Are you the publisher? Claim or contact us about this channel


Embed this content in your HTML

Search

Report adult content:

click to rate:

Account: (login)

More Channels


Showcase


Channel Catalog


Channel Description:

Siwel : Agence kabyle d'information

older | 1 | .... | 64 | 65 | (Page 66) | 67 | 68 | .... | 120 | newer

    0 0

    AT YANNI (SIWEL) - De retour d'Ivudraren où ils ont rendu, hier, un hommage aux berbéristes de 1949 à l’occasion de la commémoration, rappelons-le, du 15ème anniversaire du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) et de passage à At-Yanni, Bouaziz Aït-Chebib et la délégation l’accompagnant y ont marqué une halte traduite par la découverte de la statue de feu Mouloud Mammeri.

     At-Yanni : Le MAK découvre la statue de Mouloud Mammeri et félicite son sculpteur
    L’entrée au site même où est érigée cette statue, dont la finalisation est prévue pour le même jour (hier) fait suite naturellement à l’invitation faite dans ce sens par le sculpteur lui-même, en l’occurrence Olivier Graïne. Les échanges de propos entre l’artiste Olivier Graïne et les membres de la délégation du MAK ont été très chaleureux et très fructueux.

    Le respect et l’admiration de l’artiste qui a sculpté la statue de feu Mouloud Mammeri à l’endroit de Bouaziz Aït-Chebib et les militants du MAK pour leur engagement et leurs activités politiques au bénéfice de la nation kabyle sont tels qu’il leur a offert un drapeau aux couleurs kabyles.

    La délégation du MAK a de son côté félicité le sculpteur pour son talent artistique qu'il a mis au service de la culture kabyle et salué son engagement indéfectible en faveur de la Kabylie qui l'a enfanté.


     At-Yanni : Le MAK découvre la statue de Mouloud Mammeri et félicite son sculpteur
    Il est à relever également que le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, qui lors de son passage à At Yanni, lequel a manifesté le désir de découvrir cette statue de feu Mouloud Mammeri même en étant loin d’être terminée, a essuyé un « niet » catégorique aussi bien de la part du sculpteur lui-même que des autres personnalités impliquées dans ce projet éminemment kabyle. Même l’accès dans l’espace du chantier a été fermé au Premier ministre algérien.

    A relever aussi qu’à la veille de la visite d’Abdelmalek Sellal à Tizi-Ouzou, la famille militante et patriotique du MAK a organisé un meeting populaire à At Yanni et procédé au lever des couleurs nationales kabyles. Hélas, après le départ des manifestants, plus précisément à la tombée de la nuit, les gendarmes, sur ordre donné à partir des hautes sphères, ont procédé à l’enlèvement du drapeau kabyle. Nonobstant cela, par l’intervention des vaillants dirigeants et militants du MAK, la visite du Premier ministre algérien au pays du bijou a perdu toute son essence. « C’est un non événement », l’ont considérée les habitants d’At-Yanni.

    Sur les lieux Olivier Graïne qui a rencontré beaucoup d'obstacles pour finaliser la statue du grand Amusnaw Dda Lmulud, a déclaré à Siwel : “À la visite de Sellal, la mairie a obligé ses agents d'entretien à aller balayer le cimetière fissa car il a décidé soudainement d'y d'aller. On nous a replongé au temps du parti unique avec le bitumage des rues à la veille de la visite d'un haut dignitaire du régime algérien. C'est ce que nous ont dit les citoyens d'At Yanni renontrés sur le site. Au dernier jour des travaux je n'ai recu la visite de personne pour la livraison. Mais ceci n'est pas une critique, à la mairie d'At Yanni. On gère des choses beaucoup plus importantes et puis surtout on me fait aveuglément confiance“.

    De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine

     At-Yanni : Le MAK découvre la statue de Mouloud Mammeri et félicite son sculpteur


    0 0

    TIZIWEZZU (SIWEL) - Ass-a, 15 n yiseggasen n tlalit, iɛeddan ɣef umusu agi n tmurt n yiqvayliyen, yessaweḍ ad yeṭṭef amkan-is d wazal-is deg tmurt-nneɣ, amusu, yewwi-d avrid n yiseɣ, talwit, n tezdeg, i yesawalen i tdukli d tɣerma n tmurt n yiqvayliyen.

    Ulɣu n Useqqamu Asdawan n Tizi Wezzu (Déclaration du Conseil Universitaire du MAK – Tizi-Ouzou )


    Afraniman n Tmurt n Yeqvayliyen

    Asqamu Asdawan Tizi Wezzu

    Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie


    I tikkelt tamenzut deg umezzruy n yiqvayliyen, kkren-d am yiwen n umdan akken ad d-svegnen lɣiḍ-nsen d usḥissef ɣef tedyanin id d-yeḍran deg tmurt n yiqvayliyen (tafsut taverkant) id d-yeglan s 127 n yilmezyen d telmezyin i yenɣa udavu azzayri, d aya i yesawḍen kra n isertanen akken ad ḥarken, u ad kemlen avrid n yimenɣi s tikti tamaynut.

    Deg ass yecvan ass-a. Wis 05 seg aggur n yunyu, deg useggas n 2001, deg yiwen n usarag, deg uxxam n yizerfan n wmdan deg Tizi wezzu, ideg, mass Ferḥat At Sɛid (FERHAT MHENNI), yessutur timanit i tmurt n yiqvayliyen. Timanit ara d-yawin awanek win ara yesved uɣref aqvayli s yergazen d tlawin n tmurt-a, d win ara s-yefkken taɣerma i weɣref aqvayli i yuklalen leqder d wazal, d win ara d-yaren tudert i tarwa-is, macci d win ara d-tin-neqqen, d win ara ysehvivren ɣef tutlayt taqvaylit, ansayen d leɛwayed n tmurt n yiqvayliyen … atg. 13 n yiseggasen n uxeddim deg unnar, amussu yettnarni, tiktiwin tt-nernint, ayen id t-yeǧǧan akken ad d yefk talalit i umusu n ufraniman i tmurt n yiqvayliyen, ass wis 04 deg aggur n tuber 2013 deg At ḥemdun, Tuviret, deg yiwwet n temlilit n usqamu aɣelnaw. Amusu-agi, d win ara yesɛedlen ger iqvayliyen, ara yefkken tagnit i yiqvayliyen akken ad farnen ger timant d timunent n tmurt n yiqvayliyen, amussu n ufraniman d win yesdukulen iqvayliyen imerra.

    Ass-a, 15 n yiseggasen n tlalit, iɛeddan ɣef umusu agi n tmurt n yiqvayliyen, yessaweḍ ad yeṭṭef amkan-is d wazal-is deg tmurt-nneɣ, amusu, yewwi-d avrid n yiseɣ, talwit, n tezdeg, i yesawalen i tdukli d tɣerma n tmurt n yiqvayliyen.

    Amusu n ufraniman n tmurt n yiqvayliyen yessawal i tezdeg n twennaḍt nneɣ, ilaq ad yili d alug ara yettwaqadren, d win ara iɛawnen anegmu n tmurt-nneɣ, u yal yiwen deg-nneɣ yewwi-d fella-s, ad yesseḥviver ɣef twennaḍt, imi cvaḥa n tmurt, tettekka deg tezdeg, i d-yessevganen taɣerma n uɣref. A yiqvayliyen sizdeget, tawennaḍt ideg tettidirem !

    Ihi s yisem n usqamu asdawan n Tizi wezzu, neḥya-d ass n tlalit n umusu-nneɣ, d wass agreɣlan n tezdeg n twennaḍt, ara d-igren tiɣri i kunwi i kunemti ay iqvayliyen d teqvayliyin, akken ad tecfum ɣef umezruy n tmurt-nneɣ, d usizdeg n twennaḍt, akken ad nili seg iɣerfan n tɣerma.

    Ad Yidir Uɣlan Aqvayli s Tdukli di Tlelli.

    Asqamu Asdawan Tizi wezzu.

    Ass n 05/06/2016



    0 0

    TAMAZGHA (SIWEL) — Une rencontre des amazighs de Libye a eu lieu hier lundi 6 juin 2016 au centre Malher à Paris. Le président du Gouvernement Provisoire Kabyle en exil, Mass Ferhat Mehenni, qui a pris part à cet évènement, est intervenu pour donner son point de vue sur cette question.

    Ferhat Mehenni appelle les amazighs de Libye à édifier leur propre Etat
    Le président de l'Anavad estime « qu’il est temps de résoudre les problèmes de la Libye » et appelle les amazighs de Libye à lutter pour édifier leur propre Etat.

    Ferhat Mehenni a rappelé que la « Libye est une construction artificielle qui n'est pas viable ». Il a insisté sur le fait que les amazighs de Libye n'ont pas à imposer leur amazighité aux arabes de Libye et que ces derniers n'ont pas à imposer leur arabité aux amazighs de Libye. « Si vous restez une minorité (amazighe) vous êtes condamnés à faire partie de cette majorité (arabe) » a-t-il martelé.

    Ferhat Mehenni a terminé son intervention en appelant les militants amazighs à adopter une nouvelle démarche à ne pas hypothéquer l'avenir des enfants amazighs.

    La délégation amazighe de Libye avait tenu à immortaliser le moment en prenant une photo collective avec Mass Ferhat Mehenni dont la présence a été saluée par tous.

    Vidéo de l’intervention de Ferhat Mehenni
    http://www.siwel.info/video/

    Ferhat Mehenni appelle les amazighs de Libye à édifier leur propre Etat
    myd
    SIWEL 071316 JUN 16


    0 0

    ARCHIVES COLONIALES (SIWEL) — En vue de restituer au peuple kabyle l'ensemble des archives coloniales qui le concerne en premier lieu et que le pouvoir colonial arabo-islamique d'Alger, ayant succédé à celui de la France, ne risque pas de mettre à la disposition de la Kabylie, Siwel propose de mettre régulièrement à la disposition de ses lecteurs tout documents d'archives désormais disponibles, ou encore des documents rares difficile à se procurer. Siwel propose ici la découverte d'une revue artistique et littéraire sur la Kabylie "pittoresque" : Une série de 6 numéros édités en 1887. Siwel publiera un numéro par jour. Ci-après le premier numéro

    " La Kabylie pittoresque " est une revue qui se définissait comme artistique, littéraire et "apolitique", ambitionnait de faire découvrir la Kabylie à ses lecteurs à travers des description de voyages, de gravures etc. Cependant, les écritures, les poèmes et autres extraits littéraire en langue arabe introduits dans cette revue sur la "Kabylie pittoresque" laisse entrevoir la politique coloniale française de dépersonnalisation du peuple kabyle; une politique sournoise, qui tout en flattant dans le discours, les "beaux et intelligents kabyles", si différent des arabes (en mieux biens sûr), mais qui dans les faits, organisait concrètement son assimilation totale au monde arabe, notamment à travers la mise en place de "bureaux arabes" en plein pays kabyle.

