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Siwel : Agence kabyle d'information

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    TAQERVUZT (SIWEL) — Dda Ahsen Imessouden, 83 ans, originaire de Taqervuzt, le village le plus peuplé de Kabylie, cet infatigable militant du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie (MAK) qui en est le doyen dans la région de Tuvirett, est actuellement gravement malade

    Le MAK rend visite à Dda Ahsen Imessouden, doyen des militants de Taqervuzt
    Les militants et sympathisants du MAK qui lui ont rendu visite pour s'enquérir de la santé, furent agréablement surpris par son courage toujours intact, car malgré une voix suffocante, il eut à parler fougueusement, comme toujours, de politique, du combat, d’histoire, de liberté, de la vie... Et surtout de la Kabylie.

    Les visites de ses camarades et amis militants du MAK, pour le soutenir lui et sa famille, lui remontent manifestement assez le moral pour passer cette dure épreuve.

    Le président du MAK, Mas Bouaziz Ait Chebib, qui prévoit de lui rendre visite, lui transmet un message de bon rétablissement.

    Le MAK rend visite à Dda Ahsen Imessouden, doyen des militants de Taqervuzt
    Source : Asadrar - Radio Taqervuzt

    wbw
    SIWEL 0410701 MAR 16


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    AT ZELLAL (SIWEL) — Le 3ème Congrès du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), qui s’est tenu le 26 février 2016 à At Zellal, a réuni 843 congressistes malgré le déploiement massif de la police et de la gendarmerie algériennes qui ont tenté d’en empêcher la tenue. Plus de 200 congressistes ont été bloqués dans les barrages ou embarqués manu militari. Néanmoins, le Congrès eu lieu dans une ambiance fraternelle, emprunte de dignité et de convivialité. Siwel publie, ci-après, le procès-verbal qui a sanctionné les travaux du 3ème congrès du MAK.

    Procès-verbal du 3ème congrès du MAK
    AFRANIMAN I TMURT N IQVAYLIYEN
    MOUVEMENT POUR L’AUTODETERMINATION DE LA KABYLIE.

    AGRAW WIS III
    IIIE CONGRÉS


    Procès-verbal

    L’an deux mille seize et le 26 du mois de février s’est tenu à At-Zellal, commune de Souamaâ, Aârch d’At Vucɛayev, le troisième congrès ordinaire du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie. Après une minute de silence observée sous l’hymne national kabyle à la mémoire des martyrs de la Kabylie libre et de la démocratie, le président de la section At Zellal a déclaré l’ouverture officielle de ce rendez-vous historique dédié à l’illustre Amusnaw kabyle Dda Lmulud At Mɛemmer – Mouloud Mammeri.

    Un Bureau du Congrès a été élu pour diriger les travaux sous la présidence de Farid Djenadi. Il est composé des membres suivants : Razik Zouaoui, Slimane Kadi, Emma Chaouane.

    Des dizaines de messages de soutien parvenus au MAK, publiés sur l’Agence de presse kabyle, Siwel ont été lus aux présents.

    À l’issue de ce congrès qui a réuni 843 congressistes, Mass Bouaziz Aït-Chebib et Mass Ferhat Mehenni, dont les mandats légaux respectifs arrivent à expiration, et étant seuls candidats à leur propre succession, ont été réélus à l’unanimité des présents, respectivement à la tête du MAK et du GPK.

    Les congressistes, après réflexion et débats sur les besoins et l’orientation politiques du Mouvement, ont arrêté dans ce sens des résolutions applicables et exécutoires jusqu’au prochain congrès et dont voici la teneur :

    1-Prôner l’autodétermination : Pour internationaliser la question kabyle, le 3ème congrès du MAK inscrit l’exigence historique et naturelle de l’instauration d’un État kabyle démocratique, laïc et social dans le cadre du droit des peuples à l’autodétermination ; droit par lequel chaque nation choisit librement le statut politique qui lui sied. Ce droit du peuple kabyle à disposer de lui-même se traduira par l’organisation d’un référendum sous l’égide des instances internationales.

    2- Rejeter toutes les échéances électorales algériennes jusqu’au dit référendum d’autodétermination.

    3- Exiger la démilitarisation de la Kabylie et interpeller la communauté internationale sur l’occupation effective de la Kabylie par des forces répressives exerçant sur le peuple kabyle et son territoire des actes de nuisances caractérisés : répression des manifestations pacifiques, dégradation de l’environnement (incendies volontaires de forêts, des centres d’enfouissement techniques inappropriés), bavures militaires répétitives causant mort de citoyens, multiplication vertigineuse de kidnappings, sabotage économique, détournement des richesses naturelles (eau, sable, etc.)

    4- Renforcer les relations avec l’ensemble des peuples amazighs d’Afrique du Nord afin de créer une synergie à l’effet d’encourager la fondation de gouvernements provisoires respectifs et travailler en collaboration avec la Kabylie pour accéder à leurs droits à l’autodétermination et reconfigurer l’avenir de leurs destins, selon leurs aspirations.

    5- Création immédiate d’une Ligue Kabyle des Droits de l’Homme, toutes les autres étant totalement défaillantes en ce qui concerne la défense des droits du peuple kabyle

    6- Réhabiliter et moderniser les structures démocratiques ancestrales de la Kabylie en redonnant toute sa place à la femme kabyle, égale en droits et en devoirs, au même titre que l’homme kabyle, vis à vis du peuple et de la nation kabyle.

    7- Réaffirmer les points de souveraineté adoptés lors de la convention nationale kabyle, à savoir :
    • Le kabyle est la langue nationale et officielle du futur État kabyle.
    • La laïcité est son socle social et aucune religion ou dogme ne prévaudra en son sein.
    • L’identité et les attributs démocratiques du peuple kabyle sont des valeurs immuables de la nation kabyle.

    8 – Structuration de la jeunesse estudiantine kabyle par l’organisation du 1er Congrès des étudiants kabyles.

    9- Mise en place d’un parlement kabyle sur le terrain afin de renforcer l’action du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) en exil dans le but de réunir les conditions nécessaires à la proclamation de l’État kabyle.

    10- sur le plan organique, des coordinations peuvent se constituer en confédération pour répondre aux exigences du terrain en termes de besoins et d’objectifs.

    11- Le MAK est un mouvement souverainiste kabyle qui s’inscrit dans l’universalité. Par conséquent, il condamne le racisme sous toutes ses formes et bannit toutes les doctrines totalitaires contraires à ses valeurs et à la conscience universelle, à l’instar du fascisme, de l’islamisme, du nazisme …

    12- Continuer de promouvoir la fraternité entre Kabyles et déployer toutes nos énergies pour sa réalisation effective. L’unité kabyle demeure le seul garant pour la défense de la Kabylie contre ses ennemis et pour la doter de son propre État, seul à même de garantir sa sécurité, sa prospérité et son épanouissement dans le cadre de ses propres valeurs.

    13- Mettre sur pied une commission ad-hoc chargée d’élaborer une nouvelle stratégie de lutte et de déploiement qui prendra en considération l’ensemble des propositions émises par les pré-congrès régionaux et dans la Diaspora.

    14- Mise en place de groupes de travail pour l’instauration d’institutions kabyles qui prépareront l’avènement de l’État kabyle.

    15- Les structures de base du Mouvement seront dotées d’une totale autonomie d’action avec cependant obligation de missions opérationnelles effectives et obligation de résultats.

    16- Raffermir et renforcer les contacts, la coopération et la solidarité avec les peuples en lutte en vue de peser sur l’échiquier international.

    17- Encourager le renforcement du lobbying kabyle.

    18- En cas de répression massive du MAK et de l’arrestation de ses principaux responsables, les attributions politiques de la direction du Mouvement seront automatiquement transférées au GPK jusqu'à la réunion du Conseil national en Kabylie pour désigner un nouvel exécutif accepté par les présidents du MAK et du GPK. En outre, afin de se prémunir de toute tentative de division ou de manipulation, toute négociation avec l'État algérien ne peut avoir lieu sans l’aval du Conseil National du MAK et du Gouvernement provisoire kabyle.

    19- Création d'une équipe nationale kabyle de football.

    20- Création impérative d'une chaine de télévision kabyle au profit de la nation kabyle dont les principaux responsables seront les présidents du GPK et du MAK, en accord et en collaboration avec leurs staffs qui désigneront d’un commun accord ses responsables rédactionnels.


    Après validation de sa réélection par le bureau du congrès, Bouaziz Aït-Chebib, en sa qualité de Président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie, a pris la parole pour exprimer d’abord sa reconnaissance aux congressistes pour la confiance qu’ils lui ont renouvelée et souligner les missions prioritaires de sa présidence renouvelée pour un second mandat.

    Les congressistes ont ensuite abordé le cas du Gouvernement Provisoire Kabyle présidé jusque-là par Ferhat Mehenni. Comme ce fut le cas pour la continuité de la présidence du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie, où l’expérience a été l’élément clé pour la réélection de Bouaziz Aït-Chebib, les congressistes ont considéré que la reconduction de Ferhat Mehenni à la tête du Gouvernement Provisoire Kabyle comme logique et impérative. Ferhat Mehenni a été réélu à la présidence de l’Anavad à l’unanimité des congressistes.

    Les congressistes ont également débattu des questions politiques nationales kabyles, algériennes, africaines, méditerranéennes et internationales. De cet examen, ils en ont fait ressortir les enjeux présents, à moyen et à long terme desquels ont découlé des propositions pertinentes sur l’orientation politiques du MAK dans l’intérêt supérieur de la nation kabyle et dont bénéficiera forcement son environnement méditerranéen et africain.

    Le Projet pour un État Kabyle (PEK) et les Statuts du Mouvement ont été amendés et adaptés à l’évolution du combat du peuple kabyle et des objectifs qu’il s’est assignés. La version finale des deux textes fondamentaux sera publiée incessamment dans la presse. Les dispositions de la Charte des droits du peuple kabyle ont été intégrées dans le PEK.

    Il y a lieu de signaler que la tenue du 3ème congrès du MAK a été caractérisée par une vague d’arrestations de militants et la mise en état de siège de la Kabylie, particulièrement la région d’At-Zellal. Malgré la répression du régime colonial algérien et l’empêchement de centaines de militants d’atteindre le lieu de l’événement, le congrès a eu lieu dans la dignité, la fraternité et la convivialité grâce à la mobilisation et la détermination des militantes et des militants.

