounaouci, Médecin. Tizi Ouzou
    - Mouhoub Nait-Maouche, membre de l’ALN. Paris
    - Said Sadi, Président de la fondation AFUD. Alger
    - Mokrane Taguemout, Universitaire retraité. Tizi Ouzou
    - Ammar Zentar, Cadre retraité. Alger


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    CONTRIBUTION (SIWEL) - Cet article a été écrit et publié, il y a quelques années mais on voit que les faits sont têtus et il y a lieu de le réadapter à la situation actuelle: Au vu des expériences passées nous avons appris à nous méfier de tout ce que ce pouvoir colonial nous concocte dans ses marmites de sorcières !

    UNE TRANSCRIPTION DE LA LANGUE TAQVAYLIT
    C’est l’exemple de l’introduction de Tamazight dans la Constitution
    algérienne en tant que langue nationale, arrachée à travers de longues luttes et par le sang de 130 jeunes assassinés par les gendarmes algériens.

    Au vu des résultats catastrophiques, en raison d’entraves et de machinations de toutes sortes (enseignement facultatif, cours en fin d’après-midi, des campagnes de dénigrement poussant les élèves et les familles à boycotter l’enseignement de cette langue donc à promouvoir le principe de la détestation de soi, ceci sans aucune prise en charge réelle ni introduction dans les administrations….) nous a échaudé !
    Les chantres de la falsification ont intronisé une langue étrangère, l’arabe classique, une langue morte importée et imposée au peuple avec les attributs mensongers de langue nationale et officielle
    De plus ils veulent tellement de “bien” à notre langue, qu’elle est la seule à être rattachée à la Présidence de la république, pour mieux la contrôler, quand on connaît les déclarations virulentes du Président Bouteflika à l’égard des Kabyles et de la Kabylie.

    N'est ce pas "ce triste sir" qui avait annoncé à Tizi Ouzou, et ce en une ultime provocation que "de son vivant tamazight ne sera jamais une langue officielle"

    Tidet attan da :
    D UDEM IS KAN WALIT T ULAMMA D TAMEDDIT
    TINIM D ALA TIDET M’UR ETREQ AM TERGIT “Ferhat Imazighen Imula”
    Ma d tikkerkkas atent id da "les assertions contraires à la vérité sont les suivantes" :

    La sortie récente de Si Elhachimi Assad Président du HCA qui a déclaré que » la transcription en caractère latins du Kabyle est un obstacle pour sa généralisation » !