    Aussi, il va de soi que tout document de type coloniale se doit d'être pris avec des pincettes, tant il est vrai que l'administration coloniale française a été la première à dépersonnaliser le peuple kabyle, non seulement en instituant des bureaux arabes en Kabylie mais aussi en dékabylisant les noms de lieux ainsi que les noms de famille kabyles, ôtant les préfixes kabyles "At" pour leur substituer des préfixes arabes en Ben, Bou, Ould etc.,

    Néanmoins, les documents coloniaux sur la Kabylie constituent les seules sources d'informations disponibles, la société kabyle, comme la plupart des sociétés Amazighes, est de tradition orale alors-même que, paradoxalement, les Tifinaghs, écriture originelle des peuples Amazighs, constituent l'une des premières écritures de l'humanité.

    Aussi, de tous ces documents coloniaux, il convient d'en tirer le meilleur, le plus d'informations possibles sur les kabyles d'il y a un siècle et demi mais sans pour autant perdre de vue la nature "coloniale" des ouvrages dits scientifiques, littéraire ou artistique édités au cours de ces périodes.

    N'oublions pas qu' à ce jour, la France persiste à faire de la Kabylie le "petit morceau" d'un monde arabe fantasmé par des "orientalistes" français en mal de de thé à la mente, de loukoum et de danse du ventre. La Kabylie, africaine et méditerranéenne

    zp,
    SIWEL 071421 JUN 16



    "La Kabylie Pittoresque" N° 1, Tizi-Ouzou, le 01/03/1887
    LA KABYLIE PITTORESQUE

    A NOS LECTEURS


    L'attrait qu'exerce sur l'imagination la contemplation des grandeurs de la nature, des sites pittoresques et toujours variés, répandus à profusion dans toute l'étendue de cette Suisse Algérienne qu'on appelle la Kabylie, est tellement irrésistible, que l'habitude des autres spectacles ne saurait être assez puissante pour en défendre la curiosité. Le caractère que revêt cette nature est grandiose et inspire un sentiment d'admiration ; elle, frappe, elle saisit, elle émeut.

    De tous côtés, aussi loin que le regard peut s'étendre, les campagnes verdoyantes et pleines d'une riche végétation, les gorgés profondes, les coteaux que couronnent les forêts d'oliviers et les nombreux villages Kabyles, si coquettement placés, de distance en distance, sur tous les sommets, offrent le coup d’œil le plus enchanteur. La masse du Djurjura, comme un amas de montagnes majestueuses aux flancs âpres et hérissés, se révèle fière et imposante : les torrents baisent ses pieds, des bois s'enroulent à ses genoux et tapissent les gorges alpestres, une ceinture de rocs géants se boucle à sa poitrine et les neiges étincelantes comme un diadème ceignent son front d'un incomparable éclat.

    Quant on parcourt ces sentiers aux pentes escarpées, qui se déroulent dans la montagne en mille sinuosités originales, à chaque pas les vignes s'enlacent aux ormeaux et aux frênes, montant avec leurs troncs, s'épanouissent avec leurs rameaux et laissent retomber comme des panaches leurs feuilles et leurs raisins ; sur leurs deux bords les chênes et les oliviers s'entrelacent étendant leurs rideaux mouvants;- mille ruisseaux retombent en cascades pour aller grossir les oueds qui coulent au bas/ prêtent leur voix à ces riches décors. On reste immobile en face de cet admirable spectacle : les émotions du sublime ne s'épuisent pas !

    Divers écrivains distingués, ont déjà publié des ouvrages précieux et entrepris la description de cette contrée merveilleuse, animée par les indigènes aux costumes divers, aux mœurs primitives et aux coutumes étranges ; nous entreprendrons à notre tour par la plume et le crayon, d'esquisser la physionomie particulière de ce beau pays que, de plus en plus, l'intrépide touriste et l'amateur du pittoresque viennent admirer.

    Dans nos voyages en Kabylie, nous gravirons ses montagnes ; nous parcourrons ses vallées et pénétrant ensemble avec nos lecteurs sous le toit des habitants, nous ne négligerons aucun des moindres détails de leur existence ; nous essayerons enfin, de faire connaître sous tous ses aspects, ses couleurs locales, cette charmante contrée que nous habitons nous-mêmes depuis longtemps. Né en Algérie possédant le langage du pays aussi bien que quelques connaissances de la littérature orientale qui nous aiderons sans doute, la tâche ne sera pas au-dessus de nos forces, nous l'espérons du moins. Mais pour réussir dans notre entreprise.... nous avons besoin que nos efforts soient soutenus, encouragés, par tous ceux qui aiment et s'intéressent à l'Algérie, aussi n'hésitons-nous pas à placer notre œuvre sous leur patronage.

    Nous accueillerons toujours avec gratitude, en leur réservant une large hospitalité dans les colonnes de notre Album-journal, toutes les communications littéraires ou les dessins que les personnes désireuses de collaborer à notre œuvre, voudront bien nous adresser.

    Tizi-Ouzou, 1er Mars 1887.

    Léon PAX.


    Ci-dessous l'impression originale du 1er mars 1887


    Les "palmiers" sur le croquis ci-dessous ne semblent pas naturels: tant il est vrai que les seuls à avoir planté des "palmier en Kabylie sont les administrations coloniales françaises, puis algériennes. Autrement, le palmier, ne fait pas du tout partie du paysage naturel de la Kabylie

    A NOS LECTEURS

    Nos dessins, tous pris d'après nature, paraîtront les premier, dix et vingt de chaque
    mois, en fascicules de quatre feuilles du même format que ceux publiés aujourd'hui.

    L'Album-Journai contiendra dans chacun de ses numéros, trois grandes reproductions lithogrphiées représentant exactement les sites qui nous sembleront dignes d'attirer l'attention, les indigènes dans leurs occupations habituelles et enfin les intérieurs avec leurs aménagements primitifs qui de tous temps ont charmé l’œil de l'observateur.

    Réunis, nos dessins formeront annuellement une collection magnifique d'environ
    150 vues des plus variées, embrassant toutes les parties de la Grande Kabylie; en outre, nous ferons paraître tous les mois, indépendamment de divers dessins hors texte,des reproductions de pièces écrites en caractères arabes, avec leur traduction en français en regard et dans le cours de l'année une vue de chaque centre européen de la région.

    Nous ne commencerons nos études sur la Kabylie qu'à partir du prochain numéro qui paraîtra le 10 mars 1887, celui-ci n'étant adressé qu'à titre de spécimen.

    Le cadre de l'Album-Journal « LA KABYLIE PITTORESQUE » comprendra chaque fois en texte les articles ci-après :

    1. Pérégrinations en Kabylie;
    2. un article spécial pour l'explication de nos gravures;
    3. Une nouvelle ou une légende kabyle ;
    4. Une lettre arabe ou un morceau de littérature traduit en français.


    Nous publierons également, très souvent des fantaisies humoristiques, des poésies ou des jeux d'esprit, des nouvelles à la main, etc,.

    Dans le but d'être agréables à beaucoup de nos abonnés nous réserverons la dernière page de notre ALBUM-JOURNAL pour l'insertion gratuit© de toutes les annonces et réclames qu'ils voudront bien nous adresser.

    Aucune question politique ou administrative ne recevra asile clans les colonnes de la «KABYLIE PITTORESQUE. » Il en sera de même pour toutes les communications qui ne se rapporteraient pas à notre oeuvre dont le caractère est exclusivement artistique et littéraire.

    Imprimerie A. BOUYER, Alger.
    Le Directeur -gérant Léon DURRIEU


    Ci-dessous l'impression originale du 1er mars 1887


    Dernière page du premier numéro de la revue " La Kabylie pittoresque"



    0 0

    DIASPORA (SIWEL) — Fahem Irnaten, un jeune informaticien kabyle qui a déjà développé le premier clavier kabyle - amazigh (Anasiw) sur le système d’exploitation IOS des téléphones mobiles et tablettes Apple, vient de réaliser une nouvelle application qui regroupe un ensemble de radios émettant en totalité ou partiellement en langue kabyle. La nouvelle application (gratuite) Radyu s Teqbaylit est désormais disponible sur l'App Store.

    Fahem Irnaten, ce jeune informaticien kabyle ayant développé le premier clavier kabyle- amazigh (Anasiw) sur le système d’exploitation IOS des téléphones mobiles et tablettes, vient de réaliser une nouvelle application regroupant un ensemble de radios émettant en totalité ou partiellement en langue kabyle.

    La nouvelle application Radyu s Teqbaylit regroupe les radios suivantes :
    Radyu Tiɛwinin (Kabylie)
    Radyu Djurdjura (France)
    Radyu Ṣumam (Kabylie)
    Radyu Tizi-Wezzu (Kabylie)
    Radyu Tubiret (Kabylie)
    Radyu Tis 2 (Kabylie)
    Radio Pluriel (France)
    Radio Tamazgha Monde (Montréal)

    Gratuite, l'application Radyu s Teqbaylit est désormais disponible sur l'App Store, et c'est ICI


    mt/zp,
    SIWEL 071712 JUN 16


    0 0

    France (SIWEL) —Dans une lettre ouverte, en date du 05/06/2016 et signée par un « collectif de rifains de France », ces derniers interpellent Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’éducation nationale au sein du Gouvernement Français, sur la réforme qu’elle vient d’introduire en faveur de l’enseignement de la langue arabe aux enfants dès l’âge de 6 ans.

    Des rifains interpellent Najat Vallaud-Belkacem sur une réforme qui discrimine les langues amazighes
    Najat Vallaud-Belkacem, elle-même d’origine rifaine et qui est en poste au sein du gouvernement français depuis l’élection de François Hollande il y a 4 ans, a introduit une nouvelle réforme de l’ELCO (Enseignements langues et cultures d'origine) qui consiste à enseigner l’arabe aux enfants dès l’âge de 6 ans.