    Une fois les travaux du IIIe congrès du Mouvement pour l’Autodétermination adoptés par les congressistes, la séance fut levée à dix-sept heures.


    Le Bureau du Congrès
    Farid Djennadi,
    Raziq Zouaoui,
    Emma Chaouane,
    Slimane Kadi


    SIWEL 041355 FEV 16




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    MAROC (SIWEL) — Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Mouvement pour l'Autonomie du Mzab condamne et dénonces les pressions qu'exercent les services répressifs algériens sur les avocat du Dr Kameleddine Fekhar. Ci-après le communiqué dans son intégralité.

    Communiqué du MAM : Le régime algérien exerce des pressions sur les avocats des détenus politiques
    Mouvement pour l’Autonomie du Mzab
    MAM

    Le régime algérien exerce des pressions sur les avocats des détenus politiques


    Après l’arrestation arbitraire du Dr Kameleddine Fekhar et ses compagnons et le traitement abjecte et infâme qui leur a été réservé au niveau des commissariats de Ghardaia, les services algériens ont exercé des pressions sur les militants et leurs familles.

    La politique répressive menée par le régime algérien se poursuit contre tous ceux qui ont soutenu les détenus politiques. Après les attaques du premier ministre Sellal et du conseiller du président de la république, Ahmed Ouyahia, contre les militants du MAK en Kabylie, c’est au tour du collectif d’Avocats du Dr Fekhar de faire l’objet d’intimidations. En effet, après l’interpellation de Maître Salah Debouz au siège des syndicats d’Alger, des pressions honteuses sont exercées sur Maître Ahmine Nourdine connu pour son militantisme et son engagement à défendre avec force et professionnalisme les activistes des droits humains à Ghardaia et à travers toute l’Algérie.

    Malgré les rapports publiés par les Organisations de défense des droits de l’Homme dénonçant les violations récurrentes des libertés individuelles et collectives, des droits élémentaires contenus dans les différents pactes et conventions internationaux ratifiés par l’Algérie, le pouvoir algérien s’en moque et poursuit sa politique de non-droit en opposant une fin de non recevoir aux interpellations des instances internationales.

    Le MAM condamne et dénonce avec force ces pratiques criminelles et ces pressions exercées sur le collectif d’avocats du Dr Fekhar et ses compagnons, il appelle l’ensemble des organisations de défense des droits humains de et de la presse libre à se solidariser avec Maître Ahmine et s’opposer comme un seul Homme à ce régime infecte et totalitaire.

    Maroc, le 04 mars 2016
    Khodir Sekkouti
    Porte-parole officiel du MAM


    SIWEL 041418 FEV 16


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    AT ZELLAL (SIWEL) — "Si un peuple décide de ne pas disparaitre, aucune force occulte ou visible ne peut l’anéantir. Le peuple kabyle est l’exemple même de cette détermination d’être et de rester libre et souverain. La grandeur d’une nation repose sur le courage et le dévouement des femmes et des hommes qui la composent, la protègent et la défendent". Extrait de l'intervention de Yacine Cheraiou, cadre du MAK venu de France, au 3ème congrès du mouvement souverainiste kabyle tenu le 26 février à At Zellal.

    Intervention  de Yacine Cheraiou  au 3ème congrès du MAK
    KABYLIE 26 février 2016

    3 ème congrès du MAK

    AT ZELLAL


    Si un peuple décide de ne pas disparaitre, aucune force occulte ou visible ne peut l’anéantir.
    Le peuple kabyle est l’exemple même de cette détermination d’être et de rester libre et souverain.
    La grandeur d’une nation repose sur le courage et le dévouement des femmes et des hommes qui la composent, la protègent et la défendent.

    Un courage possible grâce à cette conscience et à ce sentiment d’appartenir à un peuple et à une nation qui véhiculent des valeurs et des vertus à travers lesquelles chacun se reconnait, dont chacun peut être fier, et pour lesquelles chacun développe un attachement viscéral.

    Nous sommes présents, aujourd’hui, afin de débattre et d’entériner des propositions qui donneront inéluctablement un nouveau souffle à notre mouvement, le MAK, un mouvement révolutionnaire, un mouvement souverainiste qui lutte sans relâche pour la liberté et la souveraineté de la Kabylie en tant que territoire et peuple.

    Naturellement, les événements révolutionnaires ont toujours une longueur d’avance sur l’Histoire. Le MAK, à mon sens, déroge à cette règle car nous sommes les dépositaires d’un combat, mais aussi nous sommes,les architectes, les historiens, les rédacteurs et les protecteurs de notre combat et de notre histoire.
    Notre mouvement a, depuis sa création en 2001, fixé comme priorité et objectifs intraitables la restitution au peuple kabyle de sa souveraineté populaire et territoriale.

    Ce contrat moral et historique signé avec notre peuple ne souffre d’aucun vice ou défaillance et cela grâce au travail de terrain quotidien des militantes et des militants du MAK, un travail qu’ils effectuent avec courage et abnégation en bravant les obstacles et les pièges semés par le régime colonial algérien.

    Je profite de cette occasion, pour exprimer toute mon admiration et mon respect le plus fraternel à la jeunesse militante du MAK, une jeunesse qui symbolise une force de frappe redoutable de notre mouvement, une jeunesse qui est à la hauteur du défi que nous relevons à savoir le recouvrement de la souveraineté de la Kabylie, une jeunesse sur laquelle nous comptons et en qui nous avons une entière confiance.

    La jeunesse c’est l’espoir et la prospérité d’une nation.
    La jeunesse est une valeur sûre dans le combat libérateur.


    Vive le MAK
    vive le GPK
    Vive la kabylie libre et souveraine .

    Yacine CHERAIOU


    SIWEL 041433 FEV 16


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    TAQERVUST (SIWEL) — L’infatigable militant du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie « MAK » Dda Ahsen Imessouden est décédé à l'âge de 83 ans. Dda ahsen est d’origine de Taqervuzt

    Décès de Dda Ahsen Imessouden le doyen des autonomistes kabyles
    Radio Takerboust a consacré un article la semaine passé pour lui rendre hommage.
    Nos sincères condoléances à sa famille est à la famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK),

    L’équipe de Radio Takerboust

    SIWEL 081812 FEV 16


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    TAQERVUST (SIWEL) — Dda Hsen Imessouden, le doyen des militants du MAK, s’est éteint à l’âge de 83 ans des suites d’une longue maladie. Je m’incline à la mémoire de ce sage qui a su accompagner l’évolution du combat du peuple kabyle. Il a toujours répondu présent à l’appel de sa patrie comme ce fut le cas quand son village, Taqervust, avait abrité le vote pour le drapeau kabyle. Il reste un exemple de courage, de dignité et de Taqvaylit. En ces dures circonstances, je présente à sa famille mes sincères condoléances et l’assure de mon soutien indéfectible. Bouaziz Ait-Chebib, Président du M.A.K

    Décès du doyen des militants de la Kabylie libre Dda Ahsen Imessouden: Condoléances du président du MAK
    SIWEL 041841 FEV 16


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    PARIS-DIASPORA (SIWEL) — Dans un communiqué parvenu à Siwel, l'organisation de défense des droits des At Mzab, Izmulen, informe que des membres de la famille du Docteur Kamaleddine Fekhar, militant des droits de l'homme et président du Mouvement pour l'Autonomie du Mzab (MAM), animeront une conférence de presse demain samedi 5 mars 2016 en Algérie, soit la veille de la visite du SG de l'ONU à Alger

    At Mzab : Conférence de presse de la famille du Dr Fekhar ce samedi
    Les membres de la famille du Dr Fekhar, vont transmettre le message du président du Mouvement pour l'Autonomie du Mzab, le Dr. Kameleddine Fekhar et de tous les détenus mozabites qui continuent de subir les conditions inhumaines de leur détention par les autorités coloniales algériennes.

    Leur arrestation qui est politique est illégale et arbitraire. Le Dr. Fekhar et sa famille vont ainsi envoyer un message au Secrétaire général de l'ONU Monsieur Ban Ki-Moon qui effectuera une visite en Algérie dans les jours qui viennent.

    Paris le 4 mars 2016

    Pour Izmulen,
    Mohammed Dabouz
    El-Hachmi Bahamida


    SIWEL 042355 MAR 16


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    WASHINGTON (SIWEL) — Les représentants des Kabyles aux Etats-Unis et au Canada ont adressé hier vendredi une lettre à M. Ban Ki-moon, le Sécrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, à la veille de sa visite officielle en Algérie du 7 au 9 mars, pour l'informer des violations des droits humains perpétrés par le régime algérien contre le peuple kabyle :

    Lettre de la diaspora Kabyle en Amérique du Nord au Sécrétaire général de l'ONU
    New York, March 4th 2016

    Dear Sir,

    In advance of your upcoming trip to Algeria, we write to request to use your visit to express our deep concern about the unacceptable violations of human rights of the Kabyle people. We would like to bring to your attention certain number of violations of the Algerian regime against the people of Kabylia.

    The Kabyle leaders are subject daily to arbitrary arrests and detentions. Their freedom of movement is restricted and these leaders are forced to live in clandestinity and exile.
    The Kabyle Christians are prosecuted and their churches are being closed.
    Today, the Kabyle wealth is being ceased and its resources depleted.

    As secretary of the United Nations who promotes the aspirations of people to live their dream in their culture, customs and be free as stated in the UN charter in article 73 and 74 in chapter XI, it is the UN duty to assist in the development of self-government. The Kabyle people wish that the UN would take due account of the political aspirations of our people, and to assist us in the progressive development of our free political institutions, according to the particular circumstances of Kabyle territories.

    As you visit the territories of Algeria who is currently colonizing the country of Kabylia, we are seeking UN assistance to deliver this message to the Algerian authorities and remind them of the principal of self-determination as well as their obligation to be bound to the UN charter and universal declaration of human right to stop the abuse, usurpation and destruction of Kabyle values.

    We are coming to you as people of peace with the aspiration to be free from any type of colonialism. To that end, we are fighting peacefully for our freedom and independence to build a free modern nation.

    Based on United Nations Resolution 1514 that was adopted unanimously in December 1960, it is the legitimate right for the Kabyle people to state their self-determination to choose their own political status and be free of alien domination.