    La bêtise ne s’arrêtant pas là, récemment, il faut ajouter les propos imbéciles de l’autoproclamé “faux scientifique” l’islamiste DJABALLAH :
    “ Pour que le tamazight puisse être conforme à nos valeurs arabo- musulmanes, il faut qu’il soit écrit et parlé en arabe “(Caricature de Dilem) !!!
    Suite à la énième refonte de la Constitution algérienne qui n'offre qu'une place de « dhimmi » aux langues amazigh sachant que l'arabe enseigné actuellement est une langue fabriquée en laboratoire juste pour asseoir leur idéologie jacobine, mais cela reste le problème essentiel des arabophones.
    Voilà que ces jours ci deux kabyles ignorants mais surtout de service, et certainement « missionnés» revendiquent la transcription en caractères arabes.
    C'est une façon de soumettre l'officialisation de Tamazight, à une mise sous tutelle carabinée !
    Am akken i qqaren : yuden wezger
    eqden aγyul
    Nous leur répondons surtout « taisez-vous » ne parlez pas en notre nom : Tutlayt taqvaylit tesεa imawlan is ara t ixedmen !
    Mais ces gesticulations ne sont que la conséquence de l’implantation fulgurante du MAK en Kabylie
    Voici la contribution de Sakina AIT AHMED, toujours d'actualité lors du premier colloque sur Tamazight à Alger traduite en kabyle :
    Quel système de transcription pour Taqvaylit et Tamazight en général?
    I lmend n tektiwin i d yefɣen deg usarag i yesdukklen imaziɣen deg sen iqvayliyen, nenna tura avrid n tira d uselmed n tmaziɣt s tutlayin is sumata dayen ivanen. Ur nettuγal ara γer deffir.
    Acku, wid yuɣen tanummi serwaten vera n wennar, vegsen-d la d-snulfuyen uguren γef tira.
    Ulamma wigi si zik ur ten id yecqi kra, aεyan cenggen aɣ ger igenwan, vɣan ad mḥun tamaziγt di tmurt is
    Tura medden akw cfan γef temsal yeḍran seg useggwass n 80 armi d assa. Seg wussan yezrin, alarmi d llint cwiṭ tewwura n tugdut di 1988, tiɣrit tekka d kan sγur uεekkwaz n udavu azayri.
    Assa, akavar agi n FLN iwzeε amzun d iftaten. Deg wakken yenduder, amdebbeṛ is Cadli, berzidan n tmurt Lzayer, yenna yasen i yebaεtiyen : « tixret, ǧǧet ten ad arun tamaziγt s isekkilen i sen yehwan. »
    Maca imcumen nni ur asen yehwa ara wayagi. Deg wakken i ten iqerḥ wukud, uzlen wwin ten id ula si Lεiraq akken ad ten εiwnen di lumuṛ i vɣan nitni. Ihi Cadli yerra aḍar γer deffir.
    Assa taswiεt temrehwal. Imcumen agi sεan afus d kra ikavaren i d ilulen melmi kan neγ d wid yellan zik d uffiren am MDA n Ben Bella. Win ara yeɣren ayen i d ssufuγen deg yeγmisen n sen γef ayen yeεnan idles amaziγ ad temri taluft. Ama d akavar n PRA, APUA neγ MDAn Ben Bella ….ivan tnadin ad εiwden i yeγsan asewwi.
    Di tazwara nnan tamaziγt ilaq ad tettwaru s isekkilen n taεravt- tineslemt. Di tama nniḍden nnan d ilaq ad t-teddu kan di lem n taεravt amzun akken d takna. Nitni gguman ad tevεen erray imusnawen i d isekkenen timeslayin d tilelliyin !
    Yal yiwet ilaq ad tettunexdam i yiman is. Nitni izedγ iten yiwen lamer, win : » N yiwen yegdud « aεrav », yiwet n tmeslayt » « taεravt », tamaziγt tusa ya sen d d ugur ameqqran.
    Ma nuγal d γer ikavaren nniḍen, akavar am FFS ixulf deg sen . Mas Hocine At Ḥmed mi t steqsan di tilizṛi n Fransa n uṭun wi sin (France 2) netta yenna d ilaq ad t naru s isekkilen n tlatinit. Llan wiyaḍ am RCD i yeǧǧan avrid i yemusnawen.
    Hattan ihi Taɣwalt (la Communication) i xedmeɣ s tefransist erriɣ t id ɣer teqvaylit:
    Di tallit n zik llan 3 igemmay (alphabets) s-wayes i tetwaru tmaziγt. Llan wid qlilit, ur esinen ara tafrensist, dɣa sexdamen kan akka isekkalen n taεravt. Yella ugemmay n Tifinaɣ, ssexdamen-t imaziɣen Itargiyen n tmurt n ssaḥra.
    Ma d wi s krad, d-agemmay alatini γer d ernan kra isekkilen igrikiyen (Gamma et Epsilon), ad ilin nnig twines iseggwasen i ttarun yis imyura sumata.
    Tura ɣef ayen yuznen tira s isekkilen n taεravt, ilaq ad izeṛ wemdan, agemmay- is yevna γef tirgal « les consonnes ». D tiggi i d lsas n tmeslayt taεrabt. Sellen i tiγra (γoyelles) maca ur tent ttarun ara.
    Yella wayen nniḍen : tiɣri (γoyelle) tawezlant d tγezfant. :
    Ayagi ur yella ara di tqvaylit neγ di tmaziγt sumata, acku tiγra ur teddunt ara γef tirgal, ttavaεent tirgal , ttilint di tazwara, di tlemmast neγ di tagara n wawal.
    Diγen, tiɣra ayagi iwumi nsemma (a, i u « ou e») mara d yili ssexdamen tent waεraven sεant yal yiwet krad neγ ekkuz n tira :
    1- Tiɣri /a/ s taεravt tetwaru s hamza i γef d iγelli fatḥa ; alif aγezfan ; fatḥa γef tergalt ara igen imesli (son) /a/ ; yya maksura
    2-Ma d tiɣri /i/ tetwaru s : hamza d kasra : kasra γef tergalt /ya/ ; yya maksura
    3- Ma d tiɣri n /u/ « ou » tella s : hamza ḍamma- ḍamma γef tergalt ; wwaw.
    I tura, amek ara nextir tira ? S tin nenfeε d tusna, neγ ad netveɛ iverdan yetwaγen (idéologiques). Di tmura i fehmen, i wesbeddi n ugemmay ilaq amdan ad yezdi avrid n tmusni yak d ttusna.
    Deg wayen yuznen tameslayt n teqvalit, neγ n tutlayin nniḍen n tmazγa, nefra t dayen tevrez s tin n tusna.
    Deg umur n tirgal (consonnes) semrasen « ils emploient » krad n talγiwin « formes » i yesemxalafen tira n targalt di tazwara di tlemmast neγ di tagara n wawal.
    Ayagi ur t nesεa ara di teqvaylit
    D tamusni n tjerrumt « la grammaire » akw d iluggan n talγa (règles de morphologie « forme du mot ») i yetεawanen amdan akken ad iεqel awal, d wamek ara t id iγeṛ diγen akken ad yaru mačči akken i d as yehwa, maca ad yaru s tin n iluggan n tjerrumt
    Agemmay aεrav γurs 28 n tirgal, win n tmaziγt – taqvaylit d amerkanti 35, amek ara naru isekkilen ur nella ara di taεravt ? Ma d tifinaγ γurs kra n tiγra, maca ar assa ur d ssufɣen ara kra ilugan n tira « règles de transcription » neγ wid n tjeṛṛumt « règles de grammaire ».
    Ala di Merruk, llan ttarun ula d nitni s isekkilen n tlatinit.
    Maca, segmi t erran d tutlayt tunṣivt , akken ad erren ɣer erif wid n tlatinit, hetmen fell asen ad xtiren ger isekkilen n taεravt neɣ wid n n tifinaɣ. Maca imusnawen xas llan vγan wid n tlatinit uγalen qevlen ad sxedmen wid n tifinaγ !
    Ar tineggura yagi, imusnawen akw yesεan azal jevden iman n sen
    Nezmer ad d nini imaziɣen n Niger akw d Mali deg usarag n 1966 di Bamako , xtaṛen isekkilen n tlatinit, xas akken rran lqima tameqqrant i yesekkilen n tifinaɣ, ssexdamen n ten i yismawen n tḥuna n tɣiwanin n tidevlin « administrations » n tudrin sumata (…)
    ILAQ AD FEHMEN : YAL TAMESLAYT D TILELLIT !
    VIVE LA KABYLIE LIBRE
    Sakina AIT AHMED
    Linguiste/écrivaine