    Cette réforme qui fait polémique actuellement en France a fait réagir la communauté amazighe en général et rifaine en particulier. Un collectif « composé particulièrement de chercheurs, linguistes, universitaires, et militants franco-rifains » se disent « très désappointés par une telle réforme » et ont décidé de réagir en interpellant la ministre via une lettre ouverte.

    Ce collectif revient notamment sur l’offres de l’ELCO : « Concernant leurs contenus, nous observons que ces enseignements ne traitent que de la langue et de la culture araboislamiques et absolument sans aucune mention des peuples autochtones d’Afrique du Nord, leur civilisation, leurs cultures, et leurs langues amazighes »

    Ce collectif composé de rifains de France ont exprimé leur mécontentement et leur incompréhension d’autant plus que Najat Vallaud-Belkacem est elle-même rifaine, née à Nador et qu’elle y a vécu les 5 premières années de sa vie : « pourquoi la diversité linguistique en France devrait-elle se limiter à la langue arabe marginalisant ainsi les langues amazighes, votre langue maternelle, Tarifit ? » s’étonnent-ils.

    Le collectif a cloturé la lettre en espérant que la ministre de l’éducation va « entendre, via notre lettre-ci, la voix de la raison et faire le nécessaire pour rendre à la deuxième langue de France ses lettres de noblesse » en parlant des langues amazighes.

    Lettre complète publiée par un média rifain.





    Vidéo archive : Najet Vallaud-Blekcem qui parle rifain au micro de BRTV (voir 1 min 50)
    http://www.siwel.info/video/
    myd
    SIWEL 072154 JUN 16


    0 0

    DIASPORA (SIWEL) — Dans une contribution parvenue à notre rédaction, Sakina Ait Ahmed, ministre de la langue et de la culture kabyles a dénoncé une réforme qui discrimine les langues amazighes en France. Elle exhorte le gouvernement français d'introduire l'enseignement de la langue et de la culture berbères/amazighes en école primaire. Ci-après la contribution de Sakina Ait Ahmed dans son intégralité.

    France: La ministre kabyle, Sakina Ait Ahmed, réagit à une réforme qui discrimine les langues amazighes
    Le gouvernement français doit introduire l'enseignement de la langue et de la culture berbères/amazighes en école primaire

    Dans le cadre des réformes éducatives, la ministre française de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem a jeté un pavé dans la mare, en déclarant qu'elle allait instaurer l'enseignement de l'arabe dès le Cours Préparatoire à compter de la prochaine rentrée scolaire : « Dès qu'on aura les moyens humains pour le faire, soit nous avons des professeurs d'école capables de le faire, soit nous n'en avons pas, auquel cas nous faisons appel à des intervenants étrangers" a t-elle ajouté.

    De facto, cette annonce a provoqué une polémique au sein de l'Assemblée nationale française, notamment la députée LR du Doubs qui a dénoncé « les dérives des Elco « Enseignement des langues et cultures d'origine » qu'elle qualifie de véritables outils de « catéchismes islamiques ».

    Pareillement, les réseaux sociaux se sont enflammés , notamment en soulignant, que tamazight deuxième langue en France, est parlée par plus de deux millions de nord africains, seulement 50 000 parlent l'arabe, pourquoi enseigner l'arabe à la place de leur langue maternelle ? Se sont ils interrogés ?
    Dans une tribune publiée sur le site du Journal du Dimanche, après un rappel sur « l'égale dignité des langues étrangères dans la république » Madame Vallaud-Belkacem a dénoncé « une pensée identitaire qui prône l'exclusion et le repli sur soi » d'une violence inouïe et des objectifs « profondément xénophobes »
    Le comble de tout cela, comme dirait une célèbre maxime française « Les cordonniers sont les plus mal chaussés », Madame Najat Vallaud Belkacem amazigh /berbère du Rif, participe régulièrement à la célébration à la Mairie de Lyon de l'un des symboles emblématique de la culture amazigh « Yennayer » , jour de l'an amazigh célébré partout en Afrique du Nord ou Tamazgha, de plus, il est aussi avéré que Madame la ministre de l’éducation Nationale, parle parfaitement la langue tamazight.

    Cependant, on peut penser à sa décharge qu'elle ne fait qu'appliquer les décisions prises par le gouvernement français actuellement au pouvoir ami et soutien des dictatures religieuses des pays du Golfe
    Cependant, les faits historique sont têtus, tant le Maroc que la Kabylie, sont depuis le début de la colonisation française les pourvoyeurs de l'écrasante majorité de l'immigration d'origine amazigh nord africaine installée en familles en France depuis des décennies.

    L'ostracisme à l'égard des amazighs tant du pouvoir autoritaire et raciste algérien que du pouvoir français frappé d'autisme est récurent : lorsque l'enseignement des Langues et cultures d'origine a été initié en 1975, dans le cadre des négociations diplomatiques avec l'Algérie, il a eu pour objectif d'enseigner uniquement l'arabe pour permettre, disaient ils à l'époque, aux enfants des immigrés une réinsertion aisée dans leur pays d'origine, en accédant à la connaissance de leur langue et de leur culture.

    L'Elco a été mis en œuvre, depuis l'accord franco-algérien de 1981, relatif à la coopération dans le domaine de l'enseignement à l'intention des élèves « algériens » en France.Jusqu’ici, l'arabe était enseigné en complément des programmes communs, par des professeurs envoyés et rémunérés par le pays d'origine, l'Algérie.
    Aujourd'hui Madame Vallaud-Belkacem a pour projet de redonner un nouveau souffle à l'enseignement de l'arabe par l'intégration des enseignants d'arabe dans le cursus de l'éducation national, ce qui aura pour effet d'amplifier l'arabisation des enfants kabyles, rifains (…) ces derniers aussi dénoncent avec force ce processus d'arabisation et de dépersonnalisation des enfants amazighs.

    Par ailleurs, il y a lieu de s'interroger : De quel registre linguistique s'agit-il ? De l'arabe littéral du moyen orient inconnu en Afrique du Nord, donc l'enseignement d'une langue squelettique sans aucun soubassement culturel : contes, proverbes énigmes mythes (...) et de la culture religieuse rétrograde et discriminatoire l'égard des femmes des pays du Moyen Orient ?

    Madame Vallaud Belkacem a déclaré qu'elle était fière de promouvoir l'enseignement de l'arabe. En tant que Kabyles, en tant qu'amazighs d' Afrique du Nord nous sommes très FIERS de notre langue et de notre culture millénaires, légués par nos ancêtres, Massinissa, Jugurtha , Dihya, Aksil (…) Nous tenons à promouvoir pour l'éternité notre littérature d'une richesse incomparable qui fait l'objet d'une production livresque faramineuse ; des études en linguistique, tant sur le système de transcription que les ouvrages de grammaire de grande qualité, en application des descriptions et des théories de la linguistique moderne.


    France: La ministre kabyle, Sakina Ait Ahmed, réagit à une réforme qui discrimine les langues amazighes
    C'est ainsi que l'écrivain et militant kabyle Mouloud Mammeri déplorait cette injustice en ces termes «Longtemps, la culture berbère a été une culture sans voix », certainement en référence au temps de la marginalisation progressive de notre culture, dans le pays d'origine, par un État- Nation autoritaire raciste et jacobin, une situation qui trouve écho malheureusement dans un autre État_Nation tout aussi jacobin !

    Mais nous ne perdrons jamais espoir, le retournement de la situation est à la portée de nos mains, car aujourd'hui, grâce aux actions du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie,en pays kabyle, du Gouvernement Provisoire Kabyle en exil nous avons « une voix » qui porte haut et fort nos revendications dont la principale est celle de notre autodétermination pour un Etat kabyle qui aura sa place au sein des nations et qui nous permettra d'êtres considérés en tant que peuple doté d'un territoire d'une langue d'une culture à l'exemple d'autres pays comme la Turquie, la Chine pourvoyeurs d'une émigration récente et moins nombreuse mais dont l'enseignement des langues est reconnu en France.

    Sachant qu'il est régulièrement démontré que notre prise de conscience et notre lutte ne pourra que s'amplifier, pour faire entendre notre voix et obtenir gain de cause ici dans la diaspora, en faisant comprendre aux autorités françaises que cette décision d'acculturation des enfants kabyles, rifains ...est suicidaire, car en substituant une identité culturelle authentique par une identité arabo islamique hégémonique qui a toujours distillé une haine féroce à l'égard de tout ce qui est amazigh, et même une haine et un mépris à l'égard de la République française et de ses valeurs, risquent de récolter l'amertume et la violence !

    Mais en agissant dans le cadre des moyens démocratiques, notamment par le bulletin de vote, les kabyles et autres amazighs ne se laisseront pas faire !



    France: La ministre kabyle, Sakina Ait Ahmed, réagit à une réforme qui discrimine les langues amazighes


    0 0

    DIASPORA (SIWEL) - MZAB (Tamurt) – Pour interpeller les instances internationales et rappeler à l’opinion que le docteur Fekhar et ses compagnons, arrêtés arbitrairement, croupissent depuis une année dans les prisons algériennes, leur comité de soutien appelle à un rassemblement le dimanche 10 juillet. Ci-après le communiqué dans son intégralité.

    Le comité de soutien au Docteur Fekhar appelle à un rassemblement le Dimanche 10 juilet
    À l’occasion du premier anniversaire de l’arrestation arbitraire des détenus politiques mozabites, le Comité de Soutien au Dr Fekhar et à ses compagnons organisera un rassemblement le dimanche 10 juillet 2016, dont le lieu sera communiqué ultérieurement, pour que nul n’oublie ces hommes innocents qui croupissent dans les geôles algériennes.

    Depuis, pratiquement, une année, ils subissent toutes sortes de harcèlements physiques et psychologiques. Leur incarcération se fait dans des conditions inhumaines et qui ne respectent pas le droit des justiciables. Certains militants dont le Dr Fekhar ont entamé des grèves de la faim et là encore ils ont subi des atteintes aux fondamentaux de la dignité de la personne humaine notamment en les privant de glucose. Durant cette année, deux détenus mozabites sont décédés suite à un manque de soins volontaire de la direction pénitentiaire.