    We are requesting your excellence to deliver this message to Algerian regime and that Algeria shall relinquish it's sovereignty and jurisdiction in respect to Kabylia so that the said sovereignty and jurisdiction shall on such relinquishment vest in the Kabyle Provisional Government (GPK).

    Sadi Robin Melbouci
    Mansour Bensahnoune Ulhadi
    Rabah Arkam

    Représentatives of the Kabyle Diapora in the USA and CANADA


    SIWEL 051339 MAR 16


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    ALGER (SIWEL) — Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Mouvement pour l'autonomie du Mzab (MAM) annonce que le Dr. Kameleddine Fekhar entame une nouvelle grève de la faim, et ce, à la veille de la visite du Secrétaire général des Nations Unis à Alger, M. Ban Ki-Moon, ce lundi 7 mars. En effet, la famille du Dr. Fekhar, président du Mouvement autonomiste mozabite a tenu, ce matin à Alger, au siège des syndicats algériens, à Bab Zouar, une conférence de presse. La presse algérienne, conviée à cette conférence de presse a brillé par son absence, en dehors du quotidien Liberté qui a été le seul à répondre à l'invitation lancée à l'ensemble de la presse algérienne. Siwel Publie, ci-après, le communiqué du Mouvement pour l'autonomie du Mzab

    A la veille de la visite de Ban Ki-moon en Algérie, le Dr. Kameleddine Fekhar entame une nouvelle grève de la faim, annonce le Mouvement pour l'autonomie du Mzab
    Communiqué du MAM

    A l'occasion de la visite de monsieur BAN KI MOON, secrétaire général des Nations-Unis en Algérie le 07 mars 2016, le DR FEKHAR, président du Mouvement pour l'Autonomie du Mzab, arrêté arbitrairement le 09 juillet 2015 par le régime raciste algérien, a fait parvenir à sa famille une lettre les informant de sa décision d'entamer une 3è grève de la faim aujourd'hui.

    Suite à cette décision de grève de la faim, sa famille a pris l'initiative, par le biais d'une conférence presse organisée ce samedi 05 mars 2016 au siège des Syndicats de Bab Ezzouar (Alger), d’interpeller une nouvelle fois encore l'opinion publique algérienne et internationale sur l'arrestation arbitraire des militants mozabites, leurs conditions indignes de détention et la violation flagrante des conventions internationales relatives aux Droits de l'Homme ratifiées par l'Algérie.

    Nous déplorons l'absence flagrante de la presse écrite et audiovisuelle algérienne à la conférence, mis à part la présence du quotidien francophone LIBERTE.

    Nous réitérons notre appel au Secrétaire général de l'ONU, monsieur BAN KI MOON à intervenir rapidement auprès des autorités algériennes pour qu' elles libèrent les détenus mozabites.

    Nous lançons également un appel aux instances internationales à soutenir et à intervenir dans la situation grave dans laquelle se trouve le DR FEKHAR et ses compagnons."

    Khodir Sekkouti,
    Porte-parole officiel du MAM

    Maroc, le 5 mars 2016


    NB: Siwel publiera sous peu la traduction de la lettre, ci-dessous, du Dr Fekhar.

    A la veille de la visite de Ban Ki-moon en Algérie, le Dr. Kameleddine Fekhar entame une nouvelle grève de la faim, annonce le Mouvement pour l'autonomie du Mzab
    SIWEL 051404 FEV 16


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    ALGER (SIWEL) — Dans une lettre rendue publique aujourd'hui par des membres de la famille du Dr.Fekhar, au cours d'une conférence de presse tenue ce matin à Alger, le président du Mouvement autonomiste Mozabite dénonce la maltraitance et la cruauté du personnel pénitencier. Le Dr Fekhar a déclaré avoir déposé plusieurs plaintes pour les sévices et les abus qu'il a subit depuis son arrestation mais "celles ci sont resté sans réponses", a-t-il dénoncé. Dans cette lettre, le Dr.Fekhar a appelé avec beaucoup d'insistance la Croix Rouge internationale à venir rendre visite aux détenus politiques mozabites afin de constater par eux-mêmes leurs conditions de détention. Siwel publie, ci-après, la lettre remise par le Dr Fekhar à sa famille qui en a fait la lecture dans la conférence de presse tenue ce matin à Alger. Il est à rappeler que la presse algérienne, hormis le quotidien francophone Liberté, aucun journal "libre" algérien n'a daigné répondre à l'appel de detresse lancé par la famille Fekhar

    Dénonçant la maltraitance et la cruauté du personnel pénitencier, le Dr. Fekhar lance un appel urgent à la croix rouge internationale
    Traduction de la lettre de Kameleddine Fekhar lue par des membres de sa famille, ce matin lors de la conférence de presse tenue à cet effet:

    Kameldin Fekhar a entamé aujourd'hui le 05/03/2016 une grève de la faim pour les raisons suivantes:

    1- Le Dr Kameldin Fekhar considère que son arrestation est arbitraire et va à l'encontre de ses droits et liberté ainsi que ceux de ses codétenus.

    2- Le Dr Kamelddine dit qu'après 8 mois de détention arbitraire, le juge d'instruction n'a présenté aucune preuve ou le moindre fait réel qui viendront appuyer les chefs d'inculpation dressés contre lui .

    3- Le Dr Kamelddine a déposé plusieurs plaintes pour tous les sévices et les abus qu'il a subit depuis son arrestation mais celles ci sont resté sans réponses.

    4- le Dr Kamelddin Fekhar proteste contre les conditions de détentions très précaires et l'état de la prison de Ghardaïa qui est en sureffectif et dans lesquelles ils sont entassé avec ses codétenus, tels des bêtes dans une étable. Il demande avec beaucoup d'insistance à la Croix Rouge internationale de leur rendre visite afin de constater leur conditions de détention.

    5-Il proteste aussi contre la décision des autorité pénitentiaire de couper tout contacte entre lui et les membres de sa familles et de ses proches (frères, gendres, enfants ect...) comme c'est le cas aussi pour l'ensemble de ses codétenus.

    6- Kameleddine Fekhar dénonce la maltraitance et la cruauté qu'ils subissent de la part du personnel pénitencier lui et ses compagnons, et proteste contre le fait que ces autorités leur refuse des soins en sachant que certains de ces codétenus sont âges, certains même handicapé ou souffrants de maladies chronique.

    Traduction : Nadia At Uissa

    SIWEL 051950 FEV 16


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    TAQERVUST (SIWEL) — Le président du MAK, mas Bouaziz Ait-Chebib, s’est rendu aujourd’hui à Taqarvuzt dans le département de Tuvirett pour rendre un dernier hommage et se recueillir sur la tombe de Dda Hsen Imessouden, le doyen des militants du MAK, qui s’est éteint à l’âge de 83 ans suite à une longue maladie.

    Le président du MAK rend un dernier hommage à Dda Hsen Imessouden, doyen du combat kabyliste
    Sur place il fut accueillis par les membres de la famille du défunt, des militants nationalistes kabyles et des citoyens. Après la cérémonie de recueillement Bouaziz Ait Chebbib s’est longuement entretenu avec l’assistance évoquant l'engagement infaillible de Dda Hsen Imessouden en faveur de la Kabylie, participant à chacune des étapes du combat kabyle.

    De fil en aiguille, les discussions ont portés sur les questions du moment, notamment les résolutions du dernier congrès et sur l’avenir de la Kabylie. Ces discussions ont fait réagir un militant de la région qui déclara à Siwel.info que le " meilleur hommage que nous puissions rendre à Dda Hsen, c'est de discuter de la Kabylie de demain autour de sa sépulture, lui qui aimait tant sa patrie, la Kabylie."

    mt,
    SIWEL 052010 FEV 16


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    DIASPORA (SIWEL) — dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Comité de Soutien au Dr Fekhar et à ses codétenus appelle Mr Ban Ki-Moon à "rappeler à l'Etat algérien ses engagements en matière de traités internationaux concernant les droits humains " et à faire "cesser les hostilités et toute répression envers les mozabites". Nous publions ci-après l'intégralité du communiqué

    Communiqué du Comité de soutien à Kameleddine Fekhar  et à ses codétenus
    COMMUNIQUÉ

    Nous, Comité de Soutien au Dr Fekhar et à ses codétenus, apprenons à l’instant, le transfert du Dr Fekhar de la prison de Mnea vers celle de Ghadaia. A l’heure actuelle, aucune raison n’a été avancée pour justifier ce transfert. De ce fait, après 8 mois d’incarcération arbitraire, après 8 mois de maltraitance, après 8 mois de droits humains bafoués, le courageux Dr Fekhar, déjà affaibli, entame une énième grève de la faim dans des conditions que nous savons insupportables.

    Avec l’arrivée imminente en Algérie du Secrétaire général de l’ONU, Mr Ban Ki-Moon, nous, le Comité de Soutien au Dr Fekhar et à ses codétenus, interpellons le représentant de l’ONU afin de rappeler à l'Etat algérien ses engagements en matière de traités internationaux concernant les droits humains ainsi nous le sollicitons pour intervenir auprès de ces autorités pour la libération immédiate des détenus politiques et cesser les hostilités et toute répression envers les mozabites.

    De plus, nous espérons que le Secrétaire général de l’ONU prendra en compte l’appel de la famille du Dr Fekhar qui donnera ce jour une conférence de presse afin d’alerter sur les conditions d’incarcération du Dr Fekhar et délivrer un message de ce dernier à la communauté internationale. D’ailleurs, nous déplorons que seuls les journalistes du quotidien « Liberté » ont répondu à l’appel. La presse algérienne, fidèle à elle-même, a brillé par son absence et a parfaitement joué son rôle de relais de l’état algérien.

    Nous, le Comité de Soutien au Dr Fekhar et à ses codétenus, restons attentifs quant à la l’état de santé des détenus et de leurs conditions de détention et continuons quotidiennement à alerter la communauté internationale.

    Pour le comité,
    Yacine Cheraiou, porte-parole


    SIWEL 060028 FEV 16


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    MARSEILLE (SIWEL) — Ass n 4 meɣres ɣef 18 tamert 2016, tidukkla Fransa-Tamurt Taqvaylit theyya-d timlilit di 93 la cannebière 13001 Marsay, ɣef wass agraɣlan n tmeṭṭut anida massa Nadia Iḥemmuten tefka-d asarag ɣef tekrit (violence) yellan mgal tulawin.