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    VGAYET (SWIEL) – L’anthropologue et historien Slimane Hachi, a animé, avant-hier, une conférence à Vgayet. Il est revenu sur ses découvertes, au début des années 80, à Melbou, une commune créée en 1985 et village rattaché à l’époque à la commune de Souk El Tenine. Grâce aux moyens modernes, il a été procédé à une datation qui situe la présence de l’être humain dans cette région à plus de 150 siècles, fera remarquer le conférencier.

    L’homme d’Afalou avait vécu à Melbou il y a 150 siècles
    Se basant sur une publication qui faisait état de la découverte, au début des années 1930, de restes humains et d’animaux, Slimane Hachi et son équipe d’étudiants se sont attelés à reprendre ces fouilles avec des moyens modernes. C’est ainsi que cette équipe de chercheurs découvrira que la grotte d’Afalou était une nécropole où étaient enterrés des êtres de génération en génération.


    Des restes de 70 individus ont été trouvés, parsemés çà et là, dans un seul endroit et il a été procédé à la reconstitution d’un squelette. L’équipe a conclu que la grotte d’Afalou était l’une des plus anciennes nécropoles de l’Afrique du Nord et peut être même du monde. Il y avait, pour le conférencier, une vie dans toute cette région de Kabylie dont les humains s’adonnaient, selon celui-ci, à la chasse et à la pêche.

    Grâce aux moyens modernes, il a été procédé à une datation qui situe la présence de l’être humain dans cette région à plus de 150 siècles, fera remarquer le conférencier. Les hommes d’Afalou maîtrisaient, selon Hachi, le processus de transformation de la matière en fabriquant des statuettes dont l’une d’elles serait la plus vieille au monde. Plusieurs trouvailles ont été énumérées par l’orateur qui promettra de continuer se recherches dans la wilaya de Bgayet qui regorge de gisements historiques et archéologiques.

    Une autre preuve que la Kabylie est le berceau de l'une des plus vieilles civilisations qu'a connue l'histoire de l'humanité.


    SIWEL AVEC TAMURT


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    TUVIRET (SIWEL) — Des centaines d’étudiants du département de langue et culture amazighes de l’université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira sont entrés, depuis deux jours, à l’issue d’une assemblée générale, dans une grève illimitée. Le MAK par le biais de son conseil universitaire de Tuviret appelle l'ensemble des étudiants de la Kabylie à se solidariser avec les grévistes.

    TUVIRET : Les étudiants du département amazigh en grève illimitée
    D’après un des représentants du comité autonome du DLCA, tous les étudiants du DLCA ont décidé d’une grève illimitée avec boycott des examens du 1er semestre qui devaient débuter dimanche, en signe de solidarité avec leurs camarades de M1 qui n’ont pas été payés pour le stage qu’ils avaient fait l’année dernière. Ces primes de stage devaient, selon les étudiants, être versées au mois de novembre dernier et pour des raisons qu’ils ignorent, leur dû n’a pas été versé à ce jour.

    Le MAK à travers son conseil universitaire de Tuviret relève le caractère raciste de l'administration coloniale algérienne du fait que les autres départements ne connaissent pas ce problème de primes. Tout en rappelant la nécessité de doter la Kabylie de son propre Etat pour la prémunir contre toute forme d'agression, il apporte son soutien indéfectible aux étudiants grévistes , et appelle l'ensemble des étudiants kabyles à se solidariser avec les victimes.

    Siwel avec Tamurt

    SIWEL 040623 FEV 16


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