    Le Comité de Soutien reviendra sur cette action de solidarité et interpellera de nouveau toutes les instances internationales pour la libération immédiate du Dr Fekhar et de ses codétenus.

    Yacine Cheraiou porte parole


    0 0

    NICE (SIWEL) - Sur invitation de Association "Racines de Nice", le chanteur kabyle engagé , Said Kessas, participera à la "Festa de la Countéa de Nissa - Païs Gavouòt e Nissart" 2016 (la fête du Comté de Nice) qui aura lieu les 30 et 31 juillet.

    Le chanteur kabyle , Said Kessas, participera à la fête du Comté de Nice.
    Le programme de la fête du Comté de Nice tourne autour de l’histoire et la culture niçoises s'étalera sur deux jours.

    Le samedi 30 juillet, il y aura de nombreux stands des associations culturelles, sportives et politique "nissardes" ainsi que des stands pour les délégations venues d'ailleurs (Genève, Piémont, Savoie, Ligurie...) .

    Le lendemain, dimanche 31 au matin, auront lieu les "1 ères Rencontres Internationales des Pays Réels" , rassemblant toutes les délégations venues d'ailleurs (Genève, Savoie, Piémont, Ligurie Val d'Aoste, Provence, Flandres....etc...) où La Kabylie aura toute sa place. C'est durant la matinée de cette deuxième journée que le chanteur kabyle engagé Said Kessas va se produire pour représenter la culture kabyle.



    Le chanteur kabyle , Said Kessas, participera à la fête du Comté de Nice.
    Pour rappel, Said Kessas, est originaire de Boumerdes. Il est connu comme un militants de toutes les causes juste dont celle de l'émancipation de la femme. Son engagement pour la défense et la promotion de la culture kabyle en particulier et de la culture amazighe en général est indéfectible. Il a manifesté son attachement à son identité et à son peuple que l'Etat algérien opprime depuis 1962 en participant à toutes les marches organisées en faveur de la Kabylie libre.



    Le chanteur kabyle , Said Kessas, participera à la fête du Comté de Nice.


    0 0

    KABYLIE (SIWEL) - Dans une conférence de presse, Ahmed Ouyahia s'est de nouveau acharné contre le MAK/GPK. Siwel publie ci-après la réponse d'un indépendantiste kabyle.

    Ahmed Ouyahia s'acharne de nouveau contre le MAK/GPK: Un indépendantiste kabyle lui répond
    Ce que subit le MAK comme diffamation et diabolisation montre qu’il est le cœur de la vie politique dont la portée impacte toute l’Afrique du nord. C’est justement parce que son combat est noble et juste que les ennemis de la liberté le qualifient de tous les noms et de tous les maux.

    Ahmed Ouyahia, un « homme politique » sans parcours militant s’est toujours défini comme « un commis de l’Etat qui exécute ce qu’on lui demande de faire » monte au créneau pour gagner des galons en injuriant le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie qui est devenu le cauchemar des partisans de l’Algérie arabo-musulmane.

    Dans une conférence de presse, ce kabyle- de- service, en position de faiblesse, craignant ne pas bénéficier des largesses des vrais décideurs algériens pour être promu au rang de bon serviteur , c'est-à-dire, exercer la fonction d'un premier ministre sans pouvoirs, il s’est attaqué de façon extrêmement virulente au MAK et au GPK. C’est devenu à la mode : celui qui veut être recruté comme vassal du colonialisme algérien n’a qu’à s’attaquer aux indépendantistes kabyles.

    Un kabyle- de- service restera kabyle aux yeux de ses maîtres même s’il vend son âme à l’islamo-baâthisme. Le seul grade qu’il pourrait gagner en guise de récompense à sa trahison c’est le titre de sous-arabe. Ahmed Ouyhia, lui qui a eu le déshonneur de décréter la loi portant généralisation de l’usage de la langue arabe, est le mieux placé pour le savoir.

    Tout en essayant vainement de faire passer le MAK pour un mouvement sans assise populaire, le serviteur du régime colonial algérien s’acharne contre lui ce qui prouve en soi que le MAK est par excellence la force politique kabyle qui fait trembler les ennemis du peuple kabyle.

    Etant « l’homme politique » le plus détesté aussi bien chez les Kabyles que chez les Algériens, Ahmed Ouyahia vient de rendre un immense service au mouvement souverainiste kabyle qui gagne en crédibilité et en force à chaque fois que cet individu qui incarne l'échec le critique.

    Ahmed Ouyahia s'acharne de nouveau contre le MAK/GPK: Un indépendantiste kabyle lui répond
    Ouyahia et l’ONU :

    L’Algérie s’est toujours vantée de défendre le droit des Palestiniens et des Sahraouis à leur autodétermination dans le respect de la Charte des Nations Unies. A chaque fois que cette institution condamne Israël ou le Maroc, l’Algérie ne rate pas l’occasion de saluer la justesse de l’attitude onusienne.

    La question kabyle gagne en visibilité et en respectabilité sur le plan international. Aujourd’hui, elle est posée au niveau de l’Organisation des Nations Unies qui, selon certaines informations, a interpellé le gouvernement algérien sur le droit du peuple kabyle à disposer de lui-même ; c’est ce qui explique la panique qui s’empare du représentant algérien à l’ONU qui n’a pas pu répondre à une question d’une journaliste sur la Kabylie. La virulence d’Ouyahia contre l’ONU résulte de cette interpellation qui lui a fait perdre sa faconde démagogique coutumière pour verser dans l’injure et la diffamation du MAK et du GPK .

    Il a suffi que l’ONU se penche sur le question kabyle pour qu’Ouyahia la traite de tous les mots et de tous les maux.

    Le régime algérien qui défend le droit des Palestiniens et des Sahraouis à leur autodétermination et le dénie à l’Azawad et la Kabylie excelle dans la politique de deux poids de mesures en saluant la noblesse des positions de l’ONU à chaque qu’elles sont en faveur d’un peuple arabe et il la dénigre dès qu’elle évoque les droits d’un peuple autochtone comme le peuple kabyle notamment quand ce peuple est sous domination arabe.

    Le caractère raciste et colonial de l’Etat algérien vient d’être assumé par Ahmed Ouyahia qui s’est élevé avec acharnement contre l’ONU qui a offert une tribune d’expression aux peuples autochtones. Pire encore le vizir du régime algérien est allé dans sa haine et sa négation du peuple kabyle jusqu’à parler avec moquerie et mépris des Peuples Premiers.

    De la même manière que la France coloniale traitait nos aînés d’indigènes, Ouyahia traite les peuples autochtones avec mépris. Rien ni personne ne peut arrêter la marche de l’histoire ; l’Algérie coloniale subira en Kabylie le même sort que le colonialisme français en Afrique du Nord.

    Ahmed Ouyahia s'acharne de nouveau contre le MAK/GPK: Un indépendantiste kabyle lui répond
    Ouyhia traite les militants et les responsables du MAK /GPK de mercenaires et de clowns :

    Le mercenaire de l’Algérie coloniale traite les militants qui œuvrent pour la libération de leur pays, la Kabylie, de mercenaires. Quand ça vient d’Ouyhia ça reste toujours au niveau des pâquerettes.

    Dans tous les régimes coloniaux, les traitres qualifient les patriotes de mercenaires. Les vrais décideurs algériens savent qu'ils peuvent nous diffamer, nous diaboliser, nous affamer et nous réprimer, ils peuvent utiliser des kabyles de service comme Ouyahia, Sellal, Ould Ali, Haddad contre les patriotes que nous sommes mais ils n'arriveront jamais à arrêter la marche du peuple kabyle vers sa libération.

    Dans sa diatribe, Ouyahia accuse le MAK/GPK d’être le relais de certaines puissances étrangères. Dans tous les régimes totalitaires et coloniaux, les patriotes sont accusés de relais de puissance étrangère. L’Algérie n’a pas dérogé à cette règle et ça ne date pas de l’émergence MAK. Depuis la purge sanglante antiberbère de 1949 et jusqu’à la survenue du MAK, en passant par le FFS, le MCB, le RCD, les Archs, les Kabyles ont toujours été accusés de Hizb Fransa par le régime raciste d’Alger. La réalité est que les vrais décideurs en Algérie sont ailleurs et non pas en Algérie. Les Bouteflika et les Toufik ne sont que des agents exécutants des vrais décideurs. L’Algérie est mal placée pour parler de relais au service des puissances étrangères étant donné qu’elle est une création coloniale et qu’elle est dépourvue de souveraineté et comme preuve : tout le monde sait que c’est la CIA qui a démis le chef du DRS de ses fonctions. Chercher des soutiens sur le plan international pour la cause kabyle n’est pas seulement un droit mais un devoir patriotique pour le MAK et le GPK. Nous le faisons au vu et au su du monde entier car notre démarche ne travaille que pour les intérêts de la Kabylie contre justement un régime algérien à la solde des anciennes puissances coloniales.

    Sachant pertinemment que ces accusations ne tiennent pas la route et que personne ne peut croire ce personnage qui ne sait rien faire d’autre que mentir, Ouyahia voulait se moquer des indépendantistes kabyles en les qualifiant de clowns comme si le métier de clown était une tare.

    Pour sa gouverne, le clown est un métier noble qui procure aux enfants de la joie et de la liesse alors que lui est source intarissable de malheur et de douleur en étant l’un des artisans de tous les deuils qui ont frappé le peuple kabyle.

    Ahmed Ouyahia s'acharne de nouveau contre le MAK/GPK: Un indépendantiste kabyle lui répond
    Ouyahia s'acharne contre le drapeau et la carte d'identité kabyles:

    Le MAK a doté la Kabylie des attributs d’un Etat avec l’avènement d’un gouvernement provisoire kabyle qui a su et pu internationaliser la question kabyle.
    Le GPK a permis aussi à la Kabylie de se doter :
    - d'un hymne qui parle enfin d'elle dans sa langue et dans lequel elle ne peut que se reconnaître, contrairement à l'hymne algérien créé et imposé pour nous dissoudre dans ce monde arabe.
    - d'une carte d’identité kabyle qui représente le citoyen kabyle dans sa langue et dans son identité réelle et non pas pour faire du citoyen kabyle un éternel "conquis".
    - Et enfin d'un drapeau officiel dont les couleurs et la symbolique la représente réellement et ne la rattache pas de force, contre sa volonté, au monde arabe. L’accueil réservé à l’Annay Aqvayli (drapeau kabyle) a dépassé toutes les attentes. C’est un plébiscite de l’emblème national kabyle auquel le monde a assisté les 20 avril 2015 et 2016.