    Asfugel n wass agraɣlan n tmeṭṭut di Marsay:
    Massa Nadia deg usarag-is tbeyyen-d amek i tetsefli (développe) tekrit n urgaz mgal tameṭṭut-is. Tenna-d; deg umur ameqran n tegatin (situations), yettlal-d umennuɣ gar urgaz d tmeṭṭut mi ara tekfu teswi3t n tayri, azal useggas send tissulya (noces), niɣ daɣen mi ara tili tmeṭṭut deg tadist tamezwarutt.

    Amennuɣ deg uxxam gar urgaz d tmeṭṭut mi ara yettimɣur yettuɣal d takrit. Takrit-a tettḥuzu merra at wexxam, ladɣa ugar arraw-nnsen.
    Massa Nadia tesenfar-d (projeter) yiwen usaru i d-yeseknen takrit tamyagant (verbale), takrit tasnafsit (psychologique) d takrit tasengamant (physique), n wergaz mgal tameṭṭut-is.

    Tameṭṭut i ṣebren i yall tilufa akken a dteqqim d tarwa-s, tettɣili d nettat i d sseba, d nettat i yellan d yir tameṭṭut. Deg usaru-ya afetraw (film documentaire) yella-d yiwen unezraf ameqran Edwar Durand i iqedcen atas ɣef izerfan n warrac d lxalat yettwaḥeqren.

    Atas n wid d tid i d-yellan deg usarag-a fkan-d tamuɣli-nnsen, rnan-d isalen lwaḥi d kra n imediaten ɣef tekrit yellan mgal tilawin ama da deg tmetti Tafransist, niɣ deg tmetti taqbaylit di tmurt .

    Merra ssaramen aken ad yili useḥrireb ɣef tlawin d tarwa yettwahḥqren.

    Kader DAHDAH.

    SIWEL 060117 FEV 16


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    IKNIWEN (SIWEL) — Plus de 15 milles personnes se sont rendu a Ikniwen pour honorer la mémoire de Omar Khalek, dit Izem, annoncent les organisateurs du grandiose hommage rendu hier au jeune militant amazigh assassiné le 27 janvier dernier à Marrakech lors d'affrontements entre étudiants amazighs et étudiants sahraoui, affiliés au front polisario selon les organisations amazighes marocaines. Les militants(es) sont venu de toute les régions amazighes du Maroc malgré les intimidations de la gendarmerie et des autorités marocaines pour interdie au transporteurs publics d'emmener les citoyens amazighs vers le village d'ikniwen. Cependant, malgré les instructions gouvernementales données ramener les citoyens au village d'Ikniwen, beaucoup de jeunes ont défié cet acte racisme caractérisé en se rendant au village du jeune héro amazigh... à pied. Salah Abbouna, un des derniers militants du Mouvement pour l'autonomie du Mzab, s'étant réfugié au Maroc, a fait le déplacement à Ikniwen pour témoigner du soutien et de la solidarité de son Mouvement. Le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie ( MAK) a quant à lui envoyé aux organisateurs de l'évènement une déclaration hommage à Omar Khalek qui a été lue à l'assistance qui se comptait par milliers. Nous publions ci-après la déclaration du Mouvement souverainiste kabyle

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage
    AFRANIMAN I TMURT N IQVAYLIYEN
    MOUVEMENT POUR L’AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE


    Hommage à Omar Khalek, assassiné par les hordes sauvages dans l’enceinte de l’université de Marrakech

    Au nom du président du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, de la direction et de l’ensemble des militants, j’adresse à la famille du jeune étudiant Omar Khalek, à ses proches, aux militants amazighs et à tous les peuples amazighs du Maroc, les plus sincères condoléances de notre Mouvement et du peuple kabyle qui les assurent de leur solidarité, de leur soutien et de leur profonde sympathie.

    Le MAK, très touché par cet ignoble assassinat, s’incline à la mémoire de notre frère amazigh, décédé à la suite d’affrontements avec des étudiants arabo-islamistes. Ces derniers ont été identifiés par les Mouvements Amazighs comme étant proches de l’organisation politique Polisario, prônant l’instauration d’une République Arabe Sahraoui en terre Amazighe.

    Ces hordes sauvages qui se réclament de l’idéologie arabo-islamiste n’ont pas hésité à assassiner un étudiant dans l’enceinte même de son université. Il est du devoir du Maroc de retrouver les coupables et de les traduits en justice pour le crime impardonnable qu’ils ont commis sous peine de cautionner à leur tour l’assassinat de militants amazighs.

    Nous avons appris que le Gouvernement arabo-islamiste de Benkiran a bloqué plusieurs bus à Agadir, Marrakech et Errachidia pour tenter d’empêcher la convergence de centaines de citoyens amazighs vers Ikniwen où aura lieu l’hommage à Omar Khalek, à l’occasion du 40è jours de son décès. Le MAK condamne avec la plus grande vigueur cette ultime insulte faite à la mémoire du défunt et considère que cela témoigne, encore une fois, de la haine viscérale que témoigne l’arabo-islamisme à l’amazighité.

    Sur chaque parcelle de cette terre amazighe, la mémoire de Omar Khalek demeurera éternellement vivante. Que son âme repose en paix et que la terre lui soit douce et légère. Son martyr ne sera pas vain. Tamazgha vivra éternellement. Il n’y aura ni oubli ni pardon.

    Gloire aux héros et résistants amazighs

    Yasmina Oubouzar
    Porte-parole du MAK à l’étranger


    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage

    Plus de15 milles Amazighs rendent hommage au militant amazigh Omar Khalek, le MAK adresse une lettre d'hommage
    SIWEL 060219 FEV 16


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    QUEBEC (SIWEL) — Axxam n yidles aqvayli ad-iheggi asarag ass n 02 yebril di l'UQAM. Akked d Racid At Ali Uqasi. Ansuf yiswen ... Le Centre Culturel Kabyle vous invite à une conférence à l'UQAM, le 02 avril 2016 à 14 h 00 avec Racid At Ali Uqasi . Thème: L'influence des médias lourds algériens sur l'identité kabyle Soyez les bienvenus.

    Québec : Conférence le 02 avril avec Racid At Ali Uqasi sur l'influence des médias lourds algériens sur l'identité kabyle


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    CONTRIBUTION (SIWEL) — Ferhat Mehenni, le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, a fêté ses 65 ans le 05 Mars. A cette occasion, de nombreux messages de sympathie ont circulé sur les réseaux sociaux. Nous publions ci-dessous la contribution d'un militant du MAK qui revient sur 3 actions que le président de l'Anavad a accomplies et pour lesquelles il "voudrait le remercier".

    Contribution : Si je devais remercier Ferhat Mehenni
    En 2001, j'avais 12 ans. Un matin de cette année noire, j'ai ramassé des balles dans les ruelles de mon village où des familles entières ont dû déménager le temps que le calme revienne. En effet, quelques heures plus tôt, des gendarmes se sont tenus aux portes du village et ont tiré à balles réelles.
    Quelques jours plus tard, j'ai entendu une vielle dame de mon village dire à des jeunes qui causaient : "ruhet a tarwa, atmaten-nwen la xeddmen lgirra kunwi teqqimem d agi".

    Des semaines après, j'ai assisté à ma toute première conférence. C'est Ferhat Mehenni qui est venu expliquer que la Plateforme d'El Kseur ne pouvait se concrétiser que dans le cadre d'une Kabylie Autonome.
    Bref, je suis un enfant du MAK qui est, aujourd'hui, totalement impliqué au sein des équipes NTIC des souverainistes kabyles.

    Ferhat Mehenni a accumulé des dizaines d'années de militantisme mais c'est en tant que leader des souverainistes kabyles que je l'ai connu.
    Pour ses 65 ans, je me suis posé la question de savoir quelles sont les actions qui m'ont le plus marqué dans tout ce qu'il a eu à accomplir au sein du MAK depuis 15 ans. Si je devais en retenir que 3 faits pour lesquels je voudrais le remercier, ça serait :

    Merci d'avoir su se remettre en question
    "D Ferhat i yimlan belli nekk d amazigh" me dit un quinquagénaire de mon village, aujourd'hui du FFS, à chaque fois qu'on aborde le sujet.
    Le berbérisme, Ferhat Mehenni n'est-il pas l'un de ceux qui l'ont le plus nourri et structuré? N'a-t-il pas été emprisonné à plusieurs reprises et torturé pour la cause berbère?

    Et pourtant avec la création du MAK, Ferhat Mehenni a fondamentalement changé son approche sur la question identitaire. Les quelques artistes, intellectuels ou "citoyens lambda" qui reprochent au MAK de vouloir recentrer l’énergie des kabyles sur la Kabylie tiennent souvent un discours nostalgique de "l'époque berbériste", qui est d'ailleurs définitivement révolue.

    Cette mise à jour majeure qui leur manque, Ferhat Mehenni a su l'intégrer, combien même cela a nécessité un changement de cap quant à ses convictions d'alors, combien même cela l'a poussé à poser sur la table des idées alors bien ancrées au sein de la société kabyle, avant de les balayer.

    Merci de s'être rendu en Israël au nom de la Kabylie
    Il arrive que des militants souverainistes aient à répondre à cette question : "Pourquoi Ferhat Mehenni s'est rendu en Israël?". D'ailleurs la presse arabophone algérienne fait de ce déplacement sa vache à lait auprès d'algériens élevés dans une école antisémite.

    Quant à moi, ce déplacement m'a permis de comprendre et d'expliquer que la Kabylie doit rejoindre l'échiquier diplomatique, qu'elle doit comprendre les enjeux géostratégiques et se donner les moyens d'avoir une place sur la scène internationale.

    Au delà de la symbolique que cela représente, c'est un acte pédagogique, une leçon sur "La Diplomatie au XXIe siècle" à destination de nos concitoyens qui se sont laissés berner par une école et des médias à la solde d'une mafia idéologique algérienne qui se veut compatissante avec des peuples, palestinien et sahraoui entre autres, au moment-même où elle écrase d'autres peuples, kabyle et mozabite en premier lieu, sur son propre territoire.

    En diplomatie, il n'y a ni d'amis définitifs, ni d'ennemis définitifs, il n'y a que des relations d’intérêt. Ce n'est plus un secret et c'est même totalement assumé et revendiqué par les nations. La Kabylie doit absolument convaincre le monde de ses atouts, du rôle qu'elle peut jouer dans le concert des nations pour pouvoir y arracher sa place.