    Le chef de cabinet de la présidence algérienne s’est acharné sur ces attributs qui mettent la Kabylie sur la voie de l’instauration de son propre Etat. Bien qu’il essaye de minimiser et de rabaisser l’impact de ces éléments fondateurs de la souveraineté kabyle, la réalité du terrain démontre le contraire de ce qu’il prêche.
    Le drapeau kabyle est magistralement consacré par son peuple. Il flotte dans des villages, des villes ; il est même hissé par des lycéens dans plusieurs établissements scolaires le 20 avril dernier.
    La carte d’identité kabyle a suscité une très forte demande. Devant cette formidable adhésion, le régime colonial algérien n’a rien trouvé de mieux que de procéder à la perquisition du domicile du président du MAK et la fermeture d’un magasin de vente de matériel informatique appartenant à des militants du mouvement souverainiste kabyle dans le vain espoir de mettre la main sur la machine qui imprime les cartes d’identité kabyles.
    Les imprimeurs sont menacés par les services répressifs algériens qui leur ont interdit d’imprimer les affiches du MAK ;
    La police algérienne procède systématiquement à l’interpellation dans des barrages et des stades des citoyens munis du drapeau national kabyles.

    Si le drapeau et la carte d’identité kabyles n’ont pas bénéficié de l’adhésion populaire et qu’ils ne mettent pas en péril la pérennité du colonialisme algérien en Kabylie, pourquoi alors déployer tout ce dispositif répressif ?

    Ouyahia peut prétendre le contraire, mais le terrain a prouvé que son régime ne sait plus quoi faire devant la déferlante MAK qui a réussi à tenir son 3ème congrès sous un Etat de siège, un fait qui raffermit l’état de panique et de déstabilisation qui s’empare de plus en plus des décideurs algériens qui recourent comme à l’accoutumée à l’instrumentalisation des Kabyles de service.

    Ahmed Ouyahia s'acharne de nouveau contre le MAK/GPK: Un indépendantiste kabyle lui répond
    Et enfin dans un effort désespéré de discréditer la démarche libératrice du MAK, Ouyahia fait appel aux Martyrs de la guerre d'Algérie dont le serment a été bien entendu trahi par le groupe d'Oudjda qui s'est substitué à la France coloniale. Ceux qui ont assassiné plus de 400 militants kabyles dans la guerre de 1963, 127 jeunes durant les événements tragiques du printemps noir en Kabylie ne peuvent en aucun cas parler de nationalisme. Ceux qui ont dilapidé plus de 900 milliards de dollars après avoir glorifié les terroristes sanguinaires érigés en personnalités nationales, n'ont pas de leçons à donner aux patriotes kabyles qui poursuivent le combat de leurs aînés pour assurer à la Kabylie et ses enfants un avenir de dignité, de liberté et de prospérité.

    Ahmed Ouyahia s'acharne de nouveau contre le MAK/GPK: Un indépendantiste kabyle lui répond
    La Kabylie jugera Ouyahia pour tous les crimes qu’il a commis contre ses enfants :

    Ouyahia n’a jamais été un Kabyle. Celui qui endeuille la Kabylie et ses enfants ne peut en aucun cas être kabyle.

    Ouyahia est un enfant du système colonial algérien qui a participé de près ou de loin à tous les crimes que l’Algérie a commis contre la Kabylie.

    À Lui le chantre (d’un nationalisme faisandé , le peuple kabyle demande des comptes :

    · Où était-il en 1980 lorsque les jeunes de sa génération dont Ferhat Mehenni qu’il diabolise étaient emprisonnés par l’Algérie coloniale qu’il sert pour avoir défendu l’identité réelle de l’Afrique du Nord ? Il était au cœur du régime arabo-islamique qui a réprimé la jeunesse kabyle.

    · Où était-il quand toujours les mêmes jeunes dont Ferhat Mehenni qu’il traite de mercenaire politique ont été arrêtés en 1985 pour avoir créé la première ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme ? il était militant du FLN, le parti unique qui a violé tous les droits consacrés par la Charte des nations unies, les traités et les conventions que l’Etat algérien a ratifiés.

    · Où était-il quand le terrorisme tuait les intellectuels comme Mekbel, Djaout … et que le régime algérien les couvrait en leur accordant « Qanoun Errahma » ? il était chef du gouvernement qui avait décrété que le terrorisme est résiduel alors que des dizaines de milliers de citoyens tombaient sous les balles assassines des terroriste islamo-pouvoiristes.

    · Où était-il quand les enfants kabyles du même âge que les sien ont boycotté l’école algérienne de l’infamie pour que leur langue soit introduite dans l’enseignement ? il était conseiller du chef de l’Etat algérien et c’est à ce titre qu’il nous répétait à l’époque et même après : aucun pays au monde n’a plus d’une langue officielle. Et ce pour justifier la non -reconnaissance de tamazight.


    Ahmed Ouyahia s'acharne de nouveau contre le MAK/GPK: Un indépendantiste kabyle lui répond
    · Où était-il quand Matoub Lounès a été assassiné par les ennemis de la Kabylie et de la vie ? il était chef du gouvernement et c’est en cette qualité qu’il a annoncé honteusement : « Nâarbuha ». Le Rebelle dans son dernier album l’avait traité de : "Agujil Bbwawal ». Un surnom sobriquet qui lui va à merveille.

    · Où Etait-il quand les gendarmes algériens ont tué 127 jeunes kabyles désarmés et blessé des milliers avec des balles explosives ? Il était ministre de la justice qui a cautionné ces crimes et surtout qui avait déclaré à cette époque que c’était des cas isolés.

    La liste des crimes dont il est coupable est encore longue. La Kabylie ne lui pardonnera jamais ce qu’il a fait contre son peuple. Par ses agissements criminels rédhibitoires, il s’est excommunié de fait.

    Azwaw.A


    0 0

    CHEMINI (SIWEL) — Cinq militants associatifs à Chemini (MOUALEK Abdelouhab ,BELLACHE Amirouche ,MADJI Sofiane, LARFI Mohamed et MESSAILI Moussa ) viennent d’être destinataires de convocations de la sûreté de Daira de Chemini, suite à une plainte déposée par l’administration coloniale algérienne. L'information a été publié le 06/06/2016 par le site d'information "Bejaïa news" dont nous reprenons la dépêche, ci-dessous.

    Chemini :  Cinq militants associatifs poursuivis en justice
    Cinq accusations ont été retenues contre les victime de l'arbitraire de l'Algérie coloniale : incitation et fermeture du siège de la Daïra de Chemini, empêchement aux fonctionnaires et citoyens d’accéder au siège de la Daïra et affichage nocturne.

    Cette plainte, a été introduite suite à un rapport accablant adressé par le premier responsable de l’administration coloniale à Chemini à son hiérarchie désignant ces personnes « nuisibles à la société et une menace aux intérêts de la mafia et de l’oligarchie locale ».

    Les faits remontent au Sit-in observé par la population en date du 29 Mars 2016, dénonçant le chef de Daira qui a interdit aux militants associatifs de tenir une réunion publique à la maison de jeunes Farid ZADI à Chemini, qualifiant cette interdiction d’une atteinte à l’activité associative.

    « Cette plainte vise à étouffer toute voix résistante qui reste sur le terrain à Chemini , et cette démarche entreprise par l’administration nous motive d’avantage à aller loin dans notre combat » nous déclare un des accusés et d’ajouter d’un air menaçant « nous réservons au premier responsable de l’administration locale des surprises dans les jours à venir » .

    La coordination MAK de Chemini apporte son soutien indéfectible à ces militants associatifs dont le seul crime dont ils sont coupable c'est d'avoir refusé l'injustice et la soumission.

    Contacté par Siwel, Farid Djenadi, secrétaire général , a de son côté appelé l'ensemble des militants et des citoyens à se solidariser et à se mobiliser aux côté des victimes pour que l'injustice et l'arbitraire cessent en Kabylie. " Ce qui vient de se passer à Chemini nous renseigne sur la volonté de l'administration coloniale algérienne d'étouffer la voix de la jeunesse car elle sait pertinemment que les jeunes kabyles sont déterminés à résister à la substitution identitaire et à poursuivre le combat jusqu'à l'aboutissement: la libération de la Kabylie du joug arabo-islamique de l'Algérie. Rien ni personne n'arrêtera la jeunesse kabyle sur la voie de sa propre émancipation" . A-t-il déclaré.

    Source : Bejaia06.com

    cdb,
    SIWEL 081408 JUN 16





    0 0

    TIZI WEZZU (SIWEL) — Après la fermeture des cybers de Kamira Nait Sid, de Fahem Sai et la mise sous scellé de petit magasin de Slimane Kadi et Lazhar Bessadi, la tyrannie de l’administration coloniale algérienne vient de faire une autre victime dans les rangs du MAK, en ce 08/06/2016. Nous venons d’apprendre que le Brigade de renseignement et d’investigation a procédé à la fermeture du Cyber-café appartenant à Houacine Chaouki dit Cacnaq. A rappeler qu'hier son associé, Houcine, a subi un long interrogatoire des services coloniaux.

    Alerte: le cyber-café d'un militant du MAK fermé arbirairement  par la police algérienne
    Le cyber en question, qui a ouvert ses portes il y a moins de 3 semaines, se trouve à la nouvelle ville de Tizi-Ouzou, au voisinage de la Caisse Nationale de la Retraite. La BRI a embarqué le propriétaire et la fille qui y travaille ainsi que le matériel "Unité centrale" pour un contrôle.

    Pour rappel, la victime est atteinte de la myopathie. La police algérienne vient de le priver de son gagne-pain alors que dans les pays qui se respectent un citoyen atteint d’une telle maladie est pris en charge par l’Etat.

    Cette fermeture a eu lieu le lendemain d'un interrogatoire de la police coloniale qu'a subi Houcine, l'associé de Cacnaq.

    Contacté par nos soins, le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib, nous a informé qu'il suit de près ces intimidations et que des actions sont en cours.
    « Le régime colonial algérien est bien décidé à affamer les militants du MAK mais ça ne fera que renforcer leur détermination à libérer la Kabylie du joug de l'Algérie » a-t-il ajouté.

    A rappeler que Cacnaq a subi une première intimidation en Janvier 2016. En effet, alors qu'il se trouvait sur les gradins du stade de Tizi-Ouzou, il s'est fait interpeller par la police et a été conduit au commissariat pour motif de détention d'un Drapeau National Kabyle.

    cdb/myd,
    SIWEL 081557 JUN 16


    0 0

    TIZI WEZZU (SIWEL) — Nous avons rapporté précédemment qu'un militant du MAK, Chawqi Houacine, dit Cacnaq, a été interpellé par la BRI algérienne aujourd'hui, 08/06/2016, après lui avoir fermé son cyber-café. Il vient d'être relâché avec la fille qui travaille avec lui. Il est accusé d'organiser des réunions du MAK.

    La police coloniale arrête un militant pour « organisation de réunions pour le MAK »
    Suite à a la mobilisation des militants et des citoyens d'at Waεvan, Cacnaq et la fille qui travaille au cyber ont été relâchés. Cependant les deux ordinateurs qui ont été embarqués par la police coloniale sont toujours confisqués.

    Cacnaq, handicapé moteur (atteint d'une myopathie) a dû subir plus de 4 heures d'interrogatoire des plus intimidants.
    A rappeler qu'hier c'est son associé, Houcine, qui a eu à répondre aux questions de la police algérienne sur cette nouvelle activité informatique que les deux militants ont lancé il y a moins de 3 semaines.

    Cacnaq, à sa sortie du commissariat, a informé qu'il est accusé d'avoir organisé des réunions du MAK dans son cyber. Organiser une réunion du MAK, un mouvement pacifiste qui défend les intérêts de la Kabylie, est donc, selon la police algérienne, un délit.
    Sachant que cette accusation repose sur le seul fait que des militants du MAK se connectent depuis son cyber.

    myd,
    SIWEL 0806 JUN 16


    0 0

    AT IRATEN (SIWEL) — La confédération MAK- AT IRATEN organise une journée de commémoration pour ce 14 juin, " journée de la nation Kabyle" décrétée par le MAK/GPK y a de cela trois ans.

    Confédération MAK-AT IRATEN célèbre la journée de la nation Kabyle
    Commémorer la journée de la nation Kabyle chaque 14 juin est devenu une tradition hautement symbolique et significative, une tradition instaurée depuis déjà trois ans par le MAK/GPK.

    Même si, durant toute la période du Printemps Noir qui était favorable à la mise sur pied d’un Etat kabyle, une telle opportunité ne fut pas saisie, cette journée du 14/06/2001 demeure un patrimoine mémoriel kabyle inestimable. Il fait partie de cette épopée de la Kabylie entamée depuis l’insurrection armée du 29/09/1963, suivie du « Printemps Berbère » de 1980, le Boycott Scolaire de 1994-95, la révolte populaire contre l’assassinat de Matoub Lounes le 25/06/1998, la révolte du « Printemps Noir » pendant laquelle on enregistra les 127 personnes tombées pour la liberté du peuple kabyle, mais aussi de grandioses marches des femmes, la déclaration du 5 juin 2001 revendiquant officiellement pour la première fois un avenir de la Kabylie distinct de celui de l’Algérie. Le couronnement de tous ces jalons a été la mise sur pied, le 1er juin 2010 de l’Anavad, le Gouvernement Provisoire Kabyle en exil, en attendant bien sûr un gouvernement démocratiquement élu par la Kabylie.


    Confédération MAK-AT IRATEN célèbre la journée de la nation Kabyle
    Pour que nul n’oublie tous ces morts et tous ces sacrifices, Pour maintenir la Kabylie en éveil pour sa liberté,

    La confédération MAK AT IRATEN compte bien commémorer cette journée et lui donner toute son importance.
    Pour cette année elle nous prépare un riche programme, dans un communiqué parvenu à SIWEL, le Président de cette confédération Mr Youcef GUEDA, nous explique que le programme d'action pour la célébration de cette journée hautement symbolique pour le peuple et la Nation Kabyle, fut arrêté après de longs débats fructueux entre les membres du son bureau et les militants de la confédération MAK AT IRATEN.

    Voici le programme prévu pour la commémoration de " La journée de la Nation Kabyle":

    - Rassemblement à " la place des martyres du printemps noir" LARBAA NAT IRATEN où un meeting sera tenu sur place suivi d'une levée de " Drapeau National Kabyle ".

    Hommage aux martyrs de 2001, hommage à toutes les victimes kabyles du racisme despotique de l'Etat algérien qui a érigé le crime et le racisme anti-Kabyle en véritables constantes de la fausse Nation algérienne.


    at

    SIWEL 08 19 00 JUIN 16


    0 0

    CONTRIBUTION (SIWEL) - Les réactions se multiplient suite aux multiples attaques et fausses accusations que subit le Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie de la part de la part des représentants de l'administration coloniale algérienne et ses relais (les médias, les intégristes, les KDS…). Boualem Afir, militant indépendantiste remet les pendules à l'heure dans cette contribution intitulée: La liberté est le privilège de la Kabylie

    La liberté est le privilège de la Kabylie. Contribution de Boualem Afir
    Depuis quelques temps, le Mouvement de l'Autodétermination de la Kabylie (MAK) subit plusieurs attaques haineuses et fait l'objet de fausses accusations de la part des représentants de l'administration coloniale algérienne et ses relais (les médias, les intégristes, les KDS…), mais aussi par différents partis politiques.

    Les membres de ce mouvement populaire et pacifique sont les principales victimes, en l'occurrence son président Bouaziz Aït Chebib et Ferhat Mehenni le président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK). Leurs ennemis racontent des ragots et des mensonges qui n'ont ni queue ni tête. Il vaut mieux en rire. Un proverbe kabyle dit que "La corde du mensonge est courte". C'est vrai, et heureusement !

    Les représentants du MAK ne sont pas les mercenaires de Bentalha ni les artisans de la concorde civile qui a blanchi les coupeurs de têtes et les assassins. Ferhat n'est pas le faucheur des 127 jeunes kabyles ni le violeur de la constitution. Bouaziz Aït Chebib n'est pas le pilleur de nos richesses (Sonatrach, BNA…). Ils ne sont pas cités non plus dans les scandales de Panama Papers ni parmi les responsables algériens qui détournent des millions et des milliards. Et, cette déclaration, selon le quotidien koweïtien Al Qabas, du prince saoudien Al-Waleed bin Talal est à l'intention des pèlerins algériens et des pro-Palestiniens : "En cas de déclenchement d’une Intifada (soulèvement) palestinienne je me rangerais du côté de la nation juive et ses aspirations démocratiques. J’userais de toute mon influence pour briser toutes les initiatives arabes sinistres prévues pour condamner Tel Aviv, parce que je considère l’entente israélo-arabe et l’amitié future, nécessaire, pour empêcher la dangereuse pénétration iranienne".

    Sur ces entrefaites :
    À tous ces sacripants qui s'attaquent au Mouvement de l'Autodétermination de la Kabylie, à tous ces voyous qui s'en prennent au vaillant Ferhat Mehenni et à tous ces hypocrites qui accusent la Kabylie arbitrairement , sachez que vos sottises n'affectent pas leur grandeur.

    Si vous croyez pouvoir lyser cette structure indépendante, salir nos femmes et nos hommes honnêtes et incorruptibles ou soumettre cette terre de d'honneur, sachez que nous sommes des indomptables. Nous dénoncerons l'injustice et la tyrannie, l'intégrisme et la barbarie, les dénis et le crime avec force et abnégation. Nous resterons debout devant vos chars et nous ferons face à vos balles explosives sans crainte ni peur. Nous vous combattrons jusqu'à votre chute. Nous vaincrons, car nous sommes les enfants des femmes et des hommes libres.

    Aux serviteurs du système, aux naïfs et aux sceptiques, votre aveuglement face à ce régime algérien corrompu et assassin fait de vous ses complices. Ses suppôts.
    Aux faux nationalistes qui s'affolent et paniquent en parlant de trahison et de division détrompez-vous, car il s'agit ici de l'avenir du peuple kabyle et de sa survie.

    Le peuple Kabyle se bat pour sa liberté, pour son identité et pour sa dignité. Il sait que le prix de cette délivrance peut être lourd. Sa résistance ne date pas d’hier. Elle est millénaire. Sa quête de liberté est permanente. Elle est le lot des libérateurs contre les assauts des envahisseurs. Les Kabyles ont de nouveau emprunté cette voie honorable pour s’extraire aujourd'hui du joug colonial algérien et conquérir leur indépendance.
    Sans fard, les anti-kabyles, tels les reptiles affolés, lancent leur fiel sur le vaillant Ferhat Mehenni et le Mouvement de l'Autodétermination de la Kabylie.



    La liberté est le privilège de la Kabylie. Contribution de Boualem Afir
    Le mouvement de l’Autodétermination de la Kabylie est le résultat d'un ras-le-bol général émanant d’une injustice et une tyrannie insupportables. De la colonisation. Le MAK, ce sont les enfants de la Kabylie ; cette Kabylie qui sue sang et larmes contre le déni et l’oubli. Le combat du MAK est celui du roi Massinissa pour la Numidie, de Jugurtha contre les Romains, de Dyhia contre l'invasion arabo-musulmane, de Lalla Fatma N'Soumer, d'El Mokrani, d' Abane, d'Amirouche et de Krim contre la France coloniale, d'Ait Ahmed et Mohand Oulhadj contre le groupe de Tlemcen et les usurpateurs de notre indépendance. Il est surtout le combat de cette jeunesse assoiffée de liberté, de paix et d'espoir contre un régime illégitime qui entraine l'Algérie et ses peuples vers l'abîme et le chaos.


    Saint Augustin a dit : "La liberté est le privilège des grands cœurs". Toutefois, ce grand penseur berbère n'a pas prédit l'invasion de la Numidie par des arabo-islamistes venus de la péninsule arabique, ni imaginé que l'Afrique du Nord devienne un jour le « Maghreb arabe ». Aujourd’hui, la liberté est le privilège de la Kabylie.

    Il est temps de lever le ton et d'aller vers le plus important qui est la liberté de la Kabylie. Cela fait plus de quatorze siècles que l'idéologie arabo-islamiste tente d'anéantir la Kabylie en abîmant son âme et son cœur par l'arabisation et l'islamisation. Dans de pareilles circonstances, il ne reste plus rien pour espérer un vivre ensemble ni un avenir commun avec ceux qui nous tuent et nous haïssent.