    C'est à l'international que l'avenir de la Kabylie se joue et c'est d'ailleurs à ce niveau que nos amis de l'Azawad ont pêché. En effet, bien qu'ils aient réussi à sortir militairement l'armée malienne de leur territoire et à déclarer leur indépendance, le manque de soutiens internationaux pertinents, capables de donner de l'écho à la voix de l'Azawad a fait barrage à leur projet souverainiste.

    Créer un rapport de force diplomatique dominant en faveur de notre indépendance doit être notre préoccupation majeure et la finalité des actions que nous menons.

    Merci d'avoir créé un Gouvernement Provisoire Kabyle
    Il ne s'agit pas ici de revenir sur le courage qu'il faut avoir pour assumer une telle initiative dans un contexte extrêmement incertain ni même sur les innombrables succès de l'Anavad mais sur l'Acte Historique. Il est désormais écrit dans l'Histoire de la Kabylie qu'un certain 1er Juin 2010, un Gouvernement Kabyle, fut-il provisoire, a vu le jour. Ceci est un éternel point non retour pour les générations à venir.

    Il est venu consolider dans l'Histoire cette citation visionnaire de Mouloud Mammeri :"Quel que soit le point de la course où le terme m'atteindra, je partirai avec la certitude chevillée que quelque soient les obstacles que l'histoire lui apportera, c'est dans le sens de sa libération que mon peuple - et avec lui les autres - ira".

    En effet, Peu importent les dangers qui guettent la Kabylie, de l'arabo-islamisme à la résignation en passant par une féroce mondialisation, la création d'un Gouvernement Provisoire Kabyle constitue le jalon dominant d'où les nouvelles générations reprendront le flambeau pour aller, inexorablement, vers la libération de la Kabylie.

    Mouloud A,

    SIWEL 061205 MAR 16


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    DIASPORA (SIWEL) — Étrange, françaises et français, célèbrent chaque 8 mars sans évoquer le nom de Marie-Olympe de Gouges, la fondatrice des mouvements pour l’émancipation des femmes. Sur le sol des libertés, son combat est passé sous silence ; l’évoquer, c’est égratigner la sensibilité des Jacobins qui, aujourd’hui, se font fièrement porte-voix de l’homme qui avait transformé la révolution française en période sanguinaire, Maximilien Robespierre.

    Le 8 mars, mythes et réalités...
    Aucun acte de trahison ne pouvait être reproché à Marie-Olympe de Gouge, aucun crime. Elle sera guillotinée en novembre 1793 sur ordre de Robespierre parce qu’elle avait exigé l’égalité des sexes et la démocratie, parce qu’elle avait défendu une ligne politique humaniste. La quête des bonis aveuglera son fils Pierre qui finira par la renier. Plus tard, ses sœurs françaises pour qui elle demandait la révision de leur statut et leur droit de vote l’oublieront, pour ce faire, elles devront attendre 1945.

    La célébration de la journée du 8 mars reste emplie plus de duperies que d’engagements. De manipulations. De la fourberie masculine que la femme prend, son corps défendant, comme une reconnaissance dans laquelle elle ne trouve pas le bon gout.

    Les femmes ont conquis l’égalité juridique et législative dans beaucoup de pays du monde. Le combat à mener reste le prolongement de cet acquis dans les faits. Pour cela, il faut identifier les difficultés que les femmes doivent surmonter dans la société et se pencher sur les moyens à prendre pour améliorer leurs conditions. Toute intelligence a donc le devoir de décrire son objectif de bannir toute forme d’inégalité entre les sexes. Il faut que cela soit une activité assidûment réitérée mais pas transformée.

    Il faut que cette activité s’émancipe en une tâche qui ne laisse pas 364 jours entre les écrits sur la femme et l’outrage qu’elle subit. Cependant, le principe de dédier une journée à la Femme est une opération plutôt arbitraire. D'anniversaires en commémorations, il n’y a pas une journée dans l’année qui n’ait pas son thème. Ainsi, des journées sont consacrées à l’eau, aux forêts, à la montagne, aux océans, aux zones humides, à l’environnement et à la couche d’ozone. Aux dauphins, aux animaux, aux oiseaux migrateurs. À la diversité biologique, aux espèces menacées, à la raquette des neiges. Au blog, à la télévision et au fromage. Aux lépreux, aux hémophiles, aux tuberculeux, aux aveugles, aux autistes, aux handicapés. Aux écrivains en prison, aux torturés et aux enfants violentés…

    Dans ce laticlave de refrains, convergent en sourdine : souvenirs, pitié, charité, compassion, bienfaisance, examens, études et aussi, chroniques sur le monde secret. Et le 8 mars : journée internationale de la femme ! Quelle largesse, quelle bonté !

    L’ambition de l’homme, plus précisément, le politicien calculateur qui a réfléchi à consacrer une journée à la Femme est de s’élever au-dessus des thèmes dont il a garni le calendrier. De fait, il a établi une hiérarchie dans l’esprit humain dans laquelle la Femme a pris le statut de mineur, la position ingrate d’éternelle assistée.

    CONFONDUE, LA FEMME EST DONC CHOSIFIÉE
    Le 8 mars, mythes et réalités...
    La femme a quartier libre l’après-midi du 8 mars et l’homme se retrouve seul au boulot comme le 22 septembre, Journée mondiale sans voiture, il est boudeur dans le métro. Comme il se passe tant bien que mal de son caddie le 26 novembre, Journée Mondiale Sans Achats. Comme il feinte le bar tabac le 31 mai, Journée Mondiale sans tabac.

    La femme à travers la journée du 8 mars subit continuellement des manipulations idéologiques. Pendant longtemps, des penseurs gauchistes ne dissociaient pas la lutte des femmes de celle de la classe ouvrière. Partout, beaucoup de femmes engagées dans des partis politiques s’organisent chaque 8 mars, leur lutte est soumise à l’intérêt de leurs regroupements, elles sont utilisées selon les besoins du moment puis rendues aux mains de l’oppression quand il n’y a plus besoin d’elles.

    Passons sur la question d’accepter ou de refuser de lier le combat de la femme à une journée. Si l’on veut que cette journée symbolise les agrumes d’un large processus de luttes, cherchons dans quel épisode de l’histoire, cette journée du 8 mars trouve-t-elle son origine ?

    Une légende destinée à donner des racines américaines à la tradition du 8 mars rapporte que le 8 Mars 1857 à New York, les femmes employées dans les usines de textile se mettent en grève et descendent dans la rue pour revendiquer de meilleures conditions de travail : journée de 10 heures, des crèches et un salaire égal à celui des hommes. Cette manifestation, continue la légende, oppose les femmes à la police de New York qui charge, tire et tue. Cet événement qui vraisemblablement n’a jamais eu lieu fut rapporté le 5 mars 1955 par le journal L’Humanité qui déclarait qu'en 1910, Clara Zetkin proposai de faire définitivement du 8 mars, la journée internationale des femmes. Ce qui était faux.

    En 1910 à Copenhague, la journaliste allemande Clara Zetkin proposait aux participantes de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes que les femmes socialistes de tous les pays organisent tous les ans une "journée des femmes qui servira en premier lieu la lutte pour le droit de vote des femmes ". Clara Zetkin n’avait pas précisé la date du 8 mars. Il est vrai que c’est elle qui avait proposé la création d’une journée internationale de la femme, afin de reconnaître les luttes menées par les femmes partout dans le monde. Seulement, C. Zetkin et ses camarades ne s’intéressaient qu’aux luttes des ouvrières, plus exactement, les femmes liées aux mouvements marxistes, elles négligeaient les apports d’autres femmes aux révoltes contre toute forme d’aliénation et d’exploitation. L’invention étudiée des américains de la manifestation de mars 1857 n’est pas un hommage déguisé à Clara Zetkin, plutôt une volonté manifeste de la déposséder d’un acquis dans le seul but est la récupération de la journée du 8 mars. En tout état de cause, si la grève du 8 mars 1857 avait eu lieu, New York, la première ville américaine, n’aurait pas mis en vigueur un règlement exigeant que les chiens portent une médaille d’identité un certain 8 mars 1894. Sinon, la réponse de l’oncle Sam à une manifestation de femmes est lourde de sens.

    Une autre référence falsifiée affilie la date du 8 mars à la participation des femmes ouvrières à la Révolution Russe. La littérature soviétique nous apprend que le 23 février 1917, date du calendrier russe, ou le 8 mars dans le calendrier grégorien, des femmes travailleuses sont sorties dans les rues pour déclencher des grèves générales qui, plus tard, ont inauguré la Révolution Russe. La réalité est que des femmes à Saint-Pétersbourg manifestaient pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front. La rumeur d’une manifestation d’ouvrières contre le Tsarisme déclenchée par le parti Bolchevik est alimentée à nos jours par les militantes de l’extrême gauche qui ignorent peut-être qu’avant que des habiles ne s’attribuent la paternité et l’organisation de la journée du 8 mars une fois devenue politiquement rentable, c’était bien Trotski qui insistait sur le caractère spontané et indiscipliné de cette initiative "Sans tenir compte de nos instructions, les ouvrières de plusieurs tisseries se sont mises en grève et ont envoyé des délégations aux métallurgistes pour leur demander de les soutenir… Il n’est pas venu à l’idée d’un seul travailleur que ce pourrait être le premier jour de la Révolution" ... Voilà ce que disait Léon Trotski.

    La journée du 8 mars étant la carte privilégiée des adeptes de la IV internationale, celles-ci en l’officiant, glorifient la première défaite de leur maître à penser Léon Trotski et les conditions humiliantes qui lui étaient imposées quand il fut contraint de signer un traité honteux avec l’Allemagne. La révolution en Allemagne sur laquelle il avait misé tardait à venir et les troupes allemandes reprenaient leur avancée en Russie et occupaient l’Ukraine. Il démissionnait de ses fonctions de Commissaire du Peuple aux Affaires étrangères le 8 mars 1918.

    La révolution, dans le lexique marxiste, tend à faire participer pleinement les femmes à la vie économique, sociale et politique et Lénine décrète en 1921, le 8 mars journée des Femmes sans faire vœu de parité, aucune femme ne figurait parmi les responsables de l’état, pas même dans le plus insignifiant des soviets municipaux.