    Vive la Kabylie libre et indépendante


    Boualem Afir.


    0 0

    DIASPORA (SIWEL) – La VILLA MEDITERRANNEE en partenariat avec le programme WAFWAF a organisé, le 07 juin 2016 dans les mardis de la VILLA MEDITERRANEE, une conférence sur les nouvelles politiques berbères en Afrique du nord avec Karima DIRECHE et Salem CHAKER.

    Karima Direche: Les kabyles forment une ethnie différente des autres ethnies Algériennes.
    Si Salem CHAKER, linguiste, est connu de tous, Karima DIRECH est docteure en histoire contemporaine et agrégée d’histoire, elle est directrice de recherche au CNRS. Historienne de l’Algérie contemporaine, elle travaille notamment sur la question des minorités religieuses en Afrique du Nord. Elle est actuellement directrice de l’Institut de Recherches sur le Maghreb Contemporain de Tunis.

    Les deux intervenants ont développé chacun une analyse détaillée sur les politiques des états arabo-musulmans concernant leur ostracismes envers la langue et la culture Amazighes. Karima Direche s’est longuement étalé sur le sujet de la Kabylie en analysant toutes les grandes révoltes des kabyles depuis 1963 jusqu’à la formation du MAK et du GPK en passant par le printemps noir. La période qu’elle trouve « très importante est celle de la grève du cartable qui a pu introduire la langue Kabyle dans les écoles ».

    Elle a porté un élément important au débat en faisant remarquer que le reste des Algériens ne suivait et ne soutenait pas les révoltes et printemps kabyles. Elle en a conclu que c’est parce que les kabyles forment un groupe ethnique différent des autres Algériens. La conférence a été très riche en information et en débat. Cependant quelques militantes et militants indépendantistes kabyles ont profité pour poser des questions, donner leur point de vue sur la question. Ils ont distribué au public présent des invitations pour le 19 juin afin de célébrer la journée de la nation Kabyle du 14 juin 2001 qu’ils sont en train de préparer.

    Kader DAHDAH pour Tamurt et Siwel


    0 0

    CONTRIBUTION (SIWEL) — Lors d'une rencontre entre le gouvernement algérien et des syndicats, le 05 Juin, le premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a déclaré que « Tout Algérien a sa place dans ce pays ». Sellal, en tenant de tels propos, fait dans l'ironie ou a finit par admettre malgré lui que les kabyles ne sont pas algériens mais uniquement des kabyles. En tout cas cette direction a fait réagir un de nos fidèles lecteurs, que nous reproduisons ci-dessous.

    « M. Sellal, la Kabylie ne peut être que kabyle ! », contribution de Salem At Seyd
    Lors de sa 19 ème conférence tripartite (Gouvernement algérien, UGTA et Patronat), Abdelmalek Sellal, premier ministre du gouvernement de l’Algérie a déclaré ceci :

    « Tout Algérien a sa place dans ce pays et peut participer à son édification. Mais revendiquer sa place implique d’admettre aussi que les autres ont droit à la leurs. C’est le cœur du message de la politique de réconciliation nationale par le peuple souverain et dont nous ne devons jamais dévier ». Il a le sens de l'ironie M. Sellal.

    La sécession avec la Kabylie

    Lors de la promulgation de la révision constitutionnelle le 6 mars 2016, l’Etat algérien a fait sécession avec la Kabylie. En effet, votre constitution déclare dans son texte fondateur que l’Algérie est une « Terre arabe ». Cela est impensable pour un kabyle. En promulguant une telle chose, l’Etat algérien déclare de fait la sécession avec la Kabylie. M. Sellal a-t-il oublié que le peuple kabyle a été le fer de lance de la décolonisation de l’Afrique du Nord ?
    La kabylie ? Un petit pays pour un grand peuple. L’Algérie ? Un grand pays pour… Arrêtons là l’ironie et revenons aux choses sérieuses.

    Le Droit kabyle !

    Les lois kabyles ne disposent pas que vous puissiez aliéner nos terres… Surtout quand il s’agit de les aliéner aux arabes du Golf. En vertu de nos lois kabyles, la constitution algérienne ne saurait s’appliquer en Kabylie. Cette Loi Kabyle, ce Droit kabyle ont poussé les kabyles à se soulever en 1871 et à mettre fin à la situation coloniale le 1er Novembre 1954 et le 3 juillet 1962. La « Kabylie arabe » est impensable au même titre jadis que la « Kabylie française ». Il n’y a de place en ce monde que pour une « Kabylie kabyle ».

    Comment le gouvernement de Sellal peut-il accepter de promulguer une telle chose ? En tant que bons citoyens de Kabylie, nous sommes amenés à douter de l’état civil de Ouyahia et de Lamamra. Quant à Sellal, nous sommes plus enclins à comprendre. Etant natif de Constantine, capitale de la Culture Arabe en 2015, quoi de plus normal ? Par contre, nous ne comprenons pas la présence de ce premier ministre d’une Terre Arabe devant la tombe de Dda Lmulud. Le plus farouche opposant à votre « Algérie Terre Arabe ». Quant à la gerbe de fleur devant la celle de Matoub … Cela dépasse l’entendement !

    La Kabylie est une Terre kabyle !

    La Kabylie est unanime là-dessus : la Kabylie est une Terre Kabyle ! Il l’a clairement montré au monde ainsi qu’à l’Etat algérien arabe le 20 avril 2016. Le succès international de la marche kabyle, en Kabylie et au sein de sa diaspora en est une vive démonstration. La forêt de drapeaux nationaux kabyles pendant ces marches est un fait incontestable.

    La décolonisation

    « Tout algérien a sa place dans ce pays ». Les kabyles sont d’accord avec Sellal. Le silence des peuples qui composent l’espace algérien semble aller en ce sens… Après tout, si les peuples d'Algérie veulent donner constitutionnellement leurs terres aux arabes, que peuvent bien y faire les kabyles ? Un nouveau 1er novembre 1954 pour décoloniser l’espace algérien ? Non ! Cette fois-ci, les kabyles ne s'occuperont que de la Kabylie. Et surtout, on va économiser nos morts. Il y a d’autres façons de se décoloniser. Nous préserverons nos vies de citoyen(ne)s pour promouvoir la « question de l’indépendance kabyle » devant l’ONU. Quant à la question de l’indépendance des Aures, du Constantinois, de l’Algérois, de l’Oranie, du Mzab etc... Elle concerne chacun de ces peuples. Nous espérons simplement, s’ils choisissent cette voie, qu’ils aient tous la sagesse du peuple kabyle et optent pour une solution politique.

    Vous pouvez faire de l’Algérie ce que bon vous semble. Vous pouvez même en faire une b[Algérie française]b… Désormais ce n’est plus le problème de notre peuple. Nous, on va s’attacher à libérer nos terres de toutes formes de colonisation, à commencer par celle à laquelle s'attache votre gouvernement.

    Les citoyen(ne)s de la Kabylie libre et souveraine sont à leur place en Kabylie. Nous n’allons pas édifier votre pays arabe de M. Sellal. Nous allons plutôt refonder notre Etat, écrire notre constitution et proclamer l’indépendance de la Kabylie au jour du référendum d’autodétermination.

    Peuple kabyle ! Réveille toi, ils vont changer ton nom. Ils s’apprêtent à changer « Adrar n Nif » en « Djebel Leqmayel ! »

    Salem At Seyd


    0 0

    ARCHIVES COLONIALES (SIWEL) — Nous publions ci-après le second numéro de la revue artistique et littéraire " La Kabylie pittoresque ", édité le 10 Mars 1887. Dans une précédente édition, nous avions mis en ligne le premier numéro de cette revue . Siwel publie ci-après le second numéro de " La Kabylie pittoresque "

    " La Kabylie pittoresque " N°2 _ 10 Mars 1887

    A NOS LECTEURS


    En créant notre Album Journal la « KABYLIE PITTORESQUE »,nous avons pensé être agréables à nos amis d'Algérie ainsi qu'à tous ceux qui, de près ou loin, s'intéressent à notre pays; nous faisons donc appel à toute leur indulgence si, dans les débuts, notre publication ne réalise pas tout le développement que nous nous proposons ne lui donner.

    Le zèle ne nous manque pas, tout nous secondera: les encouragements de nos concitoyens et l'espérance d'acquérir les sympathies du public. . .

    Tout d’abord il fallait naître, la "KABYLIE PITTORESQUE" grandira en marchant.

    Tizi-Ouzôu, 10 Mars 1887.
    Léon PAX.





    1. — Origine et caractère particulier du Berbère ou Kabyle.

    —«»—

    L'origine de la race Berbère ou Kabyle a toujours été pour tous les écrivains qui ont essayé d'étudier un vaste champ de conjectures et de contradictions. D'après les uns ils descendraient en ligne directe des Vandales qui s'étaient établis au 5è Siècle dans les provinces Barbaresques du Nord de l'Afrique ;les Empereurs Byzantins les dominèrent jusqu'au 7è Siècle, époque où leur pays fut envahi par les Sarrazins.

    Des Dynasties Arabes y régnèrent ensuite jusqu'au moment où les Turcs vinrent y établir leur pouvoir et enfin plus tard la France. Gibbon le célèbre historien voit dans ce nom de Berbère, une corruption de là qualification de Barbaroi que les Grecs donnaient aux peuples dont l'idiome différait du leur et ce nom, adopté par les Romains, leur aurait été emprunté par les conquérants Arabes.

    Numides ou Carthaginois pour ceux-ci, antérieurs aux arabes pour ceux-là nous ne sommes pas encore fixés d'une manière certaine sur une origine qui parait être perdue dans la nuit des temps.

    Voici comment s'exprime le Général Hanoteau dans son excellent ouvrage : La Kabylie et les coutumes Kabyles.

    « On donne en Algérie le nom de Kabyles aux populations de race Berbère qui habitent les montagnes du littoral de la « Méditerranée. Les Beni-Menaçer, au Sud de Cherchell, les Mouzaïa, Beni-Misçera., Beni-Azoun dont les territoires bordent la Mitidja sont des Kabyles aussi bien que les montagnards du Djurjura ou des environs de Collo.