    Le 8 mars, mythes et réalités...
    Demandez à un petit russe qui est Gagarine, c'est avec une provocante fierté qu'il vous le dira en précisant le prénom comme pour vous reprocher un outrage dans l'énoncé d'un grand homme : "Youri Gagarine est le premier homme à avoir effectué un vol dans l'espace".

    Le bambin se montrera tout de même déconcerté si vous lui posez la même question sur Valentina Terechkova ! Mais, dirions-nous, une ville, des rues, des places, des avenues, des centres de recherches, des centres culturels, des promotions militaires portent le nom de Youri Gagarine, ce qui est une bonne chose. Mais en ce qui concerne Valentina Terechkova ! Oulach, rien, Nada, niet, Wallou, si ce n'est un timbre-poste qui n'a pas survécu à l’effondrement de l'Union Soviétique. Valentina Terechkova, une ouvrière du textile, était restée pendant longtemps la seule femme à avoir effectué un voyage en solitaire dans l'espace. Le 16 juin 1963, à 26 ans, elle était la plus jeune cosmonaute juste deux ans après Gagarine et SIX ANS avant que l'américain Neil Amstrong ne pose pied sur la lune.

    Les articles qui seront consacrés à partir de 1920 à la Journée internationale des femmes feront référence soit à la grève de New York soit à celle de Saint-Pétersbourg mais donneront des versions variables à l’origine de cette journée et à sa signification, selon la conjoncture et de l’organisation qui en parle. Le nom de Clara Zetkin est rarement cité. Celui de Marie-Olympe de Gouges reste tabou.

    Aujourd’hui, les images qui s’ouvrent sur le 8 mars à propos de la condition de la femme dans les démocraties avancées sont en totale contradiction avec les discours pompeux des dirigeants qui restent beaucoup plus conservateurs. Sauf que ces images ne sont étalées que la journée du 8 mars. Les conquérants, les vainqueurs savent commémorer cette fameuse journée :

    Le 8 mars 1933, c’était l’annonce officielle de la création de camps de concentration allemands dans l’indifférence générale des états européens.
    Le 8 mars 1950, le maréchal Vorochilov annonce que l’Union soviétique possède la bombe atomique.
    Le 8 mars 1965, trois mille cinq cents Marines américains débarquent au Sud-Vietnam.
    Le 8 mars 1989 : La Chine impose la loi martiale au Tibet.
    Le 8 mars 2002, les forces russes sur ordre de Poutine assassinent le chef indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov.

    Le 8 mars, mythes et réalités...
    Dans le silence, la vie pour des millions de femmes est pénible et pleine de corvées qui la poussent à l’arriération. Aux Etats-Unis, le droit à l’avortement est de plus en plus remis en cause et la garde des enfants est si coûteuse qu’elle est inabordable pour la plupart des travailleuses.

    Dans le tiers-monde la condition des femmes est indescriptible. Dans les pays arabes, les femmes restent confinées au rôle traditionnel de la mère et de l’épouse dont l’objectif reste la procréation. Lorsqu'une femme est séquestrée, privée de liberté et de parole, toute forme de pouvoir peut s’exercer sur elle.

    La journée 8 mars devrait changer de thème et devenir simplement une journée pour l'égalité des sexes, sinon, tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, égalité convenablement réussie, nous n’aurons pas besoin de la célébrer.

    Dans l’historique de cette journée, de maigres acquis sont à noter, certes, mais elles ne sont l’œuvre que des femmes seules, il n’y aura aucune victoire, aucun triomphe et aucun bonheur à fêter cette journée si elle n’entraîne pas femmes et hommes dans une même impulsion démocratique. Autrement, qu’elle attrait aurait-elle sur l’opinion ?

    La femme donne la vie, la femme perpétue la vie, la femme et la vie sont donc synonymes .À ce titre, comment une journée peut-elle la contenir ?


    Djaffar Benmesbah

    Notes:

    Clara Zetkin, de son vrai nom Clara Eissner, avait rencontré un russe, Ossip Zetkin, elle ne l’avait pas épousé mais avait pris son nom, et ils avaient eu, ensemble, deux enfants. À la mort de Zetkin, elle avait rencontré le peintre Friedrich Zundel et l’avait épousé, mais sans porter son nom. Zetkin elle était restée. Clara Zetkin joua avec Rosa Luxembourg un rôle déterminant dans création du parti communiste allemand. Emprisonnée et plus tard élue au Reichstag, elle lutte contre le nazisme en Allemagne. Ironie de l’histoire, l’arrivée au pouvoir de Staline la met à l’écart de l’Internationale communiste. Elle meurt en exil à Moscou le 20 juin 1933 dans des conditions qui n’ont jamais été élucidées.

    Olympe de Gouges écrivait ce qui suit dans son célèbre manifeste : « Le but de toute assemblée législative doit être de protéger les droits inaliénables des deux sexes : liberté, progrès, sécurité et protection devant l’oppression. Tous les citoyens et toutes les citoyennes doivent pouvoir participer directement et par l’intermédiaire de leurs propres représentants à la législation. Toutes les citoyennes doivent avoir un accès égal à l’ensemble des professions de la fonction publique ainsi qu’aux honneurs qui les accompagnent. ».

    SIWEL 061701 FEV 16


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    WASHINGTON (SIWEL) — Les écrivains, artistes, chercheurs et professeurs des universités, membres de l'association America Kabylia Friendship & Union (AKFU), ont adressé samedi une lettre à M. Ban Ki-moon, le Sécrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, actuellement en visite officielle en Algérie : « Tamurt n Leqvayel » incarne bel et bien l’existence de la nation kabyle, qui a perdu sa souveraineté sous l’occupation française, après la défaite de 1857 face aux armées françaises du général Randon, avant de la perdre une nouvelle fois en 1963, face à l’armée des frontières du colonel Boumediene, après 7 ans de guerre contre le colonialisme français auquel allait succéder le colonialisme arabo-islamique :

    Lettre de l'America Kabylia Friendship & Union (AKFU) au Sécrétaire général de l'ONU
    New York le 5 Mars 2016

    Lettre ouverte à l’attention de :

    Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies,

    America Kabylia Friendship & Union (AKFU), avec tous ses membres écrivains, artistes, chercheurs et professeurs des universités représenter par son président Mansour Bansahnoune Ulhadi et son adjoint des relations extérieures Rabah Arkam, qui suivont de près la situation dans la région de Kabylie, avons décidé, par la présente, de nous adresser directement à vous sur une question dont dépendent la sécurité et le mieux-être de millions d’hommes et de femmes kabyles mais aussi la stabilité de toute la région de l’Afrique du Nord. Nous souhaitons avant tout, par notre geste, attirer votre attention sur une lecture que nous jugeons partiale et réductrice de la situation actuelle en Kabylie. Cette interprétation orientée, porteuse de tous les dangers, est condamnée à être contre-productive en l’absence d’une vision globale du problème kabyle, prenant en compte toutes ses ramifications politiques, économiques et socioculturelles.

    Monsieur le Secrétaire général,

    La présence des pouvoirs publics algériens, censée protéger la population et assurer son bien-être, ne se manifeste que par la répression des contestataires qui expriment leur ras-le-bol devant l’insécurité, les bavures et provocations militaires ainsi que la misère socio-économique qui atteint son paroxysme. Le terrorisme sécuritaire et bureaucratique, la pression fiscale et la faillite de l’appareil bancaire sont les mécanismes mis en œuvre par l’Algérie pour anéantir l’économie en Kabylie, affamer son peuple et réduire ainsi à néant sa capacité de résistance à la politique de dépersonnalisation en vue de la faire disparaître définitivement. La contestation sociale ne cesse de se généraliser et dénote à quel point le Peuple Kabyle rejette la politique coloniale incarnée par Bouteflika, comme elle le fut par ses prédécesseurs.

    Monsieur le Secrétaire général,

    Le peuple kabyle sera condamné à subir la politique discriminatoire, raciste et criminelle digne des pires colonialismes.
    Devant le vaste projet d’implantation de brigades de gendarmerie, les collectivités locales ont brillé par un silence que nous jugeons coupable car « qui ne dit mot consent ». Partant de ce constat, il va de soi que ceux et celles qui occupent des mandats communaux et départementaux ne sont que des commis de l’Etat algérien. Le fait que la Kabylie ait été encore une fois à l’opposé du sentiment « national algérien », nous renseigne encore une fois sur le fossé culturel, identitaire et idéologique qui sépare la Kabylie du « reste de l’Algérie », victime d’un véritable lavage de cerveau à travers l’école arabo-islamique. Il convient de préciser que si la Kabylie a réussi à ne pas sombrer dans ce fanatisme destructeur pour les populations qui en sont victimes, c’est parce qu’elle est restée viscéralement attachée à son identité, à sa culture, à ses valeurs ancestrales et qu’elle refuse obstinément le "suicide arabo-islamiste".

    Monsieur le Secrétaire général,

    La Kabylie a toujours refusé de se fondre dans le moule arabo-islamique et refuse, à ce jour, de se dissoudre dans un magma idéologique qui incarne la négation de ce qu’elle a toujours été. La Kabylie, désignée depuis toujours par l’appellation de « Tamurt n Leqvayel », constitue le pays des kabyles, un pays à part entière et non une région dans un autre pays, et encore moins une province dans un vaste empire arabo-islamique.

    Monsieur le Secrétaire général,

    « Tamurt n Leqvayel » incarne bel et bien l’existence de la nation kabyle, qui a perdu sa souveraineté sous l’occupation française, après la défaite de 1857 face aux armées françaises du général Randon, avant de la perdre une nouvelle fois en 1963, face à l’armée des frontières du « colonel » Boumediene, après 7 ans de guerre contre le colonialisme français auquel allait succéder le colonialisme arabo-islamique. Pour le commun des kabyles, la guerre de 1963, sous la chapelle du FFS, était la guerre de la Kabylie contre le négationnisme arabo-islamique, contre l’usurpation et la confiscation d’une indépendance arrachée au prix d’un lourd sacrifice.

    La Kabylie a été trahie, dans sa chaire et dans son sang. Depuis, faute de pouvoir l’assimiler, la Kabylie ne cesse de faire l’objet de projets macabres, visant à sa destruction totale.

    Monsieur le Secrétaire général,

    Les kabyles en ont marre qu’on leur raconte des fadaises sur une unité qui ne se construit que sur la négation de la Kabylie : on ne peut pas être kabyle et en même temps arabe, on ne peut pas être africain et en même temps oriental.

    Quant à l’Etat algérien, lui aussi a fait son choix, depuis bien plus longtemps que les kabyles, qui dans leur naïveté et leur sincérité croyaient pouvoir construire un pays pluriel, ouvert et tolérant. La suite leur prouva que l’arabo-islamisme n’est compatible ni avec la pluralité, ni avec la tolérance ni avec l’ouverture sur le monde. L’arabo-islamisme n’est compatible avec rien d’autre qu’avec lui-même, à l’exclusion, y compris par la liquidation physique, de toute voix discordante. Les exemples en la matière sont d’une telle actualité que le nier relèverait d’une « mauvaise foi » évidente, pour ne pas dire d’une « complicité » évidente.

    Monsieur le Secrétaire général,

    La situation en Kabylie est dramatique, derrière ces sempiternelles fuites en avant se cache, malheureusement, une volonté politique négationniste nourrie par les années de discrimination sévissant à l’encontre de la population kabyle en particulier et la région de Kabylie en général.

    La région de Kabylie est marginalisée, exclue par les tenants du pouvoir, continue de faire peur aux arabistes et islamistes. Conscient de la forte poussée des indépendantistes Kabyles, de leur volonté d’indépendance politique maximale, le régime tente d’accélérer l’arabisation de masse, l’islamisation de la société, s'intensifient. Tout un processus d'anéantissement a été programmé avec l'endoctrinement des enfants à l’école, la multiplication des instituts coraniques et des mosquées en Kabylie, ainsi que des menaces de mort et des intimidations que subissent les défenseurs de l’identité Kabyle à ce jour.

    Monsieur le Secrétaire général,

    Excellence, il ne faut plus tergiverser. Il faut agir. Et vite. Les Kabyles se sentent délaissés, abandonnés par la communauté internationale.

    En attendant que vous usiez de votre haute autorité pour que justice soit rendue, nous vous prions, Excellence, de croire à notre haute considération.

    America Kabylia Friendship and Union (AKFU), avec tous ses membres écrivains, artistes, chercheurs et professeurs des universités

    SIWEL 062330 MAR 16


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    DIASPORA (SIWEL) — "Le Djurdjura et la femme Kabyle : deux éléments d’un couple qui brûlent l’un pour l’autre et leur flamme incendie le fardeau suret et discret de l’exilé. Deux éléments qui de leur grâce irriguent les rhapsodes qui aiment à se tenir sur le gril quand leur âme se charge de l’arôme enivrant des vers rubiconds. La femme kabyle et le Djurdjura, deux parents auxquels nous songeons avec l’indéniable conviction qu'ils sont à la fois la famille, le foyer, la partie dans lesquelles ils sont indéracinables et éternels." Extrait du récit de Djaffar Benmesbah en hommage à la femme kabyle

    Hommage à la femme Kabyle. Récit...
    Souvent, la mémoire s’égare puis revient en secousses, se calme et nous recouvre de souvenirs.

    Notre air résolu à des absences répétées nous définit comme des songeurs dont les pensées prennent souvent le large pour s’enfoncer dans une autre contemporanéité. On revoie alors la Kabylie et notre regard, encaissant les frets poignants de l’éloignement, se satisfait de ses bras gracieux et de ses joies consolantes qui embaument nos nostalgies ravagées d’espérances.

    Mais, distance et temps géminés n’ont ni la force ni la magie de nous résoudre cuisiniers des hosannas de la fatalité qui font pleurer les vents en rires quand nos brûlures fantasment nos révoltes par consentement. Le Djurdjura crâne dans nos esprits avec une kyrielle de défis et ravive nos passions ; il décrypte nos aversions et nos penchants ; il mouvemente le pacte de ses artistes apatrides nourris de la voix des mères qui ont bu au berceau de son souffle puissant et affriolant.

    Le Djurdjura et la femme Kabyle : deux éléments d’un couple qui brûlent l’un pour l’autre et leur flamme incendie le fardeau suret et discret de l’exilé. Deux éléments qui de leur grâce irriguent les rhapsodes qui aiment à se tenir sur le gril quand leur âme se charge de l’arôme enivrant des vers rubiconds. La femme kabyle et le Djurdjura, deux parents auxquels nous songeons avec l’indéniable conviction qu'ils sont à la fois la famille, le foyer, la partie dans lesquelles ils sont indéracinables et éternels.

    Je ne voudrai pas user de l’hypocrisie masculine qui consiste à entrer dans le 8 mars comme on rentre dans une activité de loisir et prendre ainsi en l’espace d’une journée un peu de hauteur dans la hiérarchie humaine. La femme kabyle, aujourd’hui, exige plus de marge aux effluves de son présent pour semer l’assurance dans son avenir et dans celui de ses enfants, filles et garçons. Elle n’est pas adepte des chants funestes chers aux conservateurs ; elle a poussé les fausses vertus aux aqueducs souterrains et a su mettre les signes astraux au dépotoir tout comme elle refuse la fatalité à l’endroit des échecs.

    Aujourd’hui, la femme kabyle veut glorifier son destin, elle le veut vainqueur et triomphant car ses rêves sont à portée de main, ils sont sans taches et sans agonie. J’envoie donc, mes estimes et mon affection à nos grand-mères, elles sont comme le soleil du soir qui nappe nos villages de tons vermeils. Elles sont le doux son, essence d’éclairages magiques de notre histoire, la vraie, la réelle, la clandestine, comme l’éclat des émeraudes fait l’enivrement qui rajoute de l’extase à la prose fière de s’enticher du délicieux chant de leur voix.

    Hommage à la femme Kabyle. Récit...
    La grand-mère est toujours la première de la maison à sourire au premier rayon du soleil quand il apparaît entre les cimes des monts. Elle suit traversée dans l’univers blanc, émerveillée de le voir proposer son or aux digues que sont les collines basses.

    Le chant du coq accompagne la voix kabyle et frisquette du Muezzin qui peine à émettre commodément en langue arabe. Le ciel n’existe pas et là-haut, au-dessus des nuages, le parme s’estompe graduellement jusqu’aux confins illimités, impénétrables aux regards. Le village dort encore, et le crachin qui semble veiller sur son sommeil dissimule avec peu d’égards le carmin des toits. Une mince couche blanche couvre les routes en pente. L’hiver en Kabylie déroute, il peut garder à ses débuts les aquarelles de l’automne sans en modifier les tons et céder une partie de son temps au printemps. Il peut aussi s’annoncer brusque, violent, pluvieux, coléreux à crépiter sa rage sur le rire des enfants. Quand il prend du fiel à la nature, que ses vents et ses orages sont furieux à faire incliner les arbres, le pouls de l’histoire s’arrête de battre et les destins s’entrechoquent. Cet hiver dure une éternité et les rêves se refroidissent à leur ébauche.

    Le jour se lève. Le front touchant le carreau, à travers les fêlures du givre que le froid de décembre, dans sa ripaille, a dessiné sur la fenêtre, elle regarde les enfants défier joyeusement le verglas qui provoque le déséquilibre des corps frêles prenant, filles et garçons ensembles, rires en échos, le chemin de l’école.

    Sous la frange d’un charmant regard d’une vieille femme kabyle se confirme le sublime témoin sincère et indéfectible des souffrances. Cependant, pour elle, chaque souffrance est un germe de vie et quelque grand que soit l’empire du tourment, il n’a jamais pu submerger la vérité morale de sa raison ni alterné la beauté plastique de sa silhouette, deux dimensions qui ont façonné son être. La substantifique moelle : connaitre les hauts et les bas est une bénédiction de la vie.

    La plus vielle, encore en vie, quand elle sortait de la maison, revenait de l’oubli joyeusement sénile au bon plaisir du village qui redécouvrait en elle l’estampille ineffaçable des aïeux. Quatre-vingt années endurcies de témoignages sur des guerres absurdes et horribles au souvenir. Elle a vécu les tranchées de Verdun, les camps nazis, l’Indochine sans les avoir connus, ils lui ont pris le père, le mari, le frère ou le fils, puis la guerre contre la France d’un novembre dupé par des maquisards suspects et qui rame désormais dans le liquide de l’oubli, là-même où il a voulu engloutir l’ancêtre. Les bras maigres et vibrants soutenus par la main du petit fils ou de celle de la petite voisine, elle retrouvait le soleil dans la rencontre d’une vielle amitié qu’elle flattait de sourires en mâchant quelques salutations un peu discrètes.

    L’hiver conservait pour elle la tiédeur des soirs d’automne et elle en tirait le peu de force nécessaire à quelques pas lents mais pleins de ténacité à rester en vie. Elle gagnait la maison d’une proche, où autour d’un café, femmes et jeunes filles venaient lui offrir leur reconnaissance à la manière d’un merveilleux présent. L’ambiance ressassait les joies qu’elle avait avaient connues. Elle assistait silencieuse à des discussions entre moins vieilles qui portaient par conséquent du rire, du nerf et de l'enthousiasme dans l’élocution. Elle s’amusait du regard et défiait sa mémoire en risquant une réponse aux questions des jeunes filles sur la Kabylie de ses vingt ans. Elle regardait ces jeunes filles habillées de traditions en trait d’union avec la modernité les yeux pleins d'émotions qui leur chuchotait des secrets de pérennité. Étudiantes ou sans travaille, l’intérieur du foyer est leur héritage indiscuté. Leurs mains filaient les articles des merceries et sentait les arômes de l’encens, du cumin, du poivre rouge, et aussi l'odeur des détergents. Et puis, la petite voisine ou le petit fils arrivait, la vielle reprenait le chemin du retour à son vieux transistor, dans un coin de la maison.

    Hommage à la femme Kabyle. Récit...
    Puis, il y avait nos mères. Comme leurs mères, elles n’avaient pas connu l’école et la religion ne les portait pas au pinacle. Elles emplissaient leur culture des déboires de la vie, des contes, des adages et de la poésie des ancêtres.

    Leur tâche se résumait à un quotidien terrible, à un combat quotidien farouche pour le bien-être de leurs enfants, de leurs familles et de leurs bonnes réputations. À croire leurs poumons de bronze et inaltérables à force de respirer encore quand les vents mettaient toutes les misères en révoltes. Sans le souci de perpétuer les vertus de la probité morale à 50 ans, elles semblaient avoir terminé les offices de la vie. Elles étaient des icônes dignes de la Kabylie à qui elles servaient de légende.