    « Malgré la communauté d'origine de ces populations, leur état politique et social est loin d'être identique. Toutes ont subi profondément mais à des degrés différents, l'influence arabe, ou plutôt l'influence de l'Islamisme représenté plus particulièrement par la race Arabe, qui l'a importé et propage à la suite de la conquête.

    Les unes soumises depuis longtemps aux gouvernements musulmans' qui se sont succédés, ont perdu jusqu'au souvenir de leur origine ; elles se disent et se croient de bonne foi Arabes, ne parlent que l'Arabe, obéissent à des chefs nommés par l'autorité politique du pays et se soumettent « sans arrière-pensée aux prescriptions de la loi musulmane. « D'autres tout en acceptant le Code musulmane t l'autorité des chefs nommés sans leur concours ont conservé en partie « les habitudes démocratiques particulière à leur race. »

    Tout ce que nous pouvons dire, c'est que le Kabyle au point de vue ethnologique se distingue particulièrement de l'Arabe, par la différence du langage qui se divise en autant de dialectes que de tribus. Le costume, la physionomie, les mœurs et une industrie supérieure, autant de causes qui contribuent à en faire une race à part. Le Kabyle habite la montagne et déteste l'habitant de la plaine, l'arabe dont la vie sociale diffère sous tous les rapports. Celui-ci campe, et transporte sa tente d'un lieu à un autre, le Kabyle au contraire, habite des maisons et des villages.

    (A suivre.)

    L. P.

    Voici la traduction en français de ta poésie kabyle écrite en caractères arabes au recto du présent feuillet

    Etsrou erkaket idudan
    fel batel idran id'es
    Deg oukham isgaou assas
    Gher tala tedun yid-s
    A Rebbi d'afôus amokran
    Oukem ar iderdan rour'es

    Elle pleure, la victime aux doigts effilés,
    Sur l'oppression qui pèse sur elle.
    Dans son logis, veille un gardien
    Qui la suit même à la fontaine.
    Ô Dieu, à là main puissante,
    Facilite-nous l'accès de sa demeure !

    Dés son enfance la beauté de Fathima, sa grâce, sa douceur la rendaient l'idole d'un père dont elle était l'unique enfant. À quatorze ans elle était la plus jolie fille du village de tala ulili (Fontaine des Lauriers Roses); aussi nombre de jeunes seigneurs appartenant a des familles illustres et puissantes se disputaient-ils
    le bonheur de la posséder. Mais son père, Sidi M'hand, homme sage et bien-pensant ne calculait pas les richesses qui lui étaient offertes et s'obstinait à repousser avec indifférence toutes les sollicitations. Ce bon père, était lui-même suffisamment fortuné et désirait avant tout un gendre réunissant toutes les qualités du cœur, nécessaires pour assurer une vie heureuse à sa fille; pendant longtemps Sidi M'hand resta incertain sur le choix qu’il avait à faire.

    Fathima était née tendre, vive et passionnée comme une kabyle, si jeune son cœur lui parlait déjà. Ses yeux avaient distingué un jeune homme nommé Azouz, fils d'un khammès de son père. Parmi les garçons du village Azouz était, le mieux fait, le plus gracieux et sa beauté l'emportait sur tous les autres mais il était pauvre. Bien des fois, vers le soir, elle le voyait passer silencieux près de sa demeure, revenant des champs, où il passait ses journées à travailler.

    (A suivre.)

    —«»—

    —«»—

    LA NOVICE

    Quand je te vois, penchée aux balustres de pierre

    Et le front clans la main,
    Comme si de ton cœur montait une prière

    Vers ton Dieu souverain ;
    Que ton être charmant, adorable problème.

    Doux chefs-d’œuvre des aïeux.
    Se redresse et se cambre en ces poses dont j'aime

    L'abandon gracieux ; „ '
    Quand sous ton voile blanc, tu vas et viens sans trêve,

    Pauvre oiseau prisonnier,
    Qui dans ta sombre cage aspire en vain au rêve

    D'un amour printanier:
    L'amour dont tu pressens la volupté permise,

    Les pudiques émois,
    Et les chastes ardeurs dont ta chair insoumise

    A brûlé maintes fois;
    Dans ton cœur frissonnant, dans ton âme qui vibre

    Passe un ardent souhait
    Et tu sens bien que Dieu créa pour être libre,

    Qu'amour n'est pas méfait !
    Car il couve du feu sous ta brune paupière

    Ton regard éblouit
    Comme ces larmes d'or, écrin de la lumière,

    Que l'ombre épanouit.

    Et les souples roseaux, n'ont pas là sveltesse de ta taille,

    Le tour délicieux
    De ton corps virginal que ta robe de faille

    Cachait à tous les yeux.
    L'oiseau des sombres tours n'a pas l'aile aussi noire

    Que tes cheveux bouclés.
    Et l'art n'ajouta rien à la blancheur d'ivoire

    De tes bras ondulés.
    Et ce Dieu que tu sers fit ton âme plus belle

    Que ton être divin,
    A. ton épaule blanche il ne manque que l'aile

    L'aile d'un chérubin !


    Si clans ses plis d'azur le ciel qui t'a vu naître

    Un jour doit te revoir,
    Ne fuis pas nos hivers, bel ange, sans connaître
    Le don le plus charmant que nous a fait ton maître :

    Dieu ton unique espoir
    Descends pour un moment des régions sublimes

    Que fuit l'humble mortel :
    Les cieux, comme la terre, ont vu d'horribles crimes
    Et des larmes de sang : du fond des noirs abîmes

    L'enfer maudit le ciel.
    La beauté de tout temps vit l'amour et la haine

    Des rivaux, des jaloux ;
    Parmi ces élus tu ne serais point reine
    Tu ne serais donc pas comme une souveraine,

    Servie à deux genoux.
    Et ce mystique amour dont tu vantes les charmes

    Souvent naît de l'orgueil,
    De terreurs sans raison, de coupables alarmes :
    Dieu n'est pas un bourreau qui se plaît dans les larmes

    El rit de notre deuil.
    Erreur ! Quand nous armons sa bonté tutélaire

    D'un enfer étemel „

    Sa justice d'un glaive et son front d'un tonnerre.
    Ce Dieu que l'on invoque en disant « notre père.•>

    Peut-il être cruel"?

    Hâtes-toi de quitter ces vêtements de bure,

    Fuis les pleurs pénitents,
    Quel crime as-tu commis, loi, dont l'aine aussi pure
    Qu'un lys ignore encore jusqu'au mot des ouillure,

    Jusqu'au nom des méchants.

    Et lu saurais trop tôt, même sous un ciliée,

    Que l'aine peut déchoir ;
    Qu'elle perd sa couronne et que souvent le vice
    Sous de pieux oripeaux, abrite l'artifice

    Du dessein le plus noir

    Laisse dire a ton cœur ce doux chant qui t'enivre

    Le cœur ne ment jamais.
    Le cœur est un ami. Du chemin qu'il faut suivre
    Pour être heureux et bon, sentir, aimer et vivre

    Le cœur dit les secrets.

    * * AUM. JANSSENS.

    NOUVELLES A LA MAIN

    Au banc de la Correctionnelle :

    — Enfin ! votre femme allait tous les jours vous chercher au cabaret !

    — C'est vrai, mon président, mais c'était pourboire la moitié de ma goutte !....

    —«o»—

    Banc des Promeneurs.

    A un très ancien camarade :

    — Quand j'étais dans les chasseurs d'Afrique,on m'appelait mon Capitaine... maintenant que je suis marié ma femme m'appelle vieux polisson l

    —«o»—

    Au Restaurant :

    —-Joseph, quel vin me donnez-vous aujourd'hui ?
    — Le même que la dernière fois Monsieur.

    — Hein ! il est bien jeune !

    — C'est bien pour cela qu'il est meilleur.

    — Oh ! Oh ! comment cela ?

    Joseph tout bas. — Oui monsieur, il est si jeune, si
    jeune qu'il n'est pas encore baptisé.

    CHOIX DE PENSÉES
    La franchise est l'apanage des grands caractères, elle est la marque distinctive de l'homme de bien et le cachet de l'élévation des sentiments.

    Dans le but d'être agréables à beaucoup de nos abonnés nous réserverons la DERNIÈRE PAGE de notre ALBUM-JOURNAL pour l'insertion GRATUITE de toutes les annonces et réclames qu'ils voudront bien nous adresser.

    Aucune question politique ou administrative ne recevra asile dans les colonnes de la « Kabylie pittoresque. » Il en sera de même pour toutes les communications qui ne se rapporteraient pas à notre oeuvre dont le caractère est exclusivement artistique et littéraire.

    Imprimerie A. BOUYER, Alger. Le Directeur-gérant Léon DURRIEUX.





    0 0

    MEKLA (SIWEL) - Réunis hier, les membres de la confédération MAK de Mekla se préparent pour célébrer la journée de la Nation kabyle qui coïncide avec le 14 juin.

    La confédération MAK Mekla se mobilise pour le 14 juin,  journée de la Nation Kabyle.
    Cette célébration sera traduite par plusieurs actions le 14 juin:
    - Des rencontres de proximité avec la population pour susciter le débat en distribuant un fascicule comportant les textes fondateurs du MAK.
    -Un rassemblement a la mémoire des martyrs de la Kabylie suivi de dépôt d'une gerbe de fleurs.
    - Allumage de bougies
    - Caravane à travers les villages et les archs de Mekla.
    - Apporter un soutien
    - Soutien es action de la confédération MAK d-At Yiraten.

    Pour que nul n'oublie, mobilisons-nous pour le 14 juin afin d'honorer la mémoire de nos martyrs et poursuivre leur noble combat pour la liberté du peuple kabyle.



    0 0

    MARSEILLE (SIWEL) - Pour célébrer le 14 juin 2001, journée de la nation Kabyle, le MAK et le GPK (Marseille) appellent tous les Kabyles, les Amazighs et les amis de la Kabylie à un rassemblement le 19 juin 20016 à 15h en haut de la canebière. L'animation sera assuré pars les responsables politiques ainsi que par des chanteurs Kabyles. Cette célébration nous permettra honorer la mémoire des nos victimes et de continuer leur combat libérateur. Venez nombreux avec vos tenues traditionnelles Kabyles.

    Journée de la Nation Kabyle: Rassemblement le 19 juin à Marseille


older | 1 | .... | 64 | 65 | (Page 66) | 67 | 68 | .... | 120 | newer