    Enseigner les règles qui régiront la vie des enfants plus tard faisait partie de la fonction de mère, et à cette époque où une bricole pouvait corrompre l’éducation, il fallait aux mères durcir les alinéas de leurs leçons. Elles connaissaient l’imprévisible fragilité des adolescents que la moindre action irréfléchie pouvait entraîner dans des sentiers inquiétants.

    Bien que musulmanes, elles se réservaient souvent des apartés avec des noms mythiques de l’hagiographie kabyle quand survenait un évènement qui les chagrinait. À chaque saint, elles destinaient des éloges particuliers afin de gagner la satisfaction de leurs souhaits. Adoucie, elles se berçaient elle-même de chants antiques qu’elles susurraient confiante, les yeux fermés. Est-ce parce qu’elles étaient kabyles que leurs expressions de joies et de peines étaient rimées, richement harmonisées d’une voix basse toujours suave. C’est par l’achewiq, une joute poétique, qu’elle faisait frissonner leurs espérances jusqu’à les rendre vibrantes ; c’est dans l’achewiq qu’elles se démarquaient attendries, gratifiées d’une sensitivité sacrée.

    Hommage à la femme Kabyle. Récit...
    Heureusement, est révolu le temps où la femme kabyle était séquestrée dans l'armature affreuse des traditions malingres venues d’orient pour l’assujettir. Elle n'avait pas d'opinions ni des prérogatives pour en avoir et ne devait surtout pas avoir une idée sur le principe de la vie contraire à celui qu'il lui avait été enseigné. Elle a vécu une enfance tachée d'abus, de partialité et d'iniquité ; elle était née fille et en Kabylie sous le joug arabo-islamique, une fille naissait, disait-on, au gré du châtiment attribué par Dieu à sa famille, une sanction venue rappeler aux parents ou aux grands parents leurs méfaits. La venue au monde d'une fille était perçue comme un virage défavorable, grave, périlleux pour l'honneur de la famille. Elle goûtait au mépris au berceau et le dédain la suivait jusqu'à la tombe. Elle ne vivait pas l’enfance, elle lui était déniée ; une fois l'âge de la tétée dépassé, elle devait commencer à écouter la mère, la grand-mère, la tante et assimiler leurs enseignements qui conditionneront ses mécanismes d'obéissance et à neuf ans, finissait pour elle, les camaraderies et l'unique distraction qui lui était permise : le jeu des osselets.

    Elle ne connaissait pas l'école, le tablier, le cartable, le cahier, le crayon, la gomme étaient le privilège réservé aux garçons. Au petit matin, elle rangeait les couvertures qui avaient servies de couche la veille, faisait la vaisselle et balayait la cour. Elle apprenait précocement qu'elle ne devait juger aucune tâche ménagère au-dessus de ses capacités. Avoir faim lui était interdit, elle mangeait les restes des garçons. Elles besognaient pour leur bien-être. Elle grandissait avec la croyance qu'elle leur était inférieure. Elle se devait de rentabiliser son existence par une succession de corvées, de va-et-vient entre la maison et la source, la maison et les champs, de l'aube jusqu'à la fin du jour. À la source, elle y allait tôt le matin approvisionner la famille en eau, elle y apportait des cruches sur la tête ou des jerrycans sur le dos. Elle y retournait le soir laver des kilos de linge. À huit heure, elle était déjà au champ, celui de sa famille ou celui des autres, c'est selon.

    Les autres, les marabouts qui s'étaient imposés en dignitaires parce qu'ils avaient le monopole de la religion, ne laissaient jamais leurs femmes œuvrer dans les champs, ils louaient alors la sueur des pauvres. Le travail de la femme pauvre pour les marabouts était plus ardu, il devait être soigneusement exécuté. Son activité ne s'arrêtait qu'au coucher du soleil et à l'heure du déjeuner, elle se contentait de quelques herbes comestibles qu'elle récoltait sur place. Sa rémunération : quelques morceaux de sucre et quelques grammes de café que siroteront le père, le beau-père, le mari, le frère et le cousin. Au retour, elle traînait sur le dos du bois mort pour le feu du soir. Tous les trajets se faisaient pieds nus, des pieds souvent lacérés par un sol rocailleux qui grillait au soleil ou par les lames du verglas patent quand il neigeait. Quand elle passait dans le village, elles traversaient les ruelles à la hâte, comme si elles empruntaient une passerelle qui divulguait sous leurs pieds le risque de rouler dans l'abîme.

    Les yeux dans la glaise, on n'entendait pas sa voix, surtout pas son rire, on ne voyait pas une mèche rebelle quitter son foulard, tout cela pouvait engendrer des représailles: des coups, l'enfermement définitif ou la répudiation. L'homme qui revenait d'une partie de dominos trouvait le repas tout prêt, il mangeait avec appétit du poivron, des navets, des oignons, de la tomate, de la pomme de terre et la fille se consolait des glands moulus. Elle restait anonyme et discrète, complètement effacée. Elle était surveillée, constamment épiée.

    À 14 ans, elle était déjà prête à assumer un foyer et à cet âge, elle commençait à inquiéter, il fallait qu'elle se marie car à 18 ans, elle sera vielle et laissée pour compte. Promise dans la plus part des cas à sa naissance, elle était mariée à un homme qu'elle n'avait jamais connu, qu'elle avait peut-être aperçu au détour d'une fête. Son beau-père, sa belle-mère et son mari devenaient ses nouveaux maîtres, ils avaient des droits sur elle et elle avait des devoirs précis envers chacun. Elle ne parlait jamais devant le beau-père ni ne mangeait en sa présence et chaque soir, la belle-mère lui indiquait la tâche du lendemain. Elle se gardait de tomber malade et il ne fallait surtout pas qu'elle tarde à procréer; soupçonnée de stérilité, elle était répudiée.

    La stérilité était la palme de la femme ! Quand elle enfantait d'un garçon, on lui faisait porter l'Afzim, la broche qui marque le bonheur du foyer. Elle était saluée et agréée, Dieu la flattait, son statut était amendé pour quelques temps. On lui servait au lit de la viande et du miel, il fallait qu'elle reprenne des forces et bien s'occuper du garçon, c'est l'héritier, il va perpétuer le nom. Si elle accouchait d'une fille, on disait qu'elle portait en elle la calamité. La grisaille gagnait la maison. Ses parents se retrouvaient dans la tourmente et sa belle-famille sombrait dans l'angoisse, l'honneur de la famille était désormais en jeu. Le mari en voulait à sa femme et celle-ci, jetée dans l'écume de la vie, maudissait son ventre. Elle aura droit à un œuf bouilli et à quelques paroles apaisantes de la part des femmes charitables. "Pourvu que tu te rétablisses ", cette phrase la réconfortera un moment mais ne l’allégera pas de l'insolence des autres. Si par malheur elle récidivait, elle était surchargée de mépris. Elle était acceptée peut-être mais se sentait dénuée de toute dignité…


    Djaffar Benmesbah.

    SIWEL 072157 FEV 16


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    AQVIL (SIWEL) — Un groupe de militants du MAK d’Aqvil, partis de la commune de Yattafen, ont été arrêtés à un barrage de la gendarmerie algérienne au lieu-dit Djemaa. Après les avoir arrêtés arbitrairement, les gendarmes leur ont retiré leurs papiers pour les empêcher de se rendre à At Yiraten où la confédération MAK de cette région a organisé un hommage à Fadhma N Summer à l’occasion du 8 mars.

     8 mars et hommage à Fadhma N Summer : Arrestation de militants du MAK à Aqvil
    Parfaitement conscient de l’importance de la symbolique d’une telle action, l’Etat algérien entend priver le peuple kabyle de ses principaux symboles. En effet, en 1857, lorsque Fadhma n Summer pris la tête de la dernière résistance contre le colonialisme français, la Kabylie était encore indépendante et ne faisait nullement partie des possessions coloniales françaises dans le nord de l’Afrique, comme en atteste la lettre du général français Schneider, ministre et secrétaire d’Etat à la guerre, en date du 14 octobre 1839, portant création de l’appellation officielle «Algérie»

    Fadhma N Summer, dernière Chef de la résistance kabyle, avant son annexion à l’Algérie par la France en 1857, est un symbole historique fort de l’indépendance de la Kabylie et de l’antériorité naturelle de la Kabylie par rapport à la création coloniale et artificielle qu’a été l’Algérie. C’est pour cette raison que Fadhma N Summer, longtemps ignorée par l’Etat algérien, devient subitement très importante.

    En effet, avec l’avancée du MAK dans les rangs de la jeunesse kabyle et la réappropriation de la mémoire et de l’identité kabyle qui en découle forcement, il est devenu urgent pour l’Etata arabo-islamique algérien de faire de l’héroïne kabyle, Fadhma n Summer, une «résistante algérienne», et comme la constitution algérienne stipule que l'Algérie est une "terre arabe"...

    Les hommages à la résistante kabyle sont soit sabotés, comme par exemple avec le film pour le moins affligeant de Belkacem Hadjadj, ou bien dévoyés et pervertis à la sauce islamiste comme ce fut le cas le 8 mars 2013 où le Bachagha Ould Ali Lhadi organisa un véritable hold-up sur Fadhma N Summer en attribuant la célébration de « la journée de la femme » à l’association arabo-islamiste « El irsha Wa El islah », affiliée au parti islamiste de l’exécrable Nahnah, et ce, dans les locaux de la Maison de la Culture Mouloud Mammeri…c’est dire !

    Ceci expliquant cela, l’arrestation des jeunes militants du MAK en route pour rendre hommage à l’héroïne kabyle Fadhma n Summer tombe sous le sens. En revanche, si le chef terroriste Madani Mezrag avait décidé d’aller souiller de sa présence les sommets hautement symbolique des At –Yiraten, nul doute qu’un convoi militaire aurait été déployé pour assurer la sécurité du chef terroriste et lui permettre d’aller déshonorer le 8 mars, journée de la femme, pour aller apprendre aux femmes kabyles « les valeurs et les bonnes mœurs» prônées par sa doctrine terroriste qui coûta la petite bagatelle de 200 000 victimes, assassinées "fi sabil llah"

    cdb/zp,
    SIWEL 081119 FEV 16